Un barrage britannique au potentiel “stupéfiant”

C’est sur un projet d’envergure que se penche la Grande-Bretagne, celui du barrage de l’estuaire de Severn. Un projet qui permettrait, grâce à l’énergie marémotrice de fournir pas moins de 5 % de l’électricité du pays.

Le barrage devrait s’étendre de la côte sud du Pays de Galles, jusque Weston-super-Mare. Il exploiterait la puissance générée par cet estuaire au moyen d’un barrage hydro-électrique, mais qui serait rempli par la marée montante plutôt que par l’eau s’écoulant en aval.

Pour le gouvernement, les perspectives de production sont "stupéfiantes". 

A charge maintenant à l’étude, lancée cette semaine, d’en évaluer les conséquences sociales, environnementales, et les retombées économiques. Elle devrait durer deux ans, et aboutir sur une consultation publique en 2010.

Le secrétaire d’Etat aux Affaires John Hutton ne cache pas son enthousiasme : "L’estuaire de la Severn possède l’une des plus puissantes marrées du monde, et pourrait plus que doubler l’offre actuelle du Royaume-Uni en terme d’énergies renouvelables."

"Nous devons prendre en compte le coût et l’impact que représenterait un projet d’une telle envergure, tant au niveau des aspects écologiques que sociaux et économiques." modère-t-il.

"Mais la nécessité de prendre des mesures radicales pour lutter contre le changement climatique est désormais incontestable. Des choix doivent être faits. Nous devons examiner toutes nos options en matière d’énergie à faible émission de carbone."

L’étude devrait donc permettre d’en évaluer les coûts, les avantages et son impact sur l’estuaire, et de selectionner le meilleur projet.

Certains groupes écologistes ont d’ores et déjà appelé à la vigilance contre les risques que ferait courir le barrage envers la faune. La Société Royale pour la Protection des Oiseaux a notamment avertit que le projet mettrait en danger des milliers d’oiseaux, ainsi que la poppulation de saumons, et d’autres  espèces de poissons.

L’estuaire nourrit quelques 65 000 oiseaux pendant l’hiver.

M.Hutton a assuré que l’étude reconnaissait l’importance de la conservation de la nature de l’estuaire, et qu’elle serait largement prise en compte.

 [Voir le reportage de France 24]

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4 Commentaires sur "Un barrage britannique au potentiel “stupéfiant”"

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Guydegif(91)
Invité
Bravo pour cette initiative ! Les promoteurs et réalisateurs de notre usine Marée Motrice de la Rance d’il y a 40 ans vont se réjouir et pour certains se retourner dans leur tombe…contents d’être ENFIN suivis….Certes on a appris depuis les pbs de l’ensablement et autres avatars à contourner,… les aspects à respecter côté faune et flore aquatiques et terrestres, …les technos ont évolué…mais les 13 mètres (+/-) d’amplitude de marée c’est dommage de ne pas les exploiter…Ce même aspect en usine MM ou en hydroliennes mériterait d’être considéré chez nous aussi! Peut-être des idées à faire (re)germer…? A+ Salutations… Lire plus »
David
Invité

Il était temps que cette île se penche enfin sur cette resource abondante! Par contre, “fournir pas moins de 5 % de l’électricité du pays” reste assez vague… 5% en production ou en consommation?

goku
Invité

dommage si l’estuaire est totalement bouché, mais l’idée n’est pas nouvelle: il existe aujourd’hui des “serpents de mer” mécaniques achetés par le portugal capable de produire de l’energie sans influer sur l’écosystème

r17777
Invité

je demande à voir l’écobilant et la productivité de ce serpent des mer rouge que je vois depuis des années dans d’innombrable colloque… surtout en comparaison de la productivité d’un tel barrage .. cependant je ne ‘suis pas opposé au pélamis … mais je pense qu’il existe bcp mieux dans le domaine marin … hydrohélix par ex …

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