Un réchauffement de 1,5°C apparaît déjà inéluctable, selon un nouveau rapport

Un nouveau rapport publié par la banque mondiale examine les risques que fait peser le changement climatique sur les conditions de vie et les moyens de subsistance dans trois régions : Amérique latine, Asie centrale, Moyen-Orient et Afrique du Nord.

Il met en évidence le fait qu’un réchauffement atmosphérique de près de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle apparaît déjà inéluctable. Les sécheresses et l’élévation du niveau de la mer, le potentiel de destruction des ondes de tempête et les pertes agricoles, affecteront les populations du monde entier, en particulier les plus pauvres.

Dans les Andes, en Amérique du Sud, et dans les régions montagneuses d’Asie centrale, les glaciers reculent en raison du réchauffement climatique. La fonte des glaces provoquée par la hausse des températures aura d’abord pour effet d’augmenter le débit des cours d’eau plus tôt dans la saison végétative et d’augmenter ainsi le risque d’inondations destructrices dans les exploitations agricoles. Puis, d’ici quelques décennies, le risque d’inondation cédera la place à la sécheresse. Si l’on ne fait rien, la plupart des glaciers andins et les deux tiers de ceux d’Asie centrale pourraient avoir disparu d’ici la fin du siècle.

Telle est l’une des conclusions d’un nouveau rapport consacré aux conséquences du changement climatique en Amérique latine, en Asie centrale et au Moyen-Orient, qui rappelle que ces changements sont déjà à l’œuvre : à l’échelle mondiale, les températures sont déjà supérieures de 0,8 °C au niveau de l’ère préindustrielle. Et leurs conséquences se font déjà sentir sur la sécurité alimentaire, les ressources en eau et les moyens de subsistance.

Compte tenu des émissions de gaz à effet de serre passées et de la tendance à venir, un réchauffement atmosphérique de près de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle apparaît déjà inéluctable. Si nous n’engageons pas une action concertée pour réduire ces émissions, la planète est bien partie pour se réchauffer de 2 °C d’ici 2050 et de 4 °C d’ici 2100 — 2100, ce n’est pas si loin : les adolescents d’aujourd’hui auront alors 80 ans.

D’après le nouveau rapport, la hausse des températures augmentera la fréquence des vagues de chaleur similaires à celles observées en Russie en 2010 et aux États-Unis en 2012. La fonte du pergélisol libérera du méthane, un puissant gaz à effet de serre qui accentuera encore le réchauffement. Les forêts aussi sont menacées, en particulier la forêt amazonienne. Une hausse ne serait-ce que de 1,5 °C aggravera les sécheresses et l’élévation du niveau de la mer, le potentiel de destruction des ondes de tempête et les pertes agricoles, et renchérira les coûts d’adaptation pour des millions de personnes.

« Le rapport qui paraît aujourd’hui confirme ce que les chercheurs n’ont cessé de répéter, à savoir que les émissions passées ont tracé une trajectoire inéluctable de réchauffement pour les deux prochaines décennies, qui va surtout affecter les populations les plus pauvres et les plus vulnérables du monde », commente Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale. « Nous ne pouvons pas continuer sur cette voie et laisser les émissions augmenter de manière incontrôlée. »

À l’heure où les chefs d’État et de gouvernement se réunissent à Lima pour le prochain cycle de négociations sur le climat, ce rapport propose des orientations et des données chiffrées sur les risques et sur la nécessité de se fixer des objectifs ambitieux afin de « décarboniser » les économies sans tarder.

« La bonne nouvelle c’est qu’il existe un consensus croissant sur les actions nécessaires pour infléchir la trajectoire intenable sur laquelle nous nous trouvons actuellement », explique Jim Yong Kim. « La lutte contre le changement climatique ne doit pas se faire aux dépens de la croissance économique. »

Un réchauffement de 1,5°C apparaît déjà inéluctable, selon un nouveau rapport

Plaidoyer pour une action immédiate

Aucun ralentissement des émissions de CO2.

Les températures actuelles dépassent de 0,8 °C les niveaux de l’ère préindustrielle.

Les émissions de CO2 ont augmenté de 60 % par rapport à 1990, soit un rythme de progression de 2,5 % par an. À ce rythme, les concentrations de CO2 dans l’atmosphère dépasseraient en l’espace de trois décennies à peine les niveaux auxquels il serait possible de limiter le réchauffement à 2 °C.

Impacts et dommages observés.

Les effets d’envergure observés récemment sur les systèmes naturels et humains confirment la forte sensibilité de nombre d’entre eux au réchauffement climatique et la forte probabilité de dommages substantiels, même à de faibles niveaux d’élévation des températures. On peut citer entre autres des effets néfastes sur les rendements agricoles, l’accélération du dégel de l’Antarctique et du Groenland et le blanchissement généralisé des récifs coralliens. Les conséquences physiques d’un réchauffement de 1,5 °C, comme des vagues de chaleur extrême, peuvent être inéluctables.

Impacts prévus au 21e siècle.

Les projections d’impact pour le 21e siècle confirment l’ampleur de la menace que fait peser sur le développement un réchauffement de 2 °C – et les graves conséquences du dépassement de ce seuil. Même entre 1,5 et 2 °C de hausse de température, les conséquences envisagées pour un certain nombre de régions et de systèmes sont considérables, comme la possibilité d’une disparition totale de récifs coralliens anciens, de la biodiversité marine associée et des moyens de subsistance liés au tourisme et à la pêche.

Conséquences multiséculaires des émissions du 21e siècle.

De plus en plus d’éléments scientifiques attestent des conséquences qu’auront les émissions de CO2 et d’autres gaz à effet de serre sur les siècles à venir. Par exemple : une élévation à long terme du niveau de la mer d’environ 2 mètres programmée pour chaque degré Celsius de réchauffement moyen soutenu de la planète et de l’acidification des océans sur plusieurs siècles, avec des effets négatifs d’une grande portée sur les récifs coralliens, l’écologie marine et, en définitive, la planète tout entière.

Risque de modifications irréversibles et à grande échelle des biomes et écosystèmes de la planète.

Des modifications irréversibles et à grande échelle des systèmes planétaires sont susceptibles de transformer des régions entières. Parmi les risques qui augmentent rapidement avec le réchauffement, on peut citer la dégradation de la forêt tropicale amazonienne assortie de possibilités d’émissions considérables de CO2, en raison d’une boucle de réaction qui amplifie cet effet, la désintégration des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique provoquant une élévation du niveau de la mer de plusieurs mètres durant des siècles, voire des millénaires, et des rejets importants de méthane résultant de la fonte du pergélisol, qui amplifient davantage le réchauffement. Des études publiées récemment dans des revues spécialisées montrent qu’une partie substantielle de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental, contenant l’équivalent en glace d’environ un mètre d’élévation du niveau de la mer, recule inexorablement et de façon instable.

Une marge de manœuvre qui se réduit rapidement.

L’accumulation d’infrastructures tributaires de combustibles fossiles et à forte intensité de carbone nous oblige à un avenir marqué par des émissions de CO2. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a émis des mises en garde, confirmées par de nombreux exercices de modélisation des filières énergétiques, selon lesquelles si des actions urgentes ne sont pas prises très rapidement, il sera extrêmement coûteux de réduire les émissions assez rapidement pour maintenir le réchauffement sous la barre des 2 °C.

>>> Accès complet page WEB en anglais (ici)

>>> Document analytique en français .pdf (résumé)

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zoziau

Un rapport qu’on ne peut difficilement inscrire dans le cadre du “complot écolo” et qui montre de façon détaillée les conséquences attendues des modes de consommation occidentaux sur la vie dans les “pays du sud” d’ici la fin du siècle. Par exemple la fonte des grands glaciers terrestres et les sécheresses attendues ne sont pas sans conséquences sur la production agricole mais aussi sur le système énergétique. En Asie centrale ou les glaciers ont déjà perdu le tiers de leur volume depuis le début du XXème siècle et ou l’hydroélectricité représente 20% du mix, augmentation de la production dans un premier temps puis diminution forte, raréfaction de l’eau et concurrence entre les usages agricoles et le refroidissement des centrales thermiques. (page 27 du document analytique en français)

Papijo

Ne nous affolons pas. Regardons les chiffres des prévisionnistes et examinons ce qu’ils valent, dans cet excellent article paru sur le site: “pensee-unique.fr” (les courbes représentent les “prévisions”, les ronds verts / carrés bleus les mesures “réelles”):

dgewai

Ne pas s’affoler ? L’Humanité est en train de répandre dans l’atmosphère en un peu plus d’un siècle le carbone que les processus naturels ont mis environ 500 millions d’années à concentrer, je n’imagine pas que cela ne puisse avoir des conséquences considérables…

dgewai

Ne pas s’affoler ? L’Humanité est en train de répandre dans l’atmosphère en un peu plus d’un siècle le carbone que les processus naturels ont mis environ 500 millions d’années à concentrer, je n’imagine pas que cela ne puisse avoir des conséquences considérables…

michel123

allons noyer notre soupçon d’inquiétude dans l’achat d’une nouvelle voiture 4.4 bien polluante qui servira à escalader les trottoirs et à voir le monde de plus haut. Allons chercher sur internet une petite étude rassurante que je publierai régulièrement pour me rassurer. Et puis de toutes façons que les îles coraliennes et leur population disparaissent , que les africains meurent de chaud et de faim, je m’en fiche car je suis égoïste, égocentrique et les autres je n’en ai rien à faire. Les dérèglements climatique sèrieux c’est vers 2050, à cette époque je serai mort ou au fond d’un lit en maison de retraite: Donc aprés moi le déluge.

trimtab

Vous avez raison: “…Ne pas s’affoler ? L’Humanité est en train de répandre dans l’atmosphère…..” …..Toutes sortes de choses qui ne s’y trouve pas naturellement (car il n’y a pas que le ‘carbon’ dans cette histoire….!). Ca va de la fumée de ma cigarette (et oui ! personne est parfait, et même trimtab doit vivre avec ses paradoxes, hypocrisies et contradictions!) jusqu’au……. …pendant la période de ‘guerre froide’, pour ‘rechauffer’ litéralement un peu atmosphere morose de l’époque ‘on’ (à l’insu de notre plein grè ?) a testé près de 2000 fois des bombes atomiques, dont beaucoup dans atmopshere ! En sorte en allumant regulièrement pendant quelques décennies, des ‘soleils artificiels’….dont le ‘boule de feu’ de certains, comme le Tsar Bomb, était visible à 1000 kms: mais …..”je n’imagine pas que cela ne puisse avoir des conséquences considérables…” Tiens ! J’ai une visite médicale en fin semaine…je vais peut être demander si, autre que mes poumons encrassées, il n’y a pas un peu de Strontium 90 dans mes os…? Histoire de savoir si je suis déjà un peu OMG…? trimtab

Papijo

Reprenez vous mon vieux ! Renseignez vous ! Une “petite étude rassurante” ? Allons, cherchez un peu sur internet: comment évoluent les températures, comment évoluent les surfaces de banquise, le niveau de la mer … et revenez nous dire ce qui vous inquiète ? Personnellement, comme je l’ai écrit, je prends mes infos à partir du site “pensee-unique.fr” – Cliquer ici dans la rubrique “Grands indicateurs du climat”, mais vous en trouverez certainement d’autres tout aussi “rassurants” (je parle de mesures “réelles” et bien sûr pas de “résultats de calculs” sélectionnés par des groupements écolos pour affoler les “imbéciles de votants” ou par des journalistes avides de nouvelles “qui feront vendre du papier” !)

zoziau

@Papijo, Le ton supérieur et sarcastique de Jean Martin qui critique et ridiculise à la fois les politiques, les ONG, les électeurs, les écolos (et même les scientifiques !!?) rappele nettement celui de Claude Allègre, seul contre tous et surtout au final assez pitoyable. La vérité sur nos connaissances actuelles du dérèglement climatique vous aurez plus de chance de l’approcher en recoupant les informations issues de centaines d’études et d’organismes variés, ou mieux encore en vous rapprochant du terrain et des professionnels déjà confrontés au réchauffement en France (forestiers, agriculteurs, architectes) qu’en vous basant sur la prose de ce Monsieur.

Luis

¤ C’est maintenant très clair selon cette citation : “L’Océan Arctique se réchauffe, les icebergs se font de plus en plus rares et dans certains endroits les phoques trouvent l’eau trop chaude. Tous les rapports pointent vers un changement radical des conditions climatiques et jusqu’à des températures inconnues jusqu’à présent dans la zone arctique. Des expéditions nous rapportent que pratiquement aucune glace n’a été vue au dessus d’une latitude de 81 degrés 29 minutes. D’énormes masse de glace ont été remplacées par des moraines de terre et des pierres tandis qu’en de nombreux endroits, des glaciers bien connus ont entièrement disparu.” Désolé, ce n’est pas dans le dernier rapport du GIEC en 2014 mais dans un rapport de l’US Weather Bureau de 1922 (mil neuf cent vingt-deux), l’organisme de météorologie américain de l’époque. Le GIEC, dans son 5e rapport (2014) s’est contenté de dire (chapitre 10) : “Arctic temperature anomalies in the 1930s were apparently as large as those in the 1990s and 2000s. There is still considerable discussion of the ultimate causes of the warm temperature anomalies that occurred in the Arctic in the 1920s and 1930s.” “Les anomalies de la température en Arctique dans les années 1930 étaient apparemment aussi importantes que celles des années 1990 et des années 2000. Il y a encore de nombreuses discussions au sujet des causes profondes qui sont à l’origine des anomalies de température dans l’Arctique dans les années 1920 et dans les années 1930.” La courbe de la NASA montre bien un réchauffement de 1915 à 1935, plus puissant que celui de 1980 à 2000. Bon alors, on nous aurait caché le niveau de CO2 des années 1920-1930, qui aurait été aussi élevé que celui d’aujourd’hui ? Va falloir éteindre la télé et rechercher les vraies causes de l’évolution du climat. Causes multiples, agissant dans le même sens ou en sens contraire selon les époques, selon des cycles différents. Les cycle de chacune des causes étant eux-mêmes de durée et d’amplitude variables. Le climat : pas aussi simple que le discours médiatique qui fait peur.

Papijo

Allons les écolos … Plutôt que des quolibets (quand il ne s’agit pas d’injures), montrez nous donc des courbes de mesures qui annoncent une évolution vers la CATASTROPHE ! Et si vous êtes incapables de nous en montrer une seule … que faut-il en conclure ?

gaga42

A papijo, Luis et autres négationnistes, Le réchauffement climatique anthropique est une tendance très probable (à 95% selon GIEC qui reste toujours très prudent), mais, hélas pour les “malcomprenants”, à laquelle s’ajoutent des variations aléatoires temporelles ET géographiques. Ces variations sont dues non pas à une quelconque incertitude de mesure, mais notamment aux échanges air-mer-terre pour faire simple. Les dits “malcomprenants” (car je n’ose penser qu’ils mentent pour un intérêt quelconque) trouveront dont toujours soit des périodes, soit des lieux sans réchauffement et ne présenteront que ces courbes sélectionnées et non représentatives ce qui constituerait une faute grave si ils étaient scientifiques. Et pourtant je suis près à parier mon inscription à Enerzine que 2014 sera la plus chaude!

Tech

à papy paijo et oui justement en regardant votre graphe et uniquement les points de mesures il est clairement visible que l’on part de pratiquement 0 en et que l’on est en ce moment plutôt roche de 0,25 si ce n’est pas un croissance dites moi donc ce que c’est! si l’on traçait un ecourbe de tendance uniquement qsur ces points pn y trouverait toujours une croissance! pour “l’anomaile” dans les années 30 soulevée par Luis mon explication serait l’arrivée massive de l’industrie et du chauffage au charbon, mais sans en chercher les preuves, juste une intuition! des peuples du groenland voeint clairement le réchauffement et quelquefois s’en réjouissent! ils ne on marre de se geler les C… mais c’est plus difficile pour la pêche et la chasse! certaines iles voient clairement la mer gagner du terrain. il y a beaucoup d’exemples qui montrent des changements importants, mais bien sur il est compliqué de prédire le future et de savoir si ce frêle équilibre est rompu ou pourra se réguler de nouveau! ???

Djed

…pour permettre aux états(surtout occidentaux)toujours avides de recettes fiscales nouvelles,de ponctionner encore plus leurs contribuables avec des taxes nouvellles en leur faisant admettre ces futures taxes via la culpabilisation et la menace d’une apocalypse planétaire. Une énorme escroquerie mondiale,et un très gros scandal planétaire.Voilà à quoi sert le Groupe Intergouvernemental de l’Escroquerie au Climat. Il faut impérativement refuser d’y souscrire.

jipebe29

La vie est construite sur la chimie du carbone, et vous confondez carbone, qui est un élément solide, et gaz carbonique, gaz oncolore, inodore, sans saveur, et indispensable à la photosynthèse, donc pour à la chaîne de la vie sur notre planète.

jipebe29

Les glaciers alpins ont commencé à reculer vers 1850-1880, à la fin du Petit Age Glaciaire. Une étude des glaciologues indiens montre que certains glaciers de l’Himalaya reculent, mais que d’autres avancent. De toute manière, ce n’est pas un petit RC global de 0,7°C qui peut avoir un impact sur les glaciers. L’évolution de chaque glacier dépend de nombreux facteurs : chutes de neige, ensoleillement, températures diurnes et nocturnes, températures estivales, pluies, ennuagement, poussières de carbone-suie, …

jipebe29

« Compte tenu des émissions de gaz à effet de serre passées et de la tendance à venir, un réchauffement atmosphérique de près de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle apparaît déjà inéluctable ». Avant de nous sortir cette phrase, les grands experts en climatologie de la BM auraient mieux fait de reconnaître les évolutions récentes. La TMAG (température moyenne annuelle globale) est stable alors que, sur cette période, nous avons émis 40% de toutes nos émissions de CO2 depuis le début de l’ère industrielle. Donc, avec davantage d’émissions de CO2, il n’y a plus de RC. Gênant pour la BM, qui occulte ce fait dérangeant…

jipebe29

« La lutte contre le changement climatique ne doit pas se faire aux dépens de la croissance économique. »»: Là, c’est la quadrature du cercle, car un développement économique harmonieux ne peut se faire sans utilisation des combustibles fossiles et le nucléaire. Propos jésuistique et mensonger de M. Kim.

michel123

il faut dire qu’elle provient d’un site écologique extrêmiste cette courbe provient de la NASA tout simplement

michel123
Reivilo

Encore une étude réalisée par une bande d’escrocs financés par le lobby écologiste à la solde du gouvernement qui fait tout ça pour nous piquer nos économies … 😉

Luis

¤ La courbe de 11h15 provient bien d’une page de la NASA. Désolé. Et l’article cité provient bien de l’US Weather Bureau de 1922. Alors que la teneur en CO2 augmente depuis 1960 comme dans la grimpée du Tourmalet, selon Mauna Loa, la température moyenne globale oscille comme la mer qu’on voit danser le long des golfes clairs … C’est bien visible sur le site officiel du Met Office, site très sérieux. – de 1880 à 1910 : -0,3°C en 30 ans, – de 1910 à 1945 : +0,5°C en 35 ans, – de 1945 à 1975 : -0,1°C en 30 ans, – de 1975 à 2000 : +0,6°C en 25 ans, – de 2000 à 2014 : +/-0,0°C en 14 ans. On voit donc une sinusoïde des températures autour d’une tendance modérée à la hausse depuis le fin du petit âge glaciaire, vers 1850. Quelle est l’influence du CO2 dans cela ?

Papijo

Personne ne nie que le climat s’est réchauffé depuis la fin du 19ème siècle. C’est ce qui marque la fin du “petit âge glaciaire” (pour plus de précisions, voir internet). Et d’ailleurs, tout le monde s’en réjouit: préfèreriez vous voir avec la Seine gelée à Paris, ou la Tamise gelée à Londres ? Ci-dessous une peinture représentant une foire sur la Tamise gelée qui s’est tenue d’après le Guardian de décembre 1683 au 4 féfrier 1684 (Lien: ). Mais avant cette période, pendant une bonne partie du Moyen-Age, pendant l’époque romaine, etc … il y a eu des périodes tout aussi chaudes que maintenant.

Luis

¤ Le problème des ressources en eau et de l’adéquation de la production agricole aux besoins de nourriture, c’est d’abord un problème de population démesurée. Population à différentes époques (en millions) : . . . Année . . .: 1800 / 1900 / 2000 / 2050 Monde . . . . . : 968 / 1613 / 6062 / ? Chine + Corée . : 330 / 415 / 1273 / ? Inde + 2 voisins : 190 / 290 / 1320 / ? Afrique (total) . : 101 / 118 / 657 : ? Voir les données complètes ici : Avec de telles données, il est évident que la pression sur les ressources naturelles se fait davantage sentir, quelle que soient les variations climatiques au cours des sciècles. Pour les récoltes, le climat actuel est tout de même plus favorable que celui du petit âge glaciaire. Ne pas oublier non plus le pic du phosphore vers 2030 selon diverses sources. Entre autres (voir aussi le thème population) : Mais comme dit dans un commentaire, “Le pic alimentaire n’est pas pour tout de suite : heureusement, il nous reste encore la solution Soleil vert”. Voir le film de 1974 qui doit bien repasser tous les 4 ou 5 ans (mais visible sur le net). Car sans utilisation intensive des engrais, la production agricole n’augmentera pas. Et les engrais, c’est en grande partie des phosphates et du gaz naturel (pic vers 2040). L’agriculture, c’est aussi du pétrole (pic vers 2020). L’exode urbain est à prévoir, retour aux champs et aux bonnes fumures d’antan (amendement naturel des terres).

Papijo

Michel, vous savez, la NASA, c’est vaste … Vous nous parlez d’une courbe “monotone”, sans aucune anomalie “dérangeante” … En voici une autre trouvée sur le blog d’une personne dont je ne partage absolument pas les convictions politico-religieuses, même si je suis en général d’accord avec ses analyses scientifiques, le Dr R. Spencer (), qui travaille également pour la NASA (en particulier sur les mesures de températures par satellite):

Papijo

Les courbes moyennées (en anglais: “smoothed”), c’est bien pratique pour masquer les oscillations “gênantes” ! Certains font même disparaitre ainsi la pause actuelle (il suffit de moyenner sur 30 ans).

michel123

il vaudrait mieux éviter de se réfèrer à cet illuminé dont les courbes pipeau fleurissent un peu partout. Il se targue de travailler avec la nasa , aucune preuve de ses compétences , de nombreuses allégations sans fondement , un site internet qui ressemble à un magasin multimédia lors des périodes de solde

michel123

La courbe de Roy spencer que vous présentez montre des températures estimées sur une période (le moyen age ) qui n’a fait l’étude , et pour cause , d’aucune mesure réelle: Estimations de températures globales de la terre sur quels critères? à quels endroits? Au fin fond de l’Alabama dans le sous sol de sa grange ? Il vaudrait mieux éviter de se réfèrer à cet illuminé dont les courbes pipeau fleurissent un peu partout. Il se targue de travailler avec la nasa , aucune preuve de ses compétences , de nombreuses allégations sans fondement , Un site internet qui ressemble plus à un magasin multimédia lors des périodes de solde qu’à un site scientifique.

Papijo

Merci Michel … On a tous compris … les injures, c’est quand on n’a plus d’arguments ! “… illuminé … courbes pipeau … aucune preuve de ses compétences , de nombreuses allégations sans fondement, magasin multimédia …” Merci Michel … On a tous compris … les injures, c’est quand on n’a plus d’arguments ! Pour votre info, le texte d’une présentation de ce “rigolot” au Sénat des USA:

Luis

¤ Avant de contester de façon enfantine (“ce qui prouve à quel point elles sont scientifiques”) des courbes totalement différentes, il faut au moins lire leur légende et les dates concernées. La première courbe (08h55 le 25) concerne la troposphère moyenne tropicale (20° de chaque côté de l’équateur) entre 1978 et 2012. La seconde courbe (11h15) concerne les températures arctiques entre 1901 et 2000. Que l’on peut comparer avec la courbe de 17h54 pour la température globale entre 1850 et 2014. A part cela, les derniers cent mètres de l’ascension du col du Tourmalet (2115 m) ont toujours été les plus élevés … avant la descente. Très belle vue depuis l’observatoire du Pic du Midi de Bigorre (2865m), à 5-6 km du col par une petite route.

jipebe29

Voici, pages 123 et suivantes, un florilège des événements climatiques catastrophiques des siècles passés, et que beaucoup ont oublié.

jipebe29

Voici, pages 21 et suivantes, un florilège des événements climatiques extrêmes des siècles passé, et que certains semblent avoir oublié…

Dan1

Juste pour agrémenter la soirée : Allez je vous laisse à vos démonstrations, parce c’est prouvé, ça chauffe… sur les forums !

Luis

¤ Le thermomètre a commencé à être utilisé au début du 18e siècle, puisque des mesures de températures sont rapportées depuis 1699 à Paris, 1706 à De Bilt aux Pays-Bas et en de nombreux autres lieux. En 1730, un capitaine anglais l’utilisait aussi pour des observations météorologiques dans la baie d’Hudson (Canada). Mais d’autres moyens sont utilisés pour connaître avec une assez bonne précision les températures depuis l’an mil. Car les historiens se préoccupent de climatologie depuis une trentaine d’années. Pour des périodes de quelques siècles, on trouve cet article de la revue “La Recherche” de juin 1999, une revue sérieuse. Article préservé gracieusement ici : L’optimum climatique du Moyen-âge a été observé un peu partout sous toutes les latitudes. Il suffit par exemple de faire des carottages dans des glaciers ou de fouillez un peu dans les sédiments des lacs. On peut étudier la composition isotopique des foraminifères océaniques et des ostracodes lacustres ou étudier les pollens de plantes …

Papijo

Merci pour ce document très “dense”, mais qui a l’avantage de regrouper sur un seul “pdf” de nombreuses infos réparties un peu partout sur le net. Dommage qu’il ne soit pas “automatiquement” remis à jour ! (c’est beaucoup de boulot). PS: Pour info, pour ajouter une adresse dans un commentaire, il suffit de copier l’adresse en mode “texte non formaté”, sans les balises html nécessaires en général sur les autres sites. Enerzine s’occupe de tout … Pour une image, c’est pareil, en faire juste un “copier / coller”, ça marche tout seul !

Papijo

Il n’y a pas que les méthodes “scientifiques” qui peuvent contribuer à l’histoire du climat. Par exemple, Emmanuel Le Roy Ladurie a décrit les variations du climat depuis le Moyen-Age à partir des dates des vendanges:

michel123

Mais au delà des images il est facile de voir que ce DOCTEUR Roy Spencer utilise toutes les ficelles de la publicité avec son site dont le moins qu’on puisse dire est qu’il est “coloré”. Il travaille pour lui et ne représente que lui. Quant aux jolies courbes présentées il s’agit de la technique bien connue du saussissonnage : On compare donc une courbe qui colige l’intégralités des mesures mondiales faite par un organisme officiel avec celles établies par un scientifique militant religieux (ça ne va pas ensemble) qui se targue de travailler (entre autres) avec La Nasa (mais qui n’en fait plus partie depuis belle lurette ) à des courbes thermiques qui étudient les variations thermiques des tropique ou celle du pôle nord . Tout cela est tout sauf scientifique De même comparer des températures prises de façon réelle avec des évaluations faites à partir des dates de vendange ce n’est pas sèrieux. Je peux peut être demander à ma compagne de me faire une coube de température prévisionnelle du siècle prochain basée sur sa température interne, je la parerait alors du titre docteur en climatologie , et comme elle est d’une nature relativement chaude… je suis sûr que le résultat ira dans mon sens… C’est une boutade mais vous comprenez ce que je veux dire. Il faut comparer ce qui est comparable.

Papijo

“Tout cela est tout sauf scientifique” – Donc d’après vous, le Sénat américain perd son temps à auditionner un individu qui “travaille pour lui et ne représente que lui”. Vous êtes sûr et avez des preuves, ou bien vous essayez de dire celà simplement parce que vous n’avez aucun argument à opposer … Autres chose: Les dates de vendange ce n’est pas sérieux … Expliquez nous donc en quoi le fait que les vendanges de 1420 autour de Paris aient commencé le 31 août n’a aucune signification ! En 2014, non seulement nous n’avons plus de “vraies” vendanges en région parisienne (étés pas assez chauds), mais en plus, même dans le midi (qui n’a pas subi un été aussi pourri que le reste de la France), elles étaient tout juste commencées. Personnellement, j’en déduis que 1420 a été (au moins de mars à août, saison de pousse du raisin) une année infiniment plus chaude que 2014 en région parisienne, et celà sans aucun thermomètre, et avec beaucoup moins de risque de me tromper qu’en cherchant des isotopes de O, C, … ou en mesurant les cernes des arbres ! Vous n’êtes pas d’accord ?

Rajendra kumar

Attention, le GIEC vous vois racconter n’importe quoi et tout mélanger pour essayer avec beaucoup de maladresse de discréditer les avis de nos anciens adeptes. Soyez plus haut de plafond.

trimtab

Chacun sort ses ‘moyennes’, ses courbes et même remonte au Moyen Age…pour répond à la question : “Monsieur; Est ce que le climat change ?” “Oui, c’est normal” Mais est ce qu’on “sort des clous”, that is the question: Reflections d’un citoyen ordinaire: trimtab

Papijo

Ils sont où les clous ? C’est quoi un climat “normal” ? C’est quoi une canicule normale, une inondation normale, un recul des glaciers ou de la banquise normaux, une température moyenne mondiale normale ? Si on ne sait pas répondre à (ou plutôt ne veut pas se poser) ces questions, votre raisonnement ne tient pas debout !

trimtab

Voilà le ‘clous’ – comme des glissières de sécurité en bas et en haut de la ‘route’ du climat. Et on semble faire une ‘sortie de route en haut à droite……

Luis

¤ La télévision ne manque pas de nous montrer toutes ces destructions impressionnantes mais le plus souvent d’importance limitée au sujet de divers évènements météorologiques. Avec de lourdes allusions au “réchauffement climatique” qui en serait la cause. Une petite tornade de niveau zéro fera toujours l’affaire pour meubler un journal TV. Mais connaissez-vous la tornade du 24 juin 1967 à Palluel dans le Pas-de-Calais (ne pas confondre avec le nucléaire de Paluel) de niveau EF5, avec un maximum des vents de 320 km/h et plus ? Et la tornade du 19 août 1845 à Montville en Seine-Maritime, de niveau EF5 aussi (le maximum) sur l’échelle de Fujita (le “Richter” des tornades) ? Question : Le niveau de CO2 était-il le plus élevé le 24 juin 1967 lors de la tornade de Palluel ou le 19 août 1845 lors de la tornade de Montville ?

zoziau

La réponse est : oui mais que faut-il en déduire ? Météo et climatologie ont des échelles de temps et d’espace fondamentalement différentes. L’augmentatiion de la fréquence des phénomènes météo extrèmes est une conséquence du dérèglement climatique. On peut le constater sur des périodes assez longues ou par l’augmentation des coûts d’assurance liés. Mais comparer deux évènements de ce type pour en tirer des conclusion serait totalement hasardeux.

lr83

Faudrait que vous appreniez à faire la différence entre : un évènement, une tendance et une projection. Des évènements, vous pourrez en trouver des centaines de milliers. Aucun intérêt sauf si on est capable d’en calculer la fréquence sur une période assez longue. Une tendance, c’est ce qu’on peut retracer sur des milliers d’années grâce à tout un tas de technique. On y voit ainsi des fluctuations et des cycles plus ou moins réguliers. Une projection, c’est ce que l’on obtient si on rajoute à la tendance des nouveaux paramètres. Le CO2 est justement quelque chose de nouveau que l’on n’avait pas dans les temps passés (en particulier la rapidité de sa progression). Le GIEC (les modèles développés par les scientifiques) ne fait qu’analyser ce que les paramètres antropiques apportent à la tendance “normal” du climat. En espérant que ce “résumé” simpliste vous éclairera !

pierreerne

Remarquons incidemment que le rapport du GIEC a été publié sous la direction d’un activiste du réchauffement climatique : Hans Joachim Schellnhuber, directeur du Podsdam Institute for Climate Impact Research dans lequel sévit également un autre excité du réchauffement : Stefan Rahmstorf qui s’est attaché à démontrer que la pause actuelle des températures n’existe pas. Il est difficile d’accorder beaucoup de crédit à une personne qui fait preuve d’une position aussi antiscientifique. Remarquons aussi que les rédacteurs du présent rapport ne sont pas 800, mais 34.

Luis

¤ Justement, la télé nous parle d’évènements tape-à-l’oeil en nous faisant croire que c’est la tendance climatique et en nous faisant chaque fois la publicité des projections du GIEC. Projections obtenues par un paramétrage adéquat des programmes informatiques mais démenties par l’observation des faits, depuis quinze ans pour la température globale pour ne citer que cela. Pour les cyclones tropicaux (ouragans, typhons, hurricanes selon l’appellation locale) leur fréquence a augmenté de 1975 à 1991 pour diminuer ensuite de 1991 à 2014. Si l’on s’intéresse à l’énergie accumulée par tous ces cyclobes à travers le monde, obtenue en “colligeant” tous les cyclones, leur puissance et leur durée, on voit ceci : L’énergie totale (Accumulated Cyclone Energy) augmente de 1975 à 1994 et diminue de 1994 à 2014, avec une courbe plus accentuée. Mais cela n’a rien à voir avec le taux de CO2 de Mauna Loa. Si le graphique pose problème, voir ici :

Luis

¤ Les journalistes sont profondément incultes sur la plupart des sujets et les médias cherchent surtout à faire de l’audience avec le moindre évènement qui sort du banal ordinaire. Pourtant, de nombreux sites de météo amateurs ou semi-professionnels ont une rubrique “climatologie” bien documentée. Allez voir par exemple l’almanach des orages du site “belgorage”, en particulier l’orage du 13 juillet 1788, de la Gironde à la frontière belge (Courtrai) et à la mer du Nord, avec si peu de CO2 anthropique en 1788. Avec par endroits des amoncellements de glêlons de 80 cm dans les angles des murs, qui mettent trois jours à fondre en plein mois de juillet. Pour les tornades en France et leur fréquence selon leur puissance, on a ceci : A part les deux tornades de niveau EF5 citées, en 1845 et 1967, les quatorze tornades de niveau EF4 recensées depuis 1779 et celles de niveau EF3, les autres ne mérites que les informations régionales ou locales. Pas de quoi faire un orage dans une tasse de thé (create a storm in a tea cup) pour notre marin de Roscoff, qui tarde à faire son installation photovoltaïque malgré les coûts en baisse 😉 .

Papijo

Oui évidemment … le taux de CO2 monte …Vous savez, dans mon ancien métier, j’avais affaire à des calculs de rayonnement. Les effets du CO2 et de H2O, on les prenait effectivement en compte, mais dans des zones de température au-delà de 600°C et avec des concentrations au-delà de 10 000 ppm, mais évidemment pas avec l’air “naturel” ni à des températures inférieures à 4 ou 500 °C ! Alors l’effet de 400 ppm à 20°C et au-dessous, l’effet est ridiculement faible ! Et alors, qu’observe-t-on … Le CO2 provoque une augmentation de la production végétale (d’ailleurs on en rajoute dans les serres pour booster la production), les températures ne bougent plus depuis près de 20 ans (espérons qu’elles ne vont pas se remettre à baisser), le niveau des mers continue à augmenter de 2 ou 3 mm par an comme il le fait depuis un siècle et demie, il y a un peu moins de famines au Sahel, … Pourquoi inventer des catastrophes là où il n’y en a pas ?

lr83

Toujours des évènements exceptionels qui ne veulent rien dire sur la tendance globale. Cherchez bien et vous verrez qu’il y a quelques centaines de milliers d’années, la méditérannée était 100 m plus bas et qu’on a eu droit à une magnifique cascade dans le détroit de Gilbraltar pendant quelques centaines d’années. Un évènement parmis tant d’autres …

Luis

¤ Un réchauffement climatique conséquent a eu lieu il y a environ 11.700 ans lors de la fin de la dernière ère glaciaire. En l’espace de 50 ans seulement la température moyenne annuelle a augmenté de 7 degrés Celsius. Les hommes avaient déjà découvert le feu. Mais vu leur nombre à l’époque et l’usage très limité qu’ils pouvaient faire des combustibles fossiles, ce ne sont pas les émissions de CO2 anthropique qui ont provoqué cette très rapide augmentation de la température globale. Alors, on attend toujours une preuve tangible du lien entre le CO2 et le réchauffement depuis 1850, à la sortie du petit âge glaciaire. Ne pas négliger les divers cycles qui interagissent sur la température moyenne de la planète. Et pourquoi ne pas aller voir l’expérience “Cloud” du CERN à Genève ?

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