Un iceberg sur la Seine

A la veille du Sommet du G8, un iceberg « grandeur nature » (16 mètres de hauteur sur une base de 12 mètres sur 22 mètres) dérive sur la Seine près du pont d’Iena, à deux pas de la tour Eiffel.

Des plongeurs de Greenpeace ont affiché des messages très clairs à l’adresse du Président Français et de ses homologues du G8. On pouvait lire au pied de l’Iceberg « Sarkozy : climat recherche leader » (Sarkozy : climate leadership now !) ou encore « G8 : Climat recherche leader » (G8 : climate leadership now !).

« Nicolas Sarkozy, qui multiplie les discours incantatoires et se targue d’être le champion de la lutte contre le dérèglement climatique, n’a toujours pas fait la preuve de sa volonté politique à faire face à la crise climatique », déplore Pascal Husting, directeur de Greenpeace France. « Pourtant, face à l’incapacité actuelle de Barack Obama à mettre le monde sur la voie d’un accord qui limitera l’augmentation des températures en deçà de 2°C, l’Europe peut et doit prendre la tête du combat contre la crise climatique ».

Pour l’heure, l’Union européenne reste sur la ligne de touche quand s’affrontent d’un côté, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Russie et le Japon, qui refusent de prendre des engagements ambitieux pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (-4% pour les Etats-Unis, -8% pour le Japon, quand les données scientifiques publiées ces deux dernières années appellent à une réduction d’au moins 40% d’ici à 2020) ; et de l’autre les pays en développement, première victimes et derniers responsables du dérèglement climatique, et surtout peu armés pour y faire face. « Les pays en développement attendent vainement un signal clair des pays industrialisés. Un signal de leur volonté de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et de leur capacité à soutenir les pays les plus vulnérables pour faire face à la crise climatique. La discussion sur le soutien financier est entamée depuis des mois, mais les pays riches ont été jusqu’alors incapables de répondre à cet appel », constate Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace France.

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