Station d’épuration : 1ère unité membranaire de production de biométhane

La Communauté de Communes du Pays Rochois (CCPR) en Haute-Savoie a lancé sur sa station d’épuration Arvéa, une période de démonstration de la première unité membranaire de production de biométhane à partir du biogaz généré par la digestion des boues.

Cette période de démonstration doit durer jusqu’au premier trimestre 2015.

Avant d’être valorisé en biométhane, le biogaz doit subir un processus d’épuration pour atteindre les standards du gaz naturel du réseau de GrDF. Pour ce faire, les composants du biogaz autres que le méthane doivent être séparés de celui-ci. Après un pré-traitement, le biogaz est épuré par une technologie membranaire.

Grâce à ce procédé, le biométhane produit devient potentiellement injectable dans le réseau de gaz naturel de GrDF. Energie renouvelable produite localement et bénéficiant d’un bilan carbone neutre, le biométhane carburant présente par ailleurs l’avantage de n’émettre aucune particule fine.

La station d’épuration construite, exploitée par Degrémont et mise en service le 12 juillet 2010, a la capacité de traiter les eaux usées de 90.000 équivalent-habitants. Elle dispose
d’un procédé de gestion des boues.

Une association gagnante

Degrémont et Prodéval ont mis en commun leur savoir-faire technologique. D’un côté Degrémont fournit ses compétences dans la valorisation du biogaz issu des usines de traitement des eaux usées, et de l’autre Prodéval avec son procédé Valopur permet la production de biométhane à partir du biogaz généré sur la station d’épuration.

"Le biométhane a trois avantages principaux : c’est une énergie décarbonée qui participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle contribue à l’indépendance énergétique des territoires et permet de créer de l’emploi localement. Elle n’émet enfin aucune particule fine. Elle constitue donc une solution d’avenir pour les communes" a expliqué Pierre Coursan, Chef de Marché Biogaz au sein de Degrémont.

A noter pour conclure, que cette première sera accompagnée d’un essai de véhicule roulant au biométhane produit par la station d’épuration.

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13 Commentaires sur "Station d’épuration : 1ère unité membranaire de production de biométhane"

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Tech
Invité

démonstration par l’exemple, oui le bio méthane peut être utilisé localement à la place du carburant pétrolier importé et améliore ainsi l’indépendance énergétique du territoire.

Pastilleverte
Invité

malgré les “éléments de langage” traditionnels aux com° de toute société lavant plus vert que vert : c’est une énergie décarbonée Ben voyons, CH4, mais où qu’il est le carbone ??? Elle constitue donc une solution d’avenir C’est bien, le mot “avenir” a bien été énoncé, c’est beau comme une Ségolènitude !

Tech
Invité

ceux qui ne veulent pas voir ! ce méthane au lieu de se retrouver dans l’atmosphère délivrera sa part d’énergie cette utilisation est considérée comme réduisant de moitié les émissions de GES et c’est pourquoi elle est classée dans les décarbonnées, dans le sens moins carbonnées, sinon toutes les énergies sont carbonnées au moins par la fabrication des équipements, (béton,métal,…) pourquoi tant de haine ;o)

Sicetaitsimple
Invité

j’imagine qu’il n’y avait pas de possibilité d’injection sur un réseau de gaz? Parce que malgré tout, c’est quand même ce qui parait le plus simple dans le cas du biométhane.

Stephsea
Invité
Je me disais que les stations d’épuration comme tout site ou s’opère une action bactérienne de digestion (ou presque) doivent elle aussi liberer dans l’atmorsphère des masses de gaz à bas de carbonne, des gaz à effet de serre, des gaz combustibles peut être. Je me disais : mais pourquoi diable ne met t’on pas une enceinte de captage de ces gaz pour les traiter et, oh comble de bonheur, les utiliser, et ainsi de suite? Et voilà que d’autres y ont pensé aussi, et l’ont fait! Voilà qui me fait plaisir (ca me flatte d’avoir eu une “bonne” idée)… Lire plus »
vd69
Invité
Je salue le progrès technologique mais je reste attentif aux objectifs technologiques de ces progrès. Le biogaz issu de la méthanisation comprend de multiples impuretés dont du CO2 des composés soufrés ou encore des composés de silice rendant ce biogaz très corrosif. Ces impuretés n’ont que peu d’influence quand ce biogaz est valorisé en chaudière, une simple adaptation de la régulation d’air suffit généralement . Cette valorisation est considérée comme ringarde, elle ne donne pas droit aux subventions prélevées sur nos impots, elle ne donne pas accès aux média. Il est donc considéré comme impératif de purifier ce biogaz en… Lire plus »
seb
Invité
La question n’est pas de bruler le gaz dans une chaudière (ni même dans une cogénération), dans ces cas là comme vous le dites il n’y a pas de problème, mais de l’injecter sur le réseau de gaz, et là les exigences sont différentes. Le principal problème des méthaniseurs agricoles c’est qu’il ne sont pas souvent situés près de sites gros consommateurs de chaleur… Donc plutôt que de continuer à faire tourner des cogénérations avec un rendement faible (30% à 40%) et à inventer des besoin de chaleur pour bénéficier d’un tarif attractif(séchage, etc…), il me semble plus intelligent d’injecter… Lire plus »
vd69
Invité
Dans le cas de La Roche sur Foron, je suis certain qu’il existe au moins trois chaudières dans un rayon de 5 km, qui brulent plus de gaz naturel bien propre que la production excédentaire de la station d’épuration en biogaz brut. Pour les grosses stations, il existe de gros moteurs diésel dual utilisés depuis une soixantaine d’années, les eaux de refroidissement sont utilisées pour chauffer les digeseurs, on ne parlait pas à l’époque de cogénération mais le rendement était déjà très correct. Une station comme Achères est à peine exportatrice nette de courant. Quant aux financement publics , ce… Lire plus »
Bruno lalouette
Invité

Qui fait sauter les immeubles et qui devrait être remplacé par du solaire thermique/photovoltaïque ! Très bon biogaz carburant sans microparticules qui peut remplacer le diesel, 1 kg de gaz = 1/3 de km en plus qu’un litre de diesel ! Chauffage solaire thermique pour augmenter le rendement des digesteurs ! Le fait de produire des carburants locaux, c’est supprimer le transport des carburants actuels, d’ou, économie d’énergie. La reflexion vaut pour la chaleur et l’électricité. Au fait pour les déchets de la sylviculture, énerzine a publié un article sur du méthanol 25 fois moins cher à produire …

seb
Invité
Trois chaudières à moins de 5km, c’est bien, mais je ne suis pas sûr que creuser une tranchée sur cette distance coute moins cher qu’un système d’épuration du Biogaz… Et êtes vous certain qu’elles fonctionnent toute l’année et sont en mesure de consommer l’intégralité de la production même en été… Pour ce qui est du chauffage du digesteur, si on souhaite bénéficier du tarif d’achat il doit être réalisé grâce au gaz produit… La différence c’est que maintenant on isole les cuves des digesteurs ! Sinon effectivement les surcouts liés au tarifs d’achat (comme le manque à gagner lié aux… Lire plus »
vd69
Invité
Les brasseries Heineken de Mons et Kronenbourg d’Obernai consomment l’une et l’autre de grands quantités de gaz naturel; l’une et l’autre ont une station de traitement anaérobie produisant du biogaz. Kronenbourg injecte ce biogaz brut directement en chaudière où il remplace une dizaine de % de la consomation de gaz nat, et cela marche très bien depuis une dizaine d’années. Heineken se vante de faire du “Développement durable” en injectant du biométhane dans le réseau. En fait, il profite de tarifs soit-disant écologiques rentabilisant largement le cout du traitement . Tout en ne brulant en chaudière que gaz naturel bien… Lire plus »
seb
Invité
Je serais plutôt d’accord avec vous sur votre exemple… A mon avis la raison pour laquelle Kronenbourg à choisi la valorisation directe est qu’ils ne pouvaient pas opter pour l’injection car les tarifs n’existaient pas encore … Maintenant si ce tarif à permis à Heineken de passer à l’acte pour mieux traiter ses déchets en les valorisant énergétiquement c’est mieux que rien… Il faut tout de même se rendre compte que c’est un cas très particulier, où on a un besoin de chaleur important sur place (pourquoi, d’ailleurs, n’ont ils pas opté pour une valorisation en cogénération qui leur aurait… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

C’est tout le problème des tarifs d’achat “en totalité”, qui peuvent conduire à des décisions complètement désoptimisées techniquement mais très bien optimisées financièrement (voire dans certains cas frauduleuses) sur le dos de la collectivité. Dans ce genre de cas ( production valorisable en totalité sur place si j’ai bien compris), il vaut à mon avis bien mieux une subvention à l’investissement, des prêts à taux séro, des incitations fiscales, l’un ou l’autre d’un montant adapté au projet,.. qu’un tarif d’achat génerique.

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