Royaume Uni : les acteurs de l’éolien offshore mettent le gouvernement sous pression

Ainsi un porte parole de la BWEA (British Wind Energy Association) a-t-il déclaré au Guardian le 26 /01/08, qu’il était parfaitement possible de construire les fermes éoliennes dans la décennie à venir mais à condition que le gouvernement prennent très rapidement les décisions adéquates.

" Il est admis que nous devons accroître l’électricité provenant des sources renouvelables de 35 % dans les 12 années à venir. Lorsque les 4,6 GW d’électricité en provenance des fermes éoliennes actuellement en construction seront disponibles, nous en serons à 9%, soit le quart de l’objectif prévu. Si les décisions sont arrêtées concernant les projets en discussion qui représentent 9,6 GW, nous porterons la capacité de fourniture à 18% de l’électricité du Royaume Uni, soit 50% de l’objectif ".

La mise en service des fermes éoliennes offshore nécessitant un laps de temps 10 années, entre le début de leur construction et leur raccordement au réseau, "on comprendra sans mal que cela implique une réactivité gouvernementale immédiate" a ajouté non sans humour le porte parole de la BWEA.

D’autres professionnels s’inquiètent plus des nouvelles infrastructures de transport que les énergies renouvelables vont nécessiter. Ben Warren, en charge des énergies renouvelables chez Ernst and Young, estime que le gouvernement britannique va "devoir investir des milliards dans le transport et la distribution de cette électricité vers les foyers" et sera dans l’obligation de créer de nouvelles génération de pylones géants et de lignes à haute tension.

Partageant le même type d’inquiétudes, Philip Wolfe, responsable de la Renewable Energy Association, appelle à une véritable "révolution des comportements face à la production et au transport des nouvelles énergies" et demande de ne pas abandonner l’idée de produire ces énergies renouvelables à partir de "micro-unités", voir d’unités privées installées à domicile, plutôt qu’a partir de fermes géantes nécessitant des structures de transport complexes et coûteuses. C’est là effectivement une question cruciale en matière d’énergies renouvelables ; une question assez souvent absente du discours politique et pas seulement au Royaume Uni.

Le moins que l’on puisse dire en tout cas, est que face à la gestion de l’éolien, les anglais semblent avoir abandonné leur légendaire principe du "wait and see".

Article : Francis Rousseau
Sources : The Guardian 25/01/08 by John Vidal, environment editor
Photo : préfiguration d’une batterie d’éoliennes en mer.

[ Archive ] – Cet article a été écrit par Francis Rousseau

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