Transition énergétique : les 5 scénarios possibles selon RTE

Le gestionnaire du Réseau de Transport d’Électricité (RTE) français a dévoilé mardi cinq scénarios pour la réussite de la transition énergétique, de l’hiver prochain à 2035.

Pour cet hiver, les prévisions conduisent RTE à placer cette période sous surveillance. La situation pourrait perdurer jusqu’en 2020. Les marges de sécurité s’accroissent ensuite, mais ne permettent pas de fermer les centrales à charbon et simultanément les quatre réacteurs nucléaires atteignant 40 ans de fonctionnement.

Réalisé en concertation avec l’ensemble des acteurs (producteurs, fournisseurs, distributeurs d’électricité et de gaz, ONG, organisations professionnelles, universitaires et think-tanks, institutions) et élaboré à partir de 50 000 simulations, le Bilan prévisionnel établit des scénarios conformément à la mission confiée par la loi à RTE.

Les scénarios présentent, pour la période 2025-2035, les conditions du possible pour réussir la transition énergétique.

2017-2020 : un système électrique ajusté

Avec l’arrêt définitif des moyens de production au fioul en 2017 et 2018, le système électrique est désormais ajusté aux besoins électriques de la France. Des arrêts non prévus ou des conditions climatiques « hors norme » pourraient fragiliser l’alimentation électrique des Français. RTE est ainsi amené à placer le prochain hiver sous surveillance. En cas de vague de froid durable ou de baisse de disponibilité du parc nucléaire, RTE pourrait utiliser graduellement les solutions exceptionnelles pour maintenir la sécurité d’alimentation électrique.

2020-2022 : différentes options sur la fermeture des centrales à charbon ou des réacteurs nucléaires atteignant 40 ans de fonctionnement

A partir de 2020, les marges augmentent grâce à une légère baisse de la consommation et à la mise en service programmée de moyens de production (premier parc éolien offshore, nouvelle centrale au gaz) et de trois interconnexions (deux avec l’Angleterre, une avec l’Italie). Ces marges permettent d’envisager la fermeture des centrales à charbon ou de quatre réacteurs nucléaires atteignant 40 ans de fonctionnement. Ces deux mesures ne peuvent être engagées conjointement.

Horizon 2025 : moins de nucléaire, plus de CO2

La fermeture d’un nombre important de réacteurs nucléaires (de l’ordre de vingt-quatre) doit être accompagnée par une forte accélération du développement des énergies renouvelables et de la construction de nouvelles centrales au gaz (plus de 11 000 MW) pour atteindre l’objectif de 50% de production nucléaire, fixé par la loi de transition énergétique.

Horizon 2035 : des scénarios volontairement contrastés pour accompagner les décisions qui construisent le système électrique de demain

Tous les scénarios aboutissent à :

– Une croissance forte des énergies renouvelables ;
– La fermeture de réacteurs nucléaires ;
– Une évolution de la consommation électrique (stable ou en baisse dans toutes les simulations) ;
– Le développement massif du véhicule électrique ;
– La croissance de l’autoconsommation électrique.

Selon les scénarios, les émissions de gaz à effet de serre du système électrique français s’établiront entre 9 et 42 millions de tonnes (22 millions actuellement).

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[ Communiqué ]

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