Une première hydrolienne à l’essai au large de Paimpol

Aujourd’hui, la première des quatre turbines hydroliennes de grande taille doit être mise à l’eau au large de Paimpol-Bréhat (Côtes d’Armor) sur les côtes bretonnes, afin de transformer l’énergie des courants marins en électricité.

Une première phase est destinée à tester une machine en conditions réelles. Il faut savoir que la turbine d’une puissance de 500 kW mesure 16 mètres de diamètre, et l’ensemble atteint environ 700 tonnes !

Après l’installation de cette première hydrolienne sur le site de la Horaine, elle sera testée quelques mois sans raccordement au réseau. Ensuite, la turbine sera sortie de l’eau et stockée sur sa barge d’installation, le temps de réaliser des modifications, voire de la maintenance, et dans l’attente de la seconde phase.

L’objet est de vérifier les choix techniques et éventuellement d’améliorer les performances et les conditions d’installation pour limiter ainsi les risques industriels et environnementaux lors de la mise en place du parc de 4 machines. Les résultats obtenus permettront de valider en particulier les éléments suivants : conception / fabrication / installation / maintenance / impact environnemental.

Une première hydrolienne à l'essai à Paimpol-Bréhat

Un câble sous-marin de raccordement à la terre (15 km) au droit de l’anse de Launay est également prévu. La mise en service industrielle du parc démonstrateur devrait intervenir en fin d’été 2012.

La société OpenHydro est le concepteur des hydroliennes tandis que le constructeur naval français (DCNS) est chargé du montage des premiers équipements sur son site de Brest. Ainsi, l’investissement total a été estimé à 40 millions d’euros, pour une puissance cumulée de 2 mégawatts (MW).

Une première hydrolienne à l'essai à Paimpol-Bréhat

DCNS s’est lancé, voici quelques années, dans un nouveau champ d’innovation et de développement : les énergies marines. D’après le spécialiste français naval de défense, elles représentent "un gisement potentiel d’autant plus intéressant que, sur les 15% d’habitants de la planète qui seront encore privés d’électricité en 2030, 80% vivent dans les zones côtières."

Fin janvier 2011, DCNS a pris une participation dans sa société irlandaise OpenHydro à hauteur de 8%, soit une valeur de 14 millions d’euros.

Dans l’hexagone, 2 sites sont particulièrement adaptés à la récupération de cette énergie marine : le Raz Blanchard sur le littoral du Cotentin (Manche) et le Fromveur, situé à la pointe la plus occidentale de la Bretagne, entre l’archipel de Molène et l’île d’Ouessant.

DCNS
a d’ailleurs lancé en 2010 une étude de faisabilité d’une ferme de 20 MW d’hydroliennes au Raz Blanchard, dans la Manche. L’installation des premières machines pourrait se faire à partir de 2014/2015.

Le saviez vous ?

Les hydroliennes utilisent la force et la vitesse des courants marins, pour se mettre en mouvement. Ces courants marins, liés aux marées, ont pour caractéristiques d’être prévisibles, et particulièrement forts. De surcroît, la densité de l’eau, 1000 fois plus importante que celle de l’air, permet à une hydrolienne d’être plus compacte qu’une éolienne pour la même production d’électricité. Aujourd’hui, les technologies d’hydroliennes existantes sont diverses mais la plupart d’entre elles sont entièrement immergées, ce qui minimise les conflits avec les autres usagers de la mer, tels que les pêcheurs ou la marine marchande. (src : DCNS)

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23 Commentaires sur "Une première hydrolienne à l’essai au large de Paimpol"

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Cleantuesday
Invité

En septembre Cleantuesday Paris revient pour la première fois sur le thème des énergies marines: Open Hydro (Irlande) Energies de la lune (France) Oceanlinx (Australie) Ifremer Mardi 13 septembre a partir de 18H30 – Ecole des Mines de Paris -60 Boulevard St Michel – 75006 Paris Inscription: Inscriptions ouvertes Cleantuesday Paris in September for the first time on the theme of marine energy: Open Hydro (Ireland) Energies de la lune (France) Oceanlinx (Australia) Ifremer Tuesday, September 13 from 18:30 – Ecole des Mines de Paris – 60 Boulevard St Michel – 75006 Paris

Rice
Invité

… Nos amis du GGP ne manqueront pas de nous faire remarquer que 40 M€ pour une puissance nominale de 2 MW, cela fait un peu cher…. (même si j’avoue ne pas du tout connaître la production potentielle). Il n’empêche que depuis le barrage de la Rance (1960….), les Bretons n’avaient pas été gâtés coté énergétique et que le souvenir de Brennilis est toujours dans nos mémoires (et pas démantelé non plus d’ailleurs !!!!). Avec son potentiel marin, la Bretagne à des atouts pour fabriquer localement, de quoi produire et consommer localement et…. proprement !!!!!

renewable
Invité

Prototype très prometteur, avec un facteur de charge sans doute parmi les plus élevés des ENR, et une prévisiblité suffisament forte pour éviter certains sarcasmes. Et au moins quand ça dérape sur les couts, même de 100%, cela reste raisonnable. L’EPR de flamanville, qui est déjà le 2eme prototype, du fait de sa démesure ça dérape de manière bien trash, 3 milliards d’euros à ajouter au panier. A moins que le cout réel ait été délibérement masqué au départ pour faire accepter le projet au politique qui n’y connait pas grand chose.

Pastilleverte
Invité

tous les avantages de cette technique, on se demande pourquoi on n’a pas investi plus tôt dans cette ENR. Une des réponses est que, malgré ses nombreux avantages, notamment prédictibilité, les “sites” de production ne sont, hélas, sans doute pas si nombreux. Quant aux coûts et aux dérives de coûts, comparés à l’EPR, comparons également la production d’électricité, soit environ 800 fois plus avec l’EPR qu’avec ce parc hydrolien.. (l’EPR n’en est pas encore à 32 milliards que je sache ?) PS merci au projet d’avoir pensé aux poissons et aux crustacès, ils remercient les concepteurs.

jeff_1982
Invité
Avec une ressource illimité dans le temps, tout comme le soleil et le vent, les EnR sont sans commune mesure comparable à une energie limité par la disponibilité de ses combustibles. Qui dit combustoible dit conflit d’interet, de propriété et marché en correlation avec l’offre et la demande. Le courrant marin, les photons et le mouvement des masses d’air ne sont pas soumis au marché. Quand à la mise en place tardive de ce type d’installation, plusieurs réponses sont évidentes: 1/ La technomogie permettant de resister aux forces exercées sur la machine, l’acidité de l’eau et son pouvoir corrosif a… Lire plus »
Bzh_nicolas
Invité

Autant lorsque les opposants à l’eoliens disent que ca va ralentir la rotation de la terre, je rigole bien Autant, la masse volumique etant ce qu’elle (facteur 1000), je me demande les eventuels impacts que cela peut avoir à grande echelle bien sur sur les courants sous-marins…. Ne vous detrompez-pas, je suis à 100% pour cette energie, pas de sushi … encore que, les pecheurs ne ralent pas encore ??

maxxxx
Invité
Si des gros projets se montent, les pêcheurs vont forcément se manifester. Sauf erreur de ma part, ce genre d’engin est incompatible avec la pêche au chalut… c’est sûr que ça ne va pas leur plaire. (même si ça pourrait être un répis pour les poissons et un moyen de repeupler les zones côtières… un plus pour les pêcheurs du dimanche). @ jeff_1982 : C’est un prototype, l’idée est justement de pouvoir observer en conditions réelles la production et les frais d’entretien annuels… il faudra attendre encore 1 ou 2 ans pour avoir la réponse à votre question. Pas sûr… Lire plus »
rouget
Invité

Un projet évidemment passionnant mais pour lequel on manque d’infos : – Qui en France peut construire des hydroliennes en concurrence avec l’irlandais OpenHydro (non précisé dans l’article) ? Il y a des entreprises françaises (en particulier bretonnes) mais je ne connais pas les plannings futurs. – Quelle est la répartition des coûts entre la fabrication de l’hydrolienne et son montage ? – Après la phase de prototype, quel prix pour une utilisation raccordée au réseau ?

Bachoubouzouc
Invité

Ce technologie est très intéressante et semble présenter assez peu d’inconvénients. Un facteur de charge probablement assez bon, un impact sur l’environnement limité. Il faudra toutefois attendre de voir ses coûts de maintenance et le nombre de sites éligibles. A suivre donc.

Yvon44
Invité

Entre autres pour JEFF 1982, on trouvera bien un jour un état ou une personne qui décidera que le vent, les courants, le soleil lui appartient, et, ce jour là, nous paierons, sans compter qu’il ne restera sans doute qu’un seul fournisseur ou producteur d’électricité. Je suis méchant ?, pas vraiment ! Regardez ce qui se passe autour de vous ……….

Heuu
Invité

Le commandiataire et propriétaire est EDF !!

Rice
Invité
… Cela fait plus de 80 ans que des scientifiques français travaillent sur les énergies dites “marines”. Il était donc temps que ça sorte !!!! Le seule réalisation concrète est le barrage et l’usine marée motrice de la Rance en 1966 qui est restée longtemps la plus grande usine au monde de ce type. Pourtant son prototype dans l’Aber Wrac’h date de 1925 !!! Tout comme le prototype de “bélier-siphon-barométrique” de Biarritz en 1929 pour lequel il aura fallu attendre 2011 pour voir le vrai prototype au pays basque (espagnol !!!!!) Ou comme l’énergie thermique de mers pour laquelle le… Lire plus »
Devoirdereserve
Invité
les personnes qui ici soutiennent le nucléaire sont aussi très favorables à certaines énergies renouvelables. En particulier, je trouve les hydroliennes enthousiasmantes à tous égards. Je vais totalement dans le sens de Bachoubouzouc, et j’imagine que Dan1, Pamina, Sicetaitsimple et les autres confirmeront. – On peut anticiper l’ACV qui sera limpide (il n’y a que peu d’énergie grise là-dedans). – Le facteur de charge sera, sur un parc, voisin de 100% (il “suffit” de monter des hydroliennes tête-bèche pour capter le courant montant puis descendant, à moins de les retourner…). – Les impacts anticipés sont dérisoires. Les promoteurs de cette… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
oui à tout mais je me demande quel est le potentiel productible. C’est chouette d’aller chercher un fluide moins turbulent que l’atmosphère mais les sites ne semblent pas légion , surtout que la distance des côtes est un critère majeur pour obtenir un “courant” @Bzh_nicolas Les hydroliennes sont placées de façon à exploiter les courants de marées et non pas les courants marins constants comme le gulf stream. L’énergie de marée est toujours celle qu’exerce un astre proche , en l’occurence , c’est la lune avec ses 1734 km de rayon et 22 milliards de km3. Mais ce qu’on dit… Lire plus »
Nick
Invité

Vous avez totalement raison Lionel_fr, il est inutile d’implanter des hydroliennes si dans 3 ans la Terre gèle et que le jour cesse de s’allonger à cause de la stabilisation de la Lune. D’ailleurs il faut aussi arrêter le solaire, vu que le jour va arrêter de s’allonger. Merci Lionel de nous instruire de la sorte. Et merci à la NASA et au Pentagone de permettre à la Lune de continuer de tourner.

Reivilo
Invité
Une piste à explorer effectivement, et qui aura sa place dans le mix EnR à terme. Selon les sources le potentiel en France serait de 3 à 10 GW. Toutefois à ce jour la rentabilité reste faible, avec une production qu’on peut estimer à 8 760 MWh par an (2MW x 8760h x 0,5 (tx de charge Janco)) et un tarif d’achat à 150 €, ça fait du 1 314 k€/an et un retour sur cet investissement de 40 M€ en 30 – 35 ans si tout va bien. Avec une charge de maintenance peut-être aux alentours des 30€ le… Lire plus »
Dan1
Invité

Ce projet d’EnR est intéressant au moins pour la régularité et la prédictibilité de la production. Evidemment, ça ne va pas révolutionner le mix. Ce projet est porté par EDF, DCNS et OPEN HYDRO. Cela veut dire que, dans une France hyper nucléarisée, sclérorée et affreusement conservatrice, un leader du nucléaire électrogène associé à un leader de la construction navale militaire et une entreprise spécialisée dans une EnR émergente peuevent développer des projest originaux : Contrairement au pessimisme permanent affiché par les négatifs de service et ressassé par Lionel, la France n’est peut être pas foutue ?

ecoenergie
Invité

Une hydrolienne de 500 kW avec un facteur de charge de 30% (voir resultats de la Rance) fournira annuellement 1300 MWH . Une centrale comme celle de Fessenheim (éx900 MW 75%) fournira 11800 GWh CONCLUSION pour remplacer Fesseheim il faudrait 9.000 (neuf milleà hydrolienne de ce type. Les energies renouvelables sont notre avenir mais pendant encore longtemps le nucleaire restera irremplacable

Rice
Invité

… @ Econergie (le mal nommé) “un progrès bien petit” C’est vrai que l’EPR représente un grand progès…. mais pour qui ? Probablement pour les 22 % de français favorables au nucélaire, mais pour les autres ? “Le nucléaire restera irremplacable encore longtemps” Peut-être bien que oui (malheureusement). Mais si les nouvelles centrales sont construites par Bouygues…. surement que non !

Bachoubouzouc
Invité
“Mais si les nouvelles centrales sont construites par Bouygues…. surement que non ! ” Quelques petites infos sur ce non-évènement sur lequel hurlent à la mort tous les médias (au premier rang desquels se trouve Enerzine, et ça n’est pas à son honneur). Voici un article contenant les propos du responsable local de l’ASN, qui lui sait de quoi il parle : Je cite : “Le responsable de la division de Caen (Calvados) de l’ASN Simon Huffeteau, lui, a précisé : « les trous dans le béton, les nids de cailloux (zones remplies de pierres et manquant de ciment au… Lire plus »
enerZ
Invité

Merci de laisser des commentaires en relation avec l’article… Le modérateur

Passant
Invité

Le projet en vidéo sur le site d’EDF :

Franck1
Invité
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