Une super bactérie producteur de biocarburants

Une équipe de chercheurs de l’Université de Caroline du Nord et de l’Université de Géorgie travaillent actuellement sur la création d’une version modifiée de l’Extrêmophile, une super bactérie capable de produire du butanol.

« La plupart des biocarburants comme l’éthanol et le butanol, sont créés par la fermentation des sucres produits par les plantes via la photosynthèse. Notre projet serait d’utiliser des organismes qui captent le dioxyde de carbone et l’hydrogène pour produire directement des biocarburants », explique le Dr Robert Kelly, professeur en génie moléculaire à l’Université NC.

La bactérie en question aurait la capacité de shunter la phase de photosynthèse. En revanche, elle serait en mesure de produire directement des combustibles liquides à partir de l’hydrogène et du dioxyde de carbone. Comme elle n’a pas besoin de lumière, cela signifie qu’une installation qui utiliserait ces bactéries pour créer des biocarburants pourrait être située n’importe où – voire sous terre.

Les extrêmophiles – organismes primitifs – qui se trouvent en eaux douces ou salées ont évolué bien avant les organismes photosynthétiques. Ils sont localisés dans des environnements hydrothermaux avec des températures pouvant atteindre les 100 degrés Celsius.

Ces microbes absorbent le dioxyde de carbone dans son environnement afin de produire des molécules complexes, dont l’une d’entre elle est connue sous le nom de "acétyl-CoA". Les chercheurs ont ainsi l’intention de modifier génétiquement le Pyrococcus afin d’inclure des éléments du Metallosphaera. La création de cette super-bactérie "serait capable de capter le dioxyde de carbone et l’hydrogène, puis de produire du biocarburant".

 

 

Une super bactérie producteur de biocarburants

"L’utilisation de ces microbes reste avantageuse car ils restent stables même à des températures élevées. Des installations de biocarburants devront utiliser les hautes températures pour distiller des biocarburants à partir de l’eau où ces organismes vivent", précise R. Kelly. "En raison de leur tolérance à la chaleur, les microbes vont continuer à prospérer alors même que les biocarburants sont distillés, ce qui rend le processus beaucoup plus efficace."

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5 Commentaires sur "Une super bactérie producteur de biocarburants"

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michel123
Invité

tout organisme a besoin d’une forme d’énergie pour produire des composés hydrocarbonés…. Si ce n’est pas le soleil avec la phto synthèse il faut lui donner quelque chose à manger ou à dégrader pour tirer l’énergie exothermique necessaire à la synthèse (réaction endothermique) du butanol . Il manque un point essentiel à ce shéma , l’origine de l’énergie . Il faut pas prendre les gens pour des benets !!!!

Get
Invité

si je comprends bien, cette source d’energie externe est la chaleur. mais produiront-ils plus d’energie qu’ils en consomment ? autre point : on commence a voir reellement les pb lies aux plantes GM. si on commence a balancer des microbes GM dans la nature, qui peut imaginer ce que ca peut donner ? d’autant plus qu’ils annoncent comme un avantage que ces microbes resistent a la distillation et que donc on les retrouvera dans le carburant (ni bio ni agro pour le coup) : on est loin du milieu confine !!!

Porco
Invité
Les mystères de la voiture à eau C.P. Kouropoulos ——————————————————————————– Voilà un sujet qui fleure bon la légende urbaine! À titre d’exemple, voici ceci: Des collègues de Mr Lucien Vuffray, ingénieur aujourd’hui à la retraite, attirent son attention sur un article paru dans le Dauphinois libéré concernant le projet de Mr Hector-Pierre Vaes, de mettre sur le marché un système permettant à une voiture de ne plus consommer qu’un peu de gaz et de l’eau, utilisant des électrodes constituées de membranes métalliques poreuses commercialisées au Japon. Grâce au prestige de l’entreprise où il travaillait, Mr Vuffray entrera en contact avec… Lire plus »
nicolas67
Invité

Et il faut rajouter la consommation d’hydrogène!!! Quel interêt de fabriquer de l’hydrogène pour ensuite le transformer en biocarburants à l’aide d’une bactérie alors que cela doit déjà être possible par le biais de la chimie ?

stan1504
Invité

L’énergie nécessaire dont parle Michel123 viendra du potentiel chimique du dihydrogène. Il restera donc le problème de la production en masse d’hydrogène. Mais de grands progrès sont en cours dans le domaine de l’électrochimie, notamment dans la direction des nanotechnologies. Il ne faut donc pas perdre espoir.

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