Réelle percée dans le stockage de l’hydrogène ?

Réduire le poids et le coût des réservoirs de stockage de l’hydrogène tout en augmentant la sécurité devient un enjeu technologique crucial que les ingénieurs devront surmonter pour rendre les véhicules à pile à combustible plus accessibles.

Hormis les citernes cylindriques en métal actuellement utilisées dans la plupart des applications, l’une des alternatives consisterait à fournir un stockage à l’état solide qui absorbe et libère de l’hydrogène. Cette percée technologique a été rendue possible grâce au programme spatial russe. En effet, l’hydrogène et les piles à combustible ont été utilisées dans leur programme spatial dès les années 1960. Cette nouvelle approche, en cours d’adaptation par des chercheurs israéliens, emploie de minuscules tubes de verre étanches pour stocker de l’hydrogène. Les tubes, appelés capillaires, sont regroupées ensemble afin d’être plus solides et plus efficaces.

"Si les réservoirs capillaires peuvent résister à la pression extérieure, la technologie pourrait alors s’avérer utile pour les véhicules et pour les appareils électriques", explique Yoel Sasson, professeur de chimie appliquée à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Des essais réalisés en Allemagne prétendent avoir validé les protocoles de sécurité. Cependant, nul ne sait encore si ces réseaux capillaires peuvent être produits en masse d’une manière économiquement viable. Par ailleurs, aucune indication n’a été donnée quant à la taille réelle des tubes et sur la densité énergétique du stockage.

"Par rapport à un réservoir en acier, il est admis que le verre possède une plus grande capacité de stockage (3 fois x) pour un tiers seulement de son poids" a indiqué Dan Eliezer, le responsable du projet dans la startup "C.En", basée en Suisse.

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10 Commentaires sur "Réelle percée dans le stockage de l’hydrogène ?"

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Pastilleverte
Invité

Réjouissons-nous de cette avancèe dans le stockage (à confirmer faisabilité et amélioration ratio poids/encombrement/rendement/prix), ne reste plus qu’à “verdir” la production (à coûts “compatibles), à encore améliorer les PC (moins ou pas de platine, température, robustesse prix) à mettre en place une filière “du puits à la roue” aussi “lisse” que celle du pétrole Bref, verrai-je une jour l’H2-carburant ? 

marcob12
Invité
On est toujours dans le cadre d’un stockage de H2 sous pression. Le problème de ce dispositif est la résistance du verre aux chocs dans le monde réel où les dispositifs nomades ont tendance à tomber par terre et encaisser des décélérations au contact du sol, les vibrations pour l’automobile. Le verre n’a jamais eu la réputation d’être incassable, surtout qu’on nous parle de capillaires (la structure présentée en nids d’abeille, si c’est la formule retenue, ne change pas radicalement la donne). En stockage fixe, pour convertir des excédents électriques en H2 (avec électrolyseurs à haut rendement) il faut voir.… Lire plus »
michel123
Invité
Le verre est cassant mais possède une certaine flexibilité , il se peut que les capillaires utilisés soient si fins que leur structure ( un peu la même que la fibre de verre ) soit à même de stoker l’hydrogène en toute sécurité surtout si les faisceaux de capillaires sont regroupés et entourés d’une structure de protection souple capable d’amortir chocs et vibrations. Cela dit le cea (le commissariat à l’énergie atomique ne s’occupe pas que de nucléaire) a concu et validé des réservoirs en fibre de carbone avec à l’interieur un liner d’aluminium qui stoke l’hydrogène en toute sécurité à 700 bars pour… Lire plus »
Tartempion
Invité

  Alors, on apprend que les réservoirs c’est OK pour 700 bars et qu’H² peut être produit économiquement par nos centrales …………. mais qu’attend-on pour faire tourner nos voitures déjà équipées pour le gaz naturel ?   Si tout ceci est vrai, nous avons un problème de communication et de coordination …………  nous avons tout notre temps pour optimiser les pac puisque nos bons moteurs peuvent rouler à H² en attendant ……..

marcob12
Invité
La discussion a déjà eu lieu sur ce site. C’est l’ensemble de la chaîne H2 qui semble dépassé par l’arrivée des véhicules électriques et des batteries modernes. Au demeurant, le volume de R&D injecté en ce moment du côté des dispositifs de stockage électrique est impressionnant et des annonces d’évolutions significatives sont quasiment hebdomadaires. On peut bien sûr produire H2 efficacement par électrolyse à haute température et sans doute peut-on le stocker dans les réservoirs en fibres de carbone, mais il faut aussi résoudre le transport aux pompes du H2 et voir du côté du rendement global sur un cycle… Lire plus »
Tartempion
Invité

  M. MARCOB12, votre cheminement est tout à fait probable, mais une filière H² avec production privée, sans réseau très long à mettre en place, aurait pu faire la transition en attendant la mise au point fiable de la mobilité totalement électrique ………………… même une hybridation à l’H² aurait été 100 % propre …………… et sauver d’ici là des millions de tonnes de CO² et autres ………………….

Tartempion
Invité

  M. MARCOB12, votre cheminement est tout à fait probable, mais une filière H² avec production privée, sans réseau très long à mettre en place, aurait pu faire la transition en attendant la mise au point fiable de la mobilité totalement électrique ………………… même une hybridation à l’H² aurait été 100 % propre …………… et sauver d’ici là des millions de tonnes de CO² et autres ………………….

michel123
Invité
La solution hybride electrique-pile à combustible est une solution qui existe et les prototypes existent déja , l’intéret de l’association , c’est d’utiliser des batteries à l’autonomie réduite (cent km) et d’y coupler une petite pac nettement moins chère du genre 10 à 15 kw de puissance (au lieu des 70 kw habituels) qui serait insuffisante pour propulser la voiture en accélération mais lui  donnerait un coup de pouce  pendant la route tout en la rechargeant à l’arrêt ou pendant les phases de  décélération. Sachant qu’une voiture consomme 13 à 15 kw/h pour 100 km , la solution semble presque  viable d’un… Lire plus »
marcob12
Invité
Pour autant qu’on sache EESTOR est une entreprise de communication car les communiqués de presse sont les seuls éléments  concrets que nous ayons sous la main. Ils prétendent avoir de quoi remplacer nos batteries automobiles Li-Ion ? Que n’ont-ils démontré la capacité à petite échelle de leur technologie ? Il serait en effet logique de commercialiser d’abord de petites unités puis d’intégrer de plus grosses qui posent des problèmes additionnels, assurant des revenus et attirant les investisseurs… Ce n’est pas tout de faire certifier par des labos de la poudre (aux yeux ?) qui est à une distance abyssale d’un… Lire plus »
marcob12
Invité
Il est vrai que la solution évidente semble de produire H2 à la maison. Des compagnies comme ITM y ont songé. Le principal problème est le coût de l’électrolyseur pour le particulier (il faudrait un développement à grande échelle et quelques aides) et le rendement global passable si la chaleur de la compression du H2 est perdue et si on brûle celui-ci en moteur thermique (dans ce cas on y perd en tant que contribuable qui va financer les centrales qui produiront le courant gaspillé…). Un gain à la Pyrrhus en un sens. Si on oubliait le moteur thermique (donc… Lire plus »
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