Vers un développement de “véhicules propres”

L’industrie automobile a amorcé un virage vers le développement de véhicules plus propres : véhicules thermiques plus respectueux de l’environnement, véhicules hybrides, véhicules électriques.

Le Grenelle Environnement a accéléré cette mutation avec le super-bonus de 5 000 euros pour les particuliers et l’aide à l’industrie automobile : pôle de recherche, démonstrateurs de véhicules propres, déploiement d’infrastructures de charges…

Les enjeux

Le secteur de l’automobile doit faire face à différents défis :

– participer à la réduction des émissions de gaz a effet de serre est devenue impérative pour contenir à moins de 2°C l’évolution moyenne de la température de notre planète d’ici à 2020.

– travailler à l’après-pétrole. Cette énergie voit ses gisements s’épuiser progressivement etson prix augmenter, les professionnels cherchent donc à développer des sources d’énergies alternatives pour être moins dépendant de cette énergie fossile.

– améliorer la qualité de l’air dans nos villes : en proposant des véhicules plus propres, les pics de pollutions seront moins nombreux.

La Commission européenne a mis en place une politique pour la réduction des émissions de CO2 des voitures particulières neuves.

Du véhicule thermique au véhicule électrique

– le véhicule thermique

De nos jours, la majorité du parc automobile utilise cette technologie. Les efforts réalisés par les constructeurs permettent d’avoir des moteurs plus performants, plus économiques et moins polluants :

  • économiser le carburant : en stoppant automatiquement le moteur lors de l’arrêt au feu rouge, récupérer l’énergie cinétique au freinage…
  • des moteurs plus performants avec une combustion du carburant améliorée.
  • installation généralisée de filtres à particules sur tous les véhicules légers neufs à partir de 2011.
  • des énergies plus propres : carburants moins polluants, biocarburants, GPL, …

– le véhicule hybride

C’est un véhicules équipé de 2 modes de propulsion : un moteur thermique et un moteur électrique. Au démarrage, c’est le moteur électrique qui s’enclenche jusqu’à une vitesse de l’ordre de 25 km/h puis c’est le moteur thermique qui prend le relais. Les 2 moteurs peuvent être couplés lors de forte accélération. En phase de décélération et de freinage, c’est l’énergie cinétique qui permet au moteur électrique de se recharger.

– le véhicule hybride rechargeable

Le véhicule a 2 modes de propulsion : un moteur électrique rechargeable qui est la source principale d’énergie et un moteur thermique qui devient complémentaire. L’autonomie du moteur électrique permet de réaliser des trajet allant jusqu’à 25 km environ puis c’est le moteur thermique qui prend le relais accompagné du moteur hybride sur les longs trajets.
Le véhicule se recharge via des bornes disposées en ville, dans les entreprises ou au domicile. en 1h30 environ.

– le véhicule électrique
Ce véhicule fonctionne avec un ou plusieurs moteurs électriques à batteries rechargeables. L’autonomie du véhicule est d’environ 150km.

Le bonus-malus écologique

Grâce au Grenelle Environnement et au Bonus-Malus écologique, la France est Championne d’Europe du parc automobile le plus propre. En 2010, le parc automobile français a été enclenché cette mutation, il émet en moyenne 132,8 g de CO2 par véhicule en 2010.

– Le "bonus écologique" : une prime de 100 à 5 000 euros

Si vous achetez un véhicule qui émet moins de 125 g CO2/km, vous bénéficiez d’une réduction sur le prix d’achat de votre véhicule. Plus les émissions de CO2 du véhicule sont faibles, plus le bonus écologique est important.

Vers un développement de "véhicules propres"

– Le "malus écologique" : une majoration du prix d’achat de 200 à 2600 euros

Si votre choix se porte sur un véhicule émettant plus de 160 gCO2/km, vous devrez vous acquitter d’un malus. En clair, le prix d’achat sera majoré. Plus le modèle est émetteur de CO2, plus le malus augmente.

Vers un développement de "véhicules propres"

 

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7 Commentaires sur "Vers un développement de “véhicules propres”"

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Pastilleverte
Invité

bonus malus “écologique” limité au seul critère des émissions de CO2 ==> poubelle (verte) PS qui n’a rien à voir (quoique…) préservez nous de Borloo en tant que premier ministre , ça craint !

michel123
Invité

Ce bonus/ malus a permis l’arrivée de véhicules qui consomment moins en taxant les pollueurs égoistes qui se fichent de l’avenir et permettra à terme l’émergence du tout électrique . L’amplification du recyclage permet aussi d’atténuer tous les méfaits de notre société de consommation. Pour les transports le mieux reste le vélo et le métro … Mais tout progrés d’où qu’il vienne et quelles que soient ses inimités personnelles est à saluer sans ronchonner de façon stérile .

Flexo
Invité
sauf que le C02 est un seul des polluant , et ne recherchant u peu sur le net on s appercois qu  un vehicule diesel est peu generateur de co2 mais produit 200 polluant alors qu  un vehicule GPL oou essence nettement moins. en, gros on a penalise le C02, mais etait ce aller assez loin? pourquoi penaliser plus le C02 que les particules? les particules sont non nocives ? ou est ce la force d u n lobby qui non content de nous vendre des voitures sans fap ( petites voitures vendues sont sans fap  et sans SCR) a… Lire plus »
michel123
Invité

Améliorer la combustion c’est automatiquement diminuer tous les polluants. D’autre part la législation européenne sur les particules et sur les oxydes d’azote qui se durcit rapidement rendra quasi obligatoire les filtres à particule

Salina
Invité

Il serait intéressant d’augmenter le malus écologique en particulier pour les 2 catégories les plus polluantes passer de 1600€ à 3000 € entre 196 et 245 g co2/km et 2500 à 6000 € pour les +245 g co2/km. Ou bien ajouter une taxe annuel 250 € à 500 € pour ces 2 catégories. De toute façon il faudra le faire si l’on veut que le budget consacré par l’état au bonus/malus soit équillibré.

Salina
Invité

L’application aux véhicule d’occasion d’une taxe annuelle serait aussi intéressante à mettre en oeuvre.

bolton
Invité

Pas forcément : les moteurs essence à injection directe rejettent plus de nOx que les véhicules à injection indirectes, par exemple…

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