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	Commentaires sur : Les dessous du pétrole de Deepwater Horizon	</title>
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	<description>L&#039;énergie au quotidien</description>
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		Par : jl06		</title>
		<link>https://www.enerzine.com/les-dessous-du-petrole-de-deepwater-horizon/13461-2011-07#comment-33052</link>

		<dc:creator><![CDATA[jl06]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 05:29:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La température de l&#039;eau joue relativement peu car à ces profondeurs, elle est sensiblement constante à environ 4°C (c&#039;est une généralisation). Par contre, la profondeur d&#039;eau dans le Golfe du Saint Laurent au site de Old Harry est d&#039;environ 450 m, contre 1500 m pour Macondo-1 (le site de la catastrophe du Deepwater Horizon, DWH). Mais la différence la plus importante concerne le champ pétrolier lui-même et on ne peut pas conclure a priori. SI un accident tel que celui du DWH devait survenir sur le site de Old Harry, les hydrocarbures seraient libérés dans l&#039;eau de mer à une pression de 45 bars environ (450 m de fond) contre plus de 150 au site de Macondo-1. Pour comprendre ce qui pourrait alors se passer, il faut connaître la nature des hydrocarbures et leur composition. C&#039;est alors qu&#039;un modèle tel que celui de l&#039;EPFL pourrait être appliqué pour savoir si une séparation de la phase liquide peut avoir lieu en cours de remontée dans l&#039;eau avec apparition d&#039;une phase de densité équivalente à celle de l&#039;eau de mer à un niveau donné de la colonne. Ce qui est certain, c&#039;est que l&#039;étude de l&#039;EPFL devrait aujourd&#039;hui obliger les opérateurs à inclure ce phénomène dans leurs études de risques (le régulateur peut imposer de telles études). Dans le cas d&#039;un puits d&#039;exploration où la composition des hydrocarbures est mal connue avant le forage, il faudrait faire des études de sensibilité à la composition pour comprendre les différents scenarios. Au delà de ces considérations, ça vaut la peine de se pencher sur les différentes revues de la catastrophe DWH pour comprendre ce qu&#039;il faudrait faire mieux ailleurs: qualité des analyses de risque, spécificité des recommandations, capacité de réponse... que ce soit pour éviter la perte de contrôle du puits ou pour limiter l&#039;impact d&#039;une éruption incontrolée. En ce qui concerne le Golfe du Saint Laurent, la spécificité des courants, de la topographie, de l&#039;éco-système et du climat imposent leur propres contraintes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La température de l&rsquo;eau joue relativement peu car à ces profondeurs, elle est sensiblement constante à environ 4°C (c&rsquo;est une généralisation). Par contre, la profondeur d&rsquo;eau dans le Golfe du Saint Laurent au site de Old Harry est d&rsquo;environ 450 m, contre 1500 m pour Macondo-1 (le site de la catastrophe du Deepwater Horizon, DWH). Mais la différence la plus importante concerne le champ pétrolier lui-même et on ne peut pas conclure a priori. SI un accident tel que celui du DWH devait survenir sur le site de Old Harry, les hydrocarbures seraient libérés dans l&rsquo;eau de mer à une pression de 45 bars environ (450 m de fond) contre plus de 150 au site de Macondo-1. Pour comprendre ce qui pourrait alors se passer, il faut connaître la nature des hydrocarbures et leur composition. C&rsquo;est alors qu&rsquo;un modèle tel que celui de l&rsquo;EPFL pourrait être appliqué pour savoir si une séparation de la phase liquide peut avoir lieu en cours de remontée dans l&rsquo;eau avec apparition d&rsquo;une phase de densité équivalente à celle de l&rsquo;eau de mer à un niveau donné de la colonne. Ce qui est certain, c&rsquo;est que l&rsquo;étude de l&rsquo;EPFL devrait aujourd&rsquo;hui obliger les opérateurs à inclure ce phénomène dans leurs études de risques (le régulateur peut imposer de telles études). Dans le cas d&rsquo;un puits d&rsquo;exploration où la composition des hydrocarbures est mal connue avant le forage, il faudrait faire des études de sensibilité à la composition pour comprendre les différents scenarios. Au delà de ces considérations, ça vaut la peine de se pencher sur les différentes revues de la catastrophe DWH pour comprendre ce qu&rsquo;il faudrait faire mieux ailleurs: qualité des analyses de risque, spécificité des recommandations, capacité de réponse&#8230; que ce soit pour éviter la perte de contrôle du puits ou pour limiter l&rsquo;impact d&rsquo;une éruption incontrolée. En ce qui concerne le Golfe du Saint Laurent, la spécificité des courants, de la topographie, de l&rsquo;éco-système et du climat imposent leur propres contraintes.</p>
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		Par : Sternearctique		</title>
		<link>https://www.enerzine.com/les-dessous-du-petrole-de-deepwater-horizon/13461-2011-07#comment-33051</link>

		<dc:creator><![CDATA[Sternearctique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 01:53:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Et en eaux froides, comme celles du Golfe du Saint-Laurent, où l&#039;on projette d&#039;exploiter le gisement pétrolier Old Harry, ou de l&#039;Atlantique où plusieurs plates-formes de forage sont en opération, le même phénomène pourrait-il survenir advenant une catastrophe semblable à celle de Deepwater Horizon?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et en eaux froides, comme celles du Golfe du Saint-Laurent, où l&rsquo;on projette d&rsquo;exploiter le gisement pétrolier Old Harry, ou de l&rsquo;Atlantique où plusieurs plates-formes de forage sont en opération, le même phénomène pourrait-il survenir advenant une catastrophe semblable à celle de Deepwater Horizon?</p>
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		Par : jl06		</title>
		<link>https://www.enerzine.com/les-dessous-du-petrole-de-deepwater-horizon/13461-2011-07#comment-33053</link>

		<dc:creator><![CDATA[jl06]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Aug 2011 07:06:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L&#039;étude parait modeste, mais la portée de ces résultats va au-delà des apparences. Tout d&#039;abord, il ne s&#039;agit pas simplement de reconnaître l&#039;effet des différents courants qui affectent une colonne d&#039;hydrocarbures sur une hauteur d&#039;eau de 1500 m (c&#039;est déjà quelque chose), mais d&#039;y intégrer le comportement en pression (surtout, mais température aussi) des hydrocarbures. Fait significatif: le changement de composition qui résulte de la baisse de pression qui accompagne la remontée des hydrocarbures (moins denses que l&#039;eau en sortie de tête de puits, à 1500 m de profondeur) provoque une séparation de phases, notamment vers 1000 m. Or une au moins de ces phases a alors une densité proche de celle de l&#039;eau de mer environnante, ce qui lui permet de se déplacer sur de grandes distances latérales. Les informations que j&#039;ai pu trouver ne précisent pas les proportions (% qui migre latéralement, % qui continue à remonter), mais on peut penser que les proportions sont significatives puisqu&#039;elles doivent expliquer les observations qui avaient mis à jour le phénomène (des caméras sous-marines avaient détecté des nappes d&#039;hydrocarbures à différentes profondeurs). Cette modélisation devrait donc guider les véritables études d&#039;impact environnemental en orientant les relevés (distance du puits, profondeur), ce qui permettra une meilleure réponse aussi. Il faut sans doute y voir également un élément supplémentaire dans les batailles légales et financières du règlement du désastre. On se souvient que les estimations officielles de débit du puits avaient oscillé autour de 1000 barils/jour dans les premiers jours, pour évoluer vers 5000, 15000, 25000 et plus. En l&#039;absence de mesures directes, les premières estimations avaient eu recours aux bilans matières. Or cette étude démontre aujourd&#039;hui que la partie observable en surface n&#039;est pas proche de la totalité, puisqu&#039;une partie (importante je pense, mais encore une fois je n&#039;ai pas les données) flotte et dérive aux alentours de 1000 m de profondeur. Pour mémoire, depuis que la pression du puits a pu être mesuré au cours des opérations de sauvetage, le débit initial du puits a été estimé à 64000 b/j, diminuant jusqu&#039;à 53000 b/j avant d&#039;être maitrisé. Le prochain épisode devrait consister en une réconciliation de ces données de façon à permettre de meilleure estimation de débit sous-marins à grandes profondeur (et nous espérons tous que ça ne servira qu&#039;à interpréter des évènements historiques et pas à venir...).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;étude parait modeste, mais la portée de ces résultats va au-delà des apparences. Tout d&rsquo;abord, il ne s&rsquo;agit pas simplement de reconnaître l&rsquo;effet des différents courants qui affectent une colonne d&rsquo;hydrocarbures sur une hauteur d&rsquo;eau de 1500 m (c&rsquo;est déjà quelque chose), mais d&rsquo;y intégrer le comportement en pression (surtout, mais température aussi) des hydrocarbures. Fait significatif: le changement de composition qui résulte de la baisse de pression qui accompagne la remontée des hydrocarbures (moins denses que l&rsquo;eau en sortie de tête de puits, à 1500 m de profondeur) provoque une séparation de phases, notamment vers 1000 m. Or une au moins de ces phases a alors une densité proche de celle de l&rsquo;eau de mer environnante, ce qui lui permet de se déplacer sur de grandes distances latérales. Les informations que j&rsquo;ai pu trouver ne précisent pas les proportions (% qui migre latéralement, % qui continue à remonter), mais on peut penser que les proportions sont significatives puisqu&rsquo;elles doivent expliquer les observations qui avaient mis à jour le phénomène (des caméras sous-marines avaient détecté des nappes d&rsquo;hydrocarbures à différentes profondeurs). Cette modélisation devrait donc guider les véritables études d&rsquo;impact environnemental en orientant les relevés (distance du puits, profondeur), ce qui permettra une meilleure réponse aussi. Il faut sans doute y voir également un élément supplémentaire dans les batailles légales et financières du règlement du désastre. On se souvient que les estimations officielles de débit du puits avaient oscillé autour de 1000 barils/jour dans les premiers jours, pour évoluer vers 5000, 15000, 25000 et plus. En l&rsquo;absence de mesures directes, les premières estimations avaient eu recours aux bilans matières. Or cette étude démontre aujourd&rsquo;hui que la partie observable en surface n&rsquo;est pas proche de la totalité, puisqu&rsquo;une partie (importante je pense, mais encore une fois je n&rsquo;ai pas les données) flotte et dérive aux alentours de 1000 m de profondeur. Pour mémoire, depuis que la pression du puits a pu être mesuré au cours des opérations de sauvetage, le débit initial du puits a été estimé à 64000 b/j, diminuant jusqu&rsquo;à 53000 b/j avant d&rsquo;être maitrisé. Le prochain épisode devrait consister en une réconciliation de ces données de façon à permettre de meilleure estimation de débit sous-marins à grandes profondeur (et nous espérons tous que ça ne servira qu&rsquo;à interpréter des évènements historiques et pas à venir&#8230;).</p>
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		Par : Pastilleverte		</title>
		<link>https://www.enerzine.com/les-dessous-du-petrole-de-deepwater-horizon/13461-2011-07#comment-33050</link>

		<dc:creator><![CDATA[Pastilleverte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jul 2011 07:57:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Bravo les modèles ! On découvre qu&#039;il y a des courants marins à diverses profondeurs, et que, par conséquent les résidus de la pollution se retrouvent à des endroits très éloignés du puits endommagé. Fort bien ! Mais qu&#039;en est-il de l&#039;impact réel sur la vie marine ? La suite au prochain épisode ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bravo les modèles ! On découvre qu&rsquo;il y a des courants marins à diverses profondeurs, et que, par conséquent les résidus de la pollution se retrouvent à des endroits très éloignés du puits endommagé. Fort bien ! Mais qu&rsquo;en est-il de l&rsquo;impact réel sur la vie marine ? La suite au prochain épisode ?</p>
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