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Suisse : de nouveaux réchauffeurs à la centrale nucléaire de Leibstadt

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Alstom a annoncé avoir reçu une commande pour remplacer les 2 réchauffeurs de séparateurs d’humidité horizontaux de la centrale nucléaire de Leibstadt (KKL) en Suisse pour un montant d’environ 30 millions d’euros (approximativement 37,5 millions de CHF).

Alstom avait déjà étudié le projet de remplacement des deux pièces en mars 2014. Le montage des nouveaux réchauffeurs de séparateur d’humidité est prévu pour coïncider avec la révision annuelle de 2017 et l’inspection finale devrait avoir lieu en septembre 2017. Puisqu’il s’agit d’un réacteur à eau bouillante à la centrale de Leibstadt, les travaux ne peuvent être réalisés que par des techniciens hautement qualifiés qui respectent en plus des règles de sécurité plus strictes spécialement mises en place.

Les deux réchauffeurs de séparateur d’humidité se trouvent entre les turbines à eau à haute et à basse pression et ont pour mission d’évacuer l’humidité (l’eau) issue de la vapeur qui s’échappe dans la turbine à haute pression et de réchauffer la vapeur jusqu’à ce qu’elle retrouve une température optimale pour améliorer l’efficacité de la turbine à basse pression. La séparation de l’eau et la surchauffe intermédiaire de la vapeur réduisent l’érosion tout en prolongeant la durée de vie de la turbine à haute pression.

"Alstom est un partenaire de longue date en qui on peut avoir confiance pour les opérations de maintenance et de renouvellement des principaux éléments de notre centrale nucléaire. La centrale KKL a déjà pu bénéficier de l’expérience et de la compétence des collaborateurs d‘Alstom dans le cadre de projets de modernisation réalisés ces dernières années. Je tiens particulièrement à ce que les équipes expérimentées d’Alstom et de KKL collaborent à nouveau étroitement pour le remplacement des réchauffeurs de séparateur d’humidité afin que ce projet complexe soit terminé dans les délais et le respect de la qualité" a commenté le Dr Andreas Pfeiffer, Directeur de la centrale KKL.

"Nous remercions la direction et le personnel chargé du projet à la centrale nucléaire de Leibstadt pour leur nouvelle marque de confiance dans les services et l’équipe de réalisation d’Alstom. Ainsi, la longue et fructueuse collaboration qui, au cours des différentes étapes de modernisation ces dix dernières années, a conduit à une amélioration considérable des performances de la centrale va se poursuivre" a souligné Joseph Deiss, Président d’Alstom (Suisse) SA.


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    15 Commentaires sur "Suisse : de nouveaux réchauffeurs à la centrale nucléaire de Leibstadt"

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    Papijo
    Invité

    J’ai du mal à comprendre cette expression et à quoi servent ces appareils. Ne s’agit-il pas simplement des « resurchauffeurs » ?

    Sicetaitsimple
    Invité

    « sécheurs surchauffeurs » en « francais ».

    Papijo
    Invité

    Désolé, … on dit bien resurchauffeur, en français, je ne sais pas (ma langue maternelle c’est l’occitan), mais en langage technique sûrement, dans le cadre de chaudières à flamme comme de chaudières nucléaires !

    Sicetaitsimple
    Invité
    Désolé aussi, mais dans un bouillant ou un pressurisé, la vapeur sort de l’ilot nucléaire à l’état saturé (non surchauffée). Elle passe part le corps HP de la turbine , se refroidit et se détend et donc se charge en eau liquide. A la sortie du corps HP, on va donc la « sécher » par un système de chicanes qui va piéger les goutelettes d’eau qui vont tout droit alors que la vapeur « fait le tour » puis la surchauffer via un échangeur avec de la vapeur sortie ilot nucléaire. Elle ne sera donc pas « resurchauffée », mais « surchauffée », car dans sa vie… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    Papijo
    Invité

    Savez-vous lire, je lis dans votre lien: « La solution retenue consiste, en utilisant un organe particulier appelé séparateur-surchauffeur, à fractionner la détente en prévoyant une resurchauffe » Le terme resurchauffe (d’où resurchauffeur) comme je le disais est le seul employé dans le monde de l’ingenierie pour cette fonction, cherchez ce mot (ou sa version anglaise « resuperheater ») sur internet et vous trouverez des tas d’exemples (et ne vous inquiétez pas pour moi, je connais la différence entre vapeurs saturée, sèche , humide, surchauffée … ainsi que Mollier)

    Sicetaitsimple
    Invité
    mais quand même, comme vous demandez si je sais lire: – le (re) de resurchauffe dans le lien est de trop . Encore une fois en vous ne resurchauffez que de la vapeur qui a été déjà surchauffée, comme vous ne repeignez que quelque chose qui a déjà été peint. C’est juste du français. « Le terme resurchauffe (d’où resurchauffeur) comme je le disais est le seul employé dans le monde de l’ingenierie pour cette fonction, cherchez ce mot (ou sa version anglaise « resuperheater ») » Ce dont nos amis suisses parlent c’est un « séparateur surchauffeur » ou un « séchaur surchauffeur » en Francais (les… Lire plus »
    Papijo
    Invité
    Je vous l’ai déja écrit, ce n’est pas forcément du français validé par l’académie ou par le Larousse (et qui n’ont certainement aucun avis sur le sujet !), mais c’est le terme utilisé par tous les ingénieurs du monde. Le « resurchauffeur » de vapeur nucléaire saturée a le même rôle que le « resurchauffeur » d’une centrale charbon à vapeur surchauffée, et donc le même nom. J’ai écrit « à quoi servent ces appareils » parce que pour moi: « réchauffeur de séparateur d’humidité », ça ne veut rien dire, « la surchauffe intermédiaire … prolongeant la durée de vie de la turbine à haute pression » est certainement… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Par tous les ingénieurs du monde, sauf ceux du nucléaire « bouilllant » ou « pressurisé ». Débat clôt.Cordialement.

    Bachoubouzouc
    Invité

    Je confirme : Le terme utilisé dans l’industrie nucléaire est « sécheur surchauffeur ».

    Sicetaitsimple
    Invité
    Ce que dit le premier exploitant nucléaire mondial ( env. 15%) et à environ 95% si on ne considère que le monde francophone, en dehors de quelques suisses, belges et canadiens francophones qui (et je n’ai rien contre!) adaptent le francais à leur sauce: page 8: GSS ( G pour tout ce qui tourne autour du groupe turboalternateur, SS pour sécheur-surchauffeur). Les certitudes de Papijo contre la réalité des appelations du premier exploitant du monde de centrales nucléaires, personnellement je me plie à la majorité….. Et en anglais je repete, le terme c’est « moisture separator reheater », nulle part vous ne… Lire plus »
    Dan1
    Invité
    Effectivement dans les documents EDF, on trouve « sécheur-surchauffeur : « La vapeur sortant des GV est admise dans le corps haute pression (HP) de la turbine où, après détente, elle est envoyée dans les sécheurs-surchauffeurs. » C’est assez logique puisque qu’effectivement la vapeur « fabriquée » par le générateur de vapeur n’est surchauffée qu’à cet endroit pour la rendre plus efficace et moins humide pour éviter que cela n’entraîne la détérioration de la turbine BP qui est derrière. Ceci dit, on peut avoir une resurchauffe sans surchauffe… vu que nous avons des tarifs de rachat de l’électricité sans achat préalable ! Là où Papijo… Lire plus »
    Papijo
    Invité

    Après un coup d’oeil sur internet, je pense que vous avez raison. Certainement un problème de génération, mon expérience de l’énergie nucléaire date de quelques décennies (réacteurs bouillants !) et j’aurais du me remettre à jour !

    Sicetaitsimple
    Invité

    Ah, ils nous font bosser nos amis suisses avec leurs appelations bizaroides, ils ne se rendent pas compte! Cordialement.

    Pierre 25
    Invité

    Chez STEIN on appelait cela un « séparateur surchauffeur »

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