Total convoite les bitumes de l’Alberta (Canada)

Total E&P Canada lance une offre publique d’achat pour acquérir la totalité du capital de UTS Energy Corporation, qui exploite notamment les bitumes de l’Alberta.

UTS Energy Corporation (UTS) est cotée à la bourse de Toronto au prix de 1,3 dollars canadiens par action, soit un montant total de près de 617 millions de dollars canadiens (environ 380 millions d’euros). L’offre de Total, intégralement proposée en numéraire, représente une prime d‘environ 57 % sur le cours de clôture d’UTS du 27 janvier 2009 et environ 51 % sur le cours moyen pondéré des 30 derniers jours.

L’offre sera ouverte pour une période d’au moins 60 jours et sera soumise à des conditions usuelles, en particulier la réception des autorisations réglementaires nécessaires des autorités canadiennes, et l’acceptation de l’offre par des actionnaires d’UTS représentant au moins 66.67% des actions ordinaires en circulation (après dilution), précise un communiqué de Total.

Le principal actif d’UTS est une participation de 20 % dans le projet Fort Hills, situé en Athabasca, dans la province canadienne de l’Alberta, à environ une centaine de kilomètres au nord-est de Fort McMurray. La société canadienne Petro-Canada en est l’opérateur avec une participation de 60 %, les 20 % restants étant détenus par la société Teck Cominco.

La dernière estimation des ressources du projet Fort Hills est d’environ 4 milliards de barils de bitume qui seront exploitées par extraction minière à ciel ouvert.

Ce projet devrait être développé en deux phases d’environ 160 000 barils de bitume par jour chacune, les principales autorisations nécessaires au lancement de la première phase étant déjà obtenues. Depuis octobre 2008 le projet Fort Hills est en cours de réévaluation par les partenaires pour en optimiser les coûts et le calendrier. En fonction du résultat des études, la décision finale d’investissement dans la phase un devrait intervenir d’ici 2010, pour une mise en production à l’horizon 2013.

Pour Total, cet actif viendra consolider son portefeuille dans la région qui comprend notamment les projets Joslyn et Northern Lights situés à proximité du projet Fort Hills et dont Total détient respectivement 74 % et 60 %. Ces projets seront également exploités par techniques minières.

En parallèle, Total a décidé de ré-évaluer les coûts, la technologie, la structure de son projet minier de Joslyn et d’en déterminer un nouveau calendrier. Les études d’engineering, menées sur l’upgrader à Edmonton, destiné à traiter le bitume des divers projets auxquels Total participe avancent comme prévu.

Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de Total visant à optimiser ses opérations dans les huiles lourdes de l’Athabasca, segment de l’industrie offrant un fort potentiel de développement à long terme.

Total Exploration et Production au Canada

Total est l’opérateur du projet Joslyn, dont il détient 74 %. L’exploitation en sera principalement menée par extraction minière à ciel ouvert. Le potentiel de production est actuellement estimé à 230 000 barils par jour.

Total détient également une participation de 50 % dans le projet Surmont, situé à 60 kilomètres au sud-est de Fort McMurray. La première phase du projet, entrée en production en 2007, d’une capacité en plateau de 27 000 barils par jour, produit actuellement 18 000 barils par jour.

Elle sera suivie d’une deuxième phase qui permettra de porter la production totale de Surmont à environ 110 000 barils par jour. Des phases supplémentaires de développement sont à l’étude.

Le Groupe détient également une participation de 60 % dans le projet Northern Lights, acquise en 2008 à travers l’achat de la société canadienne Synenco Energy.

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4 Commentaires sur "Total convoite les bitumes de l’Alberta (Canada)"

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renewable
Invité
Encore un bel exemple du souci environnemental de notre major française… Quand on sait qu’il faut brûler un baril pour en extraire deux, qu’il faut retourner la forêt et mettre à nu des tourbière qui se décomposent et rejettent des quantités colossales de méthane dans l’atmosphère (gaz bien plus à “effet de serre” que le CO2) on se demande si on ne marche pas sur la tête…Je comprend que cet état souhaite tirer partie de cette rente mais le Canada n’est pas un pays en voie de développement et ses gisements hydroélectrique et éolien sont colossaux et largement sous exploités… Lire plus »
Petar91
Invité

mais non voyons ! Total va replanter des arbres et passer le balais pour virer la poussiere laissée derriere…. Sur ce sujet, un reportage a été diffusé sur France 2 dans l’emission “Il font bouger la France” (il y avait Hulot, Jancovici et d’autres..), les images parlent d’elles meme…

lion
Invité

En France et pour trop de Français, une bonne entreprise est une entreprise qui fait du déficit et vient quémander des aides. Alors vous pensez bien, une entreprise qui fait du bénéfice est une honte. Il faut l’abattre.

bigbluejlr
Invité
lors d un reportage ils parlaient de ces chiffres pour extraire un baril en Alberta il faut : gratter 4 tonnes de schistes 2 tonnes d eau douce à 90 degre pour faire fondre cette merde il en ressort un petit baril et 6 tonnes de residus tellement acides et degueulasse qu on ne sait pas traiter On les stocked dans d immenses reservoirs à ciel ouvert visibles de la Lune ou on attendra 100 ans d evaporation avant de pouvoir retraiter …. en attendant ils ont placé des canons tous les 100 metres autour qui tonne toutes les 5… Lire plus »
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