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UFE : « Les objectifs de Négawatt soulèvent de sérieuses interrogations »

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L’Union Française de l’Electricité (UFE) qui réunit les gros acteurs du marché de l’électricité et de l’énergie a dénoncé dans son Edito du lundi le dogme énergétique de l’organisation Négawatt en titrant : "Le monde « rêvé » de Negawatt… et ses dangers".

L’UFE émet ainsi des doutes sur la finalité de l’association Négawatt qui se veut pourtant verteuse, en publiant un scénario énergétique qui s’appuie sur la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique, et autres recours aux énergies renouvelables.

En cherchant à expliquer le terme Négawatt, l’UFE fait l’hypothèse que les entités citées – Global Chance et Négawatt – poursuivraient un tout autre but : "en finir avec l’industrie électrique nucléaire française" et d’ajouter, "la priorité de ces organisations n’est donc pas l’énergie mais le nucléaire, l’électricité constituant un dommage collatéral".

Le scénario Négawatt mis à mal par l’UFE

"L’anecdote n’est pas si anodine que cela car c’est sur ces bases-là qu’a été bâti le scénario que vient de présenter Negawatt dans le cadre du DNTE – Débat National sur la Transition Energétique. L’ennui, c’est qu’à travers lui, Négawatt se veut l’instigateur d’un monde vertueux, face aux autres acteurs – dont les énergéticiens – forcément présentés comme défenseurs de technologies du passé. Or, sobriété, efficacité énergétique et énergies renouvelables sont des objectifs que beaucoup d’autres parties prenantes partagent (et pas seulement les ONG !)" explique l’UFE dans son Edito.

"Mais là où les approches divergent, et c’est le cas de la part de l’UFE, c’est qu’aucune projection de ce type ne peut être décorrélée de sa dimension économique. Et c’est tout le problème du scénario Négawatt. (…) L’hypothèse sous-jacente de Négawatt repose sur un PIB constant, c’est-à-dire décroissant par habitant puisque la démographie, elle, augmente. En outre, l’évolution du PIB, dans sa composante ré-industrialisation notamment, est un facteur explicatif important de l’évolution de la consommation d’énergie et d’électricité (…) Rien n’est dit sur les montants d’investissements dans le secteur énergétique, et subsidiairement, électrique. Ils s’avèrent pourtant indispensables et tout particulièrement dans le scénario Négawatt sur la période 2013-2050 ! Rien non plus sur les modes de financement (qui paye ?), élément central de toute évolution de système" précise l’UFE.

Et de conclure : "Aucune analyse concernant l’impact du scénario sur le prix du MWh d’électricité, ni sur la compétitivité des entreprises. Bref, on est face à des annonces caractéristiques d’une approche irrationnelle du sujet, tant sur le plan économique que technologique. Les choix énergétiques ne peuvent être faits qu’à partir d’un consensus sur la vision de la société future. A partir de là, évaluer la nature et la quantité d’énergie nécessaire au fonctionnement de ce consensus, puis choisir les instruments de production au regard de critères climatiques, économiques, financiers et sociaux sont les étapes cohérentes de toute évolution dans ce domaine. L’occulter, c’est mettre toute la société en danger."


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    61 Commentaires sur "UFE : « Les objectifs de Négawatt soulèvent de sérieuses interrogations »"

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    Sonate
    Invité

    Reste que le scénario NéqaWatt est bien plus développé que le scénario UFE, techniquement parlant, puisque eux au moins ont simulé l’équilibre offre-demande pour montrer la faisabilité d’un système énergétique à 91% EnR. L’UFE représentant les énergéticiens, ils ne peuvent que tirer à boulets rouges sur un scénario qui promeut la réduction de la consommation énergétique, c’est-à-dire la réduction de leur chiffre d’affaires. Notons aussi que le scénario ADEME Visions 2030-2050 est assez proche en volumes d’énergie du scénario Négawatt.

    Invit
    Invité
    Le scénario negawatt est certes très criticable mais a le mérite d’exister et d’être largement reconnu en tant qu’objectif . Il a surtout l’avantage de ne pas être basé sur la croissance, aussi faible soit-elle. Qui peut encore sérieusement croire en une croissance perenne dans les pays dits développés, à part les politiques? Mais son principal défaut est que, comme pour toutes les utopies politiques ou écologiques il fixe un objectif… tout en oubliant largement d’indiquer le chemin pour y arriver, en terme d’investissements comme le souligne UFE, et surtout en terme de changement de mentalités, ce qui représente probablement… Lire plus »
    Daehl
    Invité

    S’il manque des données aux scénarios Négawatt, je proposerai plutôt que de les critiquer, d’y travailller AVANT de critiquer tout simplement. Je ne pense clairement pas que Négawatt a pour but de mettre la société en danger loin de là, ce serait même l’antébut si j’ose dire.

    Pas naif
    Invité
    Erreur psychologique: Les énergéticiens ont davantage à gagner d’une hausse du prix de l’énergie que de la baisse de consommation…! Regarder la campagne insidieuse d’EdF « hausse de 30% en 5ans » alors que tout bas ils savent que cela sera de 100% tandis que la consommation ne descendra guère que de 5%… Faites le calcul. Alors tous les Néga-qqchose auraient soudainement raison en prévoyant que les gens spontanément changeraient leurs objectifs de vie (recherche d’un bien-être minimum, voire simple survie pour la masse de la population) ? Même les lois et subventions les plus ahurissantes ne changent pas les comportements basiques… Lire plus »
    Bm
    Invité
    Effectivement, la pillule est dure à avaler pour ceux qui pensent qu’ils faut continuer à faire croître nos consommations d’énergie. Mais là où ils ont tord, c’est que c’est une occasion pour eux de vendre des équipements (passer à un système énergétique fondés sur les renouvelables est plus capitalistique), mais surtout de les produire localement et d’en faire la maintenance. Et tout cela, sans devoir aller s’approprier de l’uranium et des combustibles fossiles qui ne sont pas (plus) sur notre territoire et, surtout, qui sont hautement dangereux pour notre avenir. Le lobby de l’UFE a t-il un scénario plus durable… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité
    Il me semble normal que l’UFE puisse critiquer le scénario Negawatt, surtout si cela est argumenté. En l’occurence, c’est le cas : L’UFE nous dit que Negawatt propose de changer du tout au tout notre système énergétique et derrière évacue rapidement la question des conséquences financières, qui pourtant seront selon toute évidence titanesques. Ce n’est donc pas tip-top pour éclairer sur le problème un public dont la préoccupation première sera toujours la croissance économique. Après, il est effectivement faux de dire que les producteurs veulent une consommation maximale : Les producteurs veulent une rentabilité maximale, et cela ne se fait… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité
    On peut évidemment accroitre le rendement énergétique de notre économie, mais il est illusoire de penser qu’on pourra couper massivement notre consommation sans y perdre au passage quelque chose. Et les quelques % d’économie d’énergie qu’on aura gagné en isolant mieux notre logement, en achetant des appareils plus efficaces, en ayant installé du solaire thermique, seront rapidement absorbés par le développement économique. Regardez autour de vous : On a tous des amis/familles qui nous annoncent fièrement de combien ils ont réduis leur facture d’électricité. Vous constaterez alors qu’ils l’ont fait principalement en : – Renoncant à du confort (température du… Lire plus »
    Enrevant
    Invité

    Difficile d’imaginer mon boucher dénigrant sa marchandise et me conseillant d’acheter du poisson… Difficile de croire l’UFE et la sincérité de ces « commerçants » en électricité !!! Par contre, et contrairement à ce qu’avance l’UFE, Négawatt n’a jamais caché militer pour 1. une sortie du nucléaire 2. accompagnée d’une décroissance énérgétique 3. et un développement des ENR. Au moins les choses sont claires.

    gaga42
    Invité
    Le scénario negawatt est certes très criticable mais a le mérite d’exister et d’être largement reconnu en tant qu’objectif sérieux . Il a surtout l’avantage de ne pas être basé sur la croissance, aussi faible soit-elle. Qui peut encore sérieusement croire en une croissance perenne dans les pays dits développés, à part les politiques? Mais son principal défaut est que, comme pour toutes les utopies politiques ou écologiques il fixe un objectif… tout en oubliant largement d’indiquer le chemin pour y arriver, en terme d’investissements comme le souligne UFE, et aussi en terme de changement de mentalités, ce qui représente… Lire plus »
    Babase
    Invité
    « Bref, ok pour plus d’efficacité, mais il est illusoire de penser sauver la planète en réduisant durablement notre consommation individuelle d’énergie. On ne pourra sauver la planète qu’en réduisant la population. » pourtant les conso d’energie par habitant sont déja trés différentes dans les pays développés, donc il y aurait foccement des marges de progrès, non? ensuite pour la réduction de population pourquoi pas, la logique équitable voudrait qu’on commence par ceux qui ont l’impact le plus important (les aisés des pays développés), j’en fais partie : stérilisation forcée, ou alors on rationne toute population à un niveau équivalent à une… Lire plus »
    Babase
    Invité

    Exemple de confort indispensable : – magasin porte grandes ouvertes avec chauffage ou climatisation à fond, chauffage des terrasses – écrans plats dans les boulangerie ou autre commerces – courses, compétitions et loisirs motorisées (F1, paris dakar, quad, motocross) – ecrans publicitaires dans le metro et les abribus – enseignes publicitaires en tous genres – vehicules indivudels dépassant les vitesses maxi autorisé et de puissance exagérée – le spam (% majoritaire du trafic) – les sites web porno (12% des sites, 25% des requètes) … ad nauseam

    Bachoubouzouc
    Invité

    Comment Negawatt compte diviser par 2,5 la consommation d’énergie liée aux transports (un sujet sur lequel le scénario reste très, très vague…) alors qu’à côté elle compte multiplier par 2,5 la production d’énergie à partir de biomasse (qui nécessite de l’agriculture mécanisée et des transports par camion) ? Petit rappel, l’agriculture actuelle contribue modestement à hauteur de 5-10% dans notre consommation de pétrole.

    Bachoubouzouc
    Invité
    « pourtant les conso d’energie par habitant sont déja trés différentes dans les pays développés, donc il y aurait foccement des marges de progrès, non? » Pas vraiment, puisqu’en France on est déjà particulièrement bas, surtout pour un pays relativement peu dense (où les besoins de transport sont donc nettement plus importants par habitant) et où on consomme beaucoup d’électricité (et donc d’autant plus d’énergie primaire) : 3,8t de pétrole équivalent par an et pas habitant en France, 3,6t en Allemagne, 3,5t au Japon, 3,1t au Danemark. Quant aux émissions de CO2, on est déjà un des plus vertueux parmis les pays… Lire plus »
    Luis
    Invité

    ¤ Lorsque la production mondiale de pétrole commencera à décliner, vers 2015, de même que celle de charbon, de gaz et d’uranium, vers 2030, quel sera le consensus pour la « croissance » perpétuelle ? Mieux vaudra disposer d’une maison bien isolée, de panneaux photovoltaïques avec stockage, d’un jardin potager et de quelques volailles (pour la poule au pot du dimanche) que d’habiter un immeuble en ville.

    Adrien couzinie
    Invité
    @ Bachibouzouc Pour éviter pleins d’emmerdes potentiellement toutes extrêmement mortifères (réchauffement climatique, choc économique suite aux pic pétrole et gaz, pollution chimique généralisée), nous devrons commencer à faire décroître nos émissions mondiales de GES d’ici 2020 et baisser d’un facteur trois d’ici 2100 (ce qui revient à peu près au même sur la conso de fossiles). Si en plus nous faisons de l’équité par terrien, en France, en moyenne, nous devrons diviser d’un facteur 4 à population humaine constante et d’un facteur 7 si nous montons à 10 milliards de personnes. Donc qu’on se trouve vertueux, ou pas n’est pas… Lire plus »
    stef
    Invité

    « Petit rappel, l’agriculture actuelle contribue modestement à hauteur de 5-10% dans notre consommation de pétrole. » Les chiffres exacts ne sont pas très compliqués à obtenir. D’après le SOeS (chiffres clés de l’énergie – 2012) l’agriculture représente en 2010 et 2011 4,3 % des consommations de pétrole. Et là dedans tout ne sert pas à la mobilité, il y a également de la production de chaleur dans l’agriculture, et cet usage n’augmente pas dans le scénario négawatt.

    fredo
    Invité

    L’UFE cherche sciemment la polémique. Et quelles sont donc les vraies motivations de l’UFE ? Défendre les intérêts particuliers de ses membres? Y a-t-il autre chose, comme la promotion de la surconsommation avec un scenario Prowatt ?

    climax1891
    Invité
    Le potentiel raisonnable, c’est 50% d’économie sur le gaz naturel, 40% sur la consommation d’électricité et 30% sur la consommation de pétrole. 50% du gaz naturel est utilisé pour le chauffage résidentiel et tertiaire. 40% de l’électricité peut être économisée avec des économies sur le chauffage électrique, l’éclairage et la réfrigération (En 2007, au total, le chauffage chauffage (résidentiel/tertiaire et industriel), l’éclairage et la réfrigération ont utilisé 224 TWh d’électricité soit 52% de l’électricité utilisé en 2007 soit 433 TWh. 30% du pétrole est utilisé avec le transport des marchandises et le chauffage au fioul soit environ 25 millions de… Lire plus »
    Luis
    Invité
    ¤ A une époque, pas mal de bénéficiaires du système économique de l’empire romain ont dû se résoudre à vivre moins bien que leurs prédécesseurs. Fini les somptueuses villas avec leurs thermes, le chauffage central et tout le confort moderne de l’époque. L’empire romain s’est écroulé et il a bien fallu se contenter d’une vie plus spartiate. Nous avons un avantage sur ces romains, c’est que nous sommes en mesure de voir venir et de nous organiser pour conserver une certaine qualité de vie avec moins de ressources énergétiques. Mais il faudra bien retourner aux champs, remplacer les insecticides par… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité
    @ adrien couzinie Non pas que je n’aime pas, comme vous, une bonne séance d’autoculpabilisation, mais les chiffres sont là : Si j’en crois ces chiffres, la France émet environ moitié moins de CO2 que la moyenne de l’OCDE, et doit être aujourd’hui à peu près au même niveau que la moyenne mondiale. Alors certes on pourrait/devrait encore faire mieux, par exemple en développant les réseaux de bornes de recharge pour véhicule électrique, en interdisant les lignes aériennes de moins de 1000km au profit du TGV, ou bien en interdisant la production d’eau chaude sanitaire par des énergies fossiles. Mais… Lire plus »
    Nicias
    Invité

    … au progrès. Je veux que mes enfants vivent dans un monde plus prospère, avec plus d’hopitaux et d’écoles. Je ne vois pas pourquoi je devrait réduire ma consommation d’énergie si c’est pas cher. Il y a d’autres choses prioritaires a financer. Je suis fanatiquement opposé à toute réduction forcée de ma consommation. Si vous pensez qu’il y a un problème de polution, taxez les déchets, mais ne forcez pas les gens à consommer moins sans en comprendre le coût.

    Leader
    Invité

    l’instant présent est l’endroit ou nous vivons !

    Le progres
    Invité

    Je veux du progrès mais du progrès « durable  » ! Une synthèse sur l’égo collectif « efficient », trés critique mais trés lucide …

    fredo
    Invité

    « Je ne vois pas pourquoi je devrait réduire ma consommation d’énergie si c’est pas cher. » D’une part l’énergie va devenir de plus en plus chère, d’autre part parler de décroissance est subjectif quand on accroit l’efficacité. Par exemple, pour rester dans votre idée de progrès, votre voiture consomme moitié moins qu’il y a 20 ans, et elle a de meilleures performances ! Donc consommer moins d’énergie ne veut pas dire décroissance générale de l’économie.

    fredo
    Invité

    « Ce qui nous pousse à des mesures complètement stupides, comme par exemple la RT2012 qui rend pratiquement obligatoire le chauffage au gaz et va faire augmenter les émissions de CO2 des logements neufs. » Vous avez vu ça dans quel film?!!! Quid de l’isolation ? Quid des pompes à chaleur air/eau en plein développement ?

    Bachoubouzouc
    Invité
    L’augmentation des installations de chauffage au gaz dans les logements neufs est une réalité qu’on constate déjà, et qui est très bien expliquée dans cet article : « Quid de l’isolation ? Quid des pompes à chaleur air/eau en plein développement ? » L’isolation ne joue pas lorsqu’il s’agit de choisir un mode de chauffage. Pire, choisir un chauffage au gaz permet de consommer moins d’énergie primaire que son équivalent électrique, ce qui autorise le promoteur à moins bien isoler le logement qu’il construit pour respecter la RT2012. Pour les pompes à chaleur, les prix sont parait-il comparables avec ceux d’une installation… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Je ne veux pas faire de proçès d’intention, mais je remarque simplement que quand d’autres, très sérieux au demeurant (des allemands, des danois) et s’appuyant sur de modêles de similation particulièrement puisssants font le même type d’exercice aux mêmes échéances ( 2050), ils trouvent plutôt que la production d’électricité doit plutôt rester stable voire même assez fortement augmenter….. Bizarre non?

    O.rage
    Invité

    Au fait, je suis tombé sur l’avis du CESE de février 2013 sur les scénarios énergétiques pour la transition énergétique, c’est plutôt intéressant, on y voit NegaWatt, negaTep, ceux de l’UFE, du CEA etc…

    Sicetaisimple
    Invité

    Pour ceux qui l’ont lu, il y a dans le scénario Negawatt 153TWh de biogaz qui surgissent en energie primaire ( je ne savais pas que le biogaz était de l’énergie primaire, il me semble quand même qu’il y a quelques étapes de fabrication) et 248TWh de biomasse solide ( ne participant pas à la production de biogaz). Il y a visiblement beaucoup d’avenir pour l’agriculture et la sylviculture, reste à savoir si il restera quelques hectares pour produire de quoi manger, pour les francais et peut-être aussi pour d’autres….

    fredo
    Invité

    Merci pour ce lien interessant qui confirme vos dires sur la montée du gaz du fait de la RT 2012. Dans le même lien , il est aussi indiqué que le gaz permet de lisser la pointe en hiver du fait que le gaz est stockable donc ça évite aussi des émissions de CO2 ! Pour les PAC air/eau, j’aime bien un fabricant brestois qui propose des solutions compacte monobloc pour appartement.

    Sicetaitsimple
    Invité

    ne restez pas dans des schémas du passé! Aujourd’hui au Danemark, utiliser l’électricité à certains moments (quand le vent souffle) pour chauffer de l’eau dans des réseaux de chauffage urbain est un must!

    Dan1
    Invité
    A Fredo. « Dans le même lien , il est aussi indiqué à la fin que le chauffage gaz permet de lisser la pointe en hiver du fait que le gaz est stockable donc ça évite aussi des émissions de CO2 ! » Je veux bien que le chauffage au gaz permette de diminuer les records de consommation d’électricité, mais il ne lissera quasiment pas les pointes horaires hivernales. De ce point de vue, il est parfaitement indémontrable que le transfert d’usage de l’électricité vers le gaz permettra de faire baisser les émissions de CO2 en France. je rappelle que pendant le… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    Allez, lachons nous…. Nous discutons souvent sur ce site des allemands et de leur politique énergétique.C’est un sujet inépuisable, à la fois technique mais surtout et avant tout économique. N’empêche que tous les instituts allemands ( dont le Fraunhofer, qui n’est pas spécialement pro-nucléaire) sont bien d’accord pour dire que dans des scénarios « 100% renouvelables » ( ou quasiment) basés essentiellement sur éolien et solaire ( la biomasse étant forcément en quantité limitée), la production d’électricité et sa consommation augmente car si on veut faire face aux « creux  » de production quelques jours ou semaines par an, il faut mettre en… Lire plus »
    Babase
    Invité

    les insultes sont autorisées sur ce forum ? facile de dénigrer une association, constituée de professionnels au passage, reste plus qu’a attendre que l’ademe soit au niveau du fraunhofer.

    fredo
    Invité
    un peu court de discréditer et jeter l’anathème (valable aussi pour l’UFE) . Au passage, vous cèdez à l’insulte envers un travail collectif et cette fois-ci ce n’est pas en citant quelqu’un d’autre…, où est votre courtoisie habituelle? Mais passons. L’intérêt est au moins de lancer le débat. Une chose paraît déjà évidente, c’est la différence d’approche: Négawatt part davantage de l’évolution du besoin électrique avec une approche volontariste de réduction de la demande, et l’UFE davantage de l’offre à mettre en face pour répondre à cette demande avec une approche volontariste de hausse de la consommation électrique en volume.… Lire plus »
    fredo
    Invité

    « Le CO2 du chauffage électrique est une vieille vache sacrée des antinucléaires… qui est morte car plus il y a de chauffages électriques et moins il y a d’émission de CO2 électrogène. » Il est connu que le chauiffage électrique type grille pain (pas PAC) explique la pointe en hiver anormalement élevée en France en période froide, qui nécessite le recours au thermique émetteur de CO2 et le surdimensionnement du réseau électrique.

    Bachoubouzouc
    Invité
    Visiblement certaines choses ne sont pas claires : « plus les prix augmentent, plus les consommateurs font attention à leur consommation. Qui dit que cette évolution a un rapport avec le PIB? » D’une part l’électricité est un bien de première nécessité, un bien inélastique. Ce qui veut dire qu’au delà de quelques économies de consommation en se privant d’un peu de confort ou en faisant attention, la consommation ne diminuera plus si on augmente les prix. Dans la pratique, on ne va pas cesser de s’éclairer, de faire fonctionner nos ordinateurs ou nos téléphones, n’est ce pas ? Cela veut dire… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité

    Je dirais même plus : Le chauffage électrique émet au pire du pire deux fois moins de CO2 que le chauffage au gaz : 125gCO2/kWh au lieu de 230

    Temb
    Invité

    Dans ce cas comment expliquez vous que les allemands consomment 27% d’électricité spécifique en moins qu’un français (donc hors chauffage et cuisson!)? Alors même qu’ils ont un pays moins ensoleillé et un niveau de vie plus élevé qui implique au moins autant sinon plus d’équipement que nous?

    Temb
    Invité

    Suite : expliquez nous quel est le grammage de CO2 lors de la pointe historique du 12 février 2012? Nous avions 37GW de chauffage électrique, du coup on a du importer 8.9GW d’Allemagne (avec son grammage associé) d’angleterre, etc, allumer 8GW de fioul, 7GW de charbon et 9GW de gaz, en plus de tout le reste classiquement au max à cette pointe de 19H. Mais d’habitude on utilise pas autant de charbon, de fioul de gaz ni d’imports

    Bachoubouzouc
    Invité
    « Dans ce cas comment expliquez vous que les allemands consomment 27% d’électricité spécifique en moins qu’un français (donc hors chauffage et cuisson!)? » J’ai bien dit : « Ce qui veut dire qu’au delà de quelques économies de consommation en se privant d’un peu de confort ou en faisant attention, la consommation ne diminuera plus si on augmente les prix. » Remarquez que les allemands obtiennent ces 27% en moins (valeur calculée et à prendre avec des pincettes, dixit Global Chance p27) en ayant une électricité deux fois plus chère que la notre ! « expliquez nous quel est le grammage de CO2 lors… Lire plus »
    Nicias
    Invité
    D’une part l’énergie va devenir de plus en plus chère Vosu êtes voyant ? Moi ce que je vois, c’est que le coût de l’énergie baisse depuis des siècles sans interruption plus longue que 10 ou 20 ans. , d’autre part parler de décroissance est subjectif quand on accroit l’efficacité. De quelle efficacité parlez vous ? C’est tellement efficace qu’il vous faut forcer les gens à être « efficace » puisqu’ils sont trop bêtes pour comprendre qu’ils jettent leur argent par les fenêtres. Si le système n’est pas efficace, c’est qu’un coût n’est pas internalisé (pollution par exemple). Il faut le faire… Lire plus »
    aurel
    Invité
    « L’isolation ne joue pas lorsqu’il s’agit de choisir un mode de chauffage.  » Et si en isolant suffisamment on arrive à réduire ses besoind echauffage qu point de pouvoir se passer de chauffage central, et utiliser uniquement: – un échangeur eau-air placé sur le circuit d’arrivée d’air de la VMC double flux, pour pouvoir monter de quelques degrés la température de l’air insufflé dans le logement – eau chaude produite par panneaux solaire thermiaue, et stockée dans un gros ballon (800l) bien isolé (10 cm de mousse PU) – un poel bouilleur de 10 kW (8kW pour l’eau et 2kW… Lire plus »
    Nicias
    Invité
    D’une part l’électricité est un bien de première nécessité, un bien inélastique. Ce qui veut dire qu’au delà de quelques économies de consommation en se privant d’un peu de confort ou en faisant attention, la consommation ne diminuera plus si on augmente les prix C’est inélastique à court terme, sur le long terme, tout est substituable. Si les prix flambent durablement, les gens remplaceront leurs radiateurs électriques par du gaz ou de l’isolation, acheteront des portables moins puissants avec des écrans plus petits. On peut trouver des tas de moyens pour réduire notre consommation en consommant plus ailleurs le plus… Lire plus »
    Nicias
    Invité
    je rappelle que pendant le dies horribilis de 2012 (08 février 2012), l’électricité française n’a émis en moyenne que 124 grammes de CO2 par kWh C’est un calcul discutable. Un raisonnement marginaliste me semble plus pertinent qu’une moyenne sur toute la production électrique si l’on impute le surplus de consommation lors de la pointe au chauffage électrique. Il faut alors regarder le surplus de CO2 émmis lors d’une pointe par rapport à « la base ». Pas simple à faire sérieusement vu qu’il a été montré ici que le chauffage électrique ne fonctionnait pas uniquement le soir à 19h. Comme je n’ai… Lire plus »
    Dan1
    Invité
    A Nicias. Justement le problème avec le calcul marginal voire marginal en progression (je ne reviens pas ici sur ce qui a fait l’objet de centaines de commentaires sur Enerzine), c’est qu’il ne rend pas compte correctement de ce qui se passe dans la réalité ou le système de production n’est pas figé et anticipe le pics de froid. Or les appels en puissance du chauffage électrique ne provoquent pas des pointes horaires mais une montée lente et légèrement différée de la consommation. Ce qui se passe un jour froid c’est une montée globale du niveau de puissance appelé sur… Lire plus »
    Dan1
    Invité
    J’ajoute, mais je l’ai déjà très longuement développé sur Enerzine, que : Charger le chauffage électrique (essentiellement pour des raisons idéologiques) en CO2, revient à décharger les autres usages qui se voient affecter des quotas moindre alors qu’ils sont bien plus responsables des pointes horaires (par exemple l’éclairage et la télévision). En France, les moyens de productions fossiles ne sont pas forcément sollicité le plus lorsqu’il fait le plus froid. En effet, nos centrales à charbon tournent aussi hors période de chauffage et en général plus quand le nucléaire programmé baisse en puissance. Enfin, le kWh européen est passé en… Lire plus »
    Dan1
    Invité
    A l’analyse (disons 5 ans sur Enerzine), on peut dire que le CO2 du chauffage électrique est une tarte à la crème qu’on nous sert quand il n’y a rien d’autre à dire. C’est une vache sacrée (très mal en point) dont les antinucléaires ne veulent pas se défaire car ils continuent à jouer la guerre des trois : Néanmoins, il convient d’observer que ce jeu d’affrontement ne met pas face à face seulement deux camps, mais trois ; il s’agit bien en effet d’une « guerre des Trois », car certains courants écologistes s’introduisent dans le débat pour manifester… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    Bon, je me suis un peu emballé et je le regrette. Mes excuses. Ce que je reproche sur le fond au scénario Négawatt ( au-delà de quelques doutes sur le caractère « neutre » vis-à-vis par esemple de l’électricité dont on sait qu’elle est plutôt nuclèaire en France), c’est que sous ses dehors badins de scénario énergétique, il s’agit (je pense que vous l’avez lu?) d’un scénario très structurant dans ses hypothèses.sur l’évolution de la société elle-même. Je ne dis pas que la société ne doit pas évoluer, mais on est parfois très loin de choix énergétiques. Deux exemples! – la « décohabitation »… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    j’ai juste oublié: que Négawatt « refuse » de donner ses hypothèse ( ou ses résultats) en matière d’évolution du PIB me parait quand même un peu louche….Je cite Négawatt:  » si celui-ci ( le PIB) s’avérait un facteur pertinent, un module spcécifique pour le calculer, pourrait facilement être ajouté » Si c’est facile, pourquoi ce n’est pas fait?

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