Une centrale à charbon supercritique de 1.000 MW en Malaisie

Un consortium** comprenant le français Alstom a annoncé avoir remporté un contrat d’un montant total de plus d’1 milliard d’euros attribué par Tanjung Bin Energy Issuer*, pour la fourniture d’une centrale à charbon supercritique de 1.000 MW à Tanjung Bin, dans l’État malais de Johor.

Avec une part s’élevant à 830 millions d’euros, Alstom fournira tous les équipements principaux de la centrale et assurera l’ingénierie et la gestion de l’ensemble du projet ainsi que la mise en service de la centrale.

Les centrales supercritiques fonctionnent à des températures plus élevées que les centrales à charbon traditionnelles. Cela permet d’augmenter la pression, donc d’améliorer leur efficacité et leur rendement, tout en limitant les émissions – de CO2 notamment – par unité de combustible brûlé.

Selon Alstom, les émissions d’oxyde d’azote, d’oxyde de soufre et de poussière seront considérablement limitées grâce à l’utilisation de brûleurs à faible dégagement de NOx, d’un système performant de désulfuration des fumées par eau de mer et de filtres à manche. En outre, Alstom fournira et installera son plus récent système numérique de contrôle-commande ALSPA® Series 6.

La centrale de Tanjung Bin devrait entrer en service en 2016. C’est le deuxième contrat remporté par Alstom pour fournir l’équipement d’une unité à charbon supercritique en Malaisie, après celui signé en mars 2011 pour la construction de la centrale de Manjung, elle aussi d’une puissance de 1.000 MW. Celle-ci sera mise en service en 2015 et les deux nouvelles centrales apporteront au total une capacité supplémentaire de 2.000 MW au réseau de la péninsule malaise.

« Ce succès, obtenu très peu de temps après le contrat portant sur la construction de la centrale de Manjung, reflète toute la confiance que nos clients malais accordent à notre technologie supercritique et à nos compétences pour la mettre en œuvre. Grâce à cette technologie de pointe, non seulement les capacités de production seront renforcées, mais les émissions de la centrale seront très faibles. Les habitants et les entreprises de Malaisie auront ainsi accès à une électricité moins chère et plus propre » a déclaré Andreas Lusch, Senior Vice-président de l’activité Steam d’Alstom.

** Mudajaya et Shin Eversendai
* filiale à 100 % de Malakoff Corporation Berhad

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4 Commentaires sur "Une centrale à charbon supercritique de 1.000 MW en Malaisie"

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Didoux
Invité
De toute la m**** que les centrales à charbon crachent et Enerzine laisse entendre que le plus préoccupant dans ces émissions est le CO2 puisque, c’est le seul rejet qui mérite une mention spéciale. Quitte à croire que c’est cet élément qui est la cause principale de milliers de morts toutes les années (alors que au-delà du débat rc c’est un élément complètement inoffensif pour la santé, que la flore adore dailleurs…) et non le mercure, particules radioactives, soufre, etc, bien que ça se soit améliore ces dernières décennie,s mais sur ces élement aucune mention speciale. Qu’est il plus préoccupant?… Lire plus »
Germain
Invité

Un meilleur rendement et un peu moins de co2,mais remplacer le parc charbon par ces centrales supercritiques ne résoudra pas globalement le problème du co2.Surtout que l’usage du charbon va quand même augmenter dans le monde et la production de co2 aussi,même si c’est un peu moins qu’avec les centrales classiques à charbon.Mais ça augmentera quand même;c’est bien là tout le problème.

Pierre25
Invité

Les températures & pressions atteintes en supercritique sont à la limite des métaux utilisés, et l’on gagne qq points de rendement global, donc – de CO2 . Mais ce n’est pas du travail pour la France ou très peu, études faites aux USA à Windsor, fabrication Indienne, au moins il y aura peu de transport..

thermo
Invité
La pollution “zéro” n’existe pas mais la désulfuration des fumées, qui deviendra la règle absolue en europe en 2015 permet au charbon de ne plus provoquer de pluies acides. Mais cette médaille à son revers. D’après l’étude publiée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), le soufre dégagé par la combustion du charbon tend à bloquer les rayons du soleil. Selon le professeur Robert Kaufmann, de l’Université de Boston, la présence de soufre a ainsi compensé au cours de la décennie écoulée l’augmentation de la concentration de gaz carbonique, principal responsable du réchauffement planétaire. Et… Lire plus »
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