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Un réseau de chaleur bi-énergie : solaire & biomasse

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Cofely vient d’annoncer qu’il allait à la fois construire, financer et exploiter un réseau de chaleur pour le futur éco-quartier de Vidailhan à Balma dans la banlieue de Toulouse.

Ce réseau sera alimenté par une centrale de production énergétique combinant des capteurs solaires haute température et une biomasse : une première en France.

La biomasse associée à des capteurs solaires haute température

Sous l’impulsion de la Ville de Balma, du Grand Toulouse et de la société d’aménagement OPPIDEA, Cofely a proposé un bouquet innovant d’énergies pour optimiser l’efficacité énergétique et environnementale du réseau urbain, qui desservira 1 200 logements.

Le recours à une biomasse, le bois-énergie, combiné aux capteurs solaires haute température, couvrira plus de 80 % des besoins en chauffage et eau chaude sanitaire de l’éco-quartier. Cette combinaison permettra par ailleurs d’éviter le rejet annuel de plus de 1 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère, par rapport à une énergie fossile, soit la consommation moyenne de 5 500 voitures effectuant l’aller-retour Toulouse-Paris. Le gaz sera utilisé en appoint des énergies renouvelables.

Pour les futurs occupants de l’éco-quartier, cette chaleur produite de manière centralisée permet de garantir des tarifs stables dans la durée, ainsi que le bénéfice d’une TVA à taux réduit à 5,5 %, grâce à une alimentation en énergies renouvelables supérieure à 50 %.

Le solaire de grande puissance

Le centre de recherche de Cofely a travaillé en partenariat avec le bureau d’études Holisud pour proposer une toute nouvelle génération de capteurs solaires tubulaires sous vide de grande puissance, développés par la société SAED. Ils amplifient le rayonnement solaire et permettent donc de produire une chaleur haute température. Contrairement aux capteurs solaires traditionnels qui assurent le chauffage de l’eau sanitaire, les capteurs solaires haute température de SAED vont produire une eau surchauffée à 130° C qui, via un échangeur, permettra de chauffer les bâtiments reliés au réseau urbain.

Les capteurs seront installés dans l’enceinte du quartier, sur un « champ » solaire de 800 m2.

Cette technologie assurera la production de chaleur nécessaire à l’éco-quartier de Balma quelles que soient les conditions climatiques (y compris pendant les pics hivernaux). Les installations solaires haute température nécessitent très peu d’entretien, venant renforcer la compétitivité de l’énergie produite.

Le bois-énergie, une énergie végétale et locale

Les 1 700 tonnes de bois-énergie nécessaires au fonctionnement de la chaudière bois (1,1 MW) chaque année seront composées de plaquettes forestières issues de forêts durablement gérées. Grâce à son ancrage territorial fort, Cofely s’engage à s’approvisionner dans un rayon de 40 km.

L’entreprise participera ainsi à l’essor de la filière bois en Midi-Pyrénées à travers des contrats à long terme (30 ans), apportant une visibilité économique importante à la filière et contribuant à la pérennisation d’emplois locaux.

L’ensemble des travaux démarrera en mai 2011 pour s’achever à l’été 2012.

Cofely investira 3,7 millions d’euros pour réaliser l’ensemble des équipements, en partie subventionnés par l’ADEME.


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    8 Commentaires sur "Un réseau de chaleur bi-énergie : solaire & biomasse"

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    michel123
    Invité
    Nous savons tous qu’il n’y aura pas assez de bois pour chauffer tous les immeubles en france. Les chauffages tubulaires connus pour la production d’électricité sont également adaptés à la production  de chaleur .  Un gros réservoir de chaleur ( simple réservoir de galets) associé à une augmentation des surfaces de capteurs pourrait limiter l’utilisation du bois , La présence d’une deuxième source de chaleur est cependant tout à fait licite pour faire face aux pèriodes sans soleil qui peuvent durer parfois plusieurs semaines dans les régions du nord de la france . Il est évident qu’un tel système est… Lire plus »
    gp
    Invité
    Bizarrement, j’ai du mal à m’enflammer pour ce type de projet? … Toulouse et sa banlieue, c’est bien le genre d’endroit où l’on allume le chauffage autour du 1er novembre et ou on le coupe dès le 1er avril voire même un peu avant selon les hivers? Sans compter que dans le cas des logements BBC, les besoins en chauffage sont alors réduits comme peau de chagrin. Dès lors, faut qu’on m’explique l’intérêt d’un système centralisé comme celui-ci ??? si c’est pour produire de l’ECS de manière hyper-centralisée et la distribuer avec un rendement de misère, à part Cofely et… Lire plus »
    chelya
    Invité

    Plus le logement est basse consommation et plus ce sont les besoins en ECS qui sont dimensionnants… A priori le solaire assure 15% des besoins de chaleur du quartier (80% des besoins si on ajoute la biomasse), vous auriez préféré quoi à la place : du gaz ou du charbon ?

    Papi12
    Invité
    @ GP : un peu trop optimiste votre vision du sud de la France ! Démarrage du chauffage vers mi-octobre et arrêt vers début mai sont assez classiques dans la région et encore je ne pense pas aux maisons de retraite et autres hôpitaux ! Concernant la clim, Toulouse est en zone H2 donc l’utilisation de la clim pour du rafraîchissement est pénalisante dans les calculs de conso Cref nécessaire à l’obtention des labels THPE ou BBC… Pour du RT 2005 THPE les conso de chauffage sont de 28 kWh Efinale/m²SHON . an et les besoins en ECS de 25… Lire plus »
    Guydegif(91)
    Invité
    Pourquoi parle-t-ol de bi-énergie, c’es de TRI-énergie qu’il s’agit puisqu’il y a 3 ressources: Soleil_HT_ECS + biomasse_bois-énergie (pou 80%) et gaz (pour 20%) !!! Pourquoi ne pas avoir réparti qu’entre Soleil_HT_ECS + biomasse_bois-énergie? La biomasse_bois-énergie ayant la faculté de compléter le Solaire chaque fois que nécessaire, càd la nuit et lors périodes couvertes, quitte à faire plus de    800 m2 d’ECS_HT ! Bizarre, Non, de se compliquer avec une 3ème ressource, le gaz, avec tout ce que ça veut dire: fossile donc GES, tuyau d’amenée, brûleur différent, donc chaudière plus complexe ou autre…. J’aimerai comprendre le pourquoi de cette Solution… Lire plus »
    Reivilo
    Invité
    Oui ça peut paraître curieux, mais d’une part on considère à tort ou à raison sur ce type d’installation collective qu’il faut un « secours » en cas de défaillance de la chaudière ou dans l’approvisionnement des plaquettes. On trouve ça avec les réseaux de chaleur un peu importants mais assez souvent la partie gaz n’est en fait jamais mise en route… Ca peut aussi être une façon de réduire l’investissement sur la partie chauffage au bois et d’avoir un meilleur rendement avec une chaudière un peu moins puissante (meilleure combustion si on utilise plus de puissance). Dimensionner la chaudière bois par… Lire plus »
    Dje
    Invité
    L’installation solaire a été dimensionnée afin de produire la grande majorité des besoins ECS et des pertes réseau en été. Avoir un rendement de misère n’est pas un problème quand il s’agit d’une énergie gratuite et renouvelable !  Pendant la saison de chauffe le solaire fournit les besoins en priorité (apport mineur toutefois), puis et surtout la chaudière biomasse et enfin le gaz. Concernant le taux de couverture gaz (20%), une chaufferie bois necessite 1) un entretien plus important qu’une chaufferie gaz ou fioul (ramonages plus fréquents, usures plus rapides des équipements car pièces mécaniques), donc des arrêts sont obligatoires ce qui impliquent… Lire plus »
    Chefjacques
    Invité

    Je pense que les biénergies serait un jour plus là qu’auparavant. Le monde va découvrir des nouveaux manieres de les utiliser, et tout le monde ve se joindre à cela.

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