Un point sur les accumulateurs lithium-ion au Japon

Trois principales générations d’accumulateurs se partagent actuellement le marché des batteries rechargeables.

Il s’agit des technologies nickel-cadmium (NiCd), nickel-hydrure métallique (NiMH) et lithium-ion (Li-Ion). Les batteries acide/plomb, plus anciennes, font désormais figure de marché de niche pour l’automobile et représentent moins de 2% des ventes totales en quantité.

Les ventes de batteries lithium-ion sont en plein essor au Japon (+25% en 2005) comme dans le reste du monde. Le cap des 100 millions de batteries Li-ion produites par mois, tous supports confondus, a été franchi en mars 2006 par les constructeurs japonais. Plus performantes mais aussi plus chères que leurs concurrentes, leur part de marché dans l’archipel était de 52% en valeur en 2005.

Trois compagnies japonaises (Sanyo, Matsushita et Sony) et deux coréennes (LG et Samsung) se partagent à elles seules plus de 95% des ventes de batteries lithium-ion. La demande toujours plus grande en systèmes de stockage électrochimique stimule la recherche et le développement d’accumulateurs capables de contenir toujours plus d’énergie. Au Japon, instituts de recherche, universités et entreprises investissent massivement dans le développement des accumulateurs du futur, appelés à investir de nombreux domaines, dont ceux de la sécurité, de l’aérospatiale, de la médecine, des véhicules électriques ou encore de l’équipement militaire.

Le lithium-ion s’est imposé en quelques années seulement comme la technologie de référence dans le domaine du stockage d’énergie électrique. Celui-ci fait désormais partie de notre vie quotidienne. Les futures avancées de la recherche devraient permettre au Li-ion de s’ouvrir à des marchés sur lesquels ils est encore peu présent, tel l’automobile.

Le Japon, peu présent dans le domaine des batteries il y a 20 ans, est devenu le numéro un mondial grâce à un effort de recherche sans précédent. Fort de ce succès, il prépare les accumulateurs du futur au moyen d’un réseau très organisé de laboratoires universitaires, d’instituts financés par le ministère de l’industrie et de puissantes multinationales.

Ce remarquable effort de recherche peut s’expliquer par le triple enjeu industriel, écologique et stratégique. Déjà, l’avancée technologique des constructeurs automobiles japonais sur leurs concurrents leur a permis de se positionner les premiers sur le marché des véhicules hybride.

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