Une étude sur les rejets radioactifs en France

Qu’il s’agisse des rejets induits par l’industrie nucléaire, des rejets issus des activités médicales ou des autres activités industrielles, notamment la recherche, l’impact des rejets radioactifs est le plus fréquemment de l’ordre du pourcent de la limite réglementaire.

Ce constat résumerait-il tout l’enjeu de ce dossier? L’impact est faible, affaire classée?

La conviction de l’ASN (autorité de sureté nucléaire) est au contraire que cette question revêt des enjeux qui dépassent de très loin la seule quantification de l’exposition des riverains.

Quels rejets radioactifs en 2007?

De nombreuses activités génèrent des effluents radioactifs. Les industries nucléaires (notamment les centrales nucléaires et l’installation de retraitement du combustible usagé de La Hague) sont naturellement les premières qui viennent à l’esprit.

Il est vrai qu’elles sont notables, tant par l’importance de leurs rejets que par le fait qu’elles constituent la première source de rejets de radionucléides artificiels. Plusieurs autres secteurs sont également à l’origine de rejets radioactifs. C’est le cas de certaines activités liées à la défense nationale. Leurs rejets font l’objet d’un encadrement réglementaire prévu dans le code de la défense. Certaines industries peuvent être un contributeur important, notamment en termes de rejets en tritium.

Certaines activités de recherche, notamment mais pas seulement celles conduites par le CEA, peuvent produire des rejets radioactifs. Même s’ils peuvent avoir une composition très variée, ces rejets sont souvent d’une importance bien moindre que les rejets issus de l’industrie nucléaire. Pendant leur exploitation, les mines d’uranium ont conduit à la production d’effluents contenant de l’uranium et du radium. Bien qu’il n’existe plus de mine en exploitation en France depuis 2001, certaines certaines anciennes exploitations sont encore productrices d’effluents, issus notamment des eaux souterraines traversant les mines et des eaux de ruissellement qui se chargent au contact des résidus miniers. Ces anciennes exploitations sont les principaux contributeurs des rejets de certains radionucléides naturels. Elles soulèvent des questions nombreuses quant à la possibilité d’interrompre les traitements ou quant aux phénomènes d’accumulation en aval des rejets.

La médecine nucléaire utilise de nombreux radionucléides pour réaliser des diagnostics ou pratiquer des traitements, notamment contre le cancer. Ces pratiques conduisent à des rejets, issus en particulier de l’élimination par les patients des produits qui leur ont été injectés. Ces rejets présentent la singularité d’être produits non seulement sur le lieu de l’utilisation mais également pour une part importante par les patients de retour à leur domicile.

Enfin, bien qu’elles ne constituent pas un secteur homogène, de nombreuses activités mettent en oeuvre des matières naturellement radioactives pour d’autres propriétés que leur radioactivité. Les industries des terres rares sont souvent citées mais ne constituent pas le seul exemple d’activité étant ou ayant été à l’origine de rejets radioactifs. Si chaque installation est bien connue à titre individuel, une vue d’ensemble des rejets issus de ce secteur demeure pour l’heure à construire.

Consulter le dossier complet ICI

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