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Quelques nouvelles de l’industrie pétrolière

Une tendance lourde dans cette industrie où les contrats existants, au Vénézuela, en Russie, en Colombie, au Kazakhstan ou ailleurs sont revus à la baisse pour les représentants des pays développés alors que les investissements sont déjà faits ou bien engagés.

Dans ces circonstances, les pétroliers internationaux peuvent rediscuter et trouver un accord avec l’état concerné. C’est la choix de la totalité des compagnies pétrolières. Un seul a choisi l’affrontement judiciaire international, ExxonMobil dans le cas de ses actifs et de ses projets au Vénézuela, sans doute par ce qu’il avait jugé que la balance dans la révision des accords contractuels PDVSA/ExxonMobil penchait un peu trop en faveur du pétrolier vénézuélien.

Dans un premier temps, ExxonMobil a réussi à faire bloquer devant les justices britanniques et néerlandaise 12 milliards de dollars d’actifs de PDVSA dans ces pays. Il ne s’agit pas de bloquer le fonctionnement de ces installations, (2 raffineries en Grande Bretagne) mais d’en empêcher le transfert de propriété.

Patatras, à la demande de PDVSA, la justice anglaise en appel vient de geler le blocage de ces actifs,sans que l’on sache pour quelles raisons.Il reste bien sur les blocages d’actifs en Hollande et dans les Antilles néerlandaises mais la position d’ExxonMobil est néanmoins fragilisée. D’autant que PDVSA va pouvoir désormais faire valoir des dommages et intérêts liés à ce gel d’avoir.

A suivre donc.

Toujours dans le domaine de l’industrie pétrolière, nous avons toujours l’impression que les grandes compagnies multinationales dominent cette industrie. C’était vrai il y a 50 ans, ce ne l’est plus depuis la montée en charge des compagnies nationales dont on a tendance à sous estimer l’importance d’autant plus qu’elles ne sont pas cotées en bourse et ne publient pas nécessairement de résultats.

Classement compagnies pétrolières Ci contre un classement récemment publiée de l’importance des grandes compagnies pétrolières fait par le journal Petroleum Intelligence Weekly en fonction de plusieurs critères tels que la production, les réserves prouvées, les résultats etc.

Vous noterez que, sans surprise, c’est la compagnie nationale saoudienne, l’Aramco qui est la plus grosse suivie de son homologue iranienne, avant de voir apparaitre la première compagnie "occidentale", ExxonMobil en l’occurrence.

Une perspective tout de même un peu préoccupante quand on connait la grande variabilité du marché pétrolier. La seule réduction de 10 % de la production saoudienne suffirait à plonger notre approvisionnement et notre économie dans le chaos. C’est dire l’incertitude à laquelle notre mode de vie est confrontée.

[ Archive ] – Cet article a été écrit par Caderange



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