Sables bitumineux au Canada : mise en production du projet surmont phase 2

Total a annoncé mardi la mise en production de la phase 2 du projet Surmont, situé dans la région des sables bitumineux de l’Athabasca, province de l’Alberta, à 63 kilomètres au sud-est de Fort McMurray.

Compte tenu de la technique de production utilisée, la production augmentera progressivement en 2016 et 2017, pour atteindre alors son plateau de 118.000 barils par jour. Cette deuxième phase permettra au projet Surmont (phases 1 et 2) d’atteindre une capacité de production totale de 150.000 barils par jour.

"Il s’agit du cinquième démarrage depuis le début de l’année 2015, et ce projet contribue à la croissance de la production de l’Amont", a souligné Arnaud Breuillac, directeur général Exploration-Production. "Le projet Surmont met en valeur des réserves très importantes et présente l’avantage d’offrir un long plateau de production, qui générera des cash flows pendant de longues années."

L’extraction se fait grâce à la mise en œuvre de la technologie d’injection de vapeur d’eau recyclée (SAGD : Steam assisted gravity drainage), qui consiste à chauffer le réservoir à l’aide de vapeur d’eau, afin de rendre les hydrocarbures suffisamment liquides pour les récupérer avec une excellente efficacité énergétique.

Total est partenaire du projet à parts égales (50 %) avec ConocoPhillips, opérateur.

Sables bitumineux au Canada : mise en production du projet surmont phase 2

Total Exploration-Production au Canada

Total est présent dans l’exploration-production au Canada depuis 1999. En 2014, la production du Groupe s’est élevée à 12 000 barils par jour, tous produits par Surmont 1. Le Groupe détient également une participation de 39,2 % dans le projet minier de Fort Hills, actuellement en cours de développement.

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4 Commentaires sur "Sables bitumineux au Canada : mise en production du projet surmont phase 2"

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seb
Invité

Pour se concentrer sur l’extraction du pétrole le plus sale au monde… Ca avance ! PS : Quand est ce que le Canada assume sa position et dit clairement au autres pays, nous le changement climatique on s’en fout, d’ailleurs on sait très bien qu’on ne tiendra pas les objectifs qu’on fait semblant de se fixer pour vous faire plaisir…

Lio
Invité

@seb : je n’aurais pas mieux dit ! PS : quand est-ce que les journalistes prendront parti à minima pour interroger l’opinion publique sur le bienfondé pour l’intérêt commun et planétaire de tels projets, lorsqu’ils sont évidement et scandeuleusement dégueulasses, au lieu de ne faire que répéter platement le discours marketing proposés par les lobbys concernés dont la majorité des lecteurs commence à être sacrément lassée. PPS : qui finance Enerzine ?

caverne
Invité

Oui il y a beaucoup d’hypocrisies de la part de nos “élites”. Pour la COP 21 Total va se montrer comme un acteur de la lutte contre le réchauffement climatique et nos représentant ne vont ni critiquer Total ni critiquer le Canada. C’est business as usual + greenwashing. Il faut être lucide et demander la sortie des énergies fossiles. Le reste c’est du blabla.

sonolisto
Invité

Si on empêche le pétrole bitumineux de sortir du Canada, la production va s’arrêter. Les Indiens autochtones de la Côte Ouest ne veulent pas que les pipelines passent sur leurs terres ancestrales. Il y a au Québec une grosse opposition au passage du pétrole sale par train ou par pipeline. Cependant le Québec, politiquement, ne peut empêcher que ça se réalise puisque le gouvernement fédéral du Canada et les principaux partis politiques sont d’accord à ce que le pétrole transite par la province. Quelqu’un a des idées?

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