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	Commentaires sur : Fonds démonstrateurs européen : 5 projets français	</title>
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	<description>L&#039;énergie au quotidien</description>
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		Par : jl06		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[jl06]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 May 2011 13:06:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les prévisions des différentes agences nationales ou internationales de l&#039;énergie misent toutes de façon significative sur le Captage et la Séquestration de Carbone pour réduire les émissions de GES à moyen terme et assurer la transition vers l&#039;ère post-carbone. Le succès du CSC est d&#039;autant plus impératif depuis le soi-disant échec de Copenhague, qui a le mérite d&#039;engager les chefs d&#039;état co-signataires du document qu&#039;ils ont produit en dernière minute à une hausse moyenne de 2°C. Quels sont les enjeux pour la France et pour l&#039;Europe, et comment le NER300 va-t-il les appuyer? La France dispose d&#039;un savoir-faire CSC non négligeable sur le plan international, de compétences, de spécialistes et de programmes de recherche qui constituent un formidable point de départ. L&#039;Europe a d&#039;autres champions et, bonne nouvelle, le réseau CSC européen fonctionne: projets communs, échanges, application, pilotes... Mais cette avance toute relative disparaîtra bien vite par manque d&#039;expérience d&#039;une part (d&#039;autres pays, plus pragmatique, mettent en application immédiate leur expérience. C&#039;est le cas de l&#039;Australie, du Canada et des Etats-Unis notamment), et par manque d&#039;une ambition européenne d&#039;autre part. Après plus de cinq ans maintenant d&#039;efforts nationaux pour encourager la filière (Australie, Canada, Etats-Unis...), NER300 semble manquer l&#039;occasion d&#039;innover dans le domaine. Quelles innovations aurait-on pu espérer? Peut-être pas tant des innovations technologiques (pourtant nécessaires pour diminuer les coûts financiers et énergétiques du captage notamment) qu&#039;un projet d&#039;infrastructure structurant. Une vue à l&#039;horizon 2030 exige que les investissements consentis aujourd&#039;hui soient dédiés aux projets européens qui permettraient de s&#039;attaquer à de grosses tranches d&#039;émission - ensembles de centrales à charbon, aciéries, cimenteries... concentrées dans les grands bassins industriels. Les projets au cas-par-cas en tant que démonstrateurs (de quoi exactement?) ne permettent pas d&#039;établir les fondations d&#039;un déploiement à grande échelle suffisamment rapidement. Rappelons que l&#039;AIE estime que plus de 100 MT/an de CO2 devraient être éliminés par le CSC d&#039;ici 2020 pour que la technologie réponde aux attentes qui lui sont associées - au rythme actuel, cela reste un mirage. Un projet CSC industriel, c&#039;est 1 ou 2 MT/an; c&#039;est aussi 1 ou 2 milliards d&#039;euros et 5 ou 10 ans d&#039;études et de construction. Pour atteindre les objectifs nécessaires à la limitation de la hausse moyenne de température à 2°C, il faut alller beaucoup plus vite. Ceci ne demande pas forcément des investissements proportionnellement plus importants, bien au contraire. Par contre, laisser le développement de l&#039;infrastructure de transport et de séquestration servir des intérêts de projets isolés, c&#039;est utiliser des fonds publics qui devraient être mis au service de réduction d&#039;émissions de GES à dimensions européenne et c&#039;est s&#039;interdire l&#039;accélération exigée. Car les projets suivants devront répéter en grande partie les études, se battre pour avoir accès au meilleurs sites d&#039;injection, et investir sans les économies d&#039;échelle que l&#039;on aurait pu espérer. En clair: le réseau de transport (gazoducs CO2 et toute l&#039;infrastructure associée, son dimensionnement et son trajet) doit être conçu dès aujourd&#039;hui pour permettre de multiplier par 10 ou 50 les volumes de CO2 demain. De la même façon et principalement peut-être, les sites de séquestration sur lesquels le réseau débouche doivent être mutualisés pour permettre l&#039;optimisation de ces sites, leur développement et leur gestion de façon optimale pour l&#039;Europe et non dans le but de maximiser l&#039;intérêt de quelques projets choisis a priori. Le succès du CSC européen demanderait que l&#039;on crée un &quot;Centre Européen du CSC&quot;, responsable de la mise en place et de la gestion des réseaux de transports et des sites de séquestration. Aux entreprises ensuite de s&#039;équiper des moyens de captage et d&#039;alimenter le réseau - ou de subir les pénalités associées aux émissions excédentaires. Voilà comment un programme ambitieux de CSC pourrait réussir au niveau européen, inspirer l&#039;Amérique du Nord (que l&#039;idée même d&#039;une intervention de l&#039;Etat dans les affaires considérées comme privées effraie tellement) et s&#039;exporter en Chine de façon convaincante. Car c&#039;est bien là que le CSC devra réussir à délivrer tout son potentiel, très vite. Tant que l&#039;Europe hésitera et continuera à suivre la piste des démonstrateurs isolés sans projet d&#039;envergure annoncé, le CSC perdra son potentiel. Quel organisme relèvera le défi?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les prévisions des différentes agences nationales ou internationales de l&rsquo;énergie misent toutes de façon significative sur le Captage et la Séquestration de Carbone pour réduire les émissions de GES à moyen terme et assurer la transition vers l&rsquo;ère post-carbone. Le succès du CSC est d&rsquo;autant plus impératif depuis le soi-disant échec de Copenhague, qui a le mérite d&rsquo;engager les chefs d&rsquo;état co-signataires du document qu&rsquo;ils ont produit en dernière minute à une hausse moyenne de 2°C. Quels sont les enjeux pour la France et pour l&rsquo;Europe, et comment le NER300 va-t-il les appuyer? La France dispose d&rsquo;un savoir-faire CSC non négligeable sur le plan international, de compétences, de spécialistes et de programmes de recherche qui constituent un formidable point de départ. L&rsquo;Europe a d&rsquo;autres champions et, bonne nouvelle, le réseau CSC européen fonctionne: projets communs, échanges, application, pilotes&#8230; Mais cette avance toute relative disparaîtra bien vite par manque d&rsquo;expérience d&rsquo;une part (d&rsquo;autres pays, plus pragmatique, mettent en application immédiate leur expérience. C&rsquo;est le cas de l&rsquo;Australie, du Canada et des Etats-Unis notamment), et par manque d&rsquo;une ambition européenne d&rsquo;autre part. Après plus de cinq ans maintenant d&rsquo;efforts nationaux pour encourager la filière (Australie, Canada, Etats-Unis&#8230;), NER300 semble manquer l&rsquo;occasion d&rsquo;innover dans le domaine. Quelles innovations aurait-on pu espérer? Peut-être pas tant des innovations technologiques (pourtant nécessaires pour diminuer les coûts financiers et énergétiques du captage notamment) qu&rsquo;un projet d&rsquo;infrastructure structurant. Une vue à l&rsquo;horizon 2030 exige que les investissements consentis aujourd&rsquo;hui soient dédiés aux projets européens qui permettraient de s&rsquo;attaquer à de grosses tranches d&rsquo;émission &#8211; ensembles de centrales à charbon, aciéries, cimenteries&#8230; concentrées dans les grands bassins industriels. Les projets au cas-par-cas en tant que démonstrateurs (de quoi exactement?) ne permettent pas d&rsquo;établir les fondations d&rsquo;un déploiement à grande échelle suffisamment rapidement. Rappelons que l&rsquo;AIE estime que plus de 100 MT/an de CO2 devraient être éliminés par le CSC d&rsquo;ici 2020 pour que la technologie réponde aux attentes qui lui sont associées &#8211; au rythme actuel, cela reste un mirage. Un projet CSC industriel, c&rsquo;est 1 ou 2 MT/an; c&rsquo;est aussi 1 ou 2 milliards d&rsquo;euros et 5 ou 10 ans d&rsquo;études et de construction. Pour atteindre les objectifs nécessaires à la limitation de la hausse moyenne de température à 2°C, il faut alller beaucoup plus vite. Ceci ne demande pas forcément des investissements proportionnellement plus importants, bien au contraire. Par contre, laisser le développement de l&rsquo;infrastructure de transport et de séquestration servir des intérêts de projets isolés, c&rsquo;est utiliser des fonds publics qui devraient être mis au service de réduction d&rsquo;émissions de GES à dimensions européenne et c&rsquo;est s&rsquo;interdire l&rsquo;accélération exigée. Car les projets suivants devront répéter en grande partie les études, se battre pour avoir accès au meilleurs sites d&rsquo;injection, et investir sans les économies d&rsquo;échelle que l&rsquo;on aurait pu espérer. En clair: le réseau de transport (gazoducs CO2 et toute l&rsquo;infrastructure associée, son dimensionnement et son trajet) doit être conçu dès aujourd&rsquo;hui pour permettre de multiplier par 10 ou 50 les volumes de CO2 demain. De la même façon et principalement peut-être, les sites de séquestration sur lesquels le réseau débouche doivent être mutualisés pour permettre l&rsquo;optimisation de ces sites, leur développement et leur gestion de façon optimale pour l&rsquo;Europe et non dans le but de maximiser l&rsquo;intérêt de quelques projets choisis a priori. Le succès du CSC européen demanderait que l&rsquo;on crée un « Centre Européen du CSC », responsable de la mise en place et de la gestion des réseaux de transports et des sites de séquestration. Aux entreprises ensuite de s&rsquo;équiper des moyens de captage et d&rsquo;alimenter le réseau &#8211; ou de subir les pénalités associées aux émissions excédentaires. Voilà comment un programme ambitieux de CSC pourrait réussir au niveau européen, inspirer l&rsquo;Amérique du Nord (que l&rsquo;idée même d&rsquo;une intervention de l&rsquo;Etat dans les affaires considérées comme privées effraie tellement) et s&rsquo;exporter en Chine de façon convaincante. Car c&rsquo;est bien là que le CSC devra réussir à délivrer tout son potentiel, très vite. Tant que l&rsquo;Europe hésitera et continuera à suivre la piste des démonstrateurs isolés sans projet d&rsquo;envergure annoncé, le CSC perdra son potentiel. Quel organisme relèvera le défi?</p>
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