Tarif de rachat de l’éolien : avis négatif de la CRE

Annulé en août dernier, le tarif de rachat de l’éolienne a été republié au Journal Officiel, sans changement. A cette occasion, la CRE publie son avis, négatif, sur le niveau du tarif de rachat.

Les tarifs proposés pour les installations implantées en France continentale et sur le domaine public maritime s’avèrent supérieurs au total des coûts de production évités sur le long terme au système électrique, augmenté de la contribution de la filière éolienne aux objectifs de la politique énergétique française, calcule la Commission de Régulation de l’Energie.

Pour la CRE, si le choix de l’éolien est rationnel dans les pays européens dont le parc de production conventionnel recourt majoritairement à l’utilisation de combustibles fossiles, comme l’Allemagne, l’Espagne ou le Danemark, il est d’une efficacité moindre en France métropolitaine, où 78% de l’électricité est produite par des centrales nucléaires et 10% par des centrales hydrauliques. Elle  note toutefois que la situation est différente en Corse, dans les départements d’outre-mer, à Saint-Pierre-et- Miquelon et à Mayotte où, du fait de la petite taille et de l’isolement des systèmes électriques, une bonne partie de la production d’électricité est assurée par des centrales au charbon et au fioul de faible puissance, relativement coûteuses et polluantes.

Le surcoût de production lié à l’introduction d’un parc de 17 GW d’éoliennes dans le système électrique français à l’horizon 2015 est estimé entre 1,7 et 2,1 Mds€/an, en comparaison d’une
situation de référence où la production d’électricité serait assurée par des moyens conventionnels. Ce surcoût est jugé "hors de proportion" avec les bénéfices résultant de la contribution de la production éolienne aux objectifs définis par la loi du 10 février 2000, évalués à 450 M€/an sur la base d’hypothèses majorantes.

Au surcoût de production, la CRE rappelle qu’il convient d’ajouter les coûts supplémentaires induits par l’éolien sur le système électrique. Au-delà de 5 à 10 GW installés, la filière éolienne induit un coût supplémentaire en termes d’ajustement et de marges.

Le surcoût dû à l’éolien conduirait ainsi à une valorisation de la tonne de CO2 évitée entre 230 et 280 €, et jusqu’à 490 € pour les éoliennes implantées en mer, selon ses évaluations. A titre de comparaison, le coût budgétaire de l’intervention publique est évalué à 2 € par tonne de CO2 économisée pour l’isolation thermique des parois opaques, à 31 € pour la mise en place de chaudières à condensation et à 97 € pour la mise en place de pompes à chaleur géothermales.

Compte-tenu des difficultés à moduler la production des centrales nucléaires, l’autorité de régulation indique que plus la pénétration de l’éolien s’accroît, plus la production éolienne se substitue à du nucléaire et plus il devient nécessaire, en contrepartie, de développer le parc de centrales thermiques à flamme, mieux adapté aux variations de charge.

Il en résulte selon elle que les coûts induits par l’éolien augmenteront au-delà du rapport de proportion entre le parc de 17 GW, sur lequel se base la présente évaluation, et celui de 25 GW, qui correspond à l’objectif visé, tandis que le bilan environnemental devrait se dégrader.

Rentabilité des projets

Bien que dégradée en comparaison de la situation constatée en 2006, la rentabilité des projets reste, dans la plupart des cas, très satisfaisante.

Elle est même jugée manifestement excessive pour les installations implantées en France continentale fonctionnant 2 400 h/an ou plus (en équivalent pleine puissance) et pour les installations implantées sur le domaine portuaire, à proximité du rivage ou par faible profondeur, qui bénéficient du tarif applicable aux installations implantées sur le domaine maritime alors que leurs coûts sont davantage comparables à ceux de centrales implantées à terre.

Pour les installations implantées sur le domaine public maritime, la CRE considère qu’il serait
possible d’obtenir de meilleurs prix d’une mise en concurrence des opérateurs sur des zones
prédéfinies par l’Etat. Un tel processus serait de nature à favoriser le consensus sur le choix du site, à simplifier l’obtention des autorisations administratives et à générer une véritable concurrence sur les prix.

Charges de service public dues à l’éolien

La part du surcoût de l’éolien pris en charge par la Contribution au service public de l’électricité (CSPE) dépendra du niveau des prix sur le marché de gros de l’électricité. A l’extrême, la filière éolienne pourrait contribuer à une diminution des charges de service public. Sur le long terme, cette perspective reste théorique puisqu’en en cas d’anticipation de prix durablement supérieurs aux tarifs d’achat, les producteurs auraient intérêt à résilier leur contrat pour vendre leur électricité sur le marché.

Pour l’autorité de Régulation, il paraît difficilement compréhensible qu’un moyen de production rentable sur le marché ait besoin d’aides de la puissance publique.

En conclusion, la Commission de régulation de l’énergie formule un avis défavorable au projet d’arrêté fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations utilisant l’énergie éolienne.

[Voir en ligne : L’avis de la CRE (en PDF)]

 

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63 Commentaires sur "Tarif de rachat de l’éolien : avis négatif de la CRE"

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tibeau
Invité
Sans vouloir remettre en cause l’analyse faite par la CRE, pourquoi la CRE n’émet elle pas un avis négatif sur le photovoltaïque alors qu’il est subventionné à hauteur de 550€/MWh alors que l’éolien est subventionné à 83€/MWh. Et le photovoltaïque est tout aussi intermittent que l’éolien (voire même pire)…Je pense que ce qui est pris en compte ici est bien le point de vue esthétique… les éoliennes se voient de loin et certaines personnes n’aiment pas ça. Le PV on ne le voit pas alors tout le monde accepte. Mais d’un point de vue financier… Cet avis négatif est il… Lire plus »
Vinc 33
Invité
Entièrement d’accord. Une nouvelle fois on tape sur l’éolien sous l’angle du tarif et des émission de CO2. Je vois déjà les esprit malveillant et de mauvaise fois s’emparer de cet article pour casser le développement de l’éolien. Je suis profondemment pour toutes les énergies renouvelables, et je suis persuadé qu’il ne faut pas en choisir une par rapport à l’autre. Ainsi le solaire à toute sa place en toiture, sur des espaces ayant déjà une autre fonctionnalité et qui ne viendra pas en concurrence des surfaces agricoles, forestières ou écologiquement sensibles. Alors que l’éolien marquera notre paysage rural d’une… Lire plus »
Lafden
Invité

Il est absolument indispensable de diriger nos efforts vers l’éolien et le photovoltaïque.Voir mes articles sur le réchauffement climatique,les économies d’énergie,les énergies renouvelables,etc.    http://www.denis-laforme.over-blog.com

couposanto
Invité
Précision : L’imbroglio légal par rapport à ce décret pour les tarifs d’achat de l’énergie produite par l’éolien n’est pas encore fini. Même si la rétroactivité pour les contrats depuis juillet 2006 est prévu, ils ont oublié de publier un article annexe dans le journal officiel (et ils nous gouvernent :-S). Donc ce décret est toujours inapplicable….   Pour Tibeau : La CRE n’a pas émis un avis sur les énergies renouvelables en général mais par rapport à une loi sur les tarifs d’achat de l’éolien. Même si cet avis n’est que consultatif, c’est une obligation de la CRE d’être consultée. Et la partie sur les économies d’énergie et sur la sur-profitabilité des… Lire plus »
Champvi
Invité
et quel est l’avis de la CRE sur le fabuleux TARTAM, énorme cadeau aux industriels et avec un point incroyable dans la CSPE? d’après le CLER, en 2007, CSPE 1% pour l’éolien, 24% pour le TARTAM.et les moyens conventionnels c’est quoi? c’est du gaz, du charbon ou du fioul. pas du nucléaire car la part de celui-ci va diminuer et la consommation augmenter….evidemment que l’isolation a un rendement bien meilleur sur le CO2, mais la question n’est pas là. depuis quand la CRE regarde la diminution des besoins? C’est très bien qu’ils y pensent mais ce n’est pas leur role.… Lire plus »
Prudent
Invité
Le jour où la production d’électricité solaire photovoltaïque ou thermodynamique atteindra la même proportion que celle de l’éolien, avec un tarif de rachat équivalent et proche des prix sur les marchés d’échange (Powernext), la CRE fera les mêmes remarques au sujet du photovoltaïque ou du thermodynamique (surtout en développement en Espagne et aux Etats-Unis pour l’instant). … Pour l’instant, l’électricité d’origine solaire ne gêne pas car le niveau de production est encore faible, mais les perspectives de l’éolien sont d’une autre nature et deviennent gêènantes pour les intérêts établis du nucléaire. … Déjà, la quantité d’électricité produite par les nouvelles… Lire plus »
Vingtcinq
Invité

La CRE fait son boulot: l’éolien, qu’on soit pour ou contre, est trop payé, et surtout payé à des margoulins privés qui se fichent comme d’une guigne de l’avenir de la planète.Il est absurde de soupçonner la terre entière d’être pro-nucléaire, et les déclarations bien pensantes diminueraient beaucoup si on nationalisait une bonne fois pour toutes l’industrie éolienne: au moins l’argent resterait-il dans la famille.Qui a intérêt (financièrement) à ce que l’éolien continue son développement sans rien changer, comme maintenant?

couposanto
Invité

Entièrement d’accord avec Vingtcinq, surtout qu’en ce moment le mot “nationalisation” ne semble plus être un gros mot grâce à Wall Street (qui l’aurait cru).Une idée qui avance de plus en plus au Québec :

Jp du carladez
Invité

La CRE confirme sa position sur le tarif de rachat. Mais l’éolien rend autiste. Nos ministres n’en on ren à cirer de ce que pensent les gens compétents… La CRE ne précise pas que cet avantage sera percu par constructeurs ou explotants étrangers. Il est vrai que notre balance commerciale n’en est pas à quelques miliards pret.Rendez-vous dans 12 ans…

Steph
Invité

La CRE a-t-elle pris en compte les recentes annonces de EDF concernant son EPR ? Et les couts de demantellement qu’on n’ose aborder par pudeur etatiste ?Alors quelques chiffres : cout de revient du MWh du futur EPR : 55 € contre entre 30 et 82 € pour l’eolien : l’eolien est parfaitement competitif avec le nuke .Champagne !

Dan1
Invité
Cet avis pose un autre problème à mon avis plus fondamental. On nous a expliqué qu’il fallait casser les intégrations verticales et les monopoles (EDF cumulant les deux “tares”). Pour notre “bien”, il fallait donc privatiser et mettre en concurrence. On nous a également expliqué que cela était possible en mettant en place un régulateur indépendant, garant des équilibres.Que constate-t-on : un régulateur, la CRE qui rend des avis avec une certaine constance dans les conclusions et qui est systématiquement désavoué par le politique et voué aux gémonies par ceux qu’il épingle. Que faut-il faire : virer le régulateur ? Couper le cordon… Lire plus »
Dan1
Invité
Que l’éolien coûte autant ou plus au MWh que le nucléaire ne veut pas dire qu’il est complètement compétitif avec le nucléaire. Le coût est une des facettes du problème. Il faut aussi regarder le service rendu. L’éolien ne fera jamais ce que fait le nucléaire (sauf système de stockage parfait et à long terme).En effet, en France pour produire 440 TWh/an garantis, il faudrait au moins 200 GW d’éolien contre “seulement” 63 de nucléaire. Question : sachant qu’en août la France fonctionne avec 40 GW ou moins et que, malgré les efforts du chauffage électrique, on atteint péniblement 89 GW en… Lire plus »
lion
Invité

L’avis de la CRE est justifié et n’est pas le premier sur ce sujet. Je suis pafaitement d’accord avec cet avis sur les tarifs appliqués en France continentale. Le MWh éolien revient à 45 à 50 euros au producteur. le tarif de rachat est fixé à plus de 80 euros avec obligation d’achat de toute la production. Alors oui à l’éolien et non à l’escroquerie légalisée.

dede29
Invité

Les deux arguments contre le développement actuel de l’éolien sont pleins de bon sens :    -inutile en France pour diminuer l’emission de CO2    – trop couteux pour les clients consommateurs compte-tenu du prix de rachat Seules des raisons politiques nous conduisent à une pareille absurdité

Electron
Invité
Des millions de batteries de voitures électriques (EV ou PHEV) en charge pendant les heures de pic de production éolienne permettent de stocker l’énergie.  En période de pic de consommation, les batteries chargées d’énergie d’origine éolienne peuvent injecter de l’électricité sur le réseau (concept V2G, Vehicule to Grid) et en heure creuse de consommation, par exemple la nuit, les batteries se chargent. Le groupe danois DONG Energy concrétise actuellement  ce concept en partenariat avec le groupe israelo-californien BetterPlace. Le Danemark produit 20% de son électricité à partir de l’éolien, une production décentralisée sur tout le pays, une technologie qui ne produit aucun déchet. Le rendement de “la prise à la roue” d’un véhicule… Lire plus »
Electron
Invité

Electrifier 100% du parc automobile français avec les renouvelables, est-ce possible?Début de réponse ici:

stef
Invité

Pour vingtcinq et couposanto :L’éolien peut ne pas être uniquement une affaire d’industriels et de développeurs. Les citoyens peuvent aussi avoir leur mot à dre et tirer bénéfice des éoliennes. De nombreuses coopératives existent chez nos voisins européens (notamment Angleterre, Belgique, Danemark, Pays Bas).Ca va doucement venir en France, j’espère que tous ceux qui crient au scandale de voir les industriels se remplir les poches seront les premiers à participer à ces parcs citoyens… mais j’en doute !

stef
Invité
Pour Dan1 :”L’éolien ne fera jamais ce que fait le nucléaire”Mais qui a prétendu que l’éolien devait remplacer le nucléaire ? Personne il me semble. Personne n’a cette prétention. L’éolien fait parti des énergies renouvelables qui peuvent, à long terme, remplacer les énergies fossiles et nucléaires. Mais l’éolien ne peut bien évidemment pas à lui seul remplacer le nucléaire.D’ailleurs si on veut que les EnR aient une part significative dans la production d’électricité, il faut avant tout diminuer nos consommations électriques…. C’est une évidence mais au vu de certains messages certaines évidences semblent bon à rappeler puisque des mêmes arguments… Lire plus »
christian
Invité
A Electron :Ce que vous dites est juste, mais il s’agit de stocker n’importe quel renouvelable intermittent, et pas juste l’éolien. C’est tout autant valable pour le solaire photovoltaïque ou thermique, et pour les hydrauliennes…Mettre ainsi en avant le seul éolien est contre-productif compte tenu des raisons qui pourraient lui faire préférer le solaire ou les hydrauliennes… (coût, esthétisme, cycle de vie pas clair, trop de béton etc.).De plus, cette stratégie intégrée nécessiterait que les constructeurs automobiles s’y intéressent… Or, ce n’est pas le cas. Suggérerez-vous de profiter de la crise qu’ils traversent pour les nationaliser au lieu de leur… Lire plus »
Vingtcinq
Invité

Je crains que le bénéfice pour les citoyens ne vienne vraiment que très doucement, si doucement qu’entre temps le solaire et même l’hydrogène auront pris le dessus. Pourquoi un industriel glouton et un fonds d’investissement caché dans un paradis fiscal auraient-ils la moindre raison de partager le pactole? Commençons par la logique: pour s’assurer le meilleur coût citoyen, cessons de garantir des prix délirants à ces gens douteux et faisons des appels d’offres, comme dans tous les autres secteurs.

stef
Invité
“Pourquoi un industriel glouton et un fonds d’investissement caché dans un paradis fiscal auraient-ils la moindre raison de partager le pactole”Tout simplement parce qu’ils peuvent ne pas avoir le choix ! En Belgique par exemple des collectivités imposent à des développeurs d’ouvrir à au moins 51 % le capital d’investissement, afin que les communes et les citoyens soient majoritaires dans les parcs éoliens.Et les industriels se rendent bien compte que s’ils veulent que leurs parcs soient le plus possible accepté par la population, mieux vaut impliquer les citoyens.Pour l’industriel, mieux vaut un parc ouvert aux citoyens que pas de parc… Lire plus »
stef
Invité

Vous écrivez “Le MWh éolien revient à 45 à 50 euros au producteur”Cela est vrai dans certains parcs éoliens, mais ce n’est pas une généralité ! Tout dépend du potentiel de vent du site, des contraintes de raccordement, …Certains projets ont des couts de revient bien plus élevés que cela. Et ont donc besoin d’un tarif d’achat de l’ordre de 80 euros le MWh.Faut-il pour autant les disqualifier ? Si on veut atteindre les objectifs fixés par l’UE, surement pas…

ekotekoo!
Invité

Au-delà de la revente à EDF, les petits producteurs indépendants peuvent être motivés par la recherche d’autonomie apportée par des éoliennes individuelles et il me semble que cet aspect est à prendre en considération en parallèle des échanges nécessaires et intéressants concernant la revente à EDF. Cette dimension d’autonomie se retrouve sur mon portail Ekotekoo sur lequel plusieurs projets d’éoliennes individuelles sont décrits et des discussions lancées dans les forums publics : l’un concernant justement cet article auquel je fais référence et l’autre concernant le projet d’éolienne démocratique de Philippe Starck avec la société Pramac.

Vinc33
Invité
Petite question :Qui finance ou va financer le développement et l’installation du solaire PV?Qui finance ou va financer le développement et la mise en place de l’hydrogène?Désolé, mais je crois qu’aujour’hui l’Europe nous a obligé à libéraliser le marché de l’énergie, et c’est pour toutes les filières pareils.Qui financera les centrales solaires au sol bénéficiant d’un tarif d’achat 3 fois supérieur à l’éolien et qui produit 2 fois moins? Les mêmes gloutons que l’éolien.Qui financera les centrales solaires en toiture bénéficiant d’un tarif d’achat 6 fois supérieur à l’éolien et qui produit 2 fois moins? Les mêmes gloutons que l’éolien.Tous les… Lire plus »
Vingtcinq
Invité
Absolument d’accord avec vous deux: vous donnez les bonnes explications.Mais la question est  de savoir si on se réjouit de ces explications ou si on souhaite autre chose.Je ne comprends toujours pas pourquoi l’Etat décrète un surcoût éolien sur lequel se précipitent anarchiquement les gloutons alors qu’il suffirait qu’il fasse un appel d’offres pour organiser la compétition entre gloutons et faire baisser le surcoût en donnant le marché au mieux disant. C’est ce qu’on fait quand on doit construire n’importe quel équipement.J’ajoute que ce surcoût a été déterminé avant un tout petit événement nouveau qui est la crise, et que… Lire plus »
Nature
Invité

Quand il y aura 10000 machines de 140 m. de haut dans les campagnes françaises ,comment évaluera-t-on les dommages économiques liés à la fuite des résidents ou au tourisme rural  sinistré. Qui ira voir ailleurs ce qu’il aura à sa fenêtre?

lion
Invité
Avec la pratique de l’obligation d’achat à tarif imposé bien supérieur au coût, l’éolien est la seule industrie qui échappe à 2 fondamentaux économiques. Le coût du MW installé ne baisse pas avec l’effet de taille d’une part et la production en série d’autre part. Cherchez l’erreur!Si le coût du MWh dépasse 50 euros, c’est que le temps de fonctionnement à l’équivalent pleine puissance est inférieur à 2000 heures par an. C’est à dire que la machine est installée à un endroit où il n’y a pas assez de vent. Ce qui est un comble! Mais ce peut être vrai car… Lire plus »
stef
Invité
Il n’y a pas que l’éolien qui é chappe à vos soi disant fondamentaux économiques. Pour le solaire thermique, vous avez vu son coût baisser ces dernières années ?Les voitures, leur coût baisse pendant qu’on en achète de plus en plus (je ne parle pas de l’année 2008) ?Quand un marché se développe, pour que le prix soit en baisse, il faut plusieurs conditions qui sont loin d’être toutes réunies dans toutes les industries (importance du nombre de fournisseurs et donc peu de tension sur le marché, abondance de la matière première, …).Quant au coût du MWh de 50 € pour… Lire plus »
Grichki
Invité
C’est vrai qu’avec tchernobyl, l’ukrane dispose aujourd’hui d’un site touristique d’envergure mondiale…fuite de residents ? c’est une blague ? si les camapgnes francaise se sont vides d’environ 70 % depuis 60 ans, c la faute des moulins ?l’existence meme d’un impact touristique est discutable : j’ai de la famille a cherbourg, et etre le depotoir nucleaire de la planete (dechets anglais dans la fosse des casquets, la hague, flamanvile et un arsenal ou on fabrique des sous marins…nucleaire) n’a pas fait fuire les touristes. ensuite si impact il y a, pas evident que ca soit negatif : le moindre moulin… Lire plus »
ekotekoo!
Invité
Plus haut dans ce forum, j’ai tenté d’introduire la question de l’autonomie (autoconsommation) de production versus la revente à EDF. Voici la réponse d’un petit producteur indépendant sur le portail Ekotekoo () :”L’installation de mon éolienne de 1,3 kW a été définie dès l’origine pour fonctionner en autoconsommation,pour plusieurs raisons : -ma consommation électrique annuelle se situant à 8.000 kWh,on pouvait estimer en couvrir au mieux un tiers avec la production éolienne,compte-tenu de la petite puissance du générateur et d’un régime de vents locaux incertain(confirmé par Météo France).Donc,théoriquement,pas d’excédent à revendre. -la simplicité de l’installation avec un cablage direct au… Lire plus »
renewable
Invité
Il est vrai que l’espagne et ses 18 000éoliennes, l’Allemagne et ses 20 000 éoliennes, le Danemark et ses 3000 éoliennes, les pays-Bas et leurs 2000 éoliennes (comparez la taille de ces pays avec celle de la France, ils sont tous plus petits!) sont des pays sinistrés, d’ailleurs leur sous-sol regorge de béton des fondations d’éoliennes et plus rien ne pousse nul part, leurs habitants ont tous fui leur pays pour se réfugier en France, il parait même que des vagues de suicides sans précédent on lieu parmi les rares habitants de ces pays qui ont osé rester dans un… Lire plus »
renewable
Invité
La CRE chiffre à 14 euros par foyer en 2020 le surcout de l’éolien et renvoie donc notre cher institut montaigne et VGE/Butré à leurs études pour nous expliquer leur chiffre de 100euros (si la différence est liée en partie à l’offshore, au moins cela rassure tout le monde car l’offshore est régi par la procédure d’appel d’offres).D’autre part la CRE s’indigne uniquement pour les projets de plus de 2400 heures de fonctionnement par an ou effectivement les TRI peuvent dépasser les 12% suivant leurs calculs (calculs qui ne prennent pas en compte le fonctionnement d’une entreprise qui doit attendre… Lire plus »
Dan1
Invité
Les chiffres de l’Institut Montaigne et ceux de la CRE ne sont pas incompatibles, on peut même dire que la CRE confirme l’analyse de l’Institut Montaigne. En effet, à la page 12/13, partie IV conclusion, alinéa 5, la CRE indique qu’un parc de 17 GW en 2015 introduirait un surcoût de production de 1,7 à 2,1 milliards d’Euros par an. L’Institut Montaigne nous indique qu’un parc éolien de 25 GW en 2020 introduirait un surcoût d’environ 2,5 milliards d’Euros par an. Si on ramène le chiffre de l’Institut Montaigne à 17 GW, on trouve… 1,7 milliards de surcoût annuel, soit… Lire plus »
Dan1
Invité
Non, au final ce n’est pas 14 euros par foyer qu’il faut retenir, mais au moins 40 Euros (cela dépend de l’hypothèse de taille de parc et de prix du MWh sur le marché. En effet, il ne faut pas confondre le surcoût global par foyer et le surcoût pour un client résidentiel moyen ! Lorsque la CRE indique, au deuxième alinéa de la page 12/13, je cite : « Sur la base de la consommation prévue en 2015 et avec une assiette de TWh exonérés identique à ce qu’elle était en 2006 et 2007, 1 Mds€ de charges correspond à 2,5 €/MWh,… Lire plus »
Dan1
Invité
En 2007, la CSPE a coûté 4,5 Euros/MWh appliquée à une assiette de 383 TWh, ce qui au total représente 1,72 milliards d’Euros dont environ. La part liée aux charges de service public est estimée à 3,4 Euros/MWh, mais il a fallut rajouter 0,55 Euros/MWh pour financer le TARTAM (bouée de sauvetage pour les imprudents qui croyaient que l’ouverture du marché allait faire baisser les prix). Dans ce total de 1,72 milliards d’Euros, la CRE estime que 670 millions d’Euros sont imputables aux contrats d’achats (39 %) dont l’éolien. Au sein des contrats d’achats, pour 2007, c’est bien évidemment la… Lire plus »
Dan1
Invité
A un moment donné, il va falloir choisir, car on ne pourra pas tout subventionner en masse (cogénération, éolien, photovoltaïque…). Il faudra bien expliquer aux français que dans la CSPE, il n’y a pas que du social (d’ailleurs il y en a si peu, sauf si l’on compte la péréquation).Le fait que le prix du marché augmente ne fera pas forcément baisser la CSPE, puisque le tarif d’achat de l’éolien et les autres vont bien évidemment augmenter aussi. Si tous les tarifs d’achat augmentent de 2 % par an (+ 27 % en 2020), avec 17 GW dont 4 en mer,… Lire plus »
Dan1
Invité
Je suis allé un peu vite lorsque j’ai écrit : « on achètera le MWh éolien à 161 Euros en 2020 ». Je tiens à préciser que ces 161 Euros ne concernent que l’éolien en mer dont le tarif de référence est déjà de 130 Euros en 2006. Pour être plus précis,  j’aurais dû écrire que : on achètera le MWh éolien en moyenne à 119 Euros, dont 102 Euros pour les installations à terre et 161 Euros pour les installations en mer. Pour arriver à cela, il suffit de prendre les formules d’indexation des tarifs d’achat de l’éolien qui figurent dans l’arrêté de… Lire plus »
Dan1
Invité
Si je parle de 40 Euros le MWh vendu par le producteur, c’est bien parce qu’il s’agit d’une réalité pour l’immense majorité des consommateurs français qui sont restés au tarif régulé. La France n’a pas majoritairement basculée dans le marché. Le prix du marché ne peut donc pas correctement refléter la réalité française. Je maintiens donc que pour le français “lambda” qui sait lire sa facture d’électricité, le prix du MWh HT vendu par EDF producteur est actuellement aux alentours de 40 Euros (ça dépend évidemment du mode de consommation et du contrat).Vous pouvez tourner la réalité comme vous voulez, ce que le… Lire plus »
Dan1
Invité
Il faut lire la facture jusqu’au bout et notamment les renvois ! Si je reprends ma facture du 18 décembre 2008, qui doit ressembler à la votre, je lis 2 prix de kWh puisque je suis en HC/HP pour 6 kW. En heures creuses, je paye le kWh 4,66 centimes d’Euros et en heures pleines, 7,92 centimes. Compte tenu de ma consommation (25 % HC et 75 % HP), je paye en moyenne ce kWh 7,08 centimes d’Euros hors taxe (ou bien 70,8 Euros/MWh). Le tarif de 80,3 Euros HT, que vous évoquez, est un tarif heures pleines en vigueur depuis… Lire plus »
Dan1
Invité
Pour moi, le problème n’est pas de savoir où est raccordée la source et comment ce raccordement est payé, l’essentiel est de savoir ce que je paye quand j’achète de l’électricité sur le réseau. Sachant que,  jusqu’à preuve du contraire, les électrons ne sont pas triés dans les fils et que personne n’en connaît le cheminement exact surtout quand on transporte loin. Pour formaliser cela, il existe un système de paiement de l’utilisation du réseau qui s’appelle le TURPE (Tarif d’Utilisation du Réseau Public d’Electricité). Chaque fois que l’on injecte et que l’on soutire du courant, on paye pour rémunérer… Lire plus »
Dan1
Invité
Vous faites erreur, ce n’est pas avec moi que vous êtes en désaccord, mais avec la loi française. Lisez d’abord la synthèse d’ERDF qui rappelle ces principes et donne le détail des calculs :   Principe rappelé : La péréquation tarifaire : Le tarif est identique sur l’ensemble du territoire national conformément au principe d’égalité de traitement mentionné par la loi du 10 février 2000. Le principe du “timbre poste” : Le tarif est indépendant de la distance parcourue par l’énergie entre le point d’injection et le point de soutirage (soit entre le site producteur et le site consommateur).   Ensuite vous pouvez lire… Lire plus »
Dan1
Invité
Je ne suis pas d’accord car vous tordez la vérité dans le sens qui vous arrange contre toutes les évidences physiques et réglementaires. Quels arguments probants apportez-vous ? Car on trouvera toujours le même décalage entre le MWh éolien et le MWh EDF qu’ils soient comparés à l’injection ou au soutirage. Côté injection (centrale électrique), on aura 85 Euros et 40 Euros, de l’autre (côté consommateur final) on aura 125 Euros et 80 Euros après paiement de l’acheminement. Il existe bien une différence de 45 Euros qui n’est autre que la différence initiale de prix. Comment pouvez vous affirmer que l’éolien… Lire plus »
Dan1
Invité
Tout d’abord bonne année à Enerzine et tous ses lecteurs.  Le problème de départ était de savoir si, vu du consommateur, on pouvait comparer le tarif d’achat de l’éolien de 82 Euros/MWh en 2006 (85 à 88 Euros aujourd’hui) avec celui d’EDF figurant sur la facture d’électricité. J’affirme que pour ce faire, il faut enlever le prix d’acheminement au prix figurant sur la facture (environ 7,1 centimes d’Euros le kWh soit 71 Euros le MWh). Sachant que l’acheminement représente 46 % du prix, logiquement la fourniture représente 38 Euros. Je peux donc maintenant comparer deux prix de fournitures d’électricité avant… Lire plus »
Dan1
Invité
Prix moyen de 9,2 centimes d’Euros par kWh en France : Je vous ai déjà répondu le 28 décembre à ce sujet, mais comme visiblement l’information n’est pas passée, je recommence. Le pire est que je suis d’accord sur ce prix, à condition de ne pas l’utiliser n’importe comment. Je cite votre commentaire du 28 décembre : « D’autre part, tout le monde n’est pas au même tarif que vous, je ne suis par exemple pas en HC/HP (ou alors il faudrait me le dire 🙂 ), et la moyenne en france du KWh HT (avec cout de transport) est de 92euros par… Lire plus »
Dan1
Invité
Je ne comprends toujours pas cet amalgame entre raccordement d’un parc éolien à un poste source pour évacuer la production et la distribution de l’électricité aux abonnés depuis ce poste source. Ce sont deux choses différentes et jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas l’éolien qui finance l’immense et très dense réseau de distribution en 20 000 V et 400 V. Selon le rapport Champsaur, ce réseau fait : en 20 kV, 432 000 km aérien et 159 000 km souterrain et en 400 V : 494 000 km aérien et 142 000 km souterrain. Qu’est que l’éolien a financé et… Lire plus »
Dan1
Invité
Vous ne répondez pas à ma question. On ne réécrit pas l’histoire, et si tous les moyens de production ont dans le passé été financés autrement, les règles du jeu ont changé et pas à cause de la France, mais de la contrainte européenne d’ouverture des marchés, soutenue aussi par les fournisseurs alternatifs. Ne mélangez pas le contribuable et le consommateur. Cela fait très longtemps que le prix du kWh inclut l’acheminement, sauf qu’avant, on ne se posait pas la question et ce n’était pas indiqué sur la facture. Vous dites que le raccordement (y compris l’éventuel renforcement/modernisation du poste source)… Lire plus »
Dan1
Invité
1er point : Non, vous ne financez pas cela dans votre tarif d’achat, mais comme vous le dites d’ailleurs, par la part facture hors production. Vous vous évertuez à confondre volontairement, raccordement (investissement) et acheminement (coût d’usage). Je vous rappelle encore une fois que le coût d’acheminement ce n’est pas le promoteur éolien qui le paye, mais le consommateur ! Ce que le consommateur paye pour l’acheminement, c’est non seulement des coûts passés mais également le présent et surtout le futur. Car il faut bien entretenir et surtout investir. Or, on sait très bien que le foisonnement des producteurs alternatifs nécessite… Lire plus »
Clobinson
Invité

La lecture de l’ensemble des commentaires révèle qu’il est plutôt malséant de critiquer le développement des éoliennes. Beaucoup de citoyens de bonne foi se laissent embrigader dans un soutien plutôt aveugle à ce type d’équipement dont le bien fondé n’est pas vraiment démontré (au contraire !). Les deux lobbies si dissemblables que sont les “Verts antinuéclaires” d’origine allemande, et les industriels et installateurs représentés en France par le SER ont réussi à faire passer leurs messages. Gardons notre esprit critique !…

Clobinson
Invité

La lecture de l’ensemble des commentaires révèle qu’il est plutôt malséant de critiquer le développement des éoliennes. Beaucoup de citoyens de bonne foi se laissent embrigader dans un soutien plutôt aveugle à ce type d’équipement dont le bien fondé n’est pas vraiment démontré (au contraire !). Les deux lobbies si dissemblables que sont les “Verts antinuéclaires” d’origine allemande, et les industriels et installateurs représentés en France par le SER ont réussi à faire passer leurs messages. Gardons notre esprit critique !…

Dan1
Invité
Non ce n’est pas tout : Vous amalgamez sciemment deux périodes de l’histoire ayant des règles différentes pour opposer les filières. Seulement, encore une fois ça ne tient pas. Avant tout était financé via une entreprise verticalement intégrée (EDF) y compris les EnR, car c’était le règle du jeu qui a d’ailleurs remarquablement fonctionné pendant 60 ans. N’oublions pas que l’hydraulique, qui est encore la principale et si précieuse EnR française (14 000 MW pendant les pics),  a été en partie financée sous la règle du monopole et par EDF. Evidemment, si on remonte avant 1946, on trouvera aussi des sociétés privées… Lire plus »
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