RTE ne prévoit pas particulièrement d’importer de l’électricité cet hiver

Pour cet hiver, RTE prévoit dans son étude prospective un équilibre satisfaisant entre l’offre et la demande d’électricité en France continentale, même en cas de grand froid (8°C en dessous des normales).

L’hiver est en effet caractérisé par de forts niveaux de la consommation électrique en ces périodes de températures basses, particulièrement au moment du palier du matin ou de la pointe du soir à 19h.

A conditions météorologiques normales, le recours à des importations ne devrait pas s’avérer nécessaire pour équilibrer la consommation d’électricité. Ce diagnostic résulte d’une stabilité de la consommation et d’une bonne disponibilité du parc de production français, en hausse d’environ 1.300 MW en moyenne par rapport à l’hiver dernier. Une meilleure disponibilité nucléaire (+2 500 MW) et la croissance de la production renouvelable installée (photovoltaïque et éolien) compensent le retrait d’exploitation de centrales thermiques (-1 000 MW de capacité installée) et une disponibilité hydraulique en baisse (-600 MW) en raison de programmes de maintenance.

En cas de froid intense et durable (8°C en dessous des normales) ou de dégradation notable de la disponibilité des moyens de production, la satisfaction de la demande d’électricité en France peut conduire les fournisseurs à s’approvisionner sur les marchés européens en complément de la mise en oeuvre des effacements de consommation sur leurs portefeuilles de clients. Néanmoins, les niveaux d’importation nécessaires, évalués de 3.000 MW à 4.000 MW, resteraient compatibles avec les capacités du réseau électrique mises à disposition par RTE (capacités comprises entre 8 000 et 10 000 MW selon les conditions rencontrées) et avec la disponibilité de la production en Europe.

Le RTE ne prévoit pas d'importer de l'électricité cet hiver

Au-delà de ces prévisions hivernales en France, l’alimentation électrique des régions Bretagne et Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), reste fragile, malgré l’amélioration apportée par les renforcements de réseau déjà effectués. RTE poursuit ses démarches Ecowatt de sensibilisation des citoyens à modérer leur consommation d’électricité en période de pointe hivernale.

Le RTE ne prévoit pas d'importer de l'électricité cet hiver

Toutefois, précise le gestionnaire du réseau, "à moyen terme, la vigilance reste de rigueur à compter de 2016 et au delà," car "la situation se dégrade avec une forte baisse des marges de sécurité à cet horizon." De plus, "une vague de froid intense comparable à celle de février 2012 conduirait à un risque de rupture d’approvisionnement."

Pour anticiper ces échéances, RTE a décidé de poursuivre un grand chantier de développement de son réseau : "sur les 10 ans à venir, plus de 2000 km de lignes très haute tension et, toutes tensions confondues, 1,5 milliards d’€ d’investissements par an en moyenne sont prévus."

Partagez l'article

 



Articles connexes

Poster un Commentaire

18 Commentaires sur "RTE ne prévoit pas particulièrement d’importer de l’électricité cet hiver"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
Dan1
Invité

Le titre d’Enerzine reflète bien la teneur du document de RTE qui est téléchargeable ici : RTE annonce : “Une situation satisfaisante, avec un risque de rupture d’approvisionnement modéré.” En revanche, “chez” Télématin, la situation est plus alarmiste pour l’électricité sans raisons : Mais le scoop, c’est pour le gaz, où il est dit que les stocks risquent d’être insuffisant. Bizarre pour une énergie qui se stocke bien contrairement à l’électricité ??

Sicetaitsimple
Invité

d’un coup de froid qui nous vaudra un coup de chaud de Mme Rivasi, mais nous sommes habitués. La saison des commentaires sur le chauffage electrique va bientôt commencer, faut farter les skis!

Dan1
Invité

Le gaz (énergie facilement stockable) pourrait venir à manquer cet hiver et Enerzine ne nous rien. Bon je vais faire le petit journaliste. GRT gaz a pourtant diffusé une analyse très claire à ce sujet : Ceci est bien décrit par un article de l’Expansion : Le paradoxe est que plus les centrales électriques à gaz sont mise à l’arrêt (cheval de bataille de Gérard Mestrallet)… moins il y a de gaz disponible. Sinon, je ne suis pas sûr que Mme Rivasi “fasse” aussi dans le gaz ?

trimtab
Invité
“……La saison des commentaires sur le chauffage electrique va bientôt commencer, faut farter les skis!……” Et aussi c’est le début de la saison du jours rouges TEMPO….! ….à 50cts/kWh….ça va aussi ‘discutailler’ dur sur l’éducation par le prix…!, la menace du le black out breton……….et j’ai prévenu Simone que ces jours là, les pizzas vont être désormais au feu de bois (dans le compartiment ‘chauffe plats’ du poële équipé d’une porte pour faire ‘mini four’!). Ca va être aussi la saison de la ‘pointe du soir’, qui lui aussi promet des belles envolées passionées, et beaucoup de brassage de l’air…!… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Ca pourrait expliquer , Enerzine nous en avait parlé cet été: Sur le fond, on est un peu sur le même problème que l’électricité. Multiplication des acteurs qui comptent sur l’opérateur historique pour boucler le bilan en cas de problème, sans réelles obligations contraignantes d’être en mesure d’assurer la tenue de leurs engagements, juste des pénalités. On ne paye pas le parcmètre en espérant qu’il n’y aura pas de contractuel qui passera à ce moment là et en acceptant le risque qu’éventuellement il passe avec une amende d’une vingtaine d’€. Et donc la necessité d’instaurer des marchés de capacité (… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

C’est effectivement un des avantages de l’éolien, en moyenne plus dynamique en hiver qu’en été. Ca peut effectivement aider en réduisant globalement l’appel aux centrales gaz, au grand dam de M. Mestrallet. Ce n’est malheureusement pas vraiment le cas de son petit camarade le PV, dont la contribution sur Novembre-Février est minime.

Dan1
Invité
A Sicetaitsimple. Comme votre lien ne fonctionne pas, j’ai répondu directement dans l’article du mois de juillet. Sinon, effectivement, ce qui est à craindre est une dispersion des énergies et une dilution des responsabilités qui pourrait conduire à une perte de vue de l’intérêt général qui dans le cas présent est assez facile à comprendre. les Français pourrait même toucher du doigt cette réalité complexe du stockage de l’énergie en se voyant priver de gaz pendant plusieurs jours et en redécouvrant l’usage des pulls et des couettes (c’est déjà une réalité pour ceux qui sont dans la précarité énergétique). A… Lire plus »
trimtab
Invité
En effet le Pv c’est minime…mais pas nulle… comme atteste la production de mon voisin (à 250 m de chez trimab): Quelques kWh par jour (et s’il était en vente surplus !) c’est toujours ça qui fera tourner son box internet et quelques bricoles sans passer pas la case ‘facture’ du fournisseur du jus…! Et en plus il est en chauffage géothermie (électrogène partielle toute même…..), donc une petite contribution de Râ même pour son chauffage ? Je fais dans le ‘capilotractage’, jouant avec des mots…..? Je persiste et signe….le PV l’hiver c’est minime mais pas nulle……? C’est toujours ça… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Vous avez bien raison de persister et signer en disant que le PV l’hiver, c’est minime mais pas nul, puisque le terme “minime” est exactement celui que j’ai employé! Certes, les jours où le ciel est dégagé, le PV va pouvoir un peu contribuer en puissance à la pointe de midi, mais en energie, vu que les jours sont courts et que le soleil est bas, ça ne va pas représenter grand chose. Pour quantifier ça, plutôt que d’aller voir chez votre vosin qui semble bénéficier d’une installation très bien optimisée et orientée (et du soleil de Roscoff!), je vous… Lire plus »
Guydegif(91)
Invité
C’est une consommation en KWhs dont nous pourrions avoir besoin ! L’exprimer en seule puissance KW n'”est donc pas OK ! ”… les niveaux d’importation nécessaires, évalués de 3.000 MWh à 4.000 MWh…”…ou alors, il faut dire combien ça fait en kWhs, càd x KW pendant y heures! Qqs bonnes nouvelles: 1) ”..précise le gestionnaire du réseau, “à moyen terme, la vigilance reste de rigueur à compter de 2016 et au delà,” –> d’ici 2016, on a un peu de temps pour booster EnRs, STEP et réseaux ! 2) ”…Pour anticiper ces échéances, RTE a décidé de poursuivre un grand… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Il ne faut pas en vouloir à RTE de parler en MW et non en MWh, car leur boulot c’est de faire qu’à chaque seconde la puissance injectée soit égale à la puissance soutirée. C’est bien de puissance dont il s’agit, le réseau n’ayant lui-même aucune capacité de stockage ( contrairement à un réseau de gaz où, par exemple en France, l’équilibrage se fait au pas de 24h, un fournisseur doit avoir injecté autant de gaz dans le réseau que n’en soutirent ses clients sur 24h) Concernant les stockages de GDF (Storengy/Elengy), pour être clair car il y a peut-être… Lire plus »
Dan1
Invité
Le débat kWh versus kW n’a pas de fin, car nous avons besoin des deux. Pour l’électricité c’est flagrant, il faut non seulement 500 milliards de kWh pour faire tourner la France sur une année, mais il faut aussi qu’à chaque seconde les kW produits correspondent aux kW appelés, il faut donc un système capable de fournir une puissance comprise approximativement entre 30 GW et 100 GW (le facteur 3 des extrema). Il faut donc en permanence raisonner en quantité d’énergie, mais aussi en puissance. On notera d’ailleurs que pour une STEP, la puissance immédiatement disponible est bien plus précieuse… Lire plus »
Tech
Invité
il s’agirait aussi de savoir comment les prévisions sont faites et comment le modèle évolue, donc, quelles sont les données qui rentrent dans le siùulateur? il est vrai que sans stockage la météo influe de plus en plus sur la production et sur la consommation. mais il y a d’autres facteurs, je vois par exemple un certain nombre d’habitations qui font de l’isolation par l’extèrieur, cela fera une consommation énergétique normalement en baisse, mais comment en évaluer la valeur? petit à petit, toutes les nouvelles constructions sont moins énergivore. il y a également ouverture de lignes de transport en commun,… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

pas vraiment votre première remarque”il s’agirait aussi de savoir comment les prévisions sont faites et comment le modèle évolue, donc, quelles sont les données qui rentrent dans le siùulateur? ” Il s’agit d’un modèle court terme relatif au “passage de l’hiver”, ce qui s’est passé dans les derniers mois en termes d’économies ou au contraire de nouveaux usages est totalement marginal par rapport à une situation connue (sauf aléas bien sûr) en termes de prévision de disponibilité des moyens de production en place et des prévisions de consommation globale liée principalement au niveau d’activité économique et aux aléas climatiques.

Dan1
Invité

A Tech. Quand on se pose le problème de l’élaboration des prévisions par RTE, on peut commencer par une lecture studieuse des “bilans prévisionnels de l’équilibre offre-demande de l’électricité en France” : Les hypothèses sont expliquées et au besoin revues comme c’est le cas en 2013 pour le document de 2012.

Tech
Invité
oui Merci DAN1 pour le lien, cela me rappelle mes “forecast” des courbes à plus ou moins 5% avec le bon bla bla qui va avec! on est quasiment sur de ne jamais se tromper! mais quid des infos réelles rentrées dans un simulateur? je sais, ce sont un paquet de données à récupérer, mais petit à petit, si on veut piloter au mieux il faudra avoir un max de production consommation connectés et communiquants. le chapitre sur sur l’effacement, montre que les gains en la matière sont énormes et pas encore exploités comme ils le devraient. pas vraiment de… Lire plus »
Dan1
Invité

Ben oui, si quelqu’un possède une méthode qui permet de mieux prédire l’avenir que RTE, il faut qu’il se fasse connaître. Mais pour l’heure, nous faisons le même constat que Pierre Dac : “Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir.”

Sicetaitsimple
Invité

Piloter au mieux 5 mois à l’avance doit effectivement être compliqué! Même sur les prévisions en j-1, vous pourrez remarquer sur les courbes de consommation de RTE qu’il y a (parfois) des écarts significatifs avec le réalisé, et c’est pareil pour la production. Le modêle ( celui-là et ceux des bilans prévissionnel) est probabiliste, ça peut complètement se planter, mais avec des chances qui sont faibles. Si vous avez mieux, j’imagine que RTE sera preneur!

wpDiscuz