Réacteur nucléaire ATMEA : succès en Turquie, Revers en Jordanie

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, s’est félicité de la conclusion des négociations entre le ministère turc de l’énergie et le consortium franco-nippo-turc concernant l’accord formel prévoyant la construction de réacteurs nucléaires en Turquie.

Le consortium d’industriels est composé du Français GDF Suez, des Japonais MHI et Itochu, et du Turc EUAS.

Lors de son déplacement à Ankara et Istanbul entre les 9 et 12 octobre 2013, le ministre du Redressement productif a précisé dans un communiqué avoir présenté aux autorités turques "les mérites de l’offre nucléaire franco-japonaise, notamment en termes de sûreté, de formation et d’accompagnement de l’industrie locale."

La construction de quatre réacteurs ATMEA (partenariat entre le Français Areva et le Japonais MHI) devrait permettre de créer 1.500 emplois directs et 4.500 emplois au total en France sur une période d’environ 10 ans.

Revers en Jordanie pour Areva

La compagnie publique russe ‘Atomstroyexport‘ a été sélectionnée pour fournir la technologie de la centrale nucléaire en Jordanie, tandis que ‘Rusatom Overseas‘ s’attachera à faire fonctionner la centrale.

"D’une valeur globale de 10 milliards de dollars, la centrale inclura deux réacteurs de 1.000 mégawatts", a précisé le chef de la Commission jordanienne de l’énergie atomique, Khaled Tukan, lors d’une conférence de presse.

"Le projet sera mené en deux temps. Les deux premières années, des études seront menées et l’infrastructure sera construite" a t-il ajouté, "Puis, dans un second temps, les deux parties signeront un contrat pour commencer à construire la centrale. Les Russes contribueront au financement à hauteur de 49% et la Jordanie à hauteur de 51%".

Le projet de centrale nucléaire sera construit à Amra, dans une zone désertique au nord de la capitale du royaume (Amman), et devrait être mis en service en 2023.

De son côté, Areva a pris acte de la décision de la JAEC (Jordan Atomic Energy Commission) de ne pas retenir l’ATMEA 1 pour son projet de construction de deux réacteurs nucléaires. La Jordanie avait pourtant pré-sélectionné le réacteur ATMEA 1, reconnaissant que la technologie correspondait aux besoins et aux exigences du Royaume en matière de sûreté et de compétitivité.

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16 Commentaires sur "Réacteur nucléaire ATMEA : succès en Turquie, Revers en Jordanie"

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Nicias
Invité

D’Arèva à l’export. La France accumule les succès avec 5 EPR vendus à l’étranger et 4 ATMEA. La filière pv et éolienne ne peut pas en dire autant.

Luis
Invité
¤ Des pays comme la Turquie et la Jordanie n’ont aucun intérêt économique à installer du nucléaire. Le prestige ? Pour faire croire qu’ils sont des grands ? On trouve encore des gens pour focaliser sur ce prétendu prestige ? L’Allemagne installe du photovoltaïque qui produit à moins de 98€ le MWh (tarif pour mise en service en novembre 2013, un MW et plus). Avec tout le soleil de ces pays, on pourrait produire dans les mêmes conditions pour à peine 60€/MWh en Jordanie et entre 60 et 75 €/MWh en Turquie (du sud au nord) en photovoltaïque (coût 2014).… Lire plus »
Steph
Invité
Que tout le monde sache bien l’EPR de Finlande a ete vendu 3 Milliards d’€ pour 8 milliards de cout final, qui paie la difference : le contribuable francais au travers de la COFACE, on ne peut donc pas parler de succes. Les 2 EPR chinois semblent ne pas faire de vagues quand les 2 de Finlande et Flamanville subissent retards sur retards : il ne se passe rien ou on etouffe les probleme ? Vu le vecu du secteur nuke je penche pour la 2e, rien de rassurant en somme. Quant aux 2 EPR anglais, la Commission Europeenne voulant… Lire plus »
Nicias
Invité

avec de l’éolien, et oui ils sont sur ce marché la aussi 😉 Faut pas dire n’importe quoi juste pour appuyer ses propres idées dogmatiques

Patrique
Invité

s’adressait a nicias, je me suis planté de champs dans le pseudo

s4m
Invité
@Luis : stockage ? “Avec la baisse des coûts des systèmes de stockage d’électricité” Il semble que vous ayez une info exclusive sur ce point parce qu’aux dernières nouvelles, c’est toujours LE point faible de l’électricité. 10 ans pour régler le problème ?! A ce rythme là on ira sur Mars en scooter d’ici 20 ans ^^ @Steph Les turcs, les chinois, les finlandais, les chinois … quelle bande d’incompétents ! Pourquoi ils n’ont pas fait appel au grand steph pour les conseiller ?! (ceci était de l’ironie …) Sinon, à propos de votre promesse, voici de la lecture toute… Lire plus »
Nicias
Invité

Oui mais le CA d’Areva dans l’éolien n’est pas tout a fait du même ordre de grandeur que dans le nucléaire^^ Surtout, il faut parler du CA de la France à l’export, lorsque Areva remporte un contrat, il y a beaucoup de PME qui en profitent. Certaines profitent aussi des marchés remportés par des firmes concurantes d’Areva. Au final, on a une balance commerciale très exédentaire dans le nucléaire et très déficitaire dans le pv et l’éolien.

Nicias
Invité

Que voulez vous dire ? Quel est le rapport avec le sujet ?

Nicias
Invité

le contribuable francais au travers de la COFACE Non, la COFACE est un assureur. La COFACE payera si le client d’Areva fait faillite ou ne peut honorer son contrat. Le contribuable paye (éventuellement) parce-que l’Etat est actionnaire d’Areva. On fera le bilan du contrat finlandais lorsque les procès en cours seront terminés. Et le bilan de l’EPR doit se faire sur la totalité des réacteurs vendus. Faire des pertes sur le premier produit vendu, c’est la norme dans toutes filières industrielles.

s4m
Invité
Ahh l’éternelle rengaine des anti-nucléaires : c’est le “contribuable” (le mot fait peur !) qui paie les centrales … Bon, AREVA (et EDF) ne sont plus des EPIC depuis quelques années maintenant, mais des sociétés anonymes de droit privé. Les subventions directes ou indirectes ne sont pas autorisées pour des questions de concurrence déloyale (attention, l’UE y veille !). C’est d’ailleurs ce qui avait motivé le changement de statut d’EDF. Bref, l’Etat est actionnaire majoritaire de ses deux entreprises et peut donc effectivement intervenir grâce à une recapitalisation. C’est ce qui c’est passé en 2011 (lien) à hauteur de 900M… Lire plus »
Dan1
Invité

A Steph. “Quant aux 2 EPR anglais, la Commission Europeenne voulant supprimer les tarifs aides dans les EnR, on en laissera pas passer l’equivalent pour le nuke, je vous en fais la promesse.” Vous pourriez nous indiquer pour quelle organisation vous militez ?

Dan1
Invité

“Ahh l’éternelle rengaine des anti-nucléaires : c’est le “contribuable” (le mot fait peur !) qui paie les centrales …” Oui, mais ceci appartient désormais à l’histoire : c’est le mensonge fondateur Par contre les antinucléaires sont beaucoup moins diserts sur les milliards reversés à l’Etat par EDF au titre des dividendes : c’est la vérité qu’il faut taire

Bachoubouzouc
Invité
@ Luis “L’Allemagne installe du photovoltaïque qui produit à moins de 98€ le MWh (tarif pour mise en service en novembre 2013, un MW et plus). Avec tout le soleil de ces pays, on pourrait produire dans les mêmes conditions pour à peine 60€/MWh en Jordanie et entre 60 et 75 €/MWh en Turquie (du sud au nord) en photovoltaïque (coût 2014).” Pourtant l’Allemagne est précisemment en train de retourner sa veste sur ce sujet : @ Steph : “Et ATMEA pour finir : moins cher que EPR car plus simple parce que … moins de niveaux de securite, dormez… Lire plus »
s4m
Invité

il s’agit d’un REP (AES 92, VVER 1000) :

Nicias
Invité

“In addition to providing electricity, the plant will also be used for desalinating water.” Ils vont construire un truc à la libyenne, genre “grande rivière” ?

jmdesp
Invité

Il y a un point que personne n’évoquent dans les commentaires, comment les Russes ont gagné face à Areva, la réponse est simple et est dans l’article en un chiffre, ils fournissent 49% du financement. Cette stratégie est parfaitement assumée : Interview: The Secrets Of Russia’s Nuclear Success Overseas Alors Areva peut arréter de vendre son affreux nucléaire à l’étranger, d’autres sont prêt à tout pour prendre sa place et considérent que ça vaut la peine de mettre un gros paquet sur la table pour cela.

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