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Rhodia se tourne aussi vers les énergies renouvelables

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Rhodia a annoncé deux nouvelles concernant les énergies renouvelables, dont l’une touche à la production de n-butanol en Amérique Latine et l’autre la mise en service de systèmes solaires photovoltaïques sur un site français.

Tout d’abord, Rhodia a signé avec Cobalt Technologies un protocole d’accord visant à développer des raffineries de bio n-butanol en Amérique Latine.

Dans un premier temps, une étude de faisabilité technique sera menée par les deux entités. Si celle-ci s’avère concluante, les partenaires construiront alors une usine pilote utilisant la technologie de Cobalt pour fabriquer du n-butanol à partir de bagasse (issue du concassage de canne à sucre) destiné aux marchés de la chimie et des carburants.

Les deux entreprises affirment avoir pour ambition à moyen terme de construire plusieurs bio-raffineries adossées à des usines de production de sucre, d’abord au Brésil où l’accès aux matières premières est compétitif, puis dans d’autres pays d’Amérique Latine.

« Le bio n-butanol à base de bagasse nous permettra d’élargir notre gamme de solvants bio-sourcés. L’utilisation de cette matière première d’origine renouvelable s’inscrit pleinement dans la stratégie de Rhodia pour un développement plus durable », a expliqué Vincent Kamel, Président de Rhodia Coatis. « Il y a incontestablement un immense potentiel de développement pour le Bio n-butanol en Amérique Latine et nous sommes convaincus que la technologie de Cobalt offrira un avantage compétitif sans équivalent sur le long terme. Nous sommes impatients de développer ce marché avec Cobalt. »

Rhodia développe à la fois le bio n-butanol et le photovoltaïque


L’industriel chimique français a également annoncé vendredi dernier avoir mis en service 12 000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques posés sur la toiture de son usine de Belle-Etoile (image en haut et à gauche) à Saint-Fons et Feyzin (Rhône).

Ce projet de grande ampleur qui a été réalisé en partenariat avec Solairedirect et la société OFI Asset Management, s’inscrit dans la stratégie de développement durable du Groupe. D’une puissance de 2 mégawatts-crête (MWc), le générateur solaire installé produira 2 millions de kilowatts-heure par an. Cela correspond à la consommation électrique annuelle de 2 000 habitants. A terme, la production de cette centrale permettra d’économiser l’émission de 1.000 tonnes de CO2 par an.

Cette installation sur les entrepôts de Rhodia représente l’un des plus gros projets solaires en France sur des toitures industrielles. Le chantier a démarré en décembre 2010 et l’installation est désormais opérationnelle.

« Ce projet a représenté un immense défi technique et nous sommes fiers, avec nos partenaires, d’avoir été capables d’innover sur tous les plans pour le mener jusqu’à son terme. Cette installation est une très belle illustration de la manière dont nous envisageons l’efficacité énergétique chez Rhodia. Par ailleurs, elle s’inscrit pleinement dans la stratégie « cleantech » initiée par la Vallée de la Chimie » a commenté Philippe Rosier, Président de Rhodia Energy Services.

« Le site de Belle-Étoile représente l’un de nos plus grands projets de centrales photovoltaïques sur des toitures de bâtiments industriels. Il s’agit d’une étape importante qui participe à notre objectif d’atteindre plus de 120 MWc de centrales photovoltaïques installées d’ici fin 2011 » a ajouté Thierry Lepercq, Président de Solairedirect.


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    1 Commentaire sur "Rhodia se tourne aussi vers les énergies renouvelables"

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    Invité

    réjouissons-nous de la démarche de ce grand groupe capitalistique du CAC 40 (ou ex, je ne sais plus), plutôt que de revendre de l’air chaud, dit aussi « crédits carbones », ce qui était le cas de ce grand pollueur devant l’éternel, mais qui avait à revendre ces fameux cc suite à des améliorations technologiques dans ses usines de production chimique permettant de réduire des émissions de GES. Cela dit, pas d’angélisme, la démarche n’est pas que « eco citoyenne responsable »… comme toute démarche identique de la part de groupes similaires de par le monde.

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