Nel ASA va construire la plus grande usine de fabrication d’électrolyseurs au monde

La société norvégienne Nel ASA a annoncé la construction de la plus grande usine au monde de fabrication d’électrolyseurs, entièrement automatisée et capable de fournir les électrolyseurs les plus performants à un coût qui change la donne.

Les installations auront une capacité de 360 MW/an, soit environ dix fois la capacité de production annuelle, et elles recevront la commande de plusieurs milliards de NOK de Nikola Motor Company (Nikola). L’usine sera construite en agrandissant les installations actuelles à Notodden, en Norvège, avec des investissements totaux qui devraient être à hauteur de 150 millions de NOK (15,44 ME).

« Nous voulons changer le monde et faire intégrer l’hydrogène renouvelable. En tant que leader du marché, Nel intensifie ses efforts pour rendre disponible des technologies capables de remplacer les énergies fossiles. Il s’agira de la plus grande usine au monde de fabrication d’électrolyseurs, entièrement automatisée et conçue selon les principes de production sans gaspillage », a déclaré Jon André Løkke, CEO de Nel.

En 2018, l’usine de production de Notodden est passée d’une capacité de production de 25 à 40 MW/an. À la fin de la première étape des agrandissements, Nel a décroché un contrat pour la fourniture de 448 électrolyseurs à Nikola dans le cadre de la construction d’une station d’hydrogène aux États-Unis. En vertu du contrat de plusieurs milliards de NOK pour Nikola, Nel fournira jusqu’à 1 000 MW d’électrolyse et la distribution de carburant.

« Nous disposons déjà de l’usine de fabrication la plus grande et la plus sophistiquée en matière de distribution de carburant hydrogène. Aujourd’hui, nous pouvons également confirmer notre position de leader en fabrication d’électrolyseurs, ce qui va nous permettre de proposer des solutions complètes à un prix de référence. L’objectif est clair : les clients devraient passer des solutions fossiles aux solutions renouvelables sans compromettre les coûts », a déclaré M. Løkke.

Nel lancera officiellement le projet au cours du second semestre ou en 2018. Les installations seront opérationnelles début 2020 et lorsqu’elles seront totalement opérationnelles, elles pourront fournir jusqu’à 360 MW d’électrolyseurs par an.

Les agrandissements des installations de Notodden représentent des investissements à hauteur de 150 millions de NOK et permettront d’embaucher de 30 à 40 employés supplémentaires.

CP
Lien principal : nelhydrogen.com/

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Lionel Tout Court

C’est une bonne nouvelle. Néanmoins :

Tant qu’on travaille pour gagner du rendement, ça signifie qu’on cherche à séduire le marché traditionnel alors que si on décidait d’installer la quantité de renouvelables dont on a vraiment besoin, on aurait inévitablement des pics de production impossibles à écouler sur le réseau.

Le besoin se concentrerait alors sur des machines très robustes, électrodes en inox grossièrement structuré, de conception rustique mais peu coûteuses. Ainsi, on pourrait en installer suffisamment pour absorber des pics de dizaines de GW plutôt que des centaines de MW !

Dans la production renouvelable, les pics de production ne durent pas longtemps et génèrent de fortes puissances, il faut donc une très grande capacité d’absorption pendant un temps relativement court. On peut largement sacrifier le rendement puisque c’est ce qui coûte le plus cher dans les électrolyseurs. Les électrodes nanostructurées s’usent vite. L’optimisation force les constructeurs à positionner les électrodes très proches pour que les ions aient moins de distance à parcourir. En conséquence, pour empêcher que les gaz se mélangent , il sont obligés d’installer des grilles de séparation qui compliquent le design et augmentent les risques de panne.

à l’origine de tout cela, il y a un calcul très contestable qui prétend que l’hydrogène est cher mais combien coûte l’électricité qui a servi à le produire ? Evidemment, si cette électricité est chère, l’hydrogène sera cher.
Seules les renouvelables produisent des excédents dont le prix est virtuellement nul. Le prix du PV est actuellement bas alors que la Chine a provisoirement limité ses installations à 30 GWp par an…
Parallèlement, il semble que l’EU soit disposée à supprimer les restrictions à l’import des panneaux chinois.

Heureusement, il semble que l’Australie ait enfin compris ce paradigme et le Japon est prêt à lui acheter de l’hydrogène propre (obtenu par électrolyse), transporté par méthanier (l’Australie est un vaste désert où on peut poser des TWc de panneaux)

En 2030, si on veut espérer influer sur le climat, le marché de l’électrolyse devrait approcher les 150 GW/an et non pas 5 GW !

Dans ce contexte, les 20 GWc de panneaux solaires dont la Chine ne veut plus sont une aubaine mais encore faut-il qu’on aie les technologies de stockage correctement conçues. Un électrolyseur peut être robuste et très fiable , même à forte puissance mais il n’aura pas un rendement fantastique (60-65% au lieu de 75-80%).
Mais à quoi sert le rendement si l’électricité est abondante ?

L’europe est embourgeoisée par ses corporations trop proches des milieux politiques !

cebh2o

+1!
J’ajouterai que si on parle “rendement”, le cout du transport electrique est non neglieable presque 40% du coup de l’electricité livrée – alors entre de l’electricité centralisée à 60% de rendement commercial ou du PV tres local avec une elctrolyse à 70-85% ya de quoi hesiter!

Et si on met le doigt dans la machine hydrogene, on peut fort parier sur l’electrolyse à temperature élevé (200°c) dont le rendement electrique est bien meilleur et ouvre la boite de pandore pour rechauffer de l’eau de mer – le principal reservoir de CO2 mondial – y extraire le co2 par elevation de temperature et ainsi produire CH4 à de meilleur rendement et sans CO2 ajouté dans l’atmosphere.

Pour finir H2 + O2 de l’electrolyse permet tres certainement de concevoir des moteurs thermiques bien plus efficasses, à detente longue car l’echappement est condensable mais voilà avant de pouvoir commercialiser ceci ou celà il faut peter l’arriere train des lobbys “sousmarrin electrique avec electrolyseur furtif + mini centrale nucleaire sous marine d’appoint tactique” ou celui des EPR à 100€ le mwh!! C’est tres important la haut le pouvoir de s’autodetruire, plus que le besoin de pas defoncer la planete, bref ca nous laisse du temps car le tunnel est bien encombré!

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