Une usine de fabrication de combustible nucléaire en Ukraine

"Nous avons lancé le projet d’indépendance énergétique le plus de l’histoire de l’Ukraine indépendante", a déclaré la semaine dernière le Premier ministre ukrainien Nikolay Azarov en parlant de la future usine russo-ukrainienne de fabrication de combustible nucléaire.

C’est à proximité de Smolino, à quelques 300 kilomètres au sud-est de la capitale, Kiev, que sera construite l’usine commune dont la première pierre a été officiellement posée jeudi dernier par le Premier ministre ukrainien Nikolay Azarov et Serguei Kirienko, le Directeur Général de l’agence nucléaire russe Rosatom.

Concrétisant l’accord signé en 2010 entre la société publique ukrainienne "Combustible nucléaire" et la société russe « TVEL », l’entreprise commune de production de combustible nucléaire sera le fer de lance de la sécurité énergétique de l’Ukraine. Le pays dispose de 15 réacteurs nucléaires en activité et prévoit d’en utiliser deux autres à la centrale de Hmelnitski d’ici 2015.

Ce centre de production de combustible a donc une importance majeure pour un pays dont l’économie dépend fortement de l’énergie nucléaire. "Les centrales nucléaires fournissent à l’Ukraine 50% de l’énergie consommée. Cette usine permettra de diversifier les livraisons" a précisé Sergueï Novikov le porte-parole de Rosatom.

Détenue à 51% par la société publique ukrainienne "Combustible nucléaire" et à 49% par TVEL (la filiale de Rosatom), l’usine russo-ukrainienne – dont le coût est estimé à 355 millions d’euros – prévoit de produire 800 assemblages par an. Mais le centre ne se limitera pas à répondre pas aux seuls besoins en combustible de l’Ukraine : il permettra également d’alimenter les pays tiers utilisant la technologie russe et qui sont nombreux en Europe (Bulgarie, Hongrie, Tchékie, Slovaquie ou Finlande…).

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8 Commentaires sur "Une usine de fabrication de combustible nucléaire en Ukraine"

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Politique ...
Invité

Ils ont déjà Tchernobyl et n’arrivent pas à trouver des sous pour le bouclier qui doit couvrir pour qq dizaines d’années seulement les restes de la centrales. Et ils continuent sur la meme lignée. C’est désolant, alors qu’Aujourd’hui, il ont la possibilité de développer les ENR.

Ambiel
Invité

C’est clair, ce sont les mêmes qui nous demandent de mettre la main au portefeuille pour la sécurisation de techrnobyl et qui ont comme par enchantement suffisament d’argent pour faire une nouvelle usine nucléaire…

Luis
Invité

Pas rapides en Ukraine pour construire leurs réacteurs nucléaire (c’est mieux ainsi). Celui de Khmelnitski-3, commencée en mars 1986, devrait être connectée au réseau au début 2015. Celui de Khmelnitski-4, commencée en février 1987, devrait être connectée au réseau au début 2015. Vingt-neuf ans pour chacun, s’il n’y a pas de nouveaux retards. Fort heureusement, ils sont plus rapide pour d’autres sources de production d’électricité Le quatrième parc photovoltaïque du monde en terme de puissance. Et on peut en construire beaucoup, c’est sans danger.

Luis
Invité

Celui de Khmelnitski-3, commencé en mars 1986, devrait être connecté au réseau au début 2015. Celui de Khmelnitski-4, commencé en février 1987, devrait être connecté au réseau au début 2016.

jpdebangui
Invité
Je veux bien que l’on parle de risque nucléaire, mais SEVESO, BOPAL, TOULOUSE, BP aux Bermudes, les marées noires, les déchêts plastiques un peu partout, les bombes et armes… C’est de la chimie et cela tue beaucoup plus et plus surement que le nucléaire. Le malheur de la science nucléaire c’est qu’elle aît été connue d’abord pour ses effets dévastateurs. Si nous parlons d’énergie renouvelable, alors parlons du surrégénérateur que les écologistes un peu bornés ont fait capoté dans le nord du département de l’Isère. Il aurait produit plus de plutonium qu’il n’en consommait. N’est-ce pas de l’énergie renouvelable et… Lire plus »
Jf
Invité

N y aurait-il pas plutôt derrière tout cela , quelques accord commerciaux? N oublions pas qu il me semble que dernièrement il y a eu des accords entre rosatom et Areva ! N envoyons nous pas , une partie de nos combustibles usés? Une opportunité surtout que la gen4 n est pas encore en france’!!

jmdesp
Invité

J’ai lu que l’Ukraine en a surtout raz-le-bol de payer une fortune pour ses combustible fossile au grand frère russe, qu’ils détestent. S’extraire de la dépendance sur la fourniture du fossile nucélaire est la prolongation logique. Curieux juste que les russes les aident à cela, mais cela doit être en ayant conscience que le marché ira direct à Areva sinon.

Ambiel
Invité
En tout cas une chose est sure on peut douter de la qualité de la direction d’Areva, incapable de voir les problèmes de son EPR et incapable de gérer le futur de son approvisionnement en uranium. Uramin : 1,8milliards d’euros (on s’en fout s’est le contribuable qui assure) mis à la poubelle et l’enquête dilligentée sur les conditions d’acquisition blanchit tout le monde. En gros, dans le nucléaire acheter pour 1,8milliards au pif un truc qui vaut 0 c’estun risque normal. Et comme c’est le contribuable qui paye si ça va pas, on s’en fout ! Les 3 derniers gisement… Lire plus »
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