Siemens fait ses adieux définitifs au nucléaire

Dans l’optique de la sortie définitive du nucléaire de l’Allemagne à l’horizon 2022, le conglomérat Siemens a annoncé dimanche qu’il allait renoncer à son activité dans le nucléaire.

"C’est une réponse tranchée à la position de la société et du politique en Allemagne sur la sortie du nucléaire", a expliqué le président du directoire Peter Löscher dans un entretien publié par Der Spiegel.

Tout comme il l’a fait avec Areva début 2009, "le Groupe Siemens devra dénoncer une nouvelle fois sa coentreprise avec le russe Rosatom", a indiqué Peter Löscher. Un porte-parole de l’industriel allemand a indiqué dimanche que la rupture avec Rosatom n’aura aucun impact financier. On aurait tendance à ne pas le croire dans la mesure où la décision de se retirer du consortium avec Areva lui avait coûté la somme de 648 millions d’euros, sur décision de justice.

"Nous ne nous impliquerons plus dans la gestion globale de la construction de centrales nucléaires ou dans leur financement. Ce chapitre est clos pour nous" a t’il ajouté.

Dans sa nouvelle stratégie, le PDG de Siemens entend bien profiter de la réorientation politique de l’Allemagne pour fournir aussi bien des turbines à gaz que du matériel à destination des secteurs de l’éolien et du solaire.

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10 Commentaires sur "Siemens fait ses adieux définitifs au nucléaire"

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renewable
Invité
Du réalisme industriel, ils avaient déjà 20ans d’avance sur nous, ils vont en remettre une couche… L’avenir est aux énergies vertes mais malheureusement pas que, Siemens reste très actif dans le gaz, technologie qui a aussi pas mal d’avenir du fait de la faiblesse des accords sur le climat, de sa très grande déployabilité (rapide), de con cout relativement bas (pour le moment) et de sa capacité idéale à varier en fonction de la consommation. Il ne faut pas que la sortie du nucléaire soit un prétexte au développement du gaz, la peste ne doit pas remplacer le choléra. Il… Lire plus »
Guydegif(91)
Invité
Beaucoup de lucidité et d’objectivité dans l’article ci-dessus et la décision de Siemens ! Un souffle d’O2 certain pour les EnR par cette prise de position déterminante de Siemens! Un autre ”grand”, concurrent de Siemens sur plusieurs domaines, ABB avait adopté il y a qqs années une position très tranchée similaire, de sortir du NUC, bien qu’ayant à l’époque en son sein, ex-Hartmann-Braun-Westinghouse, fournisseur des SNCC des 4 dernières tranches nucléaires françaises (N4), Chooz et Civaux. Reconversion va être un maitre-mot, pour Siemens et pour le monde européen de l’Energie ! Une vrai lueur d’espoir dans LA relève du NUC… Lire plus »
oeildecain
Invité

. Encore une position qui devrait nous faire réfléchir … VW et d’autres ont pris une position pour faire de l’électrolyse éolienne pour H2, voire méthane … Siemens reste plus discret pour prendre de l’avance … Ils se focalisent désormais sur l’éolien et les turbines à gaz … Même non-dit, TOUT VA DANS LE MEME SENS ……………………………… Le septicisme est le père du retard et de son frère ” chomage futur “…..

rouget
Invité

Personne ne pourra vraiment se réjouir ici car c’est aussi la fin d’une coopération franco-allemande sur une technologie qui, quoi qu’il arrive dans l’Angstland, continuera à croître. Et ne soyons pas naïf : si Siemens abandonne le nucléaire c’est pour plus de gaz et de charbon à la maison ! Et les projets sont déjà dans les tuyaux. Et laisse la place à Alstom et Areva pour des partenariats spécifiques au nucléaire.

Lionel_fr
Invité

Areva peut ! il prend 13.38% en clôture à Paris aujourd’hui ! Le principal concurrent jette l’éponge pour une histoire de solidarité avec son gouvernement, c’est la fète chez les gaulois ce soir !

Pastilleverte
Invité

Bravo et merci Siemens (signé Anne L… et jean Cyril S….)

Eloi
Invité

C’est clair qu’aujourd’hui y’a bien plus de pognon dans les ENR (125 G$/an mondialement) que dans le nucléaire (moins), et Siemens, en toute logique mercantile, suit ce “vent”. Par contre, étant donné les mesures d’austérité européennes et américaines, je ne sait pas si ce “vent” va durer longtemps. Et ca m’étonnerait beaucoup qu’au-delà des effets d’annonce, Siemens n’essaye pas de garder quelques pieds devant quelques portes. Pour l’instant ils ne toquent qu’à la porte de Shroeder (mister sortie du nucléaire n°1), bien au chaud dans ses bureaux de Nordstream, filiale de Gazprom à 51%.

Reivilo
Invité

Faire de l’argent avec des énergies vertes, c’est bon pour eux et bon pour nous. Siemens recrute en France. notamment dans l’éolien. Pour info les allemands ne sont pas jeunistes et vous pouvez les intéresser sans problème dans la tranche + de 50 ans. Tout bon pour le recyclage de nos quinquas du nuke !

Bachoubouzouc
Invité

“Tout bon pour le recyclage de nos quinquas du nuke !” Ah parce que il y a des problèmes d’emploi dans le nucléaire ? J’ignorais… Pour info en ce moment EDF embauche 500 ingénieurs par an. Pendant 10 ans. Vous connaissez des boites qui embauchent autant ?

Eloi
Invité

>>”Faire de l’argent avec des énergies vertes, c’est bon pour eux et bon pour nous.” Heu… Vous testez des slogans de campagne ?! En pratique, ils font du pognon pour leurs actionnaires, et nos pays se ruinent… On évoque le cas de l’Italie et de l’Espagne, “champions du solaire” ? M’est avis qu’ils l’attendent impatiemment le retour sur investissement… s’il existe…

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