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La 1ère centrale de production électrolytique de 10 MW à l’échelle commerciale

La 1ère centrale de production électrolytique de 10 MW à l'échelle commerciale

pHYnix, producteur indépendant d’hydrogène renouvelable, a choisi Howden, leader mondial en matière de produits, de technologies et de services de traitement de l’air et de gaz, pour fournir deux compresseurs à diaphragmes d’hydrogène pour la centrale de Vitale. Cette installation est la première infrastructure de production d’hydrogène renouvelable par électrolyse à l’échelle commerciale de 10 MW en Espagne, et constitue l’un des plus grands projets d’électrolyse en construction en Europe.

  • Vitale aura une capacité de production de 4,3 tonnes d’hydrogène par jour. L’usine, située à Alcazar de San Juan (Ciudad Real), est actuellement en phase de construction.
  • Howden fournira deux compresseurs à membrane pour l’hydrogène produit dans l’installation de Vitale afin de comprimer et d’injecter l’hydrogène provenant de l’électrolyseur dans l’infrastructure de gaz et les ‘tube trailers’ pour la distribution. En outre, le contrat comprend le service de maintenance consistant en une surveillance continue de l’équipement grâce à Howden Uptime et à d’autres capacités de service.

Mis en œuvre par Howden Uptime, les compresseurs à diaphragme sont constitués d’un compresseur ‘booster’ et d’un compresseur ‘haute pression’ qui comprimera l’hydrogène provenant de l’électrolyseur pour l’injecter dans l’infrastructure gazière (30 bar à 60 bar) et dans les camions de transport appelés ‘tubes trailers’ (60 bar à 380 bar).

Au-delà du choix de la technologie, le service de maintenance est déterminant pour le choix des compresseurs Howden. En particulier, la surveillance continue de Howden Uptime assure la sécurité requise de l’installation.

Philippe Guinot, CTO/COO de pHYnix, a souligné l’importance de cet accord en déclarant que “Howden est un partenaire avec une forte expertise dans la fabrication d’équipements de compression d’hydrogène sûrs, efficaces et fiables, une garantie importante pour l’installation de Vitale. Nous nous rapprochons de la production de l’hydrogène renouvelable nécessaire pour décarboner les secteurs les plus difficiles – l’industrie et les transports – et pour contribuer à atteindre les objectifs ambitieux de l’Europe en matière de durabilité.

Salah Mahdy, Global Director of Renewable Hydrogen de Howden, a ajouté : “En travaillant en étroite collaboration avec pHYnix, nous avons identifié la solution de compression adaptée à leur procédé. Notre technologie de compression de l’hydrogène, associée à une compréhension approfondie du cycle de vie complet, nous permet de minimiser le coût total de possession des opérations. Ce projet jouera un rôle essentiel pour soutenir l’indépendance énergétique de l’Espagne et accélérer l’adoption de l’hydrogène vert en Europe. Nous sommes heureux d’aider pHYnix à mettre en œuvre une solution énergétique propre et à faire progresser l’économie de l’hydrogène.”

Vitale sera l’une des premières installations de production d’hydrogène renouvelable en Europe et la première en Espagne à l’échelle commerciale avec différentes applications. Le gaz renouvelable sera vendu aux acteurs industriels locaux par approvisionnement direct, aux secteurs de la logistique et du transport lourd, ainsi qu’aux transports urbains et interurbains de la région de Madrid. En outre, une fraction significative de la production sera injectée dans le réseau de gaz pour être exporté vers le marché européen (blending de gaz).

Vitale est en phase de construction et produira 1 450 tonnes d’hydrogène renouvelable par an, progressivement à partir de 2024. Grâce à cela, pHYnix atteindra ses objectifs de distribution d’hydrogène vert en Espagne et de contribution à la décarbonation des secteurs les plus critiques : l’industrie et les transports.

[ Crédit image / Howden ]

A propos de pHYnix

pHYnix est une société européenne indépendante dédiée au développement, à la construction et à l’exploitation commerciale d’usines de production d’hydrogène renouvelable, avec des équipes et des activités réparties en France, en Espagne et au Portugal. pHYnix est une filiale d’EverWatt, producteur d’énergie renouvelable décentralisée, dont l’actionnaire majoritaire est Transition Evergreen, premier fonds d’investissement coté en France sur Euronext Paris, compartiment C (ISIN FR0000035784), dédié à la transition écologique et à la réduction de l’empreinte carbone.

pHYnix contribue à l’indépendance énergétique des territoires et des pays et à la transition énergétique de ses clients, en réalisant pour eux la décarbonation de leur activité, une migration compétitive et l’approvisionnement en hydrogène vert

A propos de Howden

Howden s’attache à aider ses clients à augmenter l’efficacité et l’efficience de leurs procédés de traitement de l’air et des gaz, leur permettant ainsi d’améliorer durablement leur impact environnemental. Howden conçoit, fabrique et fournit des produits, des solutions et des services à des clients du monde entier dans divers marchés finaux et zones géographiques.

Howden a récemment annoncé son objectif d’atteindre des émissions nettes de carbone nulles d’ici 2035. Au-delà de ses propres objectifs, Howden se concentre sur l’impact de ses technologies, services et solutions sur les efforts de durabilité et de décarbonisation de ses clients.

La reconstitution de la couche d’ozone est en bonne voie

La reconstitution de la couche d'ozone est en bonne voie

La couche d’ozone devrait se reconstituer dans les quatre décennies à venir et l’élimination progressive à l’échelle mondiale des substances chimiques nocives pour l’ozone contribue déjà à l’atténuation du changement climatique. Telle est la conclusion d’un groupe d’experts parrainé par les Nations Unies – auquel participe également le chercheur de l’Empa Stefan Reimann – , présentée lundi lors de la 103e réunion annuelle de l’American Meteorological Society. Après s’être penché pour la première fois sur les technologies innovantes telles que la géo‑ingénierie, le groupe d’experts met aussi en garde contre les effets indésirables que ces dernières pourraient avoir sur la couche d’ozone.

Le rapport d’évaluation quadriennal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone du Groupe de l’évaluation scientifique du Protocole de Montréal parrainé par les Nations Unies, confirme que l’élimination progressive de près de 99 % des substances interdites qui détruisent l’ozone a permis de préserver la couche d’ozone et contribué de façon notable à sa reconstitution dans la haute stratosphère et à une diminution de l’exposition humaine aux rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil.

Sur la voie d’un rétablissement complet

Si les politiques actuelles restent en place, la couche d’ozone devrait retrouver les valeurs de 1980 (avant l’apparition du trou dans la couche d’ozone) d’ici environ 2066 au-dessus de l’Antarctique, 2045 au-dessus de l’Arctique et 2040 dans le reste du monde. Les variations de la taille du trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique, notamment entre 2019 et 2021, ont été largement influencées par les conditions météorologiques. Néanmoins, la superficie et la profondeur du trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique diminuent lentement depuis l’an 2000.

«Selon le dernier rapport quadriennal, la reconstitution de la couche d’ozone est en bonne voie, ce qui est une nouvelle fantastique. On ne saurait trop insister sur l’impact du Protocole de Montréal sur l’atténuation du changement climatique. Au cours des 35 dernières années, le Protocole est devenu un véritable fer de lance de la défense de l’environnement», a déclaré Meg Seki, Secrétaire exécutive du Secrétariat de l’ozone du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

«Les analyses et les examens entrepris par le Groupe de l’évaluation scientifique restent une composante essentielle du travail associé au Protocole qui contribue à informer les politiques et les décideurs

Incidences sur le changement climatique

Le dixième rapport du Groupe de l’évaluation scientifique confirme l’impact positif que le Traité a déjà eu sur le climat. Accord supplémentaire conclu en 2016, l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal impose la réduction progressive de la production et de l’utilisation de certains hydrofluorocarbures (HFC). S’ils n’appauvrissent pas directement l’ozone, les HFC sont de puissants gaz à effet de serre. Selon le Groupe de l’évaluation scientifique, cet amendement devrait permettre d’éviter un réchauffement de 0,3 à 0,5 °C d’ici à 2100 (sans compter les contributions des émissions de HFC-23).

«Les mesures prises pour l’ozone établissent un précédent en matière d’action climatique. La réussite enregistrée dans l’élimination progressive des substances chimiques destructrices de l’ozone nous montre ce qui peut et doit être fait, de toute urgence, pour abandonner les combustibles fossiles, réduire les gaz à effet de serre et limiter ainsi la hausse des températures», a déclaré le Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), M. Petteri Taalas.

La géo-ingénierie

Pour la première fois, le Groupe de l’évaluation scientifique s’est penché sur les effets potentiels sur l’ozone de l’injection d’aérosols dans la stratosphère (SAI). La SAI est une méthode envisagée par certains pour réduire le réchauffement climatique en augmentant la réflexion de la lumière du soleil. Le groupe d’experts met toutefois en garde contre les conséquences involontaires de cette pratique qui «pourrait également influer sur les températures, la circulation et les taux de production et de destruction de l’ozone dans la stratosphère ainsi que sur son transport.

La dernière évaluation a été réalisée sur la base d’études, de recherches et de données approfondies recueillies par un vaste groupe international d’experts, issus pour nombre d’entre eux de l’OMM, du PNUE, de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA), de l’Administration américaine pour l’aéronautique et l’espace (NASA) et de la Commission européenne. Stefan Reimann, chercheur à l’Empa, a été l’un des principaux auteurs du nouveau rapport sur l’ozone du PNUE, qui décrit tous les quatre ans l’état de la couche d’ozone.

Reimann était responsable de la partie du rapport consacrée à d’autres améliorations possibles qui pourraient permettre au trou d’ozone au-dessus du pôle Sud de se refermer plus rapidement que d’ici 2066, ce qui est actuellement le meilleur pronostic.

Le rapport de cette année s’est concentré sur les émissions involontaires de substances appauvrissant la couche d’ozone lors de la fabrication de réfrigérants et de matières plastiques. Comme la production de ces substances augmente dans le monde entier, de plus en plus de substances appauvrissant la couche d’ozone sont rejetées dans l’atmosphère en tant que sous-produits. «Sans ces contributions accrues, la couche d’ozone pourrait se reconstituer quelques années plus tôt», a déclaré Reimann.

Protocole de Montréal

Le Protocole de Montréal est un accord mondial visant à protéger la couche d’ozone de la Terre en éliminant progressivement les produits chimiques qui l’appauvrissent. Ce texte historique, entré en vigueur en 1989, est l’un des accords mondiaux en matière d’environnement ayant obtenu le plus de résultats. Grâce à la collaboration des nations du monde entier, la couche d’ozone est en voie de reconstitution et de nombreuses retombées environnementales et économiques positives ont été enregistrées.

Auteurs / UNEP / EMPA

Légende : Selon le nouveau rapport d’évaluation quadriennal du protocole de Montréal, la couche d’ozone est en passe de se reconstituer d’ici quatre décennies. Image : Unsplash

Lien PDF : Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone – Rapport d’évaluation quadriennal

Aérophile, la PME française lève 11 millions d’euros

Aérophile, la PME française lève 11 millions d’euros

Le groupe Aérophile, leader mondial du vol en ballon captif, annonce la clôture d’un tour de table de 11 millions d’euros. Cette levée de fonds vise à accélérer le déploiement de ses activités historiques (ballons captifs et aérobars) à l’international et l’industrialisation de sa dernière innovation, le Para PM, une solution de dépollution de l’air extérieur. Cette nouvelle opération permet d’associer à la croissance de l’entreprise, NextStage AM, Bpifrance, via son fonds France Investissement Tourisme 2, et Entrepreneur Invest, actionnaire historique.

Leader mondial du vol en ballon Captif

Créé il y a tout juste 30 ans, à la sortie de l’Ecole Polytechnique par Jérôme Giacomoni et Matthieu Gobbi, le groupe Aérophile s’est progressivement développé en France et dans le monde et compte notamment dans ses expertises :

La fabrication et la vente d’attractions touristiques aériennes
Les grands ballons captifs, attractions durables gonflées à l’hélium évitant tout rejet de
polluant et à l’empreinte énergétique très faible (treuil électrique), installés dans plus de 40 pays.
L’Aerobar, lancé il y a 10 ans, est un concept unique de bar volant intégré dans une structure métallique de 35 mètres de haut présent dans des sites emblématiques comme Dubaï, Singapour, Las Vegas, et en France au Futuroscope, Parc Astérix etc.

L’exploitation de 6 ballons captifs dans les sites les plus emblématiques : le Ballon Generali à Paris, Disneyland Paris, les temples d’Angkor Vat au Cambodge, Walt Disney à Orlando, le zoo de San Diego ou encore à Irvine au sud de Los Angeles.

L’innovation en faveur de la qualité de l’air avec une solution majeure : le Para Plus récemment, en 2021, au terme de 10 ans de R&D, la PME a annoncé avoir mis au point une innovation majeure pour dépolluer l’air extérieur ou semi-extérieur de ses particules fines. Basé sur une technologie unique au monde qui repose sur un procédé d’ionisation et de filtration électrostatique novateur et breveté, le Para est une solution prometteuse qui permet de dépolluer l’air jusqu’à 95% de ses particules fines.

Aérophile, basée à Paris, emploie une centaine de collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 22 M€ en 2022 dont 50% réalisés à l’international. Le Groupe fait voler plusieurs millions de passagers chaque année.


Une levée de fond pour accompagner le nouveau tournant de la PME

À travers cette levée de fonds, Aérophile ambitionne de poursuivre l’expansion de ses activités historiques autour des ballons captifs et de l’Aerobar, notamment à l’international, avec un renforcement et une structuration de ses équipes.

L’entreprise va également disposer des moyens d’accélérer l’industrialisation du Para PM, sa solution dédiée à la dépollution de l’air en espaces ouverts ou semi-ouverts, avec pour marchés prioritaires les sites particulièrement pollués comme les métros, les chantiers de BTP, les tunnels, ou encore les sites accueillants des publics fragiles (EPHAD, écoles…) et plus généralement toutes les villes, en France et dans le monde, souffrant d’une mauvaise qualité de l’air.

Face à l’enjeu majeur que représente la pollution de l’air (selon une étude publiée dans « The Lancet Planetary Health » en mai 2022, l’exposition aux particules fines et autres oxydes d’azote provoque ainsi 6,7 millions de morts prématurés chaque année), le Para PM apparaît comme une solution particulièrement prometteuse et attendue.
Aérophile démarre actuellement la phase de commercialisation de la solution, avec plusieurs projets pilotes. Elle a notamment été retenue par la SOLIDEO, la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques, pour équiper le Village des Athlètes à Saint Denis, en 2024.

Plusieurs autres appels d’offre sont en cours et de premières installations seront prochainement annoncées.

« Je remercie les équipes de NextStage AM, Bpifrance et Entrepreneur Invest pour la confiance qu’ils nous accordent. Elles ont rapidement su saisir les problématiques de notre métier et les enjeux majeurs associés. Ce nouveau financement conforte nos ambitions de nous développer sur le marché de l’air et avec une solution innovante pour répondre aux nombreuses préoccupations de nos clients. Cette opération nous permet également de renforcer la stratégie de développement sur nos activités historiques en matière de conception, distribution et d’exploitation d’attractions touristiques aériennes et d’exploitation du Parc d’attractions du Petit Prince en Alsace », témoigne Jérôme Giacomoni, co-fondateur et Président du groupe Aérophile.

« Les défis liés à la pollution sont nombreux. La solution proposée par Aérophile est au cœur de l’innovation environnementale et de la santé qui sont deux piliers de notre stratégie d’investissement. Dans un environnement réglementaire favorable à la décarbonation, réussir à dépolluer l’air tout en diminuant la consommation d’énergie est une véritable prouesse accomplie par Aérophile », déclare Nicolas de Saint-Etienne, Associé Responsable de l’activité non cotée chez NextStage AM

« Nous sommes très enthousiastes à l’idée d’accompagner le développement du groupe qui s’appuie d’une part sur le développement de son activité historique de ballons captifs dont le modèle est éprouvé et d’autre part sur le développement très prometteur de sa solution de dépollution de l’air. Aerophile est l’exemple parfait d’un acteur touristique français de premier plan combinant à sa capacité d’innovation la pleine intégration des enjeux ESG, chers à la doctrine de Bpifrance », explique Pierre Bollengier, Responsable de suivi de Participations chez Bpifrance.

[ Crédit image / Aérophile ]

À propos d’Aérophile
Créé en 1993 par Jérôme Giacomoni et Matthieu Gobbi, polytechniciens et ingénieurs des Ponts, le groupe Aérophile conçoit, fabrique, vend ou exploite des attractions pour le grand public notamment les grands ballons captifs mais aussi les Aérobars. Il exploite en propre six ballons et un parc d’attraction, le Parc du Petit Prince, situé en Alsace entre Mulhouse et Colmar. Aérophile est depuis sa création le leader mondial du ballon captif, avec 120 ballons vendus dans 40 pays et plusieurs millions de passagers transportés.
Après 10 années de R&D, en 2020, les deux ingénieurs, ont développé une innovation majeure : le Para-PM, un système innovant de dépollution de l’air extérieur de ses particules fines.

Autoconsommation B2B : TotalEnergies franchit le cap de 1 GW de contrats d’électricité solaire

Autoconsommation B2B : TotalEnergies franchit le cap de 1 GW de contrats d’électricité solaire

TotalEnergies annonce avoir franchi un nouveau cap majeur grâce à la signature de 1 GW de contrats d’achat d’électricité verts (PPA) destinés à l’autoconsommation sur les sites de ses clients B2B. Cette performance est le résultat d’une stratégie de développement forte s’appuyant sur une approche multi-énergies pour accompagner les clients B2B dans leur transition énergétique grâce à la solarisation de leurs sites.

TotalEnergies propose des solutions énergétiques attractives adaptées à tous les domaines d’activité, tant dans le secteur privé – en particulier auprès des segments de marché Mines, Cimenteries, Retail, Agro-alimentaire – que dans le secteur public. Assurant un niveau de service élevé, sa présence dans 30 pays permet une grande proximité avec ses clients sur la zone Asie-Pacifique, en Chine, au Moyen-Orient, en Afrique, en Europe et aux États-Unis.

TotalEnergies vend à ses clients B2B l’électricité verte produite directement sur leurs sites par le biais de contrats d’achat d’électricité (PPA) à long terme. A cet effet, la Compagnie développe, finance, construit et exploite les panneaux solaires installés sur les toits, les ombrières ou les terrains industriels vacants.

LFIGP School Solar Project

Ces solutions solaires permettent aux entreprises de réaliser d’importantes économies sur leurs factures, tout en réduisant fortement leur empreinte carbone.

« Nous sommes fiers d’avoir franchi aujourd’hui le seuil de 1 GW de capacités solaires signées avec nos clients B2B. Le déploiement de ces capacités réparties sur plus de 500 sites industriels et commerciaux sera achevé d’ici à la fin de l’année 2023.

Ce bon résultat est la traduction de la confiance qui s’est instaurée entre nos clients et les experts de TotalEnergies. Le professionnalisme de nos équipes, situées dans les différentes régions du monde, assure ainsi une qualité d’écoute et de service reconnue auprès de nos clients. Notre organisation permet de répondre aux exigences de grands comptes globaux, régionaux et locaux, avec des solutions clés en main de qualité.

Dans un contexte d’instabilité et de hausse des prix de l’énergie, nous apportons non seulement une énergie décarbonée mais aussi une visibilité sur le prix de l’énergie ainsi qu’un support technique pendant toute la durée du PPA. » a déclaré Matthieu Langeron, VP Solar Distributed Generation chez TotalEnergies.

Crédit image / TotalEnergies

TotalEnergies et l’électricité renouvelable
Dans le cadre de son ambition visant à atteindre la neutralité carbone à horizon 2050, TotalEnergies développe un portefeuille d’activités dans l’électricité et les renouvelables. À fin 2022, la capacité brute installée de production d’électricité renouvelable de TotalEnergies est proche de 17 GW. TotalEnergies entend poursuivre le développement de ces activités pour atteindre une capacité brute de production d’origine renouvelable et stockage de 35 GW en 2025, puis de 100 GW d’ici 2030 avec l’objectif d’être dans le top 5 mondial des producteurs d’électricité d’origine éolienne et solaire.

À propos de TotalEnergies
TotalEnergies est une compagnie multi-énergies mondiale de production et de fourniture d’énergies : pétrole et biocarburants, gaz naturel et gaz verts, renouvelables et électricité. Ses plus de 100 000 collaborateurs s’engagent pour une énergie toujours plus abordable, plus propre, plus fiable et accessible au plus grand nombre. Présente dans plus de 130 pays, TotalEnergies inscrit le développement durable dans toutes ses dimensions au cœur de ses projets et opérations pour contribuer au bien-être des populations.

Action collective régionale : 12 entreprises accompagnées vers la sobriété

Action collective régionale : 12 entreprises accompagnées vers la sobriété

Cetim, institut technologique labellisé Carnot, annonce le bilan de l’action régionale Loir’énergie. Dans les Pays de la Loire, cette action soutenue par la Région et l’Ademe a permis d’accompagner des entreprises sur le chemin de la maîtrise de leur consommation d’énergie, avec des résultats concrets.

Ne pas se contenter de faire des diagnostics et des audits qui restent sans suite, mais accompagner les entreprises sur le chemin de la sobriété en privilégiant la mise en place d’une structure pérenne de gestion de l’énergie plutôt que de la gestion des « Quick Wins », des gains immédiats. C’était l’objectif de départ de l’action collective régionale Loir’énergie, dont la journée de clôture s’est déroulée le 1er décembre à Champtocé-sur-Loire (Maine-et-Loire) chez le fabricant de pompes volumétriques PCM.

Lancée par la région Pays de la Loire, l’Ademe et le Cetim, en partenariat avec Orace, l’opération inscrite dans le programme de la Troisième révolution industrielle et agricole des Pays de la Loire a embarqué 12 entreprises dans un parcours en deux phases. A l’arrivée, des avancées importantes sur le front de la sobriété :

Suite à Loir’énergie, ACB a mis en place une gestion technique centralisée (GTC) afin de commander l’ensemble des postes énergies, ce qui a permis de diviser par deux sa consommation de gaz.

Ermo a ainsi mené plusieurs actions qui lui ont permis de réduire sa consommation d’énergie de 15% en deux ans à Marcillé-la-Ville (Mayenne) et est certifiée ISO 50001. Le témoignage vidéo du mouliste est en ligne sur la chaîne Youtube Cetim France.

Caliplast, à la Planche (Loire-Atlantique) a travaillé sur sa production de froid, l’air comprimé, le zonage d’éclairage.

Le fondeur FMGC a mené une étude approfondie sur ses usages énergétiques et est désormais en mesure de calculer un coût énergétique à la tonne produite.

Toyota Material Handling a mené une réflexion sur ses indicateurs de performance et le plan de comptage selon la norme EN 17267.

La coopérative les Salines de Guérande, a mené des réflexions sur la régulation de ses compresseurs, l’éclairage, mais aussi sur la pose de panneaux photovoltaïques et l’usage de chaudières pluri-énergétiques pour le séchage du sel.

« Loir’énergie nous a permis d’aller au-delà des intentions ou des actions ponctuelles, les experts du Cetim, nous ont aidés à mettre en place un système de récupération de chaleur à partir du chauffage du gros sel. Ce dernier sert aujourd’hui à alimenter à 100% un système dédié sur la fleur de sel… », explique Frédéric Verger, administrateur des Salines de Guérande,

« Chez PCM, après une formation de 2 jours au Cetim, nous avons mis en place une stratégie afin de minimiser l’impact carbone et surtout d’augmenter l’efficacité énergétique de nos process de fabrication, » explique Mathéo Viotty, ingénieur HSE.
Désormais, la coopérative, comme PCM et Ermo, élargit sa démarche à la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), qui intègre également la qualité de vie au travail, les émissions de gaz à effet de serre et la gestion des déchets et des risques.

[ Crédit image / Youtube – Cetim ]

A propos du Cetim
A la croisée de la recherche et de l’industrie, le Cetim, institut technologique labellisé Carnot, est le centre d’expertise mécanique français. Outil R&D de 6500 entreprises mécaniciennes, il totalise, avec ses centres associés et filiales, 1100 personnes dont plus des 2/3 d’ingénieurs et techniciens, pour 150 M€ de chiffre d’affaires. Fédérateur de programmes innovants, il pilote de grands projets industriels ou R&D multipartenaires et ce sur 5 axes principaux : conception, simulation, essais – procédés de fabrication et matériaux – mécatronique, contrôle et mesure – développement durable – management et appui aux pme.

Des matériaux isolants végétaux comme puits de CO2 ?

Des matériaux isolants végétaux comme puits de CO2 ?

Des chercheurs de l’Empa veulent développer un nouveau type de matériau isolant à base de matières premières ou de déchets végétaux qui fixe durablement le CO2 qu’il contient grâce à un traitement thermique spécial – et qui fonctionne ainsi comme un puits de CO2. De plus, après la déconstruction des bâtiments, ce “charbon végétal” et le CO2 qu’il contient peuvent être utilisés dans l’agriculture afin d’augmenter la fertilité des sols. Cette idée prometteuse a convaincu plusieurs institutions de financement, qui soutiennent désormais le concept financièrement.

Le bâtiment est le secteur le plus gourmand en matériaux et l’un des principaux moteurs du changement climatique mondial. Il est responsable d’environ 40 % de la consommation mondiale d’énergie, de 30 % des émissions de gaz à effet de serre et de 36 % des déchets produits dans l’UE. Au cours des dernières décennies, des efforts considérables ont été déployés pour que les bâtiments consomment moins d’énergie et que l’exploitation du parc immobilier fasse davantage appel aux énergies renouvelables, ce qui a permis de réduire sensiblement les émissions de gaz à effet de serre.

Sur l’ensemble du cycle de vie des bâtiments, leur construction et la production des matériaux de construction jouent également un rôle important, mais encore peu pris en compte par rapport à l’exploitation. Dans les bâtiments modernes, les émissions “grises” de gaz à effet de serre dues à la construction sont aussi élevées que les émissions dues à l’exploitation. C’est pourquoi les matériaux de construction qui extraient le CO2 de l’atmosphère à long terme ont un grand potentiel de réduction de l’empreinte écologique des bâtiments.

Comment fixer le CO2 à long terme

Un nouveau projet de recherche mené par des scientifiques autour de Jannis Wernery du “Building Energy Materials and Components Lab” de l’Empa repose sur l’idée de lier à long terme le CO2 dans des matériaux isolants nouvellement développés. Pour ce faire, des matières premières végétales – idéalement des déchets de l’agriculture et de la sylviculture – doivent être transformées en matériaux isolants pour les bâtiments.

La plus grande partie du carbone lié dans la biomasse, que les plantes ont absorbé et fixé sous forme de CO2 dans l’atmosphère pendant leur croissance, peut être fixée durablement par un traitement thermique spécial ; elle reste liée dans le “charbon végétal” ainsi obtenu pendant toute la durée de vie du bâtiment – et même bien au-delà : Lorsque celui-ci est démoli, le charbon végétal peut en effet être utilisé directement dans les champs. Là, il augmente la fertilité du sol et reste stable pendant des siècles, voire des millénaires – contrairement à d’autres matériaux de construction végétaux, comme le bois ou l’isolation en cellulose, qui libèrent à nouveau le CO2 stocké lors de leur décomposition ou de leur valorisation thermique.

Mais il y a encore beaucoup à faire avant que cette idée puisse être mise en pratique“, explique le physicien Jannis Wernery, qui s’est spécialisé avec son groupe de recherche à l’Empa dans la recherche et le développement de matériaux isolants et qui collabore également pour cette nouvelle approche avec des chercheurs de la Haute école zurichoise de sciences appliquées (ZHAW). Il est notamment important de s’assurer que tous les composants des nouveaux matériaux isolants conviennent à une utilisation ultérieure en tant qu'”engrais” ; un matériau isolant commercialisable doit bien sûr aussi pouvoir rivaliser avec les produits établis en termes d’isolation thermique et garantir une protection incendie suffisante.

Le chercheur de l’Empa Jannis Wernery est convaincu que l’isolation au charbon végétal pourrait à l’avenir améliorer sensiblement le bilan CO2 de la Suisse – si l’on parvient à remplir ce “profil d’exigences” exigeant. Une première analyse a montré qu’un remplacement partiel réaliste des matériaux isolants conventionnels comme le PSE ou la laine minérale par du charbon végétal permettrait d’économiser un bon demi-million de tonnes d’équivalents CO2 par an, d’une part en évitant les émissions lors de la production des matériaux conventionnels, d’autre part en stockant le CO2 à long terme dans le charbon végétal. Cela correspond à un bon pour cent de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre en Suisse.

Soutien financier – de plusieurs sources à la fois

Un concept ambitieux avec un grand potentiel – c’est aussi ce qu’ont pensé diverses institutions de soutien, qui soutiennent donc financièrement l’approche de Jannis Wernery : la Fondation Minerva, qui s’engage entre autres pour une gestion durable des ressources naturelles, le Conseil des EPF ainsi que l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Enfin, le fonds climatique de Stadtwerk Winterthur a récemment accordé une subvention pour l’élaboration des bases, provenant de contributions volontaires de deux centimes par kilowattheure d’électricité acheté par les clients de Stadtwerk Winterthur.

Empa Zukunftsfonds : De nouvelles voies dans la promotion de la recherche
De nombreuses idées potentiellement révolutionnaires naissent dans la tête des chercheuses et des chercheurs de l’Empa – toutes ne peuvent pas être mises en œuvre, certaines ne trouvent tout simplement pas de financement. Le Fonds d’avenir de l’Empa comble cette lacune ; grâce à une collecte de fonds professionnelle, le Fonds d’avenir soutient des projets de recherche passionnants qui n’ont pas encore obtenu de financement par ailleurs, ainsi que des talents particulièrement prometteurs.

Légende : Le charbon végétal devrait être utilisé dans la construction de maisons et ainsi réduire à long terme le CO2 de l’atmosphère.

Crédit image / EMPA

Auteur : RÉMY NIDERÖST

Comment purifier l’eau du robinet en 15mn, sans filtre, ni installation, ni consommable ?

Comment purifier l'eau du robinet en 15mn, sans filtre, ni installation, ni consommable ?

Moins encombrant et plus écologique que les filtres, et surtout sans aucun entretien et sans altération du goût de l’eau, des purificateurs d’un nouveau genre sont peut être en train de devenir la solution simple et efficace pour purifier l’eau du robinet.

En effet, la société Solable utilise un procédé innovant et naturel : la photolyse du chlore par le rayonnement UVA.

Ce processus, dispensé grâce à un purificateur design ( LaVie ) dans lequel on introduit une bouteille en verre, permet, en quinze minutes, l’élimination du chlore et de ses dérivés, des composés chimiques (pesticides ou traces de médicaments), des goûts et odeurs que l’on peut rencontrer dans l’eau du robinet.

L’histoire d’une invention majeure

LaVie, c’est d’abord l’histoire de deux hommes et d’une amitié. Saadi Brahmi et Pascal Nuti ont fait leurs premières armes dans l’énergie renouvelable, le génie mécanique et les véhicules électriques. En 2015, liés par le désir d’œuvrer à une planète plus responsable, ils décident de s’unir pour réfléchir au problème n°1 ou presque dans le monde, à savoir l’accès à l’eau potable.

« Nous voulions lancer une machine de guerre, faire de l’innovation. Comme nous étions forts d’une grande expérience en solaire et en énergie, nous nous sommes dit que nous allions régler ce problème de manière solaire. » Grâce à cette technologie ils mettent au point des chauffe-eaux solaires et sont primés pour leurs inventions. Surtout, ils découvrent qu’en « pasteurisant l’eau au soleil », celle-ci est, non seulement débarrassée des bactéries mais voit aussi son goût transformé car le procédé a abattu le chlore.

Le processus de purification en video

Forts de cette découverte les deux entrepreneurs mettent au point la photolyse du chlore par UV-A, qui conduit à une réaction d’oxydation complexe et totalement naturelle engendrant la purification de l’eau.

Une découverte et une invention majeure sous la forme d’un cylindre de traitement dans lequel, grâce à des LED, sont reproduits les UVA solaires, multipliés par 6. Un système sans filtre et sans entretien.

Après le prix décerné à Las Vegas en 2017, l’histoire s’emballe et les premières commandes arrivent très vite. Un brevet a été obtenu pour les pays développés dans le monde entier.

Une technologie éprouvée et récompensée

Cette innovation technologique génère de puissants réactifs à base d’oxygène pour un traitement unique et efficace de l’eau. Contrairement aux UV-C, la lumière UV-A détruit le chlore présent dans l’eau du robinet et provoque une diminution importante des bactéries, traces de pesticides et contaminants pharmaceutiques.

Placé dans les boitiers LaVie, les LED UVA (six fois l’intensité du soleil) purifient ainsi l’eau en quinze minutes. Loin d’être énergivore, le procédé utilisé par LaVie traite 1 000 litres d’eau pour 1,5 euros d’électricité.

Cette photolyse du chlore par rayonnement UV-A, un processus d’oxydation avancé, est une invention exclusive et brevetée par LaVie. L’efficacité de ce processus a été validée par des tests scientifiques réalisés par le laboratoire Chimie Environnement de l’Université d’Aix-Marseille. Et selon les derniers tests menés par le CNRS et l’Université d’Aix-Marseille, le procédé LaVie dégrade également 100% des bactéries E. coli, y compris sans chlore dans l’eau, et 92% du glyphosate.

Acheter les purificateurs d’eau LaVie

Une solution couronnée d’un award au prestigieux salon Consumer Electronics Show de Las Vegas en 2018.

LaVie 2GO 0,5 litre

LaVie PURE 1litre

LaVie PremiumXL 1 litre

LaVie Pure Pack 6 bouteilles

Bouteille 1 Litre en Verre Borosilicate

Bon pour la santé et bon pour la planète

L’eau, c’est la vie. Notre corps en est composé à 60 % et chaque jour il faut en renouveler près de 2,5 litres ! Mais en consommant de l’eau de source ou minérale en bouteille, si nous préservons notre santé c’est au détriment de la planète car nous produisons toujours plus de déchets plastique.

LaVie est également bon pour la planète en réduisant notre consommation de bouteilles en plastique.

Avec LaVie, c’est la solution qui allie les bienfaits pour notre corps et notre santé avec en plus un geste écoresponsable pour la planète. Car non content de ne consommer que très peu d’énergie et de réduire nos déchets plastique, le tube en aluminium du purificateur produit une empreinte carbone très faible et neutralisée en quelques jours d’utilisation grâce à l’économie de consommation de bouteilles en plastique. Une démarche zéro déchets mais 100 % oligoéléments bons pour notre corps.

LaVie utilise des emballages écoresponsables lors de l’expédition de ses produits.

L’EAU EN QUELQUES CHIFFRES

  • En France, la consommation d’eau est d’environ 150 litres par personne et par jour.
  • Un adulte utilise plus d’eau qu’un enfant, qui n’a besoin que de 69 litres.
  • Un niveau de vie élevé entraîne une plus grande consommation d’eau que pour un ménage modeste, qui utilise en moyenne 90 litres par jour.
  • Une personne sportive aura une consommation importante, environ 240 litres d’eau par jour (besoin accru d’hydratation et de douches quotidiennes répétées).
  • Les conditions climatiques et l’activité touristique influencent les besoins en eau et la consommation domestique moyenne. Par exemple, les habitants du Nord-Pas-de-Calais consomment en moyenne 109 litres par jour, contre 228 litres par jour en Provence-Alpes-Côte-D’azur.

Les Français consomment davantage leur eau au robinet (66%) plutôt qu’en bouteille (47%). Cela s’explique par la confiance des consommateurs dans la qualité de l’eau distribuée, mais aussi par le coût de l’eau embouteillée.

Chaque année, 9,3 milliards de litres d’eau en bouteille sont consommés en France. Ce qui représente environ 25 millions de bouteilles d’eau en plastique jetées chaque jour. Ce chiffre est en constante augmentation.

L’objectif de départ des 2 hommes reste d’actualité

Les deux fondateurs souhaitent, grâce au succès de leur purificateurs dans les pays développés, financer le développement de la version solaire de leur invention, beaucoup plus accessible, et qui puisse être déployée dans les pays en voie de développement.

« L’idée est de former quelqu’un et de l’aider à monter un business autour de ce concentrateur solaire qui traite l’eau en 30 min, pour que cette solution solaire puisse se multiplier, par exemple en Afrique, et être commercialisée à 5 ou 10 €, avec du micro-crédit ».

Source / LaVie

Ener-Pacte lève 2,6 ME pour se développer et se lancer sur le marché des centrales solaires neuves

Ener-Pacte lève 2,6 ME pour se développer et se lancer sur le marché des centrales solaires neuves

Ener-Pacte accompagne les propriétaires de centrales photovoltaïques anciennes dans la sécurisation et la gestion optimale de leur rentabilité. L’entreprise vient de boucler une levée de fonds de 2,6M€ qui va lui permettre de couvrir tout le territoire français et de lancer une nouvelle offre pour accompagner les porteurs de projets de centrales solaires neuves.

L’entreprise se structure également fortement avec l’arrivée de Lionel Cote en tant que directeur commercial et Laure Genin comme directrice du développement durable. Philippe Menier, ex-Directeur Général de Visa Europe, a également pris la Présidence du Comité stratégique de l’entreprise. Une quinzaine de recrutements sont prévus en 2023.

« Nous avons atteint et même dépassé les objectifs que nous nous étions fixés grâce à la confiance de nos investisseurs historiques (Greenpact, BCM Energy et plusieurs business angels) qui ont injecté 1M€ et aux quelque 1000 personnes qui nous ont permis de réunir 1,6M€ sur Lita France et Belgique. 2023 va être une année de développement importante pour nous » souligne Rémi Berthon, co-fondateur et directeur général d’Ener-Pacte. « Nous l’entamons en confiance avec une équipe renforcée et structurée ».

Serenity Secure, une solution mature pour sécuriser les centrales solaires vieillissantes

L’activité d’Ener-Pacte est née en 2016 du constat de la sous-performance chronique des centrales solaires installées entre 2008 et 2013 après les premières années d’exploitation, associée à l’apparition de risques liés au vieillissement. Les pertes de production peuvent ainsi être très importantes et les risques, notamment d’incendie, ont conduit dans les dernières années plusieurs des acteurs majeurs de l’assurance à se retirer du secteur photovoltaïque.

La solution développée par Ener-Pacte, baptisée Serenity Secure, combine maîtrise technologique, grâce notamment à un partenariat en R&D avec l’Institut National de l’Energie Solaire (INES-CEA), expertise juridique et financière. Après une phase d’audit à 360° de la centrale solaire, un plan d’action est soumis au client en vue d’éliminer les risques, sécuriser la production et garantir la rentabilité financière de sa centrale.

S’implanter dans toute la France et dupliquer le modèle pour les centrales neuves

Avec près de 150 centrales photovoltaïques actuellement sous contrat, principalement situées dans la moitié sud de la France, Ener-Pacte veille sur un patrimoine solaire de près de 20 MWc. Son ambition est d’atteindre 1000 centrales sous gestion d’ici 2026. Pour atteindre cet objectif, l’entreprise va couvrir l’ensemble du territoire national, une quinzaine de recrutements venant appuyer cette stratégie.

De plus, afin de proposer une offre complète, Ener-Pacte a conçu une nouvelle offre à destination des porteurs de projets de centrales neuves allant de 500 à 3000 m². Elle s’appuie sur l’expertise acquise et duplique le modèle économique appliqué aux centrales anciennes. L’entreprise veut devenir un acteur majeur sur ce marché en plein essor mais plein de pièges pour les néophytes comme pour les porteurs plus avertis.

Elle souhaite se positionner dès la conception du projet, en superviser la réalisation, en assurer la performance et en garantir le revenu sur le long terme. Ce développement répond à une forte demande émanant des clients actuels d’Ener-Pacte et aux perspectives offertes par la montée en puissance des stratégies d’investissement dans la production d’énergie solaire.

Trois recrues pour consolider la structuration de l’entreprise, une quinzaine à venir

Ener-Pacte a constitué au fil des années une équipe expérimentée qui compte aujourd’hui 31 collaborateurs. Trois recrues d’expérience ont récemment rejoint l’entreprise permettant de consolider la structuration interne des différents pôles. Une quinzaine de personnes vont être recrutées en 2023, des ingénieurs photovoltaïques, des gestionnaires d’actifs, des chargés d’affaires techniques et des commerciaux.

Laure Genin, directrice RSE

Laure Genin, 54 ans, est ingénieure agronome diplômée de l’Institut Supérieur d’Agronomie de Montpellier. Elle s’engage dans la filière émergente des démarches qualité dès les années 90, en devenant responsable qualité d’une cave viticole dans le sud de la France, puis consultante qualité/sécurité des aliments à Lyon au sein de la Coopération Agricole Auvergne-Rhône-Alpes. La montée en puissance des enjeux liés à la Responsabilité Sociétale des Entreprises et au développement durable va la conduire à étendre sa palette de compétences. Elle va ainsi prendre en main le diagnostic, le conseil et l’accompagnement de nombreuses structures dans leurs démarches de labellisation, au regard de la norme ISO 26 000. Elle a aussi collaboré avec l’AFNOR en tant qu’auditrice qualité puis évaluatrice RSE.

Fin octobre 2022, Laure Genin a intégré Ener-Pacte, au poste nouvellement créé de directrice RSE. Sa mission consiste à élaborer un projet global permettant à l’entreprise de grandir économiquement tout en s’inscrivant dans une démarche globale de responsabilité sociale, sociétale et environnementale, incluant une politique qualité forte. Elle en définira les articulations aussi bien au niveau des pratiques internes à l’entreprise qu’auprès de son écosystème.

Lionel Côte, directeur commercial

Lionel Côte, 55 ans, a démarré en 1989, une carrière commerciale et managériale dans l’univers des industries des dérivés pétroliers dans différentes régions de France. Il a ainsi pu évoluer au sein de structures pétrolières internationales, British Petroleum, Exxon Mobil, puis Yacco, un des leaders français en lubrifiants, en tant que Directeur régional durant 15 ans.

Alors que l’idée d’un retour à Lyon, sa ville natale, se fait plus concrète, Lionel Côte, pas rassasié de challenges, souhaite investir son dynamisme dans une aventure plus en phase les enjeux écologiques de notre époque. Il intègre Ener-Pacte en octobre 2022. Chargé de mettre en place et de déployer la stratégie commerciale de l’entreprise, il va accompagner la montée en compétences et manager d’une équipe commerciale d’une quinzaine de personnes. Dans un contexte conjoncturel favorable aux énergies renouvelables, cette structuration va permettre à Ener-Pacte de passer un cap et de lancer la commercialisation de Serenity Vision, sa solution destinée à accompagner les porteurs de projets de centrales solaires neuves.

Philippe Menier, président du comité stratégique

Philippe Menier a pris la présidence du comité stratégique d’Ener-Pacte à l’été 2022. Ce très grand connaisseur belge de l’univers des paiements bancaires et des process liés, ingénieur commercial de formation, a consacré une partie de sa carrière à des missions de Business Manager Cards pour Citibank en Europe et aux Etats-Unis, puis a évolué au sein de Visa Europe dont il fut Deputy CEO de 2007 à 2014. Depuis lors, il intervient en conseil stratégique auprès de diverses sociétés, en Belgique et en France notamment. Séduit par la «mécanique» Ener-Pacte et confiant dans l’existence d’un marché à fort potentiel, il en devient un actionnaire très impliqué en 2021. Philippe Menier est alors sollicité d’un commun accord par les associés et par l’équipe dirigeante pour prendre le poste de Président du Comité stratégique nouvellement créé. L’objectif est d’accompagner l’entreprise dans le franchissement d’un cap de croissance impliquant de muscler l’offre, de l’adapter aux évolutions du marché, de structurer les équipes et de dessiner des perspectives stratégiques à long terme.

Crédit image – Ener-Pacte

À propos d’Ener-Pacte

  • Création : 1er juin 2016 à Lyon
  • Effectifs en novembre 2022 : 31 personnes réparties en 5 pôles : projet / innovation / conseil / qualité / consultants chargés d’affaires techniques
  • Activité principale : diagnostic et sécurisation technique, règlementaire et financière des centrales solaires entre 70kWc et 1MWc détenues par des non-professionnels

133 centrales solaires sous gestion en décembre 2022

Fairbrics accélére la commercialisation de son polyester à base de CO2

Fairbrics accélére la commercialisation de son polyester à base de CO2
  • L’entreprise reçoit une subvention de 17 M€ de l’Union européenne pour le projet d’industrialisation de sa technologie qui réunit 13 partenaires issus de 7 pays en Europe.
  • Les partenaires du projet contribuent à hauteur de 5 M€ supplémentaires.
  • L’ensemble des fonds levés serviront à la construction d’une ligne de production pilote d’ici 2 ans et d’une usine pilote d’ici 4 ans.

Faibrics, un spécialiste de la chimie verte qui transforme les émissions de CO2 en polyester ultra performant selon une approche industrielle qui repose sur l’économie circulaire, annonce aujourd’hui avoir levé 22 M€ pour accélérer la commercialisation de sa technologie. L’Union européenne accorde une subvention de 17 M€ à travers son programme de recherche & d’innovation Horizon 2020, et les partenaires du projet apportent 5 M€ supplémentaires.

La subvention de l’Union européenne a été attribuée à Fairbrics via un consortium qui réunit 13 partenaires issus de 7 pays en Europe, actifs sur l’ensemble de la chaîne de valeur allant de l’amont avec des experts en conception technique, captation de CO2, recyclage chimique ou encore électrolyse, jusqu’au produit fini, avec par exemple Faurecia pour l’automobile et Les Tissages de Charlieu pour le textile. Afin de renforcer son impact sociétal, le projet comprend également un volet éducatif important, et avec l’aide de partenaires issus du monde académique, Fairbrics développera des modules d’apprentissage et de formation sur la valorisation du CO2 destinés aux professionnels et aux étudiants.

L’ensemble des fonds levés serviront à financer le changement d’échelle de Fairbrics, avec la construction d’une première ligne pilote d’ici 2024, capable de produire 100 kg/jour de fibres polyester, et d’une usine pilote d’ici 2026, capable de produire 1 tonne/jour. L’objectif principal est de lutter contre le changement climatique et accélérer la décarbonisation d’une industrie très énergivore.

Fairbrics remplace le polyester d’origine fossile par du polyester à base de CO2 selon une approche industrielle à base d’économie circulaire qui transforme les émanations des usines chimiques en produit textile à forte valeur ajoutée. Fairbrics cible les marchés qui utilisent le polyester comme principale matière première : habillement, équipements sportifs mais aussi automobile et packaging.

« En utilisant les émissions de CO2 pour fabriquer du polyester, plutôt que recourir aux dérivés de pétrole, Fairbrics réponds à un des principaux défis de notre époque : le changement climatique lié aux émissions de gaz à effet serre. Ce financement est une reconnaissance forte du chemin que nous avons accompli jusqu’à présent, de la qualité du consortium que nous constitué et surtout du potentiel extraordinaire de notre technologie qui permet aux industries ultra polluantes de recourir à des solutions alternatives respectueuses de l’environnement et économiquement viables », déclare Benoît Illy, Co-fondateur et Directeur général de Fairbrics.

Actuellement, le polyester représente 60% de tous les textiles produits dans le monde et un tiers émissions de gaz à effet de serre de l’industrie de la mode. En remplaçant un produit pétro-sourcé par un produit à base de CO2, Fairbrics apporte aux industries à forte intensité énergétique une solution écologique et rentable une fois à l’échelle industrielle.

Fairbrics cible en priorité le marché de la mode et a déjà noué des partenariats avec plusieurs grandes marques comme H&M, On-Running et Aigle. Elle prévoit de diversifier sa plateforme technologique avec des produits destinés à d’autres marchés, comme les équipements sportifs, l’automobile et le packaging.

[ Crédit image / Fairbrics ]

A propos de Fairbrics

Fairbrics est une entreprise de chimie verte créée en 2019 et basée à Paris. Elle a développé une plateforme technologique brevetée qui transforme les émissions de CO2 en polyester ultra performant et apporte aux industries à forte intensité énergétique une solution respectueuse de l’environnement et économiquement viable. Fairbrics s’est fixé comme mission de lutter contre le changement climatique selon une démarche industrielle reposant sur l’économie circulaire. Sa technologie a été démontrée en laboratoire. Fairbrics a noué plusieurs partenariats avec de grandes marques comme H&M, On-Running et Aigle. A côté de la mode, l’entreprise prévoit de diversifier sa plateforme technologique avec des produits destinés à d’autres marchés pour lesquels le polyester est un composant essentiel, en particulier l’automobile et le packaging.

H3 Dynamics et Hylium Industries unissent leurs forces

H3 Dynamics et Hylium Industries unissent leurs forces

H3 Dynamics et Hylium Industries unissent leurs forces pour optimiser les performances du vol hydrogène-électrique à émission nulle, en combinant les capacités de solutions de stockage et de liquéfaction de l’hydrogène liquide de Hylium, et les nacelles distribuées à propulsion hydrogène-électrique, les piles à combustible ultra-légères, et les nouvelles stations de ravitaillement de drone à hydrogène de H3 Dynamics.

Le passage à l’hydrogène liquide représente une avancée significative des capacités pour les petits systèmes sans pilote à alimentation électrique. L’hydrogène cryogénique (liquide) stocke 3 fois plus d’énergie que le gaz comprimé pour le même volume. Cela signifie que les drones de livraison seront en mesure de voler plus loin, et que les missions de cartographie et ISR pourraient être réalisées à une échelle beaucoup plus grande.

Pour illustrer cette avancée, le même UAV à propulsion hydrogène-électrique de 25 kg, présenté par H3 Dynamics en juillet dernier en France, pourra voler plus de 900 km avec un seul remplissage. Avec l’hydrogène sous pression, l’autonomie est réduite à 400 km, ce qui est encore 3 fois plus qu’un équivalent alimenté par batterie.

Lorsqu’elles sont combinées, nos solutions inégalées atteignent la performance maximale mondiale pour les vols électriques à basse altitude“, déclare Taras Wankewycz, PDG de H3 Dynamics. “Nous sommes fiers de travailler avec Hylium pour faire passer la propulsion de vol hydrogène-électrique au niveau supérieur.

Maintenant, toutes les différentes formes de drones et UAV à hydrogène alimentés par H3 Dynamics, y compris les dirigeables à hydrogène, les multi-rotors, les appareils à décollage et atterrissage vertical (VTOL), ont un moyen d’augmenter les durées de vol par un autre facteur de 3 par rapport aux systèmes à hydrogène sous pression, ou par un facteur de 10 par rapport aux batteries.

En outre, H3 Dynamics a récemment annoncé une première production d’hydrogène et une station mobile de ravitaillement en hydrogène automatisée pour les opérations d’UAV à hydrogène. Nommée H2FIELD, la station mobile produit de l’hydrogène à partir de l’eau et fournit des réservoirs d’hydrogène gazeux comprimé à l’opérateur avec peu d’interventions humaines et aucune expertise requise en matière d’hydrogène. Le partenariat de H3 Dynamics et Hylium améliorera la station afin qu’elle puisse remplir les réservoirs d’hydrogène liquide.

Développée en Corée du Sud, la technologie de pointe de Hylium fournit l’une des solutions les plus avancées et a déjà fait ses preuves dans un certain nombre d’applications. La Corée du Sud dirige également le développement de la normalisation du LH2. Une proposition locale a été acceptée comme projet de norme par un comité mondial de l’ISO.

Les technologies de Hylium et H3 Dynamics sont en cours d’intégration pour tenter une traversée de 3 300 km de l’Atlantique Sud, dans le cadre d’un programme mené par ISAE SUPAERO Toulouse, l’une des principales écoles d’ingénierie aérospatiale au monde. L’équipe de H3 Dynamics a développé une conception de fuselage spéciale qui permet de stocker un petit réservoir de LH2 et de gérer le comportement thermique de tous les sous-systèmes de propulsion.

La technologie LH2 constituera également une prochaine étape dans la feuille de route des nacelles à propulseurs à hydrogène-électrique de H3 Dynamics. Un premier drone cargo bimoteur propulsé par ces nacelles autonomes a décollé dans le ciel de Paris au cours de l’été 2022, utilisant deux réservoirs d’hydrogène comprimé, un dans chaque nacelle. L’objectif est dorénavant de les remplacer par des réservoirs d’hydrogène liquide avec une construction plus légère et une capacité de carburant plus élevée.

[ Crédit image / H3 dynamics ]

À propos de H3 Dynamics

H3 Dynamics a pour mission de décarboner l’aviation grâce à une solution technologique unique autour de la propulsion hydrogène-électrique distribuée, ainsi qu’à des solutions de ravitaillement en hydrogène et d’énergie aéroportuaire. La société a créé une approche unique pour réduire les risques liés aux développements à long terme de l’aviation à l’hydrogène en commençant commercialement avec de petites solutions évolutives. H3 Dynamics emploie 93 membres de l’équipe dans ses trois sièges régionaux à Toulouse, Austin et Singapour. La société est un membre de l’Alliance pour l’aviation zéro émission de la Commission européenne, du Sustainable Aero Lab, du Lufthansa Cleantech Hub, de l’Alliance de Paris pour la mobilité aérienne avancée, et de l’Aerospace Valley à Toulouse.

À propos de Hylium Industries

HYLIUM INDUSTRIES, INC. a été créée en 2014 en tant que société de capital-risque de l’Institut coréen des sciences et de la technologie (KIST). Depuis lors, Hylium a développé les premières technologies de fabrication et de stockage d’hydrogène liquide cryogénique de la Corée avec le soutien du gouvernement coréen en matière de R&D.

Hylium a mis au point diverses technologies liées au système de liquéfaction de l’hydrogène et détient plus de 20 brevets et droits de propriété intellectuelle, avec d’autres brevets en attente. En 2015, les technologies de Hylium Industries ont été récompensées lors de la Cryogenic Engineering Conference par un prix commémoratif Russel B. Scott pour la meilleure application en technologie de liquéfaction de l’hydrogène à petite capacité.

RainbowVision contribue au développement des carburants non fossiles

RainbowVision contribue au développement des carburants non fossiles

RainbowVision est la seule entreprise au monde à proposer un appareil de mesure en temps réel de la température des gouttes de spray simultanément avec leur taille, un paramètre clé pour augmenter l’efficacité énergétique et réduire l’empreinte écologique dans de nombreux processus industriels.

En 2019, RainbowVision a développé son système de mesure de température et de la taille des gouttes d’eau pour l’étude de givrage en soufflerie afin de valider les systèmes de dégivrage pour lutter contre les accidents dans le cadre du programme Européen ICE-Genesis dont le leader est Airbus.

Depuis, le système a été fortement optimisé pour répondre à la problématique de la combustion. Dans les domaines de l’aviation et de l’automobile, son système permet de mesurer les propriétés de différents combustibles liquides fossiles et non fossiles.

Les sprays sont au cœur de l’injection du combustible pour les moteurs terrestres et aériens. La mesure de la température des gouttes de sprays est cruciale dans la mesure où la température du carburant contrôle l’évaporation et donc l’efficacité du moteur.

Objectif : développer des combustibles liquides non fossiles qui seraient neutres en CO2 et polluants et aussi performants que les combustibles fossiles actuels.

La connaissance de la température permet de connaître l’évaporation qui est le critère clé pour jouer sur 2 aspects importants :

  • L’efficacité énergétique (avoir un maximum d’énergie pour une quantité donnée de produit)
  • La maîtrise et la réduction de la formation des polluants

La température des gouttes est en effet un marqueur de leur propriété d’évaporation. L’enjeu est d’arriver à produire des gouttelettes les plus petites possible et à transformer le liquide en un gaz de manière homogène pour une meilleure combustion en termes de puissance/efficacité et de création de polluants.

Si la mesure porte sur les produits de base comme l’éthanol et tous les kérosènes d’origine fossile, une attention particulière est portée sur l’étude des futurs kérosènes qui seront basés sur des biocombustibles ou des combustibles créés chimiquement. Pour cette étude, Rainbow Vision vient de vendre son système à l’Onera[1].

Le système répond également au problème de rallumage en altitude : que le kérosène soit fossile ou pas, l’évaporation des gouttes n’est pas la même en altitude qu’au ras du sol.

RainbowVision entame donc un nouveau virage dans son développement. Cette start-up qui compte actuellement 2 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de 300 000 euros, part à la conquête de nouveaux marchés avec un système ayant atteint une maturité pour être appliqué à d’autres types de gouttes : capture du CO2 par un spray, refroidissement et dépollution d’écoulements gazeux, production de poudres agroalimentaires, médicales, cosmétiques…

L’objectif à court terme est de trouver des partenaires pour adresser un marché au minimum européen et à moyen terme de recruter pour accompagner son développement.

[1] Centre français de recherche aérospatiale, l’Onera est un laboratoire de combustion, de simulation numérique, et d’essais grandeur nature

[ Crédit image / NAE ]

NAE est le réseau des acteurs de l’aéronautique, du spatial, de la défense et de la sécurité en Normandie. Fondée en 1998 et présidée par Philippe EUDELINE, l’association NAE est aujourd’hui constituée de 167 membres : des grands groupes industriels, plusieurs aéroports et une base militaire, de nombreuses PME / ETI, des start-up, des laboratoires de recherche et des établissements d’enseignement. La filière représente globalement plus de 21.500 salariés pour 4 milliards d’Euros de chiffre d’affaires en 2022 en Normandie. NAE est membre du GIFAS, du GICAT et du GICAN.

Maurice : l’une des plus grandes centrales solaires trouve son financement

Maurice : l'une des plus grandes centrales solaires trouve son financement

GreenYellow, expert de la production solaire photovoltaïque et la MCB ont conclu une transaction d’un montant de Rs 350M pour financer une future centrale solaire photovoltaïque à Arsenal, située à environ 10km au nord de la capitale Port Louis.

Avec ce partenariat, GreenYellow et la MCB ont l’ambition commune d’accélérer la transition énergétique de l’île Maurice en soutenant les objectifs du gouvernement mauricien portés par le Central Electricity Board (CEB), dans son programme de réduction de la dépendance du pays aux énergies fossiles.

En effet, leader de la production photovoltaïque de la zone Océan Indien avec plus de 100 MWc installés, GreenYellow renforce sa présence à Maurice en devenant un des contributeurs clef aux objectifs de production d’énergie verte dans le mix énergétique mauricien, qui devrait s’élever à 60% d’ici 2030.

Grâce à cette nouvelle centrale solaire, plus de 20 GWh d’énergie verte seront produits chaque année pour alimenter plus de 4 500 foyers mauriciens. Cette nouvelle installation qui sera mise en service courant 2023, contribuera à la réduction des émissions de carbone à Maurice, en évitant l’émission de plus de 13 000 tonnes de CO2 par an.

Pierre Marouby, CEO de GreenYellow Océan Indien, a déclaré : « La concrétisation de cet accord marque une étape clef dans le projet d’Arsenal. Ce financement s’inscrit dans la continuité de notre modèle d’opérateur détenant et exploitant ses actifs sur le long terme. Nous remercions notre partenaire financier MCB pour la confiance accordée à GreenYellow dans l’accélération de la transition énergétique de l’île Maurice. »

Alain Law Min, CEO, MCB Ltd, a indiqué : « La MCB est fière de soutenir le développement d’une énergie verte pour l’île Maurice aux côtés de GreenYellow, leader de la transition énergétique dans l’Océan Indien. Le financement de cette nouvelle installation marque notre ambition d’accompagner les objectifs du gouvernement dans la production d’une énergie propre, locale et abordable. Ce financement s’inscrit dans la lignée de notre stratégie de développement durable, ‘Success Beyond Numbers’. Nous voulons, plus que jamais, être un acteur majeur de la transition énergétique du pays. »

[ Crédit image / GreenYellow ]

À propos de GreenYellow

GreenYellow est devenu en 15 ans un acteur majeur de la transition énergétique en France et à l’international, et un véritable allié des entreprises et des collectivités.

Expert de la production solaire photovoltaïque décentralisée, des projets d’efficacité énergétique, des services à l’énergie et de la mobilité électrique, GreenYellow accompagne ses clients sur toute la chaine de valeur. Le groupe assure le développement, le financement et l’exploitation des projets d’infrastructure leur permettant de produire de l’énergie verte, locale et compétitive, de réduire leur consommation d’énergie et ainsi accélérer leur décarbonation.

Opérant dans 16 pays sur 4 continents, GreenYellow innove constamment pour répondre aux défis climatiques et enrichir sa plateforme d’offres unique et globale.

À propos de la MCB

Le Groupe MCB, entité regroupant des services bancaires et financiers, offre une palette de solutions innovantes aux particuliers, aux entreprises et aux clients institutionnels. La MCB a une notation « investment-grade » par Moody’s et Fitch, et est classé 1er en Afrique de l’Est et 16ème en Afrique parmi le top 1000 des banques, en termes de Tier 1 (The Banker Top 1000 des banques mondiales, juillet 202e) et 4ème banque la plus solide par bilan en Afrique (The Asian Banker 2022). La MCB a établi une présence physique dans 10 pays, à travers ses filiales à Madagascar, aux Seychelles et aux Maldives, et possède des bureaux de représentation à Johannesbourg, Nairobi, Paris et un bureau de conseil à Dubai, de même qu’à travers ses associés, Société Générale Moçambique et la Banque Française de l’Océan-Indien (BFCOI) qui opère à La Réunion, à Mayotte et à Paris.

Loulenn a revalorisé 10 tonnes de laine depuis 2 ans

Loulenn a revalorisé 10 tonnes de laine depuis 2 ans

Chaque année en France, 14 000 tonnes de laine sont collectées. Assimilée à un « sous-produit animal de catégorie 3 » selon la réglementation européenne, la laine ne peut ni être apportée en déchetterie, ni être brûlée ou enterrée. Avant la crise sanitaire, les éleveurs étaient habitués à exporter leur laine vers la Chine faute de débouchés en France. Depuis, les exportations reprennent doucement et les éleveurs ne savent plus quoi faire de leur laine.

Des initiatives pour la revaloriser émergent grâce, entre autres, à de jeunes marques voulant redonner ses lettres de noblesse à cette matière encore très prisée il y a un siècle. Coup de projecteur sur Loulenn, entreprise toulousaine créée avec un objectif simple : faire les louanges de la laine française en bousculant les codes de l’industrie de la couette.

Retour sur la genèse d’un projet porteur de sens

Ancienne directrice au sein d’entreprises de transport international, Euriel Morvézen, originaire de Bretagne, a vécu 5 ans en Australie, le 1er pays producteur de laine dans le monde. C’est là-bas qu’elle a le coup de foudre pour sa couette en laine, surprise de ne pas mourir de chaud sous sa couette alors que c’est l’été presque toute l’année ! À son retour en France dans la région toulousaine, elle découvre que l’offre de couettes garnies de laine est quasi-inexistante dans notre pays, et même pire : sur les 14 000 tonnes de laine tondue chaque année en France, plus de 80% est exportée en Asie pour y être transformée, à peine 4% est valorisé, faute de débouchés locaux, et 75% du marché de la couette est tenu par le synthétique. Son projet entrepreneurial se dessine alors en plein confinement : faire les LOUanges de la LAINE et casser les idées reçues de cette fibre en démontrant ses bienfaits insoupçonnés, notamment sur le sommeil.

En nous engageant très vite auprès du Collectif Tricolor, nous nous sommes impliqués et associés avec des éleveurs, manufactures et autres marques pour augmenter la quantité de laine transformée en France. En deux ans, nous avons valorisé près de 10 tonnes de laine en faisant découvrir à nos clients le bonheur de dormir sous une couette garnie de cette fibre aux vertus extraordinaires : thermorégulation, isolation, naturellement anti-acarien, la liste est longue ! Aujourd’hui, c’est plus de 1000 dormeurs heureux qui nous font confiance. D’ici 2025, nous espérons toucher plus de 20 000 personnes.” Euriel Morvézen, fondatrice de Loulenn.

C’est avec plusieurs ateliers certifiés Entreprise du Patrimoine Vivant et deux établissements de service et Aide au Travail (ESAT) dans le Sud-Est et dans les Hautes-Pyrénées qu’elle travaille pour la fabrication de ses créations : deux couettes la Sénane et la Molène (plus légère), l’oreiller Malo et le plaid Ouessant. Ses prochains projets ? Réaliser une gamme pour nourrissons et enfants et développer l’offre auprès d’établissements d’accueil engagés.

La consigne, une première dans le secteur

Maîtriser les impacts environnementaux est au cœur des valeurs de la fondatrice, la gamme Loulenn est donc consignée pour ne plus produire de déchets ; d’autant plus que la laine est une des fibres les plus recyclable au monde. Quand l’utilisateur estime que son produit Loulenn est arrivé en fin de vie, il le renvoie et récupère le montant de la consigne sous forme d’un bon d’achat. De son côté, Loulenn nettoie la laine et la recycle pour créer de nouveaux produits.

Crédit image / Loulenn

Comment une pièce de rangement peut vous être utile ?

Comment une pièce de rangement peut vous être utile ?

Généralement, une pièce de rangement est un espace réservé pour stocker des objets, qu’ils soient utilitaires ou décoratifs. Cette pièce à part située dans la maison ou dans un bâtiment annexe demeure un bon moyen de stocker et d’archiver des éléments qui n’ont pas nécessairement besoin d’être utilisés régulièrement. Il est en mesure de vous fournir l’espace supplémentaire dont vous avez besoin pour les garder organisés.

Par exemples, les pièces de rangement sont essentielles pour stocker des objets tels que des décorations saisonnières, des vieux meubles et bien d’autres articles qui n’ont pas forcément d’utilité immédiate. Ils peuvent également être utilisés pour l’archivage de documents ainsi que pour le stockage à long terme de vêtements, de livres, de souvenirs ou de tout autre objet qui doit être conservé dans un environnement clos.

Ainsi, les pièces de rangement aident à garder nos espaces de vie ordonnés et rangés en nous fournissant un endroit pour tous les objets que nous n’avons pas la place ou le besoin d’exposer ou d’utiliser régulièrement.

Un espace de stockage lors d’un déménagement

Lorsque vous déménagez, il est souvent nécessaire d’avoir un endroit où stocker ses affaires. Tout le monde n’a pas la place disponible chez soi pour disposer d’un tel endroit, surtout en ville et en appartement. Une location de box peut apporter un soulagement bienvenu pendant le processus stressant d’emballage et de déballage dans un nouveau lieu.

Les locations de box sont disponibles dans de nombreuses tailles et formes, il ne devrait donc pas être difficile d’en trouver une qui réponde à ses besoins. Le garde-meubles est également une option pour ceux qui ont besoin de garder des objets plus grands en sécurité pendant le déménagement.

La location d’une unité de stockage peut se faire entre 2 déménagements, vous n’avez donc pas à vous soucier de vous engager dans un long contrat. Le déchargement des articles dans l’unité de stockage est facile, et vous y aurez accès dès que vous en aurez besoin.

Si vous déménagez et recherchez des solutions de stockage sûres et abordables, pensez à utiliser une installation de stockage. Vous aurez l’assurance que tous vos biens sont en sécurité et accessibles en cas de besoin.

Un espace de stockage pour ranger ses affaires d’été pendant l’hiver

Disposer d’un espace de stockage pour ranger ses affaires d’été pendant l’hiver est un autre moyen de garder tous vos articles organisés et au même endroit. C’est particulièrement utile pour ceux qui n’ont pas beaucoup de place pour stocker leurs articles à l’intérieur de leur maison.

Non seulement cela libère un espace précieux, mais cela permet également de protéger vos biens d’été des éléments et de tout dommage potentiel qui pourrait survenir pendant les mois hivernaux. Votre espace de stockage doit rester sec, propre et sécurisé tout au long de la saison hivernale.

Les entreprises aussi sont concernées

Les entreprises peuvent également tirer parti des salles de stockage ou des entrepôts pour diverses raisons.

Par exemple, pendant un déménagement de bureaux, il est utile de disposer d’un espace pour entreposer temporairement le mobilier et les fournitures de bureaux. De même, les entreprises utilisent fréquemment ces espaces pour archiver des documents importants et de l’information à historiser pour une conservation à long terme.

Autres cas. Les produits en surplus ou hors saison peuvent également être stockés dans un entrepôt pour une utilisation future. Les produits coûteux sont en mesure d’être protégés contre les dommages ou les vols en étant stockés dans un environnement sécurisé.

En définitive, les salles de stockage et les entrepôts proposent une solution flexible et pratique pour les entreprises qui cherchent à augmenter leur capacité de stockage.

Photo de Matthew Hamilton sur Unsplash

Les Smart Grids à la rescousse des économies d’énergie en Europe

Les Smart Grids à la rescousse des économies d'énergie en Europe

Selon le plan d’action pour la numérisation du système énergétique, la Commission européenne souhaite améliorer l’efficacité du secteur et l’intégration des énergies renouvelables. L’Europe a besoin d’un investissement de 584 milliards d’euros pour moderniser le réseau électrique d’ici 2030, dont 400 milliards d’euros pour le réseau de distribution, et 170 milliards d’euros pour la numérisation, y compris les réseaux dits “intelligents”.

Une étude récente de Getac, en collaboration avec Statista, montre que d’ici 2026, les énergies renouvelables devraient représenter environ 95 % de l’augmentation de la capacité électrique mondiale. C’est pourquoi des pays comme l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et la région ibérique ont lancé cette année divers plans énergétiques pour produire leur électricité, ce qui leur permettra de relever les défis géopolitiques à venir et de réduire leur forte dépendance aux combustibles fossiles à moyen terme.

REPowerEU est le plan présenté par la Commission européenne en réponse aux difficultés énergétiques de la région. Ses trois axes principaux reposent sur la diversification des fournisseurs d’énergie alternatifs, les économies d’énergie à tous les niveaux de la société et l’accélération des énergies renouvelables pour réduire les besoins d’importation. Afin de mobiliser des financements privés et de soutenir les investissements qui contribuent à sa mise en œuvre, la Commission a créé le programme InvestEU pour accélérer les prêts, les financements mixtes et les produits de conseil pour les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les réseaux électriques.

Dans le même esprit, le sous-programme LIFE Transition énergétique propre est doté d’un budget de près d’un milliard d’euros pour la période 2021-2027. Il vise à faciliter la transition vers une économie en énergie, fondée sur les énergies renouvelables, neutre sur le plan climatique et résiliente, en finançant des actions de coordination et de soutien (subventions pour d’autres activités) dans toute l’Europe.

En France, le Gouvernement a présenté en octobre dernier, un plan de sobriété énergétique réalisé en concertation avec l’ensemble des fédérations et organisations professionnelles dans un contexte marqué par l’accélération du dérèglement climatique et la guerre en Ukraine : la transition énergétique devient une priorité. L’objectif du Gouvernement est de réduire de 40% la consommation d’énergie du pays d’ici 2050 afin d’atteindre la neutralité carbone, et de diminuer la consommation d’énergie de 10% dans les deux prochaines années.

En Europe, les bâtiments sont responsables de 40% de l’énergie consommée et de 36% des émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre liées à l’énergie. Minimiser leur impact sur l’environnement est l’un des facteurs les plus critiques pour atteindre les objectifs proposés par les différents gouvernements et organisations de la région.

Gérer et réduire la consommation est la clé

Pouvoir produire de l’électricité est impératif pour des raisons sociales, économiques et géopolitiques, mais surveiller sa consommation en temps réel pour optimiser son utilisation sans gaspillage est essentiel pour les collectivités et les entreprises du secteur afin d’augmenter la productivité et de réduire les coûts.

Les progrès de la technologie et des infrastructures permettent de résoudre les problèmes de connectivité et de fournir aux industries modernes des réseaux plus robustes et plus fiables pour mettre en œuvre des solutions numériques dans leurs activités quotidiennes. En adoptant la numérisation, ces entreprises peuvent bénéficier d’une augmentation supplémentaire de 1,9 million d’euros de leurs revenus, d’une augmentation de la production d’environ 5 % et d’une réduction des coûts de 30 %.

Parmi ces avancées, l’IoT joue un rôle décisif dans la transformation numérique des organisations, profitant en outre à l’automatisation, à la gestion des réseaux, aux systèmes distribués et aux solutions résidentielles. Aujourd’hui, 83 % des organisations attribuent des gains d’efficacité globale à l’introduction de la technologie IoT dans les opérations quotidiennes.

L’électricité du futur sera intelligente

Les Smart grids, facilitant l’intégration des moyens de production en énergies renouvelables (EnR), jouent un rôle stratégique dans la transition énergétique. Le principal avantage étant son système bidirectionnel permettant aux grandes entreprises comme aux consommateurs de devenir des producteurs d’électricité grâce à une communication bidirectionnelle. De plus, un contrôle permanent et en temps réel est possible grâce à un système informatique qui réagit aux fluctuations de l’énergie et de la demande, permettant un contrôle plus efficace de la consommation afin de réduire les coûts sur la facture.

Appareils durcis, acteur de l’énergie verte

Se préparer à un avenir plus automatisé est l’un des défis que les entreprises du secteur des énergies renouvelables doivent relever pour assurer leur compétitivité, à court et à long terme, et ainsi contribuer à atteindre les objectifs fixés par la Commission européenne dans ses différents programmes. L’adaptation aux changements suggérés par la numérisation exigera des organisations qu’elles acquièrent de nouveaux outils technologiques et qu’elles forment leurs équipes de manière continue, ce qui apportera une croissance significative pour l’entreprise à bien des égards.

La mobilité des travailleurs sur le terrain et une communication sécurisée et ininterrompue entre les travailleurs et les centres de contrôle sont des facteurs essentiels pour la maintenance et la surveillance des infrastructures telles que les parcs éoliens et solaires. Les solutions logicielles telles que le Getac Device Monitoring System (GDMS) sont conçues pour détecter les problèmes potentiels avant qu’ils n’affectent le personnel sur le terrain, comme le niveau de performance de la batterie, le stockage, les données mobiles, la localisation de l’appareil, etc.

De plus, la technologie LiFi, défendue par Getac sur le marché de l’informatique durcie, aide à convertir l’ancienne infrastructure en IoT, soutenant la transformation dans les zones où les équipements RF interfèrent avec les opérations critiques pour la sécurité.

Il ne fait aucun doute que l’automatisation du secteur profitera aux entreprises et aux travailleurs du secteur des énergies renouvelables, en augmentant la qualité de leur travail grâce à des technologies et des outils innovants qui contribuent à rendre le réseau plus efficace, plus fiable, plus sûr et, surtout, plus durable.

À propos de Getac

Getac Technology Corporation est un leader mondial de la technologie mobile durcie, notamment des ordinateurs portables, des tablettes, des logiciels et des solutions vidéo. Les solutions et services de Getac sont conçus pour offrir performance et confort aux utilisateurs travaillant dans des environnements dits « difficiles ». Aujourd’hui, Getac accompagne des clients dans plus de 100 pays dans les domaines de la défense, de la sécurité publique, des ambulances, des incendies et des secours, des services publics, de l’automobile, des ressources naturelles, de la fabrication, du transport et de la logistique.

Les discussions sur les véhicules électriques augmentent en Asie Pacifique

Les discussions sur les véhicules électriques augmentent en Asie Pacifique

Au milieu de la flambée des prix du gaz et des pénuries d’énergie, les entreprises poursuivent leurs efforts pour entrer sur le marché des véhicules électriques (VE). Le VE est considéré comme le prochain grand investissement environnemental, social et de gouvernance (ESG). Ces véhicules à émissions nulles sont considérés comme le moyen de transport de l’avenir et peuvent contribuer à la décarbonisation mondiale.

Dans ce contexte, les discussions autour des VE dans la région Asie-Pacifique (APAC) ont augmenté de 28 % en glissement annuel (YoY) en 2022, révèle GlobalData, une société de données et d’analyse de premier plan.

Une analyse de la base de données analytique des dépôts d’entreprises de GlobalData montre que les cinq premiers pays de l’APAC ayant des discussions sur les véhicules électriques sont l’Inde (320), la Chine (154), suivie de l’Australie (128), Hong Kong (124), Taiwan (99) et le Japon (68).

Misa Singh, analyste chez GlobalData, commente : “Outre les VE, le débat sur les infrastructures liées aux VE s’accélère également, car les entreprises s’inquiètent des infrastructures de recharge. Les investissements dans la fabrication de batteries sont importants, car la demande de batteries lithium-ion est en hausse en raison de la croissance des VE. En outre, les entreprises attendent avec impatience les véhicules électriques à pile à combustible à hydrogène (HFCEV).”

L’entreprise indienne Mahindra and Mahindra mise beaucoup sur les VE. L’ambitieux centre de R&D de l’entreprise, Mahindra Research Valley (MRV) à Chennai, recrute 900 ingénieurs pour développer de nouveaux produits électriques et renforcer les compétences en matière de VE. L’entreprise prévoit d’avoir une gamme de cinq SUV électriques d’ici 2026-2027 – quatre VE de base et le cinquième sera le XUV4OO, la version électrifiée et plus grande du XUV3OO.

Zhongsheng Group Holdings, une société de vente au détail et de services automobiles basée à Pékin, a indiqué que le volume des ventes de VE du groupe avait augmenté de 54 % au cours du premier semestre 2022. XPeng Inc, une société de VE intelligents basée en Chine, a évoqué la livraison de 98 553 VE au cours des trois premiers trimestres de 2022, soit une croissance de 75 % par rapport à la même période l’année dernière.

Viva Energy Australia Group estime que les véhicules électriques à pile à combustible à hydrogène (HFCEV) constituent un marché en expansion avec un fort potentiel de croissance à long terme pour les véhicules lourds.

La société CLP Holdings, basée à Hong Kong, a discuté d’une coentreprise avec le fabricant d’équipements intelligents Qingdao TGOOD Electric Company pour le lancement de réseaux de recharge de véhicules électriques.

Gogoro, une société taïwanaise, déclare que les parts de marché de la société et de ses partenaires de véhicules ont augmenté et que, au cours des neuf premiers mois de 2022, ils ont représenté 92,4 % de toutes les ventes de véhicules électriques.

Le géant automobile japonais Suzuki Motor Corp investit 100 millions de dollars dans les VE et la fabrication de batteries. D’ici 2025, l’entreprise a également l’intention de lancer des VE en Inde.

Singh conclut : “Les VE prennent progressivement la tête du développement de l’industrie automobile dans l’ère actuelle de l’innovation. Les entreprises investissent dans cette technologie respectueuse du climat car elle est rentable et réduit la consommation d’énergie et les émissions.

Photo de Finan Akbar sur Unsplash

A propos de GlobalData

4 000 des plus grandes entreprises du monde, dont plus de 70 % des entreprises du FTSE 100 et 60 % des entreprises du Fortune 100, prennent des décisions commerciales plus opportunes et meilleures grâce aux données uniques, aux analyses d’experts et aux solutions innovantes de GlobalData, le tout sur une seule plateforme. La mission de GlobalData est d’aider ses clients à décoder l’avenir afin d’être plus performants et innovants dans un large éventail d’industries, notamment les secteurs de la santé, de la consommation, de la vente au détail, de la finance, de la technologie et des services professionnels.

2023 : Comparatif des 10 meilleurs ventilateurs poêle à bois

2023 : Comparatif des 10 meilleurs ventilateurs poêle à bois

Le besoin de trouver des ventilateurs de poêle à bois de qualité augmente année après année. Aussi, avec toutes les marques et modèles disponibles sur le marché, il peut être difficile de dénicher lequel sera le plus satisfaisant à vos yeux. Pour faciliter ce choix, nous avons créé la liste des meilleurs ventilateurs de poêle à bois 2023.

A partir des données fournies par les fabricants*, nous avons examiné les caractéristiques de chaque type de ventilateur et les avons comparés dans un tableau récapitulatif. Nous avons pris en compte les niveaux sonores, la propulsion d’air (CFM), la qualité des matériaux, les prix et d’autres éléments afin de déterminer quel ventilateur vous apportera la chaleur et le confort dont vous avez besoin cet hiver.

Nous avons également mis en avant des informations supplémentaires sur le ventilateur et son fonctionnement, ses points forts et faibles, son emplacement, son installation, les risques éventuels, l’entretien et d’autres interrogations qui se posent à leur sujet.

Comment un ventilateur de poêle à bois fonctionne ?

Simplement par la chaleur dégagée par le poêle ! Un ventilateur de poêle à bois est un dispositif équipé d’une ou plusieurs pâles (ou lames) qui aide à faire circuler l’air chaud provenant d’un dispositif de chauffage à combustible solide (ex : poêle à granulés, foyer, four à bois).

Il suffit de poser le ventilateur sur le poêle à bois et d’attendre le bon niveau de chaleur dégagé. Les pales du ventilateur se mettent alors à tourner de plus en plus vite grâce à l’effet Peltier ou l’effet Seebeck, d’autant plus que la température du poêle augmente. Le courant d’air chaud est soufflé à l’extérieur du poêle d’une manière horizontale.

Cette opération permet de répartir la chaleur plus uniformément dans la pièce, la rendant plus confortable et plus économe en énergie. Certains ventilateurs plus sophistiqués sont dotés de paramètres réglables afin que vous puissiez choisir la quantité d’air expulsée. D’autres sont équipés de capteurs qui détectent le moment où la température du poêle atteint un certain niveau et se mettent en fonction automatiquement.

Quels sont les points forts et faibles du ventilateur de poêle à bois ?

Avantages

Un ventilateur externe reste un bon moyen d’améliorer l’efficacité du poêle à bois, car il contribue à diffuser la chaleur dans l’habitation. Doté de pâles qui tournent lorsqu’elles sont chauffées, le ventilateur aspire et fait circuler l’air chaud dans la pièce. Le principal avantage de l’utilisation d’un ventilateur est qu’il participe indirectement à réduire les coûts énergétiques – ex. économiser du bois – en distribuant la chaleur de manière homogène à l’endroit même où il se situe.

Certains modèles sont dotés d’une bande bimétallique intégrée au bas du ventilateur. Elle est conçue pour soulever légèrement le bord du ventilateur lorsqu’il est proche de la température de fonctionnement maximale afin de protéger le moteur et le module thermoélectrique

Inconvénients

D’un autre côté, l’utilisation d’un ventilateur de poêle à combustible peut présenter des inconvénients. Par exemple, s’ils ne sont pas correctement entretenus, certains ventilateurs peuvent devenir bruyants ou commencer à grincer en raison de l’expansion et de la contraction de leurs composants métalliques avec les changements de température. D’autres modèles de ventilateurs ont besoin d’électricité pour fonctionner, et nécessite par conséquent une source d’énergie supplémentaire. Enfin, en raison de leur conception et de leur emplacement à proximité d’une source de chaleur, ils peuvent présenter un risque d’incendie s’ils ne sont pas correctement surveillés ou employés.

Généralement, la plupart des modèles sont assez silencieux
Faire attention aux dimensions du ventilateur pour pouvoir le poser sans problème sur le poêle

Peut être plus efficace lorsqu’il est utilisé avec des poêles à bois plus anciens
Ne fonctionnera pas tant que le poêle ne sera pas chaud / très chaud

Aide une pièce à maintenir sa température
N’a pas pour objectif de chauffer toute une maison

Aucune énergie externe requise
Certains modèles sont équipés d’un coupe circuit anti surchauffeGénéralement, pas de garde contre les pâles

Comparatif des meilleurs ventilateurs poêle à bois 2023

Nous abordons ici la question de quel ventilateur choisir. Nous l’avons vu plus haut, les ventilateurs ont pour mission de diffuser la chaleur du poêle à bois d’une manière la plus uniforme et la plus efficace possible.

Si vous recherchez le meilleur ventilateur, vous devez tenir compte de plusieurs facteurs tels que la taille, le niveau sonore, la sécurité, les réglages de vitesse, leur efficacité à propulser l’air et le prix.

Les grands gagnants du comparatif

  • 🥇 Ecofan 812 Airmax
  • 🥈 Ecofan 815
  • 🥉 CRSURE SF-624
  • 🥉 CRSURE SF-T84

Sans surprise, c’est Caframo et CRSURE qui dominent ce classement. Les autres marques qui suivent sont : GalaFire, Voda, VonHaus, TomerSun, Vounot.

Pour les modèles qui se caractérisent par une construction similaire et des performances équivalentes, il s’agit en fin de compte d’une question de préférence personnelle pour choisir celui qui répondra le mieux à vos besoins.

Les ventilateurs présentés ci-dessous utilisent l’effet Seebeck ou Peltier pour générer de l’énergie électrique à partir de la chaleur perdue du poêle à bois. Cette électricité fera ensuite fonctionner un ou plusieurs moteurs qui propulsera l’air chaud dans l’espace à vivre.

🥇 1ère place : Ecofan 812 Airmax

=> PRIX [ 100 à 200 € ] => QUALITÉ 🔥🔥🔥🔥🔥

Le modèle 812 Airmax de Caframo reste son modèle le plus commercialisé. Ce ventilateur performant est disponible en versions Noires, Nickel et Gold. Il est prêt à l’emploi et ne nécessite pas de batterie. Il doit démarrer automatiquement et correctement aux températures indiquées. Il est fabriqué au Canada et possède une garantie de 2 ans.

Ce ventilateur de grande taille et haut de gamme permet des économies de 18% sur la consommation de bois selon le fabricant. Il convient aux poêles à bois et à gaz avec une température de surface d’au moins 85°C. Plus la température est élevée, plus l’hélice tourne rapidement, offrant ainsi un déplacement d’air allant jusqu’à 297 m3/heure pour une répartition plus homogène de la chaleur dans la pièce. Ainsi, le ressenti de la chaleur est 38% plus rapide.

🥈 2ème place : Ecofan 815

=> PRIX [ 100 à 200 € ] => QUALITÉ 🔥🔥🔥🔥🔥

Le modèle 815 du canadien Caframo offre également de bonnes performances malgré sa taille compacte et son poids léger. Sa conception est robuste et son mode de fonctionnement silencieux. Il est fabriqué au Canada et a une garantie de 2 ans.

Ce ventilateur reste idéal pour les espaces restreints et peut être employé sur un poêle ou un foyer à bois. Selon les données du fabricant, il a été testé pour économiser jusqu’à 10% de bois avec un déplacement d’air atteignant jusqu’à 144 m3/heure. Il fonctionne sans électricité. Il convient pour des plages de températures allant de 85°C à 345°C. Ainsi, le ressenti de la chaleur est 17% plus rapide. Ses dimensions réduites et son petit poids en font un appareil séduisant haut de gamme pour les petites surfaces.

🥉 3ème place : CRSURE SF-624

=> PRIX [ 50 à 100 € ] => QUALITÉ 🔥🔥🔥🔥

Le modèle de ventilateur SF-624 de CRSURE est assemblé au Royaume-Uni. Fabriqué en aluminium anodisé, il utilise un module thermoélectrique capable de résister aux températures élevées pour une conversion d’énergie efficace et une sortie de courant stable.

La conception en feuille d’érable offre un espace intérieur suffisamment grand pour le moteur, qui non seulement le protège mais permet également une meilleure efficacité de la dissipation de la chaleur.

Il est silencieux ( < 25 db) grâce à des ailettes redessinées et démarre à partir de 50°C. Ce ventilateur de taille moyenne distribue l’air chaud d’une façon assez homogène.

🥉 3ème place : CRSURE SF-T84 ( 8 pâles )

=> PRIX [ 50 à 100 € ] => QUALITÉ 🔥🔥🔥🔥

Le modèle de ventilateur de poêle à bois CRSURE SF-T84 est conçu pour augmenter la circulation de l’air chaud dans la pièce grâce à ses 8 pâles. Ses dimensions sont convenables malgré ses 2 moteurs de 4 ailettes.

Il possède un système de protection contre la surchauffe pour éviter tout dommage à l’appareil. Il est fabriqué en aluminium anodisé qui résiste à la corrosion avec un bruit de fonctionnement normal inférieur à 25 dB.

Il est également auto-alimenté (thermo-électrique) et respectueux de l’environnement, ne nécessitant ni piles ni alimentation électrique.

🏅 5ème place : Belair 806

=> PRIX [ 150 à 350 € ] => QUALITÉ 🔥🔥🔥🔥🔥

Le modèle Belair 806 de Caframo est commercialisé en 3 coloris : Noir, Nickel et Gold. Comme les autres, il est prêt à l’emploi et ne nécessite pas de batterie. Il est fabriqué au Canada et possède une garantie de 2 ans.

Ce ventilateur de taille moyenne et haut de gamme permet des économies de 16% sur la consommation de bois selon le fabricant. Il convient aux poêles à bois avec une température de surface d’au moins 75°C. Plus la température est élevée, plus l’hélice tourne rapidement, offrant ainsi un déplacement d’air allant jusqu’à 240 m3/heure pour une répartition plus homogène de la chaleur dans la pièce. Ainsi, le ressenti de la chaleur est 20% plus rapide.

🏅 6ème place : UltrAir 810

=> PRIX [ 100 à 200 € ] => QUALITÉ 🔥🔥🔥🔥🔥

Le modèle UltrAir 810 du canadien Caframo est compact et léger. Sa petite taille lui permet tout de même d’afficher des performances satisfaisantes. Sa conception est robuste et son mode de fonctionnement silencieux. Il est fabriqué au Canada et a une garantie de 2 ans.

Ce ventilateur est parfait pour des espaces restreints ( < 25 m2 ) et peut être utilisé sur un poêle à bois. Selon les données du fabricant, il a été testé pour économiser jusqu’à 14% de bois avec un déplacement d’air atteignant jusqu’à 210 m3/heure. Il fonctionne sans électricité. Il convient pour des plages de températures allant de 65°C à 345°C.

🏅 7ème place : GalaFire V466

=> PRIX [ 100 à 200 € ] => QUALITÉ 🔥🔥🔥🔥

Ce ventilateur 4 pâles de GalaFire V466 à poser est de dimension moyenne et s’adapte aux différents poêles à bois. Silencieux ( < 25 dB ), il est alimenté directement par la chaleur du poêle. Comme la plupart des ventilateurs, il augmente l’efficacité du poêle en consommant moins de combustible. Il diffuse la chaleur et augmente la température de la pièce. Il est couvert par une garantie internationale de 2 ans et un support technique.

Le démarrage des pâles commence à partir d’une température de 50°C. Il est recommandé d’atteindre environ 250°C pour un fonctionnement efficace. Toutefois, il ne faut pas dépasser les 350°C pour éviter d’endommager le ventilateur. Pour surveiller la température il faudra donc se munir d’un thermomètre.

🏅 8ème place : CRSURE SF-353

=> PRIX [ 50 à 100 € ] => QUALITÉ 🔥🔥🔥🔥

Le ventilateur 4 pâles de CRSURE SF-353 à poser démarre à basse température et déplace un grand volume d’air pour un faible bruit (< 25 dB)

Ce modèle ne nécessite aucune installation. Il suffit de le placer sur une surface lisse et plate en haut du poêle à bois et il commencera à fonctionner lorsque la température atteindra plus de 50°C.

La marque CRSURE s’engage à produire des matériaux de qualité et à fournir des services de qualité à ses clients.

🏅 9ème place : VonHaus

=> PRIX [ 50 à 100 € ] => QUALITÉ 🔥🔥🔥🔥

Le ventilateur 4 pâles de VonHaus est conçu pour améliorer l’efficacité du poêle à bois en diffusant de l’air chaud dans la pièce. Grâce à son module thermoélectrique, il agit comme un générateur pour alimenter le moteur du ventilateur.

Ce ventilateur fonctionne automatiquement entre 50°C et 350°C, avec une vitesse auto-régulée en fonction de la température de la pièce. Il est fabriqué en aluminium de haute qualité et possède une poignée de transport pour facilité son transport. Aucune installation n’est nécessaire, il suffit de le placer au bon endroit en suivant les instructions.

🏅 10ème place : TomerSun ( 12 pâles )

=> PRIX [ 50 à 100 € ] => QUALITÉ 🔥🔥🔥🔥

Le ventilateur TomerSun intègre au total 12 pâles : soit 3 moteurs qui font tourner chacun 4 lames. Il est en mesure d’améliorer l’efficacité de la chaleur produite par un poêle à bois ou une cuisinière à gaz. Il est alimenté par la chaleur et ne nécessite ni batterie, ni électricité. Il a une fonction de protection contre la surchauffe et fonctionne de manière silencieuse.

Il possède une grande hauteur de 245 mm pour augmenter la circulation de l’air chaud. La vitesse du ventilateur s’ajuste automatiquement en fonction de la température, avec une température de démarrage à 60 °C. Il convient pour une utilisation sur tous les types de poêles.

La température recommandée pour son utilisation doit être comprise entre 85 et 345 degrés Celsius.

Tableau récapitulatif des ventilateurs poêle à bois

Ce tableau répond à la question quel ventilateur poêle à bois choisir

Si vous recherchez un ventilateur à poêle à pellets ou à bûches, ce tableau fait la synthèse des principales caractéristiques. L’avant du ventilateur autonome est la clé pour une consommation de bois à la baisse. Le ventilateur est doté d’un thermomètre dans certains cas.

MarqueNotePâleMoteurAluA poserdBCFM
Caframo 8129,121OO175
Caframo 8158,821OO85
CRSURE SF-6248,341OO25
CRSURE SF-T848,282OO25
Caframo 806 Noir8,121OO140
Caframo 806 Nickel8,121OO140
Caframo 8108,021OO125
Galafire V4667,841OO25
CRSURE SF-3537,841OO25
VonHaus741OO
Tomersun 7123OO

CFM : Cubic Feet Per Minute (Pieds cubes par minute) – Correspond au déplacement d’air. Exemple : 175 CFM correspond à 5 m3 par minute ou 300 m3 par heure

MarqueAnti
Sur
DimensionPoidsT° TravailT° OptiPrix
Caframo 812270 x 140 x 3101,5 kg85 – 345> 100
Caframo 815123 x 160 x 165680 g85 – 345> 100
CRSURE  SF-624O170 x 180 x 190880 g50 – 34080 – 250> 50
CRSURE SF-T84O219 x 157 x 125760 g50 – 35080 – 250> 50
Caframo 806 Noir89 x 228 x 2411,3 kg50 – 200> 100
Caframo 806 Nickel89 x 228 x 2411,3 kg50 – 200> 100
Caframo 810O139 x 228 x 761,1 kg65 – 345> 100
Galafire V466180 x 95 x 190350 g50 – 35050 – 250> 100
CRSURE  SF-353170 x 100 x 220620 g50 – 340> 50
VonHausO‎109 x 180 x 204850 g50 – 350> 50
Tomersun O250 x 100 x 2451,2 kg60 – 34560 – 250> 50

Les marques / fabricants à la loupe

Caframo

L’ entreprise de fabrication canadienne Caframo créée en 1955, est leader dans l’industrie des agitateurs de laboratoire, des ventilateurs spécialisés, des appareils de chauffage, des ventilateurs thermoélectriques et de l’éclairage thermoélectrique.

Voda

VODA est une entreprise chinoise reconnue spécialisée dans la conception, le développement et la fabrication d’accessoires de cheminée, tels que les ventilateurs de poêle, les humidimètres, les thermomètres de poêle, etc.

VODA exporte ses produits vers les États-Unis, le Canada, l’Australie, l’Espagne, la France, la Suède, le Danemark, l’Allemagne, le Royaume-Uni et d’autres pays européens. L’entreprise est certifié ISO 9001-2008 pour répondre aux exigences de qualité.

GalaFire

GalaFire est une entreprise expérimentée dans la fabrication de ventilateurs pour poêles à chaleur, qui utilise l’analyse de données de marché et des innovations techniques pour créer des modèles adaptés à différentes tailles de pièces et de poêles.

VonHaus

VonHaus est une entreprise qui fabrique des produits élégants et abordables pour la maison, tels que des meubles, des outils, des articles de jardin et de rangement. Ils sont basés à Manchester et ont pour objectifs d’aider les gens à créer la maison de leurs rêves.

=> voir aussi : Comment choisir le meilleur ventilateur de poêle à bois pour votre intérieur ?

Les questions les plus fréquentes / FAQ

Comment installer un ventilateur pour poêle à bois ?

L’installation d’un ventilateur est une étape importante pour maximiser l’efficacité de votre poêle à bois et pour diffuser la chaleur dans toute la pièce. Aussi, le choix idéal de l’emplacement du ventilateur reste une garantie supplémentaire.

La première étape est donc de sélectionner l’emplacement du ventilateur. Il doit être à une distance raisonnable du poêle à bois, pour être sûr qu’il sera alimenté par la chaleur. Ensuite, vous devrez assembler le dispositif selon les instructions du fabricant.

Et pour finir, il vous faudra tester le fonctionnement du ventilateur. Allumez votre poêle et vérifiez que le ventilateur démarre automatiquement et fonctionne correctement à plein régime.

Où disposer un ventilateur de poêle à bois ?

Le meilleur endroit pour placer un ventilateur de poêle à combustible est sur le dessus ou sur le conduit du poêle lui-même. Les pales du ventilateur vont faire circuler l’air dans toute la pièce et distribuer la chaleur de façon constante.

Il faut s’assurer que le ventilateur ne soit pas trop proche de tout ce qui pourrait être inflammable, comme des rideaux ou des meubles, car cela pourrait causer un risque d’incendie.

De plus, assurez-vous de l’éloigner de toute bouche d’aération ou de tout autre conduit afin d’éviter que trop de chaleur ne pénètre dans ces zones. Pour finir, lorsque vous placez le ventilateur, assurez-vous qu’il possède une stabilité suffisante avec sa base pour une performance optimale.

Quel risque pour le ventilateur d’un poêle à bois ?

Le risque de surchauffe d’un ventilateur de poêle à bois est une préoccupation bien réelle. Lorsque la chaleur de votre poêle à bois est trop chaud, le moteur du ventilateur peut être endommagé ou même surchauffer. Pour minimiser ce risque, il est important d’entretenir votre poêle à combustible et de le surveiller pour détecter toute chaleur excessive. Il est donc important de garder un œil sur le ventilateur et de s’assurer de ne pas le faire fonctionner trop longtemps ou lorsque la température à l’intérieur de votre pièce dépasse les niveaux préconisés. En terme de prévention, le thermomètre pour poêle à bois deviendra vite un outil indispensable. De plus, il est toujours bon d’installer des détecteurs de fumée en cas d’incendie potentiel résultant d’une surchauffe.

Comment entretenir pour un ventilateur poêle à bois ?

L’entretien régulier d’un ventilateur est essentiel pour le maintenir en parfait état de marche. Pour commencer, vous devez vérifier que les pâles et le moteur du ventilateur ne sont pas endommagés et ne contiennent pas de débris qui pourraient nuire à son fonctionnement.

Ensuite, selon les modèles, le filtre à air devra rester propre et exempt de particules de suies. Pour ce faire, passez l’aspirateur ou brossez légèrement toute accumulation de poussière sur le filtre. Vous devez également inspecter périodiquement les pâles du ventilateur pour vous assurer qu’elles tournent librement et ne causent aucune obstruction.

Comment faire circuler l’air chaud d’un poêle à bois ?

La circulation de l’air chaud provenant d’un poêle à bois est un élément important pour maintenir une température adéquate dans toute la maison.

La façon la plus efficace de le faire est d’utiliser une soufflerie ou un ventilateur. Cet appareil aide à éloigner l’air chaud du poêle et à le faire se répandre plus régulièrement et plus rapidement.

Une autre option consiste à installer un système de conduits d’air qui relie le poêle à bois aux évents situés dans d’autres parties de votre maison. Cela vous permet de régler le flux d’air en fonction de vos besoins, tout en veillant à ce qu’aucune partie de votre maison ne soit trop chaude ou trop froide en raison d’un chauffage inégal.

Peut-on utiliser un ventilateur avec tous les types de poêles à bois ?

L’utilisation d’un ventilateur avec un poêle à bois peut être un moyen efficace d’augmenter l’efficacité du poêle en aidant à faire circuler la chaleur dans la pièce. Cependant, tous les genres de poêles à bois ne sont pas compatibles avec les ventilateurs. En général, les poêles hermétiques – qui sont conçus pour garder la majeure partie de la chaleur à l’intérieur de la chambre de combustion – ne fonctionnent pas bien avec les ventilateurs.

En revanche, les poêles non étanches, qui permettent à une plus grande partie de la chaleur de s’échapper dans la pièce, sont idéaux pour les souffleurs, car ils permettent de capter une partie de la chaleur perdue et de la redistribuer dans la maison. En outre, les poêles catalytiques sont dotés de ventilateurs intégrés qui fonctionnent encore mieux que les ventilateurs externes et donnent des résultats assez constants.

En fin de compte, l’utilisation ou non d’un ventilateur avec votre poêle à bois dépend de son type et de sa conception.

Qu’est ce que l’effet Peltier ?

L’effet Peltier est un phénomène qui se produit lorsqu’un courant est appliqué à deux types de matériaux différents, comme deux métaux ou deux semi-conducteurs. Lorsque le courant traverse les matériaux, la chaleur se déplace d’un matériau à l’autre. Il en résulte une augmentation ou une diminution globale de la température, selon la direction dans laquelle le courant circule.

Ainsi, un ventilateur pour poêle utilise la chaleur du poêle pour faire tourner les pâles, sans avoir besoin d’être branché à une source d’énergie. Ce système est entièrement silencieux et autonome. Dès que le poêle devient chaud, la chaleur réchauffe le socle et un côté du module Peltier, produisant suffisamment de courant pour faire tourner le ventilateur et réchauffer la pièce efficacement.

Qu’est ce que l’effet Seebeck ?

L’effet Seebeck est un phénomène physique bien identifié qui se produit lorsqu’il y a un écart de température entre deux conducteurs différents. Cela crée une différence de potentiel électrique (tension) entre les deux conducteurs, qui vont générer de l’électricité.

Dans le cas d’un ventilateur à poêle à bois, l’effet Seebeck va alimenter un moteur électrique qui actionne le ventilateur. Deux conducteurs différents sont connectés à des points de température différents. L’un est relié à un point chaud sur le poêle, tandis que l’autre l’est sur un point plus froid. La différence de température entre ces deux points crée une tension électrique qui alimente le moteur du ventilateur

Qu’est ce que les poêles catalytiques ?

Les poêles catalytiques sont un type de poêle de chauffage qui utilise un processus catalytique pour brûler le combustible afin de produire de la chaleur. Ce processus est similaire au processus de combustion utilisé par une cheminée, mais dans ce cas, la chaleur produite est plus efficace et peut être utilisée pour la cuisson ou d’autres besoins domestiques. Le processus catalytique réduit également les émissions associées à la combustion du bois ou d’autres combustibles, ce qui en fait un moyen écologique de chauffer une maison. Ces poêles existent en différentes formes et tailles, de sorte qu’ils peuvent s’intégrer à n’importe quelle maison de manière élégante. Ils offrent une alternative aux méthodes de chauffage traditionnelles, telles que les cheminées et les unités de chauffage électrique, sans compromis sur l’efficacité ou la qualité.

* Source des données : Caframo / VonHaus / Voda / GalaFire

Technique Solaire va construire sa 1ère centrale photovoltaïque flottante aux Pays-Bas

Technique Solaire va construire sa 1ère centrale photovoltaïque flottante aux Pays-Bas
  • Le projet de 7MWc devrait générer 6,4 GWh par an soit l’équivalent de la consommation de 2.200 ménages.
  • Il s’agit du deuxième projet de Technique Solaire aux Pays-Bas.
  • Ce projet a été réalisé en étroite collaboration avec BillyBird Park Drakenrijk

Technique Solaire va construire sa première centrale solaire flottante dans le Limburg, aux Pays-Bas, au sein du BillyBird Park Drakenrijk. Cette centrale, d’une puissance de 7 MWc, couvrira 4,3 hectares (ha) d’eau et produira 6,4 GWh d’électricité tout au long de l’année. Cela correspond à la consommation électrique de 2 200 ménages. La construction débutera au printemps 2023.

Le BillyBird Park Drakenrijk propose des activités de loisirs autour de petits lacs. Le lac qui accueillera la centrale photovoltaïque flottante est adjacent à l’autoroute A73. C’est un réservoir d’eau propre de 6,7 ha qui fournit de l’eau fraîche aux lacs destinés à la baignade. BillyBird et Technique Solaire ont élaboré une solution flottante pour maintenir et compléter l’usage de ce réservoir.

Technique Solaire remercie la municipalité locale pour son soutien déterminant dans l’élaboration de ce projet. Par ailleurs, Technique Solaire, en collaboration avec BillyBird, ont veillé à ce que le parc solaire s’intègre parfaitement dans l’environnement. Grâce à son intégration paysagère, le parc solaire contribue à la valeur récréative du BillyBird Park Drakenrijk.

Dick Teunis, co-fondateur de Technique Solaire Nederland : « Le développement d’un parc solaire photovoltaïque flottant était une étape logique de notre stratégie de diversification de nos centrales solaires. Notre projet de 7 MWc est accompagné de mesures compensatoires (plantation d’arbres près du lac) et fournira localement de l’électricité à 2 200 foyers. Nous prévoyons de continuer à développer de nombreux projets de parcs flottants et avons déjà divers nouveaux projets en développement. »

La centrale solaire du parc BillyBird de Drakenrijk sera le deuxième parc solaire de Technique Solaire aux Pays-Bas.

Photo de Joran Quinten sur Unsplash

A propos de Technique Solaire

Le groupe Technique Solaire est un producteur français indépendant d’énergie renouvelable. Créé en 2008, il est spécialisé dans le développement, le financement, la construction et l’exploitation d’unités de production d’énergies renouvelables (solaire et méthanisation) en France et à l’international. Avec un effectif de plus de 160 salariés, le groupe exploite environ 300 MWc de centrales photovoltaïques en France, en Inde et aux Pays-Bas, ainsi que 2 unités de production de biogaz. Le groupe vise 1 GWc d’énergie solaire en exploitation d’ici 2024. Technique Solaire est présent aux Pays-Bas depuis 2020 et dispose d’un bureau à Utrecht.

Projet PlasCO2 : Un gaz à effet de serre transformé en matière première

Projet PlasCO2 : Un gaz à effet de serre transformé en matière première
  • Evonik travaille avec trois partenaires sur des procédés d’utilisation du CO2 au moyen de réacteurs à plasma.
  • Un procédé innovant pourrait réduire considérablement les besoins en énergie pour la production d’importants produits chimiques.
  • Le ministère fédéral allemand de l’éducation et de la recherche finance le projet à hauteur de plus de 1,8 million d’euros

Evonik a lancé le projet PlasCO2 avec trois partenaires. L’objectif est d’utiliser le dioxyde de carbone (CO2) comme matière première dans la production de produits chimiques C4. Le ministère fédéral allemand de l’éducation et de la recherche finance le projet à hauteur de plus de 1,8 million d’euros.

PlasCO2 signifie “Génération de monoxyde de carbone par plasma à partir du dioxyde de carbone et son utilisation chimique”.

Les chercheurs s’efforcent d’extraire du gaz de synthèse à partir de dioxyde de carbone et d’hydrogène au moyen d’un réacteur à plasma en utilisant un nouveau procédé. Le gaz de synthèse ainsi obtenu peut ensuite être utilisé pour la production de produits chimiques.

Le consortium du projet, qui est coordonné par Evonik, est composé de quatre partenaires. Il réunit ainsi toutes les compétences, de la recherche sur la catalyse et le plasma à l’ingénierie des installations. Outre Evonik, l’Institut Leibniz de catalyse (LIKAT), l’Institut Leibniz de recherche sur les plasmas (INP) et Rafflenbeul Anlagen Bau GmbH sont également impliqués.

Si nous parvenons à produire du dioxyde de carbone en tant que matière première, nous ne contribuerons pas seulement à réduire notre empreinte carbone, mais nous ouvrirons également un tout nouveau monde de la chimie“, déclare le professeur Robert Franke, responsable de la recherche sur l’hydroformylation chez Evonik Performance Intermediates et coordinateur du projet PlasCO2.

La durabilité est un élément clé de l’entreprise : La conversion du dioxyde de carbone en monoxyde de carbone avec de l’hydrogène est au cœur du projet. Les plasmas à basse température doivent être utilisés comme une nouvelle source d’énergie, qui nécessite peu d’énergie et active donc le carbone inerte de manière particulièrement efficace. Pour générer ces plasmas, le groupe de recherche veut développer un nouveau type de réacteur, qui peut être exploité avec des sources d’énergie renouvelables. Par la suite, ceux-ci devraient être largement déployés et commercialisables. Le gaz de synthèse ainsi généré peut être utilisé pour la production de composés organiques dans la chimie du C4. Ceux-ci peuvent à leur tour être utilisés pour produire des plastifiants ou des spécialités pétrochimiques, par exemple.

Evonik commencera par la recherche fondamentale, en réalisant d’abord des évaluations de l’éco-efficacité et de la viabilité économique ainsi que des calculs de chimie quantique. Les réacteurs à plasma utilisés ont jusqu’à présent servi à la purification des gaz d’échappement. Evonik continue à travailler à leur développement afin de pouvoir construire, probablement après environ quatre ans, une usine pilote qui crée le plasma avec des ressources renouvelables.

Pour mener à bien ces projets de recherche fondamentale orientée vers les applications, Evonik a absolument besoin de l’expertise de ses partenaires des instituts de recherche et d’autres entreprises“, explique le Dr Marc Oliver Kristen, chef de projet de PlasCO2. “Le financement du BMBF est également essentiel pour nous permettre de poursuivre ces approches très innovantes.”

[ Crédit image / Evonik ]

Evonik est l’un des leaders mondiaux de la chimie de spécialité. L’entreprise est présente dans plus de 100 pays à travers le monde et a réalisé un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros et un bénéfice d’exploitation (EBITDA ajusté) de 2,38 milliards d’euros en 2021. Evonik va bien au-delà de la chimie pour créer des solutions innovantes, rentables et durables pour ses clients. Environ 33 000 employés travaillent ensemble pour un objectif commun : nous voulons améliorer la vie aujourd’hui et demain.

À propos des matériaux de performance

Les classiques toujours jeunes de la division Performance Materials sont synonymes de produits et de technologies sans cesse améliorés. Ils sont à la base de nombreuses applications modernes, par exemple dans les domaines de la mobilité, de la nutrition, des produits pharmaceutiques ou des plastiques. Le portefeuille de la division a généré un chiffre d’affaires de 2,91 milliards d’euros en 2021 avec environ 1 600 employés.

Comment améliorer la performance énergétique d’un logement classé en catégorie F

Comment améliorer la performance énergétique d'un logement classé en catégorie F

L’outil qui mesure la performance énergétique d’un logement en France est le DPE. Ainsi, les logements sont classées selon 7 classes allant de A (très économe) à G (très énergivore). Les logements classés en catégorie F sont considérés comme extrêmement énergivores. Cela signifie qu’ils ont une consommation d’énergie très élevée pour le chauffage, l’éclairage et l’utilisation d’appareils électroménagers par rapport aux normes énergétiques actuelles.

Classification DPE – (Diagnostic de Performance Énergétique)

  • A : logements très économes en énergie
  • B : logements économes en énergie
  • C : logements peu économes en énergie
  • D : logements énergivores
  • E : logements très énergivores
  • F / G : logements extrêmement énergivores

Fonctionnement du DPE

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est un document obligatoire pour toute vente ou location d’un bien immobilier en France d’une durée de validité de 10 ans. Il a pour objectif de donner une estimation de la consommation énergétique du bâtiment et de son impact sur l’environnement, ainsi que des recommandations pour améliorer cette performance énergétique.

Le DPE classe F est réalisé par un diagnostiqueur immobilier certifié et doit être fourni au futur acheteur ou locataire. Il est composé de deux parties : une étiquette énergie, et un rapport de diagnostic technique, qui détaille les caractéristiques du bâtiment et les actions à entreprendre pour améliorer sa performance énergétique.

Au minimum nous trouvons donc :

  • Les caractéristiques principales,
  • Le descriptif des équipements (chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement, ventilation, éclairage intégré des locaux d’un logement)
  • Les consommations énergétiques,
  • Les émissions de gaz à effet de serre,
  • Les énergies renouvelables produites,
  • Les classements énergétiques,
  • Les recommandations d’amélioration énergétique,
  • Les rapports de contrôle de la chaudière.

Comment améliorer cette note ?

Les logements les plus performants se situent dans la classe A, tandis que les logements les moins performants se situent dans la classe F. Il faut noter que cette classification est basée sur la consommation d’énergie pour le chauffage, l’éclairage et l’utilisation d’appareils électroménagers.

Pour commencer, l’isolation thermique demeure un élément clé pour réduire les pertes de chaleur et améliorer l’efficacité énergétique. Par exemple, il est possible d’utiliser des matériaux d’isolation tels que la laine de verre, la laine de roche ou le polystyrène expansé pour améliorer l’isolation des murs, des toits et des fenêtres.

Ensuite, le remplacement d’un système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire peu efficace par un système moderne et économe en énergie, comme une chaudière à condensation ou des panneaux solaires thermiques, est en mesure de réduire considérablement la consommation d’énergie.

En plus de cela, la substitution des équipements électroménagers et des lampes énergivores par des équipements éco-énergétiques, font réduire la consommation d’énergie.

Avantages sur le plan humain

L’amélioration de la performance énergétique d’un logement classé en catégorie F peut apporter des avantages importants en termes de confort thermique, de qualité de l’air intérieur et de santé.

La prise en compte du confort thermique est l’un des avantages les plus évidents de l’amélioration de la performance énergétique. Une meilleure isolation thermique réduit les pertes de chaleur et maintient une température intérieure stable. De plus, l’utilisation d’équipements de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire plus efficaces contribuent à optimiser le confort thermique en fournissant une source de chaleur plus fiable tout en réduisant les coûts d’énergie.

L’amélioration de la qualité de l’air est un autre bénéfice important de l’amélioration de la performance énergétique. Une bonne ventilation renouvelle l’air intérieur et réduit les moisissures ainsi que les problèmes d’humidité. En conséquence, les risques de maladies respiratoires et d’allergies s’amenuisent, contribuant à une meilleure santé pour les occupants du logement.

Avantages sur le plan financier

Les économies d’énergie sont l’un des avantages les plus tangibles de l’amélioration de la performance énergétique d’un logement classé en catégorie F. En réduisant les pertes de chaleur grâce à une meilleure isolation thermique et en utilisant des équipements éco-énergétiques plus efficaces, les propriétaires réalisent des économies sur leur facture d’énergie. Ces économies peuvent être significatives sur la durée, et aider les propriétaires à réduire leurs coûts d’énergie à long terme.

Ensuite, l’effort d’amélioration augmente sa valeur locative. Les logements qui consomment moins d’énergie sont plus attrayants pour les locataires et les acheteurs potentiels, car ils offrent des coûts d’énergie plus faibles et un meilleur confort. Les propriétaires bénéficient au final d’une meilleure rentabilité locative en augmentant la valeur de leur bien immobilier.

Enfin, il existe des aides financières capables d’aider les propriétaires à financer les travaux de rénovation énergétique de leur logement.

La Prime énergie, la TVA réduite à 5,5%, MaPrimeRénov’, l’Eco-Prêt à Taux Zéro (Eco-PTZ) et les aides locales sont des exemples d’aides financières qui peuvent être employées pour financer les travaux de rénovation énergétique. Ces aides réduisent les coûts des travaux et font que les propriétaires réalisent des économies sur leur facture d’énergie à long terme.

Comme les économies d’énergie, l’augmentation de la valeur locative et les aides financières varient en fonction des améliorations apportées, il est vivement conseillé de consulter un professionnel pour évaluer les coûts et les bénéfices potentiels des différentes options d’amélioration.

Les changements importants à prendre en compte

A compter du 1er avril 2023, pour toute vente d’un logement appartenant aux classes énergétiques D, E, F ou G ayant une consommation énergétique primaire d’au moins 331 kilowattheures par m² et par an, il sera obligatoire de réaliser un audit énergétique.

En 2028, les propriétaires bailleurs de logements de classe F ne pourront plus les louer, ils devront donc entreprendre des travaux pour atteindre au minimum la classe E du DPE (diagnostic de performance énergétique).

Image by Claudia from Pixabay

Kohler fait passer son site de fabrication de Brest au carburant HVO

Kohler fait passer son site de fabrication de Brest au carburant HVO
  • L’utilisation d’huile végétale hydrotraitée (HVO) permet de réduire considérablement le bilan des émissions de gaz à effet de serre.

Kohler Power Systems EMEA, qui fait partie de Kohler Co, a annoncé que son siège social et son usine de fabrication basés à Brest, en France, ont changé toute leur utilisation de carburant, passant du diesel fossile conventionnel à l’huile végétale hydrotraitée (HVO). Jusqu’à maintenant utilisé sur le site de Brest pour des essais de développement à petite échelle au sein du laboratoire, l’utilisation du HVO est désormais généralisée à tous les essais de groupes électrogènes.

Ce changement, qui prend effet immédiatement, signifie que 325 000 litres de diesel fossile qui étaient auparavant brûlés sur le site chaque année sont désormais remplacés par du HVO, ce qui réduit le bilan des émissions de CO2 d’environ 750 tonnes. Le passage du diesel conventionnel au HVO peut réduire les émissions de gaz à effet de serre jusqu’à 90 %, en fonction des matières premières utilisées pour le fabriquer.

En tenant compte de toutes les sources d’émissions de carbone, y compris l’éclairage et le chauffage, le passage au HVO a permis à l’usine de Brest de réduire ses émissions globales de CO2 jusqu’à 50 %“, a déclaré Lenaik Andrieux, directeur général de Kohler Power Systems, EMEA.

Pour garantir une source fiable de HVO, Kohler a conclu un contrat d’approvisionnement avec un fournisseur majeur, en charge du stockage du carburant dans un local situé près du site de Brest.

Chez Kohler Power Systems EMEA, chaque groupe électrogène est testé en production pour s’assurer de son bon fonctionnement. Ces tests consomment des quantités importantes de carburant.

En 2023, le passage aux HVO devrait permettre de réduire de 78 % les émissions du site par rapport au diesel fossile.

En plus de réduire le bilan des émissions de CO2, le HVO émet moins de NOx et de particules que le diesel fossile. Le HVO est également plus stable que le diesel fossile, ce qui permet à Kohler de garantir des résultats de test fiables.

Le HVO est un carburant renouvelable de nouvelle génération qui présente tous les avantages d’une source de carburant durable, sans aucun des inconvénients des biodiesels de première génération. N’étant pas sensible à l’oxydation, le HVO peut être stocké sur une longue durée. Il peut réduire le bilan des émissions de gaz à effet de serre jusqu’à 90 % et provient entièrement de déchets, ce qui l’inscrit dans une économie circulaire.

L’ensemble de la gamme industrielle de groupes électrogènes Kohler est compatible avec le HVO, et le passage du diesel fossile au HVO est rapide et facile. Aucune modification des groupes électrogènes déjà installés n’est nécessaire, ce qui permet de déployer immédiatement le carburant renouvelable auprès des clients. La similitude entre le HVO et le diesel fossile facilite encore le passage au biocarburant, car les deux carburants peuvent être mélangés directement dans le réservoir sans problème. L’option de carburant HVO soutient l’engagement de Kohler envers notre stratégie Better Planet dans le cadre de la philosophie d’exploitation Believing in Better qui se concentre sur des objectifs environnementaux globaux.

[ Crédit image / Kohler ]

À propos de Kohler Power

Force mondiale dans le domaine des solutions d’alimentation depuis 1920, Kohler fabrique des moteurs et des systèmes d’alimentation complets, notamment des générateurs (portables, marins, résidentiels, commerciaux et industriels), des commutateurs de transfert automatique, des appareillages de commutation, des commandes de surveillance et des accessoires pour les applications d’urgence, d’alimentation principale et de gestion de l’énergie dans le monde entier. L’entreprise s’engage à fournir des produits de production d’énergie fiables et de pointe, des solutions d’énergie propre, ainsi qu’un service après-vente complet.

À propos de Kohler Co.

Fondée en 1873 et basée à Kohler, dans le Wisconsin, Kohler Co. est l’une des plus anciennes et des plus importantes sociétés privées d’Amérique, qui compte plus de 40 000 associés. Avec plus de 50 sites de production dans le monde, Kohler est un leader mondial dans la conception, l’innovation et la fabrication de produits de cuisine et de salle de bain, d’armoires de luxe, de carrelage et d’éclairage, de moteurs, de générateurs et de solutions d’énergie propre. La société est également propriétaire et exploitante de deux complexes hôteliers et de golf cinq étoiles à Kohler, dans le Wisconsin, et à St Andrews, en Écosse. Andrews, en Écosse. Le terrain de golf Whistling Straits de Kohler a récemment accueilli la 43e Ryder Cup. La société développe également des solutions pour répondre à des problèmes urgents, tels que l’eau potable et l’assainissement, pour les communautés mal desservies du monde entier afin d’améliorer la qualité de vie des générations actuelles et futures.

Les robots inspirés par le Coléoptère à ressort sautent en utilisant l’énergie élastique

Les robots inspirés par le Coléoptère à ressort sautent en utilisant l'énergie élastique

Des chercheurs ont fait un grand pas en avant dans la mise au point de robots sauteurs de la taille d’un insecte, capables d’effectuer des tâches dans les petits espaces que l’on trouve souvent dans les secteurs de la mécanique, de l’agriculture et de la recherche et du sauvetage.

Une nouvelle étude dirigée par Sameh Tawfick, professeur de sciences mécaniques et d’ingénierie, présente une série de robots de la taille d’un hanneton, suffisamment petits pour s’intégrer dans des espaces restreints, suffisamment puissants pour manœuvrer au-dessus des obstacles et suffisamment rapides pour s’adapter au temps de fuite rapide d’un insecte.

Les résultats sont publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Des chercheurs de l’université de l’Illinois et de l’université de Princeton ont étudié l’anatomie, la mécanique et l’évolution du ténébrion au cours de la dernière décennie. Une étude réalisée en 2020 a révélé que le flambage – la libération rapide de l’énergie élastique – d’un muscle enroulé dans le thorax du ténébrion est déclenché pour permettre à ce dernier de se propulser dans l’air sur plusieurs fois la longueur de son corps, afin de se redresser s’il se retourne sur le dos.

L’un des grands défis de la robotique à petite échelle est de trouver une conception qui soit à la fois petite et suffisamment puissante pour contourner les obstacles ou s’échapper rapidement de situations dangereuses“, a déclaré Tawfick.

Dans la nouvelle étude, Tawfick et son équipe ont utilisé de minuscules actionneurs enroulés – analogues aux muscles des animaux – qui tirent sur un mécanisme en forme de poutre, le faisant lentement se déformer et stocker de l’énergie élastique jusqu’à ce qu’elle soit spontanément libérée et amplifiée, propulsant les robots vers le haut.

Ce processus, appelé cascade de flambage dynamique, est simple par rapport à l’anatomie d’un ténébrion“, a déclaré Tawfick. “Cependant, la simplicité a du bon dans ce cas, car elle nous permet de travailler et de fabriquer des pièces à cette petite échelle“.

Guidée par l’évolution biologique et les modèles mathématiques, l’équipe a construit et testé quatre variantes du dispositif, atterrissant sur deux configurations qui peuvent sauter avec succès sans intervention manuelle.

Pour l’avenir, nous n’avons pas d’approche définie sur la conception exacte de la prochaine génération de ces robots, mais cette étude plante une graine dans l’évolution de cette technologie – un processus similaire à l’évolution biologique“, a déclaré Tawfick.

L’équipe imagine ces robots accéder à des espaces restreints pour aider à effectuer la maintenance de grandes machines comme les turbines et les moteurs à réaction, par exemple en prenant des photos pour identifier les problèmes.

Nous imaginons également des robots à l’échelle des insectes utiles dans l’agriculture moderne“, a déclaré Tawfick. “Les scientifiques et les agriculteurs utilisent actuellement des drones et des rovers pour surveiller les cultures, mais parfois les chercheurs ont besoin d’un capteur pour toucher une plante ou pour capturer une photographie d’un élément à très petite échelle. Les robots à l’échelle de l’insecte peuvent le faire“.

Légende : Sameh Tawfick, professeur de sciences mécaniques et d’ingénierie, a dirigé une nouvelle étude présentant des robots de la taille d’un scarabée à cliquer, suffisamment petits pour s’insérer dans des espaces restreints, assez puissants pour manœuvrer au-dessus des obstacles et assez rapides pour égaler le temps de fuite rapide d’un insecte.

Crédit image / Graphic by Michael Vincent

Des chercheurs de l’université de Birmingham, au Royaume-Uni, de l’université d’Oxford et de l’université du Texas à Dallas ont également participé à cette recherche.

La Defense Advanced Research Projects Agency, le Toyota Research Institute North America, la National Science Foundation et la Royal Society ont soutenu cette étude.

Développement durable : PMI décroche le « triple A » du CDP

Développement durable : PMI décroche le « triple A » du CDP

Le cigarettier Philip Morris International (PMI) a reçu fin décembre la prestigieuse note « triple A » du CDP (anciennement Carbon Disclosure Project) venant saluer ses performances environnementales. C’est la troisième année de suite que l’organisation à but non lucratif récompense le groupe américain.

Philip Morris International a une nouvelle fois été distinguée en matière de développement durable. Fin décembre 2022, le CDP, l’organisation à but non lucratif qui mesure et divulgue l’empreinte environnementale des grandes entreprises internationales, a en effet attribué la note « triple A » à l’industriel du tabac pour ses performances dans trois secteurs : lutte contre le changement climatique, protection des forêts et sécurisation de l’eau.

« La validation externe d’organisations telles que le CDP nous encourage à poursuivre notre démarche visant à créer à long terme un impact positif net sur la société. Nous sommes honorés que le PMI ait reçu la distinction « Triple A » du CDP pour la troisième fois consécutive », a indiqué la directrice du développement durable du groupe Jennifer Motles.

Sur 1 000 entreprises, PMI figure dans les 12 réussissant à obtenir le triple A dans les trois domaines clés cités. Des résultats lui permettant de conserver sa place parmi les entreprises les plus pionnières au monde en matière de performances environnementales.

« Nous définissons et exécutons des stratégies et des initiatives qui nous aident à réduire l’impact environnemental sur l’ensemble de notre chaîne de valeur et nous pensons qu’il est crucial de travailler collectivement avec les producteurs de tabac, les fournisseurs, les détaillants, les ONG et les gouvernements, en mettant en œuvre des mesures d’adaptation et d’atténuation sur l’ensemble de notre chaîne de valeur afin de renforcer sa résilience face aux risques climatiques », poursuit le Vice-président principal des opérations mondiales Massimo Andoline.

En 2022, PMI a accéléré sur ses objectifs de décarbonisation inscrits dans son Plan de transition vers une économie à faible émission de carbone (LCTP) déployé en novembre 2021. L’entreprise a par exemple inscrit dans son réseau 8 nouveaux centres de production neutres en carbone, portant le total à 13.

De plus, l’initiative Science Based Targets (SBTi – objectifs fondés sur la science) du CDP a vérifié en juillet dernier si PMI respectait bien son objectif de zéro émission nette à l’horizon 2040 (Scopes 1+2+3). Le groupe américain a été l’un des rares cette année à voir ses objectifs nets zéro vérifiés par la SBTi.

« La clarté et la transparence des rapports sur nos activités en matière de durabilité sont primordiales pour PMI. Nous pensons qu’en divulguant nos progrès, cela permettra et inspirera d’autres personnes à effectuer des changements durables qui peuvent avoir un impact mondial positif », conclut Jennifer Motles.

[ Crédit image / Le Centre operationnel de Philip Morris International à Lausanne – Wikipedia ]

Nexans et Trimet améliorent l’éco-bilan des câbles d’énergie

Nexans et Trimet améliorent l’éco-bilan des câbles d’énergie
  • Le producteur d’aluminium Trimet et Nexans, leader dans la conception et la fabrication de systèmes et services de câblage, ont posé les jalons d’une amélioration de l’éco-bilan des câbles d’énergie
  • Dans le cadre d’un projet commun de développement innovant, les deux entreprises ont mis au point un matériau contenant de l’aluminium recyclé pour la production de fils d’aluminium utilisées dans les câbles électriques.

Trimet et Nexans ont mis au point un nouveau produit capable de répondre aux exigences techniques élevées en matière de propriétés mécaniques et de conductivité tout en réduisant son empreinte carbone. Jusqu’ici, les câbles électriques étaient fabriqués exclusivement à partir d’aluminium primaire.

La refonte et le recyclage des déchets d’aluminium ne requièrent qu’une fraction de l’énergie nécessaire à la production d’aluminium primaire. Cependant, l’aluminium recyclé contient des impuretés qui nuisent aux propriétés spécifiques du matériau. La collaboration entre Nexans et Trimet vise à coordonner l’optimisation de l’approvisionnement en matières premières et le développement de matériaux innovants.

Par exemple, Nexans a optimisé le tri des déchets d’aluminium sur ses sites de production en Europe par le biais de RecyCâbles, joint-venture Nexans-Suez, en vue de leur réintégration dans la production de câbles électriques. Avec sa maitrise du recyclage, Trimet favorise la circularité en utilisant ces déchets pour développer un alliage de haute qualité répondant aux exigences de performances mécaniques et électriques.

« Notre projet montre que le recyclage offre un énorme potentiel de réduction des émissions de CO2. Je suis fier que Nexans puisse désormais fournir à ses clients un produit offrant une qualité supérieure tout en améliorant l’économie circulaire. Nexans poursuit ainsi sa stratégie de recherche constante de nouvelles sources de valeur pour ses clients », déclare Vincent Dessale, Chief Operating Officer de Nexans.

« Pour nous, le recyclage est un élément important de la production durable d’aluminium. Le développement d’alliages de haute qualité ayant une empreinte carbone la plus faible possible y contribue de manière significative », déclare Philipp Schlüter, PDG de Trimet Aluminium SE et Président de Trimet France SAS.

Nexans prévoit de maximiser l’utilisation de fils électriques contenant de l’aluminium recyclé en 2023. Le groupe pourra ainsi répondre à la demande croissante de ses clients pour des produits présentant un éco-bilan favorable. De son côté, Trimet élargit sa gamme de produits recyclés dans le secteur du fil électrique. Ce faisant, le producteur d’aluminium s’appuie sur son engagement à décarboner la production tout en apportant une contribution supplémentaire à la transition énergétique.

À propos de Nexans

Depuis plus d’un siècle, Nexans joue un rôle crucial dans l’électrification de la planète et s’engage à électrifier le futur. Avec près de 25 000 personnes dans 42 pays, le Groupe mène la charge vers le nouveau monde de l’électrification : plus sûr, durable, renouvelable, décarboné et accessible à tous. En 2021, Nexans a généré 6,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires standard. Le Groupe est un leader dans la conception et la fabrication de systèmes de câbles et de services à travers cinq grands domaines d’activité : Production d’énergie & Transmission, Distribution, Usages, Industrie & Solutions et Télécommunications & Données. Nexans a été le premier acteur de son industrie à créer une Fondation d’entreprise destinée à soutenir des actions en faveur de l’accès à l’énergie pour les populations défavorisées à travers le monde. Le Groupe s’engage à contribuer à la neutralité carbone d’ici 2030.

À propos de Trimet

Trimet, entreprise de taille intermédiaire familiale innovante développe, produit, coule, commercialise et recycle des produits modernes en métal léger à base d’aluminium. Avec ses huit sites en Allemagne et en France, Trimet est le plus grand producteur d’aluminium de l’Union européenne. Plus de 2.400 salariés coopèrent avec nos clients pour rendre les voitures plus économiques, les avions plus légers, les éoliennes et les installations électriques plus efficaces, les bâtiments plus modernes et les emballages plus écologiques. Trimet s’engage à assumer sa responsabilité sociale et environnementale. L’entreprise apporte sa contribution à une économie durable. Dans le cadre de sa production et de sa gestion entrepreneuriale, elle applique le principe de durabilité tel que défini par l’ONU dans les 17 Objectifs de Développement Durable. Par exemple, les deux sites de production français de Trimet ont été certifiés selon la norme de performance de l’Aluminium Stewardship Initiative (ASI) en avril 2022. Cela signifie que l’aluminerie de Saint-Jean-de-Maurienne et la fonderie de Castelsarrasin répondent aux exigences mondiales pour une production durable d’aluminium.

Réduction des gaz à effet de serre : un scénario encore possible

Réduction des gaz à effet de serre : un scénario encore possible

La mise en œuvre de diverses mesures d’atténuation dans le secteur de l’électricité provenant du gaz naturel serait la clé

À l’heure actuelle, environ un quart de l’électricité dans le monde provient de centrales alimentées au gaz naturel qui contribuent grandement aux émissions de gaz à effet de serre mondiales (10 % des émissions liées à l’énergie selon les chiffres les plus récents datant de 2017) et aux changements climatiques.

En recueillant des données de 108 pays et en quantifiant les émissions par pays, une équipe dirigée par l’Université McGill formée de chercheurs et de chercheuses de l’Université Carnegie-Mellon, de l’Université Johns-Hopkins, de l’Université du Texas (Austin) et de l’Université du Maryland a estimé que le cycle de vie de l’électricité issu du gaz produit chaque année un total de 3,6 milliards de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans le monde. L’équipe de recherche a calculé que cette quantité pourrait être réduite de 71 % si des mesures d’atténuation sont mises en œuvre un peu partout dans le monde.

L’amélioration de l’efficacité des centrales électriques, un élément essentiel

« Nous avons été étonnés de constater l’importance des réductions de gaz à effet de serre que nous pourrions réaliser d’ici 2050, voire d’ici 2030 », raconte Sarah Jordaan, professeure agrégée au Département de génie civil et à l’Institut de durabilité en génie et en design Trottier de l’Université McGill et auteure principale de l’article récemment publié dans Nature Climate Change. « Si nous voulons que le gaz naturel joue un rôle dans un avenir sobre en carbone, même si c’est pour une période de transition, nous devons améliorer l’efficacité des centrales électriques, réduire les émissions de méthane générées par la production de gaz naturel, et capter et stocker le CO2. »

« Nous avons découvert que la façon la plus efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre était le captage et le stockage de carbone, suivis par l’amélioration de l’efficacité des centrales électriques », ajoute Andrew Ruttinger, doctorant en génie chimique et biomoléculaire à l’Université Cornell qui a participé à la recherche. « Mais les mesures d’atténuation qui donneront les meilleurs résultats dans un pays donné varieront en fonction du contexte régional et des infrastructures existantes. »

Des changements nécessaires dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement

L’équipe a calculé que ce sont les cinq plus grands émetteurs, soit les États-Unis, la Russie, l’Iran, l’Arabie saoudite et le Japon, qui possèdent le plus grand potentiel d’atténuation (39 %). Et ces pays, à l’exception du Japon, figurent parmi les plus importants producteurs et consommateurs de gaz au monde.

« Les changements climatiques sont un enjeu mondial. Pour avoir un système énergétique à faibles émissions de carbone, nous devons réduire les émissions dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, de l’extraction jusqu’à l’utilisation du gaz », explique Arvind Ravikumar, professeur-chercheur agrégé au Département de génie du pétrole et des géosystèmes à l’Université du Texas à Austin. « Notre analyse démontre que nous avons beaucoup de travail à accomplir pour faire baisser le niveau actuel des émissions, mais qu’en déterminant la source des émissions dans la chaîne d’approvisionnement du gaz, les gouvernements peuvent prendre des mesures stratégiques déterminées au niveau national pour réduire leurs émissions. »

L’article « Global mitigation opportunities for the life cycle of natural gas-fired power », par Sarah Jordaan et coll., a été publié dans Nature Climate Change.

https://doi.org/10.1038/s41558-022-01503-5

Le tuyau déboucheur canalisation haute pression compatible

Le meilleur tuyau déboucheur canalisation haute pression compatible

Les canalisations bouchées peuvent causer des dommages considérables et des odeurs désagréables. Les causes courantes des bouchons sont les restes alimentaires, les cheveux, les graisses et les résidus. Vous aurez peut être le réflexe de faire appel moyennant finance à un plombier ou à une société spécialisée si le bouchon est suffisamment gros ou éloigné.

Pourtant, il existe une autre solution tout aussi efficace qui permet d’éliminer ces bouchons. C’est le tuyau déboucheur de canalisation (ou furet) associé à un nettoyeur haute pression (ex. Kärcher)

Qu’est-ce qui peut bien boucher vos canalisations ?

Les canalisations restent facilement engorgées par toutes sortes de choses. Qu’il s’agisse de petits éléments que l’on trouve dans la saleté au quotidien ou d’objets plus importants, une accumulation pourra provoquer une obstruction plus ou moins importante.

Par exemple, les petits débris tels que les cheveux, les restes de nourriture, les jouets et autres matières s’amoncèlent et obstruent irrémédiablement les conduits au fil du temps.

Parfois, des éléments plus imposants peuvent non seulement bloquer des canalisations individuelles, mais aussi tout un réseau de conduits s’ils deviennent trop nombreux. C’est pourquoi, il est recommandé de garder un œil régulier sur ses canalisations afin d’éviter tout problème éventuel à l’avenir.

Les méthodes à éviter pour tenter de déboucher une canalisation

Avant d’utiliser le nettoyeur sous pression, d’autres solutions – sans produit chimique – sont envisageables. Vous pouvez notamment utiliser un serpent de vidange pour voir si le bouchon peut être délogé par des moyens manuels.

Il est également beaucoup plus simple et sûr de commencer par une solution de nettoyage basique composée de bicarbonate de soude, de vinaigre et d’eau chaude au lieu de la soude caustique, en laissant agir pendant plusieurs heures. Si cela ne fonctionne pas, vous pouvez employer une ventouse pour créer une certaine pression dans le drain et essayer de faire sortir le bouchon.

Si aucun de ces moyens ne marche, le nettoyeur à forte pression pourra d’être d’un grand secours. Le processus consiste à connecter le nettoyeur au tuyau et à augmenter progressivement la pression jusqu’à ce que l’obstruction soit éliminée. Cette opération peut selon les situations prendre un certain temps, mais elle permet généralement de désobstruer les canalisations.

Déboucher avec un tuyau déboucheur de canalisation à haute pression

Si vous avez une canalisation qui a besoin d’être débouché dans un temps relativement court, un nettoyeur haute pression reste un moyen rapide et facile d’entreprendre cette opération.

Pour commencer, vous devez vous équiper d’un nettoyeur à haute pression, d’un tuyau et d’une buse. Commencez par fixer la buse à l’extrémité du tuyau et raccordez-la au nettoyeur. Assurez-vous que toutes les précautions de sécurité ont été prises et que la pression de l’eau est réglée au niveau approprié.

Une fois ces étapes franchies, vous pouvez commencer à utiliser le nettoyeur pour éliminer les débris qui peuvent encombrer le conduit.

Pour ce faire, placez l’extrémité du tuyau dans la canalisation et mettre la machine en position de marche. La puissance du jet générée par le nettoyeur à forte pression suffira normalement à débloquer la colonne et à évacuer les débris qui s’y trouvent.

Cette méthode s’avère beaucoup plus efficace que d’autres méthodes connues telles que l’utilisation de solvants chimiques ou de ventouses.

Le tuyau déboucheur de canalisation pour nettoyeur haute pression – Knofer

Choix de la rédaction

Vous souhaitez faire des économies en évitant de faire appel à un plombier en cas d’urgence ? Le tuyau déboucheur de canalisation Knofer pour nettoyeur haute pression pourrait être la solution pour nettoyer vos canalisations bouchées.

Il utilise 2 buses pour un nettoyage complet. Une buse fixe pour déboucher avec son jet avant avant d’évacuer les débris à l’aide de ses 3 jets arrières. Une buse rotative pour décoller les résidus des parois de la canalisation avec des jets circulaires. Il est compatible avec plusieurs marques de nettoyeurs haute pression : Karcher, Parkside, Lavor, Bosch Professionel.

Questions fréquentes posées par les lecteurs

Quels sont les critères importants à prendre en compte lors de l’achat d’un nettoyeur haute pression ?

La pression d’eau : C’est la force de l’eau projetée par le nettoyeur haute pression, exprimée en bars ou en PSI. Plus la pression est élevée, plus le nettoyeur sera efficace pour enlever les salissures tenaces.

Le débit d’eau : Il s’agit de la quantité d’eau projetée par le nettoyeur haute pression, exprimée en litres par minute (L/min). Plus le débit d’eau est élevé, plus le nettoyeur sera efficace pour enlever les salissures.

Type de moteur : Il existe deux types de moteurs pour les nettoyeurs haute pression : électriques et à essence. Les nettoyeurs électriques sont plus silencieux et plus économes en énergie, tandis que les nettoyeurs à essence sont plus puissants et plus mobiles.

Poids et dimensions : Si vous prévoyez de déplacer régulièrement votre nettoyeur haute pression, il est important de prendre en compte son poids et ses dimensions pour faciliter son transport.

Accessoires inclus : Certains nettoyeurs haute pression sont livrés avec des accessoires tels que des buses, des tuyaux et des lances pour une utilisation immédiate. Il est important de vérifier quels accessoires sont inclus et de vérifier si ces accessoires sont compatibles avec vos besoins de nettoyage.

Garantie : Il est important de vérifier la garantie offerte par le fabricant pour s’assurer que vous êtes protégé en cas de problème avec votre nettoyeur haute pression.

Comment enlever un gros bouchon dans une canalisation ?

L’élimination d’un gros bouchon dans une canalisation peut être difficile, mais avec les bons outils et les bonnes connaissances, c’est possible. Il faut d’abord déterminer la nature de l’obstruction. S’il est constitué d’un matériau souple, comme du papier ou du tissu, vous pourrez peut-être l’éliminer à l’aide d’un furet ou d’un serpent. Ces outils sont insérés dans le tuyau et s’étendent au-delà de l’obstruction pour la briser.

Pour les obstructions plus tenaces, comme les racines, les graviers, il peut être nécessaire d’utiliser une machine à hydrojet. Cette machine utilise de l’eau à haute pression pour faire sauter l’obstruction et éliminer les débris.
Enfin, si tout le reste échoue, il sera obligatoire de retirer physiquement une partie de la canalisation afin de dégager l’obstruction. Dans ce cas, l’aide d’un professionnel est inévitable.

Comment éviter que les canalisations se bouchent à nouveau ?

Il existe plusieurs moyens pour éviter les bouchons dans les canalisations, tels que : faire attention à ce qui est jeté dans les canalisations, utiliser des filtres, utiliser des produits déboucheurs naturels, éviter les matières grasses, entretenir régulièrement les canalisations et utiliser des produits préventifs.

Pourquoi ces entreprises ne sont pas impactées par la crise de l’énergie

Pourquoi ces entreprises ne sont pas impactées par la crise de l'énergie

Alors que des centaines d’entreprises françaises sont étranglées par la flambée du prix de l’électricité, certaines ne sont pas ou peu impactées par la crise actuelle de l’énergie. Comment font-elles ?

Des lieux de production sobres en énergie

D’abord, certaines entreprises ont investi, bien avant la crise, dans des lieux de production sobres en énergie.

Bioseptyl, fabricant français de brosse à dents à Beauvais, a installé dans son usine compresseur nouvelle génération qui permet de diviser par 2 la consommation électrique nécessaire au fonctionnement de son site de production. Celui-ci émet de la chaleur, qui est captée, aiguillée et redistribuée dans l’atelier en hiver pour le chauffage. Un éclairage 100% LED qui répond aux problématiques d’ergonomie, de performance, et d’économie de la structure. L’usine a également investi dans un système de chauffage régulable et adaptable à la température extérieure grâce à un système de sonde, ce qui a permis de baisser la consommation de gaz de 30%.

De ce fait, le poste énergie représente seulement 1,2 % de son chiffre d’affaires.

Lamazuna, la marque française de cosmétiques solides a mis le développement durable au cœur de sa démarche en inaugurant son tout récent siège social dans la Drôme, un éco-lieu autonome où tout a été étudié et optimisé afin d’avoir la production la moins énergivore possible.

De ce fait, le poste énergie représente seulement 0,03 % de son chiffre d’affaires.

Choix des matériaux à impact en carbone limité, béton recyclé, ossature bois, isolation en balle de riz (pour le stock), en paille de riz (pour les bureaux) et en fibre de bois (pour l’extérieur).

  • Le chauffage est assuré par une chaudière à bois déchiqueté qui alimentera à terme l’ensemble des bâtiments.
  • Installation de puits canadiens comme alternative à la climatisation.
  • Installation d’une cuve à eau en sous-sol (30 000 m3), afin de récupérer les eaux pluviales pour les cultures et pour les toilettes.
  • Toit terrasse végétalisé, pour compenser le béton et le goudron, qui a un avantage thermique.
  • Panneaux photovoltaïques

Le groupe Gainerie 91, leader du « packaging premium » et du « visual merchandising » pour les grandes marques du luxe, vitrine des savoir­-faire d’excellence français vient de s’installer dans son nouveau siège social et son site de production France, à Lieusaint.

Ce bâtiment réalisé par les ateliers “4 + Arpent Réalisation” et le “Studio d’architecture Optimum”, a été conçu pour être durable et économe en énergie : il dispose notamment d’un système de récupération et d’utilisation des eaux pluviales et 80 % de la surface de son toit est équipée de panneaux solaires. Cette initiative permettra une autonomie de 50 % de la consommation électrique en moyenne durant l’année.

L’humain au lieu de l’énergie

D’autres entreprises s’appuient sur l’humain : un savoir-faire manuel peu gourmand en énergie qui n’utilise pas de robot mécanisé ou de machines techniques énergivores. Elles ont choisi de le valoriser, le pérenniser et l’entretenir.

L’atelier de fabrication de la Maison Antarès, fabricant de selles françaises prêt-à-porter et sur-mesure d’exception abrite plus de 45 selliers harnacheurs dont le savoir-faire allie la haute tradition de la sellerie française (travail du cuir, fabrication manuelle…) et la modernité technique (découpe numérique). Il faut compter environ 75 pièces de cuir et de mousse de différentes tailles, formes et épaisseurs pour constituer une selle complète. Chacune de ces pièces est préparée manuellement avant de passer à l’assemblage, puis au montage. Même si la maison a automatisé certaines tâches, elle a choisi de conserver cette fabrication artisanale à la main afin d’avoir un produit sur-mesure de très haute qualité. Le sellier reste donc très peu impacté par l’augmentation du prix de l’énergie car ses métiers sont avant tout des métiers manuels du savoir-faire d’excellence française. Seuls le chauffage et la climatisation des locaux est un poste de dépense énergétique.

La maison de joaillerie Tournaire quant à elle, figure parmi les rares joailleries qui conçoivent et fabriquent ses bijoux de A à Z : de la conception au sertissage en passant par la fonte ou le polissage, toutes les étapes de la fabrication sont réalisées dans ses ateliers de Montbrison (42) par des artisans joailliers spécialisés.

Il faut chauffer le métal précieux afin d’atteindre sa température de fusion et de donner la forme voulue du moule. Mais les pièces précieuses étant de petite taille et entièrement fabriquées à la main dans des fours adaptés moins gourmands en énergie même si la facture d’énergie sera multipliée par 3 cette année, l’impact est moindre, le montant devrait représenter environ 6 % de son chiffre d’affaires.

Nouvelle méthode pour mesurer avec précision la puissance des panneaux solaires à double face

Nouvelle méthode pour mesurer avec précision la puissance des panneaux solaires à double face

Une étude du SUNLAB de l’Université d’Ottawa propose une meilleure façon de mesurer avec précision la puissance des panneaux solaires à double face – une source d’énergie renouvelable à long terme incontournable – qui tient compte de la couverture du sol

Un laboratoire de pointe en photonique et en énergie renouvelable à l’Université d’Ottawa a conçu une nouvelle méthode pour mesurer la puissance produite par des panneaux solaires à double face, une technologie solaire à deux côtés qui devrait répondre à l’accroissement prévu de la demande mondiale en électricité.

Publiée dans la revue Joule, cette étude de l’équipe du SUNLAB des facultés de Génie et des Sciences propose un procédé de caractérisation qui améliorera la mesure de la puissance des panneaux à double face à l’intérieur en tenant compte des effets externes de la couverture du sol (neige, gazon, terre). Cette méthode uniforme de mesure du rendement des panneaux solaires à double face à l’intérieur nous permettra d’obtenir un portrait précis de leur rendement à l’extérieur.

Les panneaux photovoltaïques double face devraient combler plus de 16 % de la demande mondiale en énergie d’ici 2050; la méthodologie du SUNLAB améliorera les étalons de mesure de ces dispositifs à l’international, qui, à l’heure actuelle, ne tiennent pas compte de la couverture du sol.

« Le procédé de caractérisation que nous proposons, la méthode d’éclairement énergétique arrière à l’échelle, est une méthode de mesure et de modélisation optimisée des dispositifs à double face représentative des conditions ambiantes extérieures », explique Erin Tonita, auteure principale et étudiante au doctorat en physique dirigée par la professeure Karin Hinzer, qui pilote un groupe de recherche sur de nouvelles façons d’exploiter l’énergie solaire.

« L’intégration de ce nouveau procédé aux normes sur les panneaux double face nous donnerait une méthode uniforme pour tester le rendement de ces panneaux dans toutes sortes de conditions (neige, gazon et terre) qui génèrent globalement un éclairement varié. »

La photovoltaïque est l’étude de la conversion de l’énergie solaire en électricité par des matériaux semiconducteurs, comme le silicone.

Dans les panneaux double face, les matériaux semiconducteurs sont disposés entre deux panneaux de verre pour permettre le captage d’énergie solaire des deux côtés, l’un généralement orienté vers le soleil et l’autre vers le sol. La lumière supplémentaire captée par l’arrière des panneaux double face leur donne un avantage par rapport aux panneaux traditionnels : les fabricants affirment que l’augmentation de production peut atteindre 30 %. Les panneaux solaires double face, également plus durables que les panneaux traditionnels, peuvent produire de l’électricité pendant plus de 30 ans.

« L’intégration de ce procédé dans les normes internationales encadrant ces panneaux pourrait permettre de prévoir le rendement des panneaux double face extérieurs avec une précision de 2 % », précise Erin Tonita, qui voit dans cette méthode les avantages suivants :

  • Permettre des comparaisons entre les technologies de panneaux à double face actuelles et nouvelles.
  • Améliorer le rendement en concevant des panneaux optimisés pour diverses couvertures de sol.
  • Augmenter le déploiement des panneaux solaires dans les marchés non traditionnels.
  • Réduire les risques associés aux investissements dans le déploiement de panneaux double face.
  • Améliorer les fiches techniques sur les panneaux à double face.

« Ce procédé est particulièrement important dans un contexte d’augmentation de la pénétration de l’énergie renouvelable pour un monde carboneutre. En effet, on estime que les panneaux photovoltaïques à double face fourniront plus de 16 % de l’approvisionnement en énergie d’ici 2050, soit près de 30 000 TWh annuellement », renchérit Karin Hinzer, fondatrice du SUNLAB, titulaire de la Chaire de recherche de l’Université sur les dispositifs photoniques pour la production d’énergie et professeure à l’École de science informatique et de génie électrique.

« Ce procédé viendra bonifier les normes actuelles de la Commission électrotechnique internationale encadrant la mesure de la puissance des panneaux solaires à double face, nous permettant de faire des comparaisons exactes des technologies de panneaux double face, d’optimiser les différentes applications et de standardiser la puissance nominale des panneaux double face », ajoute la professeure Hinzer, dont l’équipe de recherche du SUNLAB a collaboré avec l’Université d’État de l’Arizona pour cette étude.

Situé au cœur du Centre de recherche en photonique de l’Université d’Ottawa, le SUNLAB est le premier laboratoire de modélisation et de caractérisation pour les dispositifs solaires à double face, à multijonctions et à concentration de prochaine génération.

Légende photo : Erin Tonita, auteure principale et étudiante au doctorat en physique au SUNLAB de l’Université d’Ottawa, est le premier laboratoire de modélisation et de caractérisation pour les dispositifs solaires à double face, à multijonctions et à concentration de prochaine génération. [Credit image / Université d’Ottawa ]

« Crise de l’énergie, la goutte de trop pour l’eau ? »

« Crise de l'énergie, la goutte de trop pour l'eau ? »

Tribune de Géraud de Saint-Exupéry, Vice President Europe Business Development, Xylem Europe

L’Europe traverse actuellement une crise énergétique sans précédent, et cette dernière a un impact considérable sur notre société en général, et sur le secteur de l’eau en particulier.

Car eau et énergie sont fortement interdépendantes. L’eau est utilisée en grande quantité dans la plupart des processus industriels de fabrication de l’énergie, qu’il s’agisse de produire des combustibles, de refroidir des centrales nucléaires, ou de faire tourner des centrales hydroélectriques. Et inversement, nos réseaux ont besoin de beaucoup d’énergie pour pomper, traiter, distribuer l’eau.

Ces problématiques indissociables, appelées « nexus eau-énergie », nous obligent à penser de manière coordonnée la gestion de l’énergie et la gestion de l’eau. D’autant plus que, si l’énergie peut être renouvelable, les ressources en eau, elles, sont limitées. Et que la crise énergétique ne fait qu’ajouter un facteur accélérateur à une crise de l’eau déjà bien présente.

Les collectivités doivent faire face à une double crise eau-énergie

Si aujourd’hui, l’énergie consommée pour prélever, traiter et distribuer l’eau potable et pour collecter et traiter les eaux usées ne représente « que » 2,6 % de la consommation d’électricité de l’Union Européenne, elle représente en revanche déjà 30 à 40 % des factures d’énergie des collectivités (1)
.
Avec la flambée des prix de l’énergie, les municipalités, qui ont en charge la gestion des réseaux d’eau sur leur territoire, devront également couvrir les coûts plus élevés de l’approvisionnement public en eau. La FNCCR s’alarmait déjà au Printemps dernier du risque lié à la hausse des prix des réactifs et de l’énergie nécessaires à la potabilisation de l’eau et à la dépollution des eaux usées2. Avec l’amplification à moyen voire long terme de la crise de l’énergie, la situation risque de devenir de plus en plus critique.

Surtout que la crise énergétique vient renforcer une situation déjà fragile, avec un réseau national de plus en plus vieillissant, et des investissements lourds à prévoir pour rénover et moderniser les 850 000 kilomètres de canalisations de notre réseau d’eau.

Le tout alors même que la ressource en eau est de plus en plus sous pression, sous les effets du changement climatique et de phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus intenses au cours des dernières années, et particulièrement cet été en France.

Dans ce contexte, il est urgent d’agir, et seule une approche croisée, pour maximiser les possibilités dans les deux systèmes, eau et énergie, peut nous permettre d’éviter les ruptures d’approvisionnement.

L’enjeu à court terme est de réussir à accroître l’efficacité énergétique dans le secteur de l’eau, tout en utilisant le système d’approvisionnement en eau pour améliorer la flexibilité du système d’électricité, et en réduisant l’empreinte hydrique des industries énergétiques.

Des solutions existent mais elles nécessitent un engagement politique

Bien sûr, les services publics se mobilisent. Sur le plan économique, le plan de relance, dans son volet écologie et biodiversité, prévoit d’affecter 220 millions d’euros vers l’eau pour « sécuriser les infrastructures de distribution d’eau potable, d’assainissement et de gestion des eaux pluviales » (3)
.
Mais ce n’est pas suffisant. Et surtout, les services publics ont entre leurs mains la possibilité d’agir sur trois pans essentiels de cette double crise.

D’une part, rendre les infrastructures moins énergivores. En modernisant les équipements de sa station d’épuration et en adoptant les technologies dites « intelligentes », comme les jumeaux numériques, pour ajuster leur fonctionnement aux besoins réels du réseau en temps réel, les collectivités pourraient facilement gagner jusqu’à 30% d’économies d’énergie dans leur réseau d’eau (4)
.
D’autre part, éviter de dépenser de l’énergie pour produire de l’eau inutile. En France, Un litre d’eau sur cinq n’arrive pas jusqu’à l’usager, du fait de fuites sur le réseau. Pourtant, cette eau a été extraite, traitée, et en partie acheminée. Mettre en place des politiques ambitieuses de détection et de réparation des fuites permettrait donc d’éviter de produire 20% d’eau en plus que nécessaire.

Enfin, favoriser la réutilisation des eaux usées (REUT), pour passer d’un modèle linéaire de consommation de l’eau – production / consommation / rejet – à un modèle plus circulaire. La France, en raison d’une règlementation très contraignante, réutilise aujourd’hui à peine 1% de ses eaux traitées, quand d’autres pays, comme l’Espagne (14%) ou Israël (90%) (5), ont depuis longtemps mis en place des systèmes de récupération permettant de diminuer la pression sur la ressource.

Sur ce sujet, une opportunité majeure s’offre aux pouvoirs publics, avec la révision en 2023 au niveau européen de l’UWWTD (Urban Waste Water Treatment Directive), d’établir, dans la continuité de la directive sur l’eau potable, une feuille de route ambitieuse et de favoriser l’accès à ces solutions innovantes et durables. Sur l’eau comme sur l’énergie, nous sommes au pied du mur. Mais des solutions existent. Il ne tient qu’à nous, acteurs de l’eau, de nous mobiliser pour mettre en place, ensemble – pouvoirs publics, industriels, gestionnaires de réseaux d’eau – les solutions pour sauver l’eau.

1.JRC Report on Water-Energy Nexus in Europe (2019): https://publications.jrc.ec.europa.eu/repository/handle/JRC115853
2.https://www.banquedesterritoires.fr/hausse-des-prix-la-continuite-des-services-publics-deau-et-dassainissementpourrait-etre-mise-en
3 https://www.ecologie.gouv.fr/france-relance-transition-ecologique .
4.https://www.xylem.com/siteassets/campaigns/xylem-cop-whitepaper_v08.pdf
5.https://www.cerema.fr/system/files/documents/2020/07/2020_06_panorama_reut_pour_edition_vdef-1.pdf

À propos de Xylem

Xylem (XYL) est un leader mondial dans le secteur des technologies de l’eau, engagé dans le développement de solutions novatrices pour apporter des réponses aux défis les plus critiques de l’eau. Les produits et services de l’entreprise permettent de transporter, traiter, analyser, surveiller et restituer l’eau dans l’environnement naturel pour des secteurs variés tels que les collectivités locales, le bâtiment, l’industrie et l’agriculture. Xylem offre également un portefeuille de solutions de premier plan comprenant des compteurs intelligents, des réseaux de communication et des technologies d’analyse avancée pour les infrastructures de l’eau, du gaz et de l’électricité. Les quelque 17 000 employés de l’entreprise possèdent une grande expertise et se focalisent sur l’identification de solutions complètes et durables. Xylem, dont le siège est situé à Rye Brook (New York), a réalisé un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’US$ en 2021 et opère dans plus de 150 pays avec de nombreuses marques de produits leaders sur le marché.

Dévier la foudre grâce au paratonnerre laser

Dévier la foudre grâce au paratonnerre laser

Grâce à un laser haute puissance installé au sommet du Säntis (CH), un consortium européen mené par l’UNIGE, l’École polytechnique (Paris), l’EPFL, la hes-so et TRUMPF est parvenu à guider la foudre.

Incendies de forêt, coupures de courant, dommages aux installations: la foudre fascine mais s’avère destructrice. Elle provoque jusqu’à 24 000 décès par an dans le monde et cause de nombreux dégâts. À ce jour, le paratonnerre inventé par Benjamin Franklin demeure le meilleur moyen de s’en prémunir. Cependant, il ne garantit pas toujours une protection optimale des sites sensibles. Un consortium européen comprenant l’Université de Genève (UNIGE), l’École polytechnique (Paris), l’EPFL, la hes-so et TRUMPF scientific lasers (Munich) a mis au point une alternative prometteuse: le paratonnerre laser «LLR» pour «Laser Lightning Rod». Après l’avoir testé au sommet du Säntis (Suisse), les chercheurs/euses ont aujourd’hui la preuve de sa faisabilité. Il est capable de dévier la foudre sur plusieurs dizaines de mètres, même en cas de mauvais temps. Ces résultats sont à découvrir dans la revue Nature Photonics.

La foudre est l’un des phénomènes naturels les plus extrêmes. Brusque décharge électrostatique, de millions de volts et de centaines de milliers d’ampères, on peut l’observer au sein d’un nuage, entre plusieurs nuages, entre un nuage et le sol ou inversement. Fascinante mais aussi destructrice, elle provoque jusqu’à 24 000 décès par an. Elle cause également des dégâts considérables se chiffrant à plusieurs milliards de dollars, de la coupure de courant à l’incendie de forêt, en passant par divers dommages aux infrastructures.

Depuis l’invention du paratonnerre de Benjamin Franklin en 1752 – un mât conducteur métallique et pointu relié au sol – les systèmes de protection contre la foudre ont peu évolué. Le paratonnerre traditionnel demeure à ce jour la protection externe la plus efficace. Il protège une surface dont le rayon est environ égal à sa hauteur. Ainsi, un paratonnerre de 10m de haut sécurisera une zone de 10m de rayon. Toutefois, la hauteur des mâts n’étant pas extensible à l’infini, ce système n’est pas optimal pour protéger des sites sensibles occupant un large territoire, tels qu’un aéroport, un parc éolien ou une centrale nucléaire.

Rendre l’air conducteur

Pour y remédier, un consortium européen piloté par l’UNIGE et l’École polytechnique (Paris) – en partenariat étroit avec l’EPFL (EMC Lab, Pr Farhad Rachidi), TRUMPF scientific lasers, ArianeGroup, la société AMC (Pr. A. Mysyrowicz) et la Haute école d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (hes-so, Pr. Marcos Rubinstein) – travaille sur un système de paratonnerre laser baptisé «Laser Lightning Rod» ou «LLR». En générant des canaux d’air ionisé, celui-ci a permis de guider la foudre le long de son faisceau. Pointé dans le prolongement d’un paratonnerre traditionnel, il pourrait en augmenter virtuellement la hauteur et de fait la surface de la zone qu’il protège.

«Lorsque des impulsions laser de très haute puissance sont émises dans l’atmosphère, des filaments de lumière très intense se forment à l’intérieur du faisceau. Ces filaments ionisent les molécules de diazote et de dioxygène présentes dans l’air, qui libèrent alors des électrons libres de se déplacer. Cet air ionisé, appelé ‘‘plasma’’, devient conducteur électrique», explique Jean-Pierre Wolf, professeur ordinaire au Département de physique appliquée de la Section de physique de la Faculté des sciences de l’UNIGE, et dernier auteur de l’étude.

Tests à 2500m d’altitude

Le projet «LLR» a nécessité le développement d’un nouveau laser d’une puissance moyenne d’un kilowatt, d’un Joule par impulsion et d’une durée par impulsion d’une picoseconde. Il est large de 1,5 mètre, long de 8 et pèse plus de 3 tonnes. Il a été conçu par l’entreprise TRUMPF scientific lasers. Testé au sommet du Säntis (Appenzell, Suisse, 2502m) déjà instrumenté par l’EPFL et la HEIG-VD / HES-SO pour l’observation de la foudre, ce laser Térawatt a été focalisé au-dessus d’une tour-émettrice de 124 m appartenant à l’opérateur Swisscom, munie d’un paratonnerre traditionnel. Il s’agit de l’une des structures les plus touchées par la foudre en Europe.

«La principale difficulté était qu’il s’agissait d’une campagne grandeur nature. Il a fallu préparer un environnement dans lequel on pouvait installer et protéger le laser», précise Pierre Walch, doctorant au Laboratoire d’Optique Appliquée (LOA), une unité mixte de recherche CNRS, École polytechnique, ENSTA Paris, Institut Polytechnique de Paris, Palaiseau, France.

Le laser a alors été activé lors de chaque prévision d’activité orageuse, entre juin et septembre 2021. Au préalable, la zone a dû être interdite au trafic aérien. «L’objectif était d’observer s’il existait une différence avec ou sans le laser. Nous avons donc comparé les données récoltées lorsque le filament laser était produit au-dessus de la tour et lorsque cette dernière était frappée par la foudre de manière naturelle», explique Aurélien Houard, chercheur au Laboratoire d’Optique Appliquée (LOA) et coordinateur du projet.

Efficace même à travers les nuages

Il a fallu près d’une année pour analyser la quantité colossale de données récoltées. Cette analyse démontre aujourd’hui que le laser «LLR» est capable de guider la foudre efficacement. «Nous avons constaté, dès le premier événement de foudre avec laser, que la décharge pouvait suivre sur près de 60 mètres le faisceau avant d’atteindre la tour, faisant ainsi passer le rayon de la surface de protection de 120m à 180m», se réjouit Jean-Pierre Wolf. L’analyse des données démontre également que le «LRR», contrairement à d’autres lasers, fonctionne même dans des conditions météorologiques difficiles – comme le brouillard, très présent au sommet du Säntis, qui peut stopper le faisceau – en perçant littéralement les nuages. Ce résultat n’avait été jusque-là observé qu’en laboratoire. Pour le consortium, la prochaine étape consistera à augmenter encore davantage la hauteur d’action du laser. L’objectif, à terme, est notamment de parvenir à prolonger de 500m un paratonnerre de 10m grâce au «LLR».

[ Credit : Xavier Ravinet – UNIGE ]

Legende : Lors de tests effectués au sommet du Säntis, les scientifiques ont constaté que la décharge pouvait suivre le faisceau laser sur plusieurs dizaines de mètres avant d’atteindre la tour de l’opérateur Swisscom.

Nature Photonics

DOI / 10.1038/s41566-022-01139-z

Article Title /Laser-guided lightning

Article Publication Date / 16-Jan-2023

Ne gaspillons plus nos énergies à les opposer, engageons-nous pour un mix responsable !

Ne gaspillons plus nos énergies à les opposer, engageons-nous pour un mix responsable !

Il devient pressant d’engager une transition énergétique vraiment verte et durable. Ian Bard, Directeur Technique et Commercial de Solarwatt France partage son constat d’urgence

Crise énergétique, vague de chaleur, multiplication des incendies, sècheresse extrême… le réchauffement climatique se voit et se vit de plus en plus dans nos quotidiens.

Alors que nous sommes au pied du mur, la transition énergétique n’est plus une option.

Il est urgent de questionner notre dépendance au nucléaire et aux énergies fossiles, de construire un nouveau mix énergétique et de repenser de manière globale notre manière de produire – et de consommer – l’énergie. En bref, d’engager une transition énergétique vraiment verte, et vraiment durable.

Le nucléaire décline partout dans le monde … sauf en France

Alors qu’en 2021, la part du nucléaire dans le mix électrique mondial est tombée, pour la première fois en 40 ans, à seulement 9,8%[1], le gouvernement français a lui annoncé sa volonté d’investir dans le développement de mini-réacteurs et centrales nucléaires, comme solution à la crise énergétique que nous traversons.

Des centrales qui seront effectives dans 10 à 15 ans, si elles ne prennent pas le chemin de Flamanville, démarré depuis 2007, et récemment qualifié par la Cour des comptes d’ « échec opérationnel » impliquant des « dérives de coûts et des délais considérables ».[2]

De manière corolaire, toujours sur l’année 2021, plus de 10 %[3] de l’électricité mondiale a été fournie par des infrastructures solaires et éoliennes, la contribution au mix énergétique de ces énergies renouvelables dépassant pour la première fois celle du nucléaire.

La raison ? Les technologies d’énergies renouvelables, photovoltaïque et éolien en tête, sont aujourd’hui matures, et ainsi plus économiques, plus sûres et plus rapides à construire, rendant du même coup les projets d’énergies renouvelables plus compétitifs sur les marchés.

Bien sûr, le contexte français est spécifique. Notre histoire avec le nucléaire fait qu’il est impensable de s’en passer du jour au lendemain. Mais on pourrait montrer plus de volontarisme à accélérer la transition. Par exemple, en mettant 1 euro dans le renouvelable, quand on met 1 euro dans le nucléaire. En mixant l’énergie d’hier avec d’autres sources d’énergie durables et de demain, le France s’engagerait vers un mix plus responsable pour progressivement se passer des énergies fossiles de toutes natures qu’elles soient carbonées ou minérales comme l’uranium.

Redonnons l’exemple de la construction de l’EPR de Flamanville, dont le coût dépasse les 10 milliards d’euros, cela représente une centaine de centrales photovoltaïques, soit l’équivalent de 60 000 m2 de panneaux installés et opérationnels, eux, en seulement quelques mois, qui ne nécessiteront pas ou presque pas de maintenance ni de frais d’exploitations, qui ne généreront aucun déchet de longues vie, polluants et nécessitant de grandes précautions de stockage pour des générations entières.

Le contexte énergétique français est spécifique. Notre histoire avec le nucléaire est telle qu’il semble impensable de s’en passer subitement. En revanche, il est possible de montrer plus de volontarisme à accélerer la transition énergétique dans l’hexagone. En effet, la transition énergétique n’est aujourd’hui plus une option. L’heure n’est plus à l’opposition entre les énergies mais au soutien et au développement pérenne des énergies renouvelables.

Ian Bard, Gérant et Directeur Technique et Commercial, SOLARWATT France

Le photovoltaïque se démocratise … mais un soutien (géo)politique est encore nécessaire

Jamais le consensus social autour du rôle du photovoltaïque dans la transition énergétique n’a été aussi fort.

Car non seulement la technologie photovoltaïque est mature et sûre, mais elle offre un avantage économique élevé, elle est produite à partir d’une énergie disponible du matin au soir, et fabriquée à partir de matériels recyclables jusqu’à 95%[4]. Car à la différence des énergies fossiles, le soleil est une source d’énergie inépuisable et accessible par tous et partout dans le monde.

Des avantages bien perçus par les Français, qui, malgré la lourdeur administrative et une fiscalité peu incitative, investissent massivement dans l’achat de panneaux solaires[5].

En conséquence, l’autoconsommation d’électricité n’a jamais connu un tel succès en France auprès des particuliers et, depuis plus récemment, des entreprises, toutes soucieuses de réduire leur facture ou du moins, dans le contexte actuel, d’en limiter l’envolée.

Pour continuer à démocratiser le photovoltaïque et en faire une solution pérenne, c’est toute une filière qui doit aujourd’hui être repensée pour éviter les problématiques d’approvisionnement, la pénurie des composants, mais aussi pour maitriser l’empreinte environnementale de la construction des panneaux par exemple.

Le 11 octobre dernier, la Commission européenne a lancé des travaux pour constituer une alliance européenne de l’industrie solaire photovoltaïque[6]. Son but : « développer les technologies de fabrication de produits et de composants solaires photovoltaïques innovants », et ainsi « contribuer à accélérer le déploiement de l’énergie solaire dans l’ensemble de l’UE et à améliorer la résilience du système énergétique de l’UE ».

Comprenez : soutenir et renforcer une filière de production européenne face à la concurrence asiatique, dans un contexte énergétique de grande tension, qui (re)met les enjeux de transition au premier plan.

Cette initiative, bien sûr, nous y souscrivons. Mais nous appelons aussi à l’adosser à une autre problématique : celle du prix de l’énergie, ou plutôt, de son calcul. Car dans un marché mondialisé basé sur le libre-échange, la valeur de l’énergie n’est pas calculée de la même manière selon les pays.

Or, nous avons un intérêt commun, à travailler sur des modes de calcul du prix du kilowattheure unifié, intégrant des mesures d’impacts environnementaux de la production de l’énergie, et des taxes carbone en lien avec leur mode de consommation.

In fine, la crise actuelle nous offre une opportunité unique de repenser notre rapport à l’énergie. Avec trois priorités. D’abord, moins consommer : la sur consommation s’observe aussi au niveau énergétique. Ensuite, relocaliser : la crise actuelle nous montre les limites de la mondialisation des marchés de l’énergie et les risques géopolitiques de nos dépendances. Enfin, transiger : les énergies renouvelables sont les (seules) options durables pour construire le modèle énergétique de demain, incluant les barrages, les éoliennes, la biomasse et d’évidence le solaire thermique et photovoltaïque.

À propos de SOLARWATT

Fondé en 1993 et basé à Dresde, en Allemagne, le groupe SOLARWATT est le leader du marché européen des modules solaires bi-verre et l’un des principaux fournisseurs de systèmes de stockage solaire. Depuis 29 ans, la marque SOLARWATT est synonyme de qualité supérieure et de fabrication allemande. La vision de SOLARWATT est le partenaire de confiance des personnes qui souhaitent produire une énergie propre. SOLARWATT emploie aujourd’hui environ 700 personnes dans le monde.

En France, SOLARWATT commercialise les matériels fabriqués par SOLARWATT GmbH et distribue les composants de fabricants sélectionnés, indispensables aux professionnels du solaire pour la réalisation d’installations solaires photovoltaïques (systèmes de fixation, onduleurs, câbles, coffrets de protection, carports bornes de recharge VE). Elle emploie 12 collaborateurs, compte un réseau de plus de 150 partenaires installateurs réguliers et plus de 300 systèmes de stockage installés dans l’hexagone.

[1] World Nuclear Industry Status Report (WNISR

[2] L’EPR de Flamanville accuse un nouveau retard (lemonde.fr)

[3] Commission kicks off work on a European Solar Photovoltaic Industry Alliance | European Commission (europa.eu)

[4] Panneaux photovoltaïques : quel impact sur l’environnement. (solarwatt.fr)

[5] Les Français se ruent sur les panneaux solaires (la-croix.com)

[6] Commission européenne – Alliance industrie européenne photovoltaïque

La Commission lance les travaux pour une alliance européenne de l’industrie solaire photovoltaïque (europa.eu)

Produire de l’hydrogène avec l’air ambiant

Produire de l'hydrogène avec l'air ambiant

Des chimistes de l’EPFL ont inventé une feuille artificielle solaire, basée sur une nouvelle électrode transparente et poreuse. Elle peut récolter l’eau atmosphérique et la convertir en hydrogène. Cette technologie semi-conductrice est simple à fabriquer et à mettre en oeuvre à grande échelle.

Pendant des décennies, les scientifiques ont rêvé d’un dispositif entièrement alimenté par de l’énergie solaire pour recueillir l’eau dans l’atmosphère et la convertir en hydrogène. A l’EPFL, l’ingénieur et chimiste Kevin Sivula a franchi une étape importante vers la réalisation de ce concept. Avec son équipe, il a développé un système aussi simple qu’ingénieux. Il combine des technologies semi-conductrices et des électrodes innovantes qui présentent deux caractéristiques clés: porosité, pour maximiser le contact avec l’eau de l’atmosphère, et transparence, pour optimiser l’exposition au soleil du revêtement semi-conducteur. Sous la lumière naturelle, le dispositif extrait l’eau de l’air ambiant et produit de l’hydrogène. Les résultats sont publiés dans Advanced Materials.

Où réside l’innovation? Dans les électrodes de diffusion du gaz, transparentes, poreuses et conductrices. Elles permettent ainsi à cette technologie solaire de transformer l’eau – présente dans l’air à l’état gazeux – en hydrogène.

Pour une société durable, nous devons trouver de nouvelles manières de stocker les énergies renouvelables sous une forme chimique que l’on puisse utiliser comme carburant ou matière première de l’industrie, explique l’auteur principal de l’étude, Kevin Sivula, du Laboratoire d’ingénierie moléculaire des nanomatériaux optoélectroniques de l’EPFL. La lumière du jour est la forme la plus abondante d’énergie renouvelable, et nous nous efforçons de développer des manières économiquement viables pour produire des carburants solaires.”

Inspiré des feuilles des végétaux

Dans leurs travaux pour des carburants renouvelables non fossiles, les ingénieurs de l’EPFL, en collaboration avec Toyota Motor Europe, se sont inspirés de la capacité des plantes à convertir la lumière du jour en énergie chimique en exploitant le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère. Dans les grandes lignes, les plantes récoltent le CO2 et l’eau de leur environnement puis, grâce à l’impulsion énergétique de la lumière solaire, convertissent ces molécules en sucres et en amidon. Un processus connu sous le nom de photosynthèse.

Conçues par Kevin Sivula et son équipe, les électrodes transparentes à diffusion de gaz peuvent être revêtues d’un matériau semiconducteur qui récupère la lumière. Il agit ainsi comme une feuille, en récoltant la lumière et l’eau présente dans l’atmosphère pour produire de l’hydrogène. L’énergie solaire est stockée sous forme de liens hydrogène.

Au lieu de produire des électrodes de manière traditionnelle, avec des couches opaques, leur substrat consiste en un maillage tridimensionnel de fibres de verre.

Il était difficile de développer notre prototype, parce que les électrodes transparentes à diffusion de gaz n’avaient jamais fait l’objet d’une précédente démonstration, explique Marina Caretti, auteure en charge de l’étude. Pour chaque étape, il nous fallait mettre au point de nouvelles procédures. Mais, puisque chaque étape est relativement simple et facile à passer à l’échelon supérieur, je crois que notre approche ouvrira de nouveaux horizons pour toute une variété d’applications, en commençant avec les substrats à diffusion de gaz pour la production solaire d’hydrogène.”

Du liquide à l’humidité atmosphérique

Kevin Sivula et d’autres groupes de recherche ont déjà démontré que l’on peut réaliser une photosynthèse artificielle en générant de l’hydrogène à partir d’eau et de lumière solaire avec une cellule photoélectrochimique (photoelectrochemical (PEC) cell). Cette cellule est généralement connue comme un dispositif qui exploite la lumière incidente pour stimuler un matériau photosensible, par exemple un semiconducteur, que l’on immerge dans une solution liquide pour entraîner une réaction chimique. D’un point de vue pratique, le processus présente des désavantages. Par exemple, il est compliqué de produire des dispositifs PEC à large surface qui tirent parti du liquide.

Kevin Sivula voulait montrer que l’on peut adapter la technologie PEC pour récolter l’humidité atmosphérique. C’est ce qui a conduit au développement de leur électrode à diffusion de gaz. On a pu montrer que les cellules électrochimiques fonctionnent avec les gaz plutôt que les liquides. Mais jusqu’ici, les électrodes à diffusion de gaz étaient opaques et incompatibles avec la technologie solaire PEC.

Les scientifiques se penchent désormais sur l’optimisation du système. Quelle est la taille idéale des fibres? La largeur parfaite des pores? Les meilleurs matériaux de semiconducteurs et de membranes? Ce sont les questions qu’ils poursuivent dans le cadre du projet européen “Sun-to-X”, dédié à l’avancement de cette technologie et au développement de nouvelles manières de convertir l’hydrogène en carburants liquides.

Fabriquer des électrodes transparentes à diffusion de gaz

Pour produire des électrodes transparentes à diffusion de gaz, les scientifiques ont commencé avec une sorte de laine de verre. Il s’agit essentiellement de fibres de quartz (ou oxyde de silicium), transformées en plaques de feutre, en les fusionnant à haute température. Après quoi, les plaques sont revêtues d’un film transparent d’oxyde d’étain augmenté au fluor. Un matériau connu pour son excellente conductivité, sa robustesse et la facilité de le produire en masse. Ces premières étapes résultent en une plaque transparente, poreuse et conductrice, essentielle pour maximiser le contact avec les molécules d’eau présentes dans l’air, ainsi que pour laisser passer les photons. On recouvre la plaque d’un autre revêtement: un film fin de matériaux semiconducteurs qui absorbent la lumière. Cette seconde couche laisse encore passer la lumière, bien qu’elle semble opaque à cause de la large surface du substrat poreux. Telle quelle, la plaquette peut déjà produire de l’hydrogène quand on l’expose au Soleil.

Les scientifiques ont poursuivi en développant une petite chambre qui contient la plaque, ainsi qu’une membrane pour séparer le gaz produit, afin de procéder à des mesures. Quand on expose la chambre à la lumière sous conditions humides, on produit de l’hydrogène. C’était l’objectif des scientifiques. Ils montrent qu’il est possible de réaliser une électrode transparente à diffusion de gaz pour produire de l’hydrogène à partir d’énergie solaire.

Les scientifiques n’ont pas formellement étudié l’efficacité de la conversion dans leur démonstration. Mais l’équipe s’accorde à dire qu’elle reste modeste avec ce prototype, moindre que ce dont sont capables les cellules PEC basées sur les liquides. Avec les matériaux actuels, l’efficacité théorique maximale de la plaque pour la conversion solaire-hydrogène est de 12%, alors qu’on a démontré une efficacité de 19% pour les cellules basées sur les liquides.

Auteur: Hillary Sanctuary

Illustration / Kevien Sivula © 2023 EPFL / Alain Herzog

Références

Transparent Porous Conductive Substrates for Gas-Phase Photoelectrochemical Hydrogen Production
Marina Caretti, Elizaveta Mensi, Raluca-Ana Kessler, Linda Lazouni, Benjamin Goldman, Loï Carbone, Simon Nussbaum, Rebekah A. Wells, Hannah Johnson, Emeline Rideau, Jun-ho Yum, Kevin Sivula

https://doi.org/10.1002/adma.202208740

Electricité renouvelable et hydrogène vert : Verso Energy lève 50 ME

Electricité renouvelable et hydrogène vert : Verso Energy lève 50 ME

Verso Energy, fondée début 2021 par Xavier Caïtucoli et Antoine Huard, a finalisé fin décembre 2022 une levée de fonds de plus de 50 millions d’euros pour accélérer le déploiement de ses projets dans la production d’électricité renouvelable ainsi que la production d’hydrogène vert.

Cette opération, notamment souscrite par Eiffel Investment Group (via Eiffel Gaz Vert), AMS Capital (société de capital-risque, filiale d’AMS INDUSTRIES dirigée par Jean-Paul Bize), Crescendix (société d’investissement de Xavier Caïtucoli) et Antoine Huard, valide le positionnement unique et intégré du groupe qui a l’ambition de devenir l’acteur de référence de cette nouvelle phase de la transition énergétique.

Les profondes mutations en cours du secteur de l’énergie, sous l’effet conjugué de l’urgence climatique, des révolutions technologiques et des crises géopolitiques, imposent l’émergence de nouveaux acteurs diversifiés, intégrés, et capables de proposer des solutions innovantes de l’amont à l’aval, des producteurs aux consommateurs. Le positionnement sur un seul maillon de la chaîne de valeur ou la simple sécurisation de tarifs subventionnés pour l’électricité renouvelable ne suffit plus pour répondre aux impératifs de décarbonation.

C’est sur cette conviction que Verso Energy a été créée au début de l’année 2021 par Xavier CAITUCOLI et Antoine HUARD, deux entrepreneurs à succès et expérimentés du secteur. La stratégie de développement mise en place s’appuie sur la construction d’un acteur innovant dont l’objectif est la mise en œuvre de nouvelles solutions de couplage entre production d’électricité renouvelable et moyens de flexibilité (batteries pour le stockage court terme, électrolyseurs pour la production d’hydrogène) afin de pallier les effets négatifs de l’intermittence associés à la montée en puissance des énergies renouvelables.

Cette nouvelle approche de la transition énergétique, proactive et intégrée, a convaincu Eiffel Investment Group et AMS Capital de rejoindre l’aventure Verso Energy en accompagnant la société dans le déploiement de son plan de croissance ambitieux. Cette levée de plus de 50 millions d’euros va permettre d’accélérer le développement et la mise en service d’un portefeuille de projets qui comporte déjà plus de 2 GW de projets de centrales solaires photovoltaïques, d’unités de production d’hydrogène ou d’installations de stockage stationnaires par batterie.

« La transition énergétique connait bien sûr une accélération considérable, mais elle entre surtout dans une nouvelle phase radicalement différente. En effet, les acteurs vont devoir pallier l’intermittence des énergies renouvelables, développer de nouveaux vecteurs énergétiques comme l’hydrogène et commercialiser l’énergie autrement que via des tarifs subventionnés. Verso Energy est à la pointe de ces nouveaux modèles avec le développement de grands projets dans toute la France. Nous sommes très heureux que des investisseurs de premier rang comme Eiffel et AMS CAPITAL nous rejoignent pour contribuer à cette belle aventure » déclare Xavier Caïtucoli, co-fondateur et président de Verso Energy.

« L’expertise et les réseaux des équipes d’Eiffel dans le domaine de la transition énergétique et écologique, développés patiemment depuis plus de dix ans, nous permettent d’identifier de futurs champions, comme Verso Energy, et de les convaincre de travailler avec nous pour changer de dimension. Nous sommes ainsi très heureux de nous associer à Xavier et Antoine, fondateurs talentueux de Verso Energy, que nous connaissons l’un et l’autre depuis très longtemps. Nous sommes convaincus que l’accompagnement de Eiffel Gaz Vert, notre fonds innovant dédié aux solutions de gaz renouvelables, permettra à Verso Energy de mener des projets très prometteurs dans le secteur de l’hydrogène » déclarent Fabrice Dumonteil, PDG et fondateur d’Eiffel Investment Group, et Marc-Etienne Mercadier, gérant du fonds Eiffel Gaz Vert.

« AMS Capital est un investisseur qui accompagne des projets industriels portés par des entrepreneurs audacieux. AMS Industries a été un actionnaire majeur de Direct Energie pendant plus de 10 ans au côté de Xavier CAITUCOLI, avant que Total ne rachète en 2018 le premier acteur français indépendant de l’électricité et du gaz. Je suis convaincu que la transition énergétique a besoin de projets novateurs et AMS Capital est très heureux de soutenir le projet de Verso Energy. » déclare Jean-Paul BIZE, Président d’AMS Industries.

A propos de Verso Energy

Co-fondée par Xavier Caïtucoli et Antoine Huard, Verso Energy se fixe pour mission de rendre possible un mix énergétique décarboné et compétitif comportant une forte proportion d’énergies renouvelables, en développant, en finançant et en exploitant des projets de production et de stockage d’électricité renouvelable et de production d’hydrogène décarboné.

A propos d’AMS CAPITAL

AMS CAPITAL, filiale d’AMS INDUSTRIES dirigée par Jean-Paul Bize, est une société de capital-risque (SCR) ayant essentiellement pour objet d’investir, directement ou indirectement, dans des sociétés non cotées notamment dans le secteur de l’énergie.

A propos d’Eiffel Investment Group

Eiffel Investment Group est un gestionnaire d’actifs avec près de 5 milliards d’euros d’encours et d’engagements. Ses clients sont de grands investisseurs institutionnels (assureurs, mutuelles, fonds de pension, banques, etc). Adossé au groupe Impala de l’entrepreneur Jacques Veyrat, Eiffel Investment Group finance les entreprises et leurs actifs à travers quatre grandes stratégies : la dette privée, le private equity, les infrastructures de la transition énergétique, et les actions et crédits cotés. La mission du groupe est d’investir pour un monde durable. Ses stratégies d’investissement visent à générer non seulement une forte performance financière mais aussi des impacts positifs sur l’environnement et la société. L’équipe d’Eiffel Investment Group compte plus de 80 collaborateurs, principalement en France (Paris), mais aussi au BeNeLux (Amsterdam) et aux Etats-Unis (New York) et en Europe de l’Est (Varsovie). Données au 31 décembre 2022. Eiffel Gaz Vert S.L.P. est un fonds professionnel spécialisé destiné exclusivement à une clientèle professionnelle.

Le “Triangle du lithium” bénéficiera de la course mondiale à la sécurisation de l’approvisionnement

Le "Triangle du lithium" bénéficiera de la course mondiale à la sécurisation de l'approvisionnement

Malgré les difficultés de la chaîne d’approvisionnement, 2023 verra un afflux de transactions et d’investissements autour des sociétés minières extrayant les matières premières de base pour les batteries, notamment le lithium, le nickel et le cobalt, constate GlobalData.

Selon l’entreprise spécialiste en données et analyses, la pression exercée sur la chaîne d’approvisionnement mondiale en matières premières pour batteries en raison de la pénurie mondiale de lithium, du conflit en cours entre la Russie et l’Ukraine, et des préoccupations environnementales, sociales et de gouvernance en République démocratique du Congo, persistera probablement l’année prochaine.

Le rapport de GlobalData, “Thematic Intelligence : Tech, Media, & Telecom Predictions 2023, révèle que la course entre les producteurs de batteries pour sécuriser cette ressource va s’intensifier en raison de ces problèmes. Le “triangle du lithium”, une zone couvrant la Bolivie, le Chili et l’Argentine, abrite 60 % des ressources mondiales de lithium non exploitées. Elle a le potentiel pour devenir une région de classe mondiale pour l’extraction du lithium.

Martina Raveni, analyste thématique chez GlobalData, commente : “Parmi les membres du triangle du lithium, l’Argentine est une frontière clé en matière d’exportations de lithium car ses politiques plus favorables aux investissements peuvent satisfaire au mieux l’appétit des investisseurs. Le Chili est le plus grand producteur de la région, mais ses politiques internes ont un impact négatif sur le secteur minier. Enfin, la Bolivie a une décennie de retard sur les deux autres pays en termes d’exploitation des ressources minières et de savoir-faire.

Il existe un décalage imminent entre les ambitions climatiques renforcées du monde et la disponibilité des minerais critiques essentiels pour transformer ces ambitions en réalité. En réponse, l’industrie des batteries continuera à financer des projets de R&D pour diversifier le marché et alléger la pression sur la chaîne d’approvisionnement Li-ion.

Raveni note : “De nouvelles chimies de batteries apparaissent de plus en plus sur le marché comme une alternative aux batteries lithium-ion. Les batteries à l’état solide, les batteries sodium-ion et les batteries lithium-fer-phosphate (LFP) sont en train d’émerger et vont élargir l’éventail des batteries chimiques alternatives. Les LFP sont les plus prometteuses car elles peuvent supporter des températures élevées avec une dégradation minimale et sont incombustibles.

En général, les développements futurs de nouvelles technologies de batteries, ou de méthodes de fabrication innovantes, pourraient éventuellement pallier certaines pénuries de lithium.”

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La future nouvelle chaufferie biomasse d’Ingredia (62)

La future nouvelle chaufferie biomasse d’Ingredia (62)

Serge Capron, Président de la Prospérité Fermière Ingredia, Sandrine Delory, Directrice Générale de la Prospérité Fermière Ingredia et Yann Rolland, Directeur Général Délégué ENGIE Solutions, ont posé la première pierre de la future chaufferie biomasse adaptée à la dynamique de production de l’usine historique d’Ingredia à Saint-Pol-sur-Ternoise.

Une fois la construction finalisée fin 2023, la nouvelle chaufferie biomasse de 17 MW apportera au site une chaleur durable et plus stable économiquement, tout en favorisant le dynamisme de la filière bois locale.

Un exemple en réponse à la crise énergétique dans l’industrie agroalimentaire

En 2021, l’industrie a subi une hausse de 46 % de la facture énergétique par rapport à 2020, soit 17,1 milliards d’euros d’après l’INSEE*. Face à l’augmentation du prix de la vapeur (+ 71 %), du gaz (+ 66 %), des produits pétroliers (+ 50 %) et de l’électricité (+ 21 %), les énergies renouvelables et de récupération sont plus que jamais une nécessité pour décarboner, particulièrement l’industrie agroalimentaire.

Anticipant dès 2008 sur son site de Saint-Pol-sur-Ternoise pour générer de la vapeur à partir de biomasse locale, Ingredia a conclu en septembre 2021 un partenariat avec ENGIE Solutions pour construire et exploiter sur une durée de 15 ans une nouvelle chaufferie ambitieuse et dimensionnée aux besoins de la production croissante.

Le site industriel historique de la coopérative laitière Prospérité Fermière Ingredia, comptabilisant près de 1 200 adhérents, connaît en effet depuis plusieurs années une croissance importante, comme en témoigne la nouvelle unité de production de bioactifs actuellement en construction.

Favoriser une économie circulaire au service de la production agroalimentaire

Conçue et construite par ENGIE Solutions en s’appuyant sur des partenaires locaux, cette nouvelle chaufferie biomasse d’envergure valorisera une énergie renouvelable et locale : la biomasse. Celle-ci sera issue pour 75 % d’un rayon maximal de 100 km afin de participer au dynamisme de cette filière des Hauts-de-France.

La chaleur apportée à l’usine sera ainsi dès la fin de l’année 2023 renouvelable à 85 %, contre 63 % aujourd’hui, diminuant d’autant les fluctuations des prix énergétiques. Ce projet d’investissement sur le long terme bénéficie du Fonds de soutien de l’ADEME dans le cadre du plan France Relance et du BCIAT Biomasse Chaleur Industrie Agriculture et Tertiaire.

« L’engagement de rénovation de notre chaudière biomasse est un excellent exemple des bonnes pratiques de notre groupe récemment certifié ISO 50001 pour la qualité de son management de la performance énergétique », souligne Sandrine Delory, Directrice Générale du Groupe Prospérité Fermière Ingredia. « Ce partenariat inédit avec ENGIE Solutions sur le long terme est un gage de confiance quant à la qualité de mise en œuvre et de bonne maintenance de ce bel outil industriel, central dans notre activité d’innovation dans les ingrédients laitiers».

« La conception et l’alimentation de la chaudière biomasse par des partenaires locaux sont des points importants de ce projet. Collaborer avec notre écosystème et valoriser notre territoire des Hauts-de-France sont des valeurs profondément ancrées dans l’ADN de notre groupe coopératif » rappelle Serge Capron, Président du Groupe Prospérité Fermière Ingredia.

Pour Yann Rolland, Directeur Général Délégué ENGIE Solutions « Nous sommes ravis d’accompagner les dirigeants d’Ingredia dans leur volonté d’améliorer leur performance énergétique et environnementale. La Prospérité Fermière est un Groupe engagé avec qui nos équipes ont pris plaisir à travailler pour proposer le projet clé en main le plus adapté aux besoins. Notre ancrage au sein des territoires et notre savoir-faire dans la décarbonation des sites industriels sont des atouts reconnus par nos clients et nous en sommes fiers. »

[ Crédit image / Engie Solutions ]

A propos de Prospérité Fermière INGREDIA

Le groupe coopératif Prospérité Fermière a été fondé en 1949 et sa filiale INGREDIA a été lancée en 1991 pour développer et produire des ingrédients laitiers : poudres de lait, protéines fonctionnelles et nutritionnelles et actifs innovants pour l’agro-alimentaire, la nutrition et les industries de la santé dans 90 pays. INGREDIA transforme à ce jour plus de 400 millions de litres de lait par an, collectés auprès de 1 200 éleveurs adhérents et est devenu le leader européen dans les ingrédients laitiers et le 3ème acteur mondial dans les protéines de spécialité. Implanté sur les 5 continents, Prospérité Fermière INGREDIA compte 460 salariés.

A propos d’ENGIE Solutions

ENGIE Solutions est l’allié durable des villes, des industries et des entreprises tertiaires sur la voie de la décarbonation. Pour accélérer leur transition énergétique et mieux associer performance économique et énergétique, chaque jour, au cœur des territoires, nos 15 000 collaborateurs conçoivent des mix énergétiques et des installations pour répondre aux besoins de nos clients, en fonction de leurs ressources, grâce à une palette de solutions complémentaires comme les réseaux locaux d’énergie, la production d’énergies décarbonées sur leurs sites ou nos services de performance énergétique.

ENGIE Solutions est une marque du groupe ENGIE, groupe mondial de référence dans l’énergie bas carbone et les services, dont la raison d’être est d’agir pour accélérer la transition vers un monde neutre en carbone. ENGIE Solutions a réalisé un CA de 5 milliards d’euros en 2021.

CEA et Renault développent un chargeur embarqué bidirectionnel à très haut rendement

CEA et Renault développent un chargeur embarqué bidirectionnel à très haut rendement

Et si le véhicule devenait un pilier du réseau électrique ? C’est le principe du V2G, ou vehicle-to-grid, une technologie d’échanges bidirectionnels qui permettra prochainement aux véhicules Renault de restituer une partie de l’électricité stockée dans les batteries pour optimiser le fonctionnement du réseau et pallier le caractère intermittent des énergies renouvelables.

Sur ce sujet, et pour aller encore plus loin, le CEA, acteur majeur de la recherche, et Renault Group, pionnier et expert du véhicule électrique, travaillent déjà sur les futures générations de ces technologies V2G qui seront déployées d’ici la fin de la décennie.

Le CEA et Renault Group ont pour cela développé ensemble une nouvelle architecture électronique de convertisseur de puissance directement intégrée au chargeur du véhicule. Fruit de près de 3 ans de recherches et ayant fait l’objet de 11 brevets communs déposés, ce convertisseur de puissance* développé à partir de matériaux innovants et plus compact permettra de réduire les pertes d’énergies de 30 %, d’améliorer le temps de recharge du véhicule et de garantir la durabilité de la batterie. Mieux encore, il sera surtout bidirectionnel en stockant l’énergie venant du réseau électrique.

Des matériaux innovants

Les équipes R&D du CEA et de Renault Group ont conjugué leurs expertises en matière d’électronique de puissance embarquée, notamment sur les matériaux semi-conducteurs dits à « Grand Gap », qu’ils soient en Nitrure de Gallium (GaN) ou en Carbure de Silicium (SiC).

Résultat : la nouvelle architecture à base de composants « Grand Gap » permet de réduire les pertes d’énergie de 30 % lors de la conversion, et d’autant l’échauffement, facilitant le refroidissement du système de conversion.

Réduction du volume du chargeur

Par ailleurs, le travail des ingénieurs pour optimiser les composants actifs (semi-conducteurs) et passifs (condensateurs et composants inductifs bobinés) a permis une réduction du volume et du coût du chargeur. Grâce à l’utilisation de matériaux ferrites, dédiés à la haute fréquence, et d’un procédé d’injection de mise en forme appelé « Power Injection Molding », le convertisseur a pu gagner en compacité.

Vers plus de performance

Cette nouvelle architecture de convertisseur offre une capacité de charge allant jusqu’à 22 kW en mode triphasé, ce qui permet de charger plus rapidement son véhicule tout en garantissant la durabilité de la batterie. Elle permet également au chargeur d’être bidirectionnel, l’énergie stockée dans la batterie pouvant par exemple être renvoyée vers le réseau ou servir à alimenter les besoins en énergie d’une maison autonome, pour peu que cette dernière soit notamment équipée d’un compteur bidirectionnel.

La solution est compatible avec les normes de compatibilité électromagnétique (CEM) des réseaux et de la voiture.

Jean-François Salessy, directeur de l’Ingénierie Avancée chez Renault Group explique « Ce projet avec le CEA a été au-delà de nos attentes en confirmant la capacité à atteindre les performances attendues en termes de rendement et de compacité. Il ouvre des perspectives fortes sur l’électronique de puissance qui constitue un vrai challenge dans le véhicule électrique pour exploiter au mieux les capacités des batteries. Avec la recharge bidirectionnelle, le véhicule se met au service du réseau électrique et permet au consommateur final de réduire ses dépenses énergétiques. »

« Nous sommes fiers d’accompagner Renault Group sur ce développement » s’enthousiasme Sébastien Dauvé, directeur de l’institut Leti du CEA. « Nous avons su rassembler la vision système de Renault Group sur l’électrification du véhicule et du groupe moteur, et les compétences de nos équipes sur les architectures de convertisseur et les composants ; au final nous avons mis en œuvre une architecture adaptée aux besoins et à forte valeur ajoutée. »

« L’utilisation de matériaux innovants avec des brevets communs Renault Group – CEA sur le chargeur a permis de fabriquer le transformateur dédié, qui constitue une brique clef dans ce type de développement, car il permet une réduction des volumes avec des performances qui vont au-delà de l’état de l’art », décrit François Legalland, directeur de l’institut Liten du CEA.

*Un convertisseur de puissance est un dispositif électronique, placé entre la source d’énergie électrique et la charge alimentée, qui permet d’adapter la source à la charge et de contrôler le transfert d’énergie de l’un vers l’autre.

À propos du CEA

Le CEA est un acteur majeur de la recherche, au service de l’État, de l’économie et des citoyens. Il apporte des solutions concrètes à leurs besoins dans quatre domaines principaux : transition énergétique, transition numérique, technologies pour la médecine du futur, défense et sécurité. Organisme de recherche public français dans le top 100 mondial des acteurs de l’innovation (Clarivate 2022), le CEA a un rôle de catalyseur et d’accélérateur d’innovation au service de l’industrie française. Il améliore la compétitivité des entreprises de tous les secteurs par la création de produits performants et différenciants et apporte des solutions novatrices pour éclairer les évolutions de notre société. Le CEA déploie cette dynamique dans l’ensemble des régions de France en accompagnant ses partenaires locaux dans leur démarche d’innovation et contribue ainsi à la création de valeur et d’emplois pérennes sur le territoire, au plus près des besoins industriels. Parallèlement, il accompagne le développement de ses 215 startups, vecteurs agiles pour transférer le savoir-faire et les technologies de rupture issues des laboratoires.

À propos de Renault Group

Renault Group est aux avant-postes d’une mobilité qui se réinvente. Fort de son alliance avec Nissan et Mitsubishi Motors, et de son expertise unique en termes d’électrification, Renault Group s’appuie sur la complémentarité de ses 4 marques – Renault – Dacia – Alpine et Mobilize – et propose des solutions de mobilités durables et innovantes à ses clients. Implanté dans plus de 130 pays, le Groupe a vendu 2,7 millions de véhicules en 2021. Il réunit près de 111 000 collaborateurs qui incarnent au quotidien sa Raison d’Etre, pour que la mobilité nous rapproche les uns des autres. Prêt à relever des défis sur route comme en compétition, le Groupe est engagé dans une transformation ambitieuse et génératrice de valeur. Celle-ci est centrée sur le développement de technologies et de services inédits, d’une nouvelle gamme de véhicules encore plus compétitive, équilibrée et électrifiée. En phase avec les enjeux environnementaux, Renault Group a l’ambition d’atteindre la neutralité carbone en Europe d’ici à 2040.

[ Crédit image / Renault ]

Premier test de surtension transitoire sur un système de câble DC 525kV

Premier test de surtension transitoire sur un système de câble DC 525kV

Nexans et SuperGrid Institute ont récemment réalisé avec succès un test de surtension transitoire (TOV) sur un système de câble DC de 525kV – conformément aux nouvelles recommandations pour le courant continu haute tension (HVDC).

Le système de câble DC, produit et installé par Nexans, a passé avec succès plusieurs séquences de tests de tension oscillante amortie à 350 Hz et 6 kHz sur le banc d’essai haute tension du SuperGrid Institute. Il s’agit d’une nouvelle étape importante pour le développement d’un réseau européen interconnecté résilient et l’intégration des énergies renouvelables.

Pour atteindre son objectif ambitieux, l’Europe doit connecter une quantité importante d’énergies renouvelables au réseau (450 GW d’éoliennes en mer d’ici 2050). Les câbles HVDC joueront un rôle majeur dans l’infrastructure nécessaire à l’intégration de ces énergies renouvelables. Les topologies de réseaux multi-terminaux, les systèmes de lignes aériennes à câbles mixtes et les réseaux hybrides AC et DC renforceront progressivement les liaisons HVDC « Point-à-Point » actuellement construites, augmentant les exigences de fiabilité des systèmes de câbles HVDC.

De nouvelles normes d’essai de câbles pour assurer la résilience du système contre les surtensions transitoires

Les systèmes de câbles HVDC peuvent être soumis à des surtensions transitoires spécifiques au système lors d’événements perturbateurs tels qu’un défaut dans une station de conversion ou une défaillance de la mise à la terre du câble lui-même.

Au cours des dernières années, des travaux ont été entrepris pour répertorier et classer les formes d’ondes TOV les plus courantes dans une nouvelle recommandation du CIGRE.

Les principaux laboratoires européens de haute tension ont conçu des montages d’essai appropriés pour s’adapter aux exigences des clients et réaliser une large gamme de tests TOV.

Un premier test TOV réussi sur un système de câble DC 525kV de Nexans chez SuperGrid Institute

Nexans et SuperGrid Institute ont récemment réalisé leur premier test TOV sur un système de câble DC de 525kV, composé de deux terminaisons externes, deux jonctions et un câble DC extrudé. Le système de câble DC produit et installé par Nexans a passé avec succès plusieurs séquences de tests de surtension amortie au passage par zéro, à 350 Hz et 6 kHz.

La réalisation de ce test démontre et confirme la robustesse et la haute fiabilité des systèmes de câbles HVDC de Nexans, y compris lors d’événements transitoires aux niveaux de tension les plus élevés“, a déclaré Bjorn Sanden, Directeur technique et responsable du centre technique haute tension (Nexans).

La validation de nouveaux circuits de test de surtension amortie est une étape importante pour le laboratoire haute tension de SuperGrid Institute. Situé dans la région lyonnaise (France), le laboratoire est désormais prêt à soutenir les fabricants européens de systèmes de câbles à courant continu dans la qualification de ces derniers par le biais de programmes d’essais de type étendus, comme l’exigent les gestionnaires de réseaux.” a ajouté Martin Henriksen, directeur de département – Systèmes de câbles haute tension (SuperGrid Institute)

[ Img / Crédit / Nexans ]

Le machine learning pour prévoir les émissions d’amines

Le machine learning pour prévoir les émissions d'amines

Des scientifiques de l’EPFL et de l’Université Heriot-Watt ont mis au point une solution de machine learning pour prédire avec précision les émissions d’amines potentiellement nocives générées par les centrales de captage du carbone.

Le réchauffement climatique s’explique en partie par la grande quantité de dioxyde de carbone que nous rejetons, principalement lors de la production d’électricité et des processus industriels, comme la fabrication d’acier et de ciment. Depuis un certain temps déjà, les ingénieurs et ingénieures chimistes étudient le captage du carbone. Ce processus permet de séparer le dioxyde de carbone et de le stocker de manière à le maintenir hors de l’atmosphère.

Cette opération est réalisée dans des centrales de captage du carbone, dont le processus chimique implique l’utilisation d’amines. Il s’agit de composés déjà utilisés pour capter le dioxyde de carbone dans les usines de traitement et de raffinage du gaz naturel. Les amines sont également utilisées dans certains produits pharmaceutiques, dans des résines époxy et dans des colorants.

Mais le problème est que les amines peuvent être potentiellement dangereuses pour l’environnement ainsi que pour la santé, d’où la nécessité de limiter leur impact. Pour cela, il faut surveiller et prévoir avec précision les émissions d’amines d’une centrale, ce qui s’avère difficile car les centrales de captage du carbone sont complexes et différentes les unes des autres.

Une équipe de scientifiques a mis au point une solution de machine learning pour prévoir les émissions d’amines des centrales de captage du carbone en utilisant les données expérimentales d’un test de résistance dans une véritable centrale basée en Allemagne. Les travaux ont été menés par les équipes du professeur Berend Smit de la Faculté des sciences de base de l’EPFL et de la professeure Susana Garcia du Research Centre for Carbon Solutions de l’Université Heriot-Watt en Écosse.

« Les expériences ont été réalisées à Niederhauẞem, dans l’une des plus grandes centrales électriques au charbon d’Allemagne », déclare Berend Smit. « Et depuis cette centrale électrique, un courant est envoyé vers une centrale pilote de captage du carbone, où la solution d’amines de nouvelle génération est testée depuis plus d’un an. Mais l’un des problèmes encore non résolus est que des amines peuvent être émises avec les gaz de combustion, et que ces émissions d’amines doivent être contrôlées. »

La professeure Susana Garcia, ainsi que le propriétaire de l’usine, RWE, et TNO aux Pays-Bas, ont mis au point un test de résistance pour étudier les émissions d’amines dans différentes conditions de traitement. La professeure Susana Garcia décrit le déroulement du test : « Nous avons mis en place une campagne expérimentale pour comprendre comment et quand les émissions d’amines seraient générées. Mais certaines de nos expériences ont également entraîné des interventions des opérateurs et opératrices de la centrale pour s’assurer que la centrale fonctionnait en toute sécurité. »

Ces interventions ont abouti à la question de l’interprétation des données. Les émissions d’amines sont-elles le résultat du test de résistance lui-même, ou les interventions des opérateurs et opératrices ont-elles eu un impact indirect sur les émissions ? Cette question était d’autant plus complexe que notre compréhension des mécanismes à l’origine des émissions d’amines est globalement insuffisante. « En résumé, nous avons mené une campagne coûteuse et couronnée de succès, qui a montré que les émissions d’amines peuvent poser problème, mais nous ne disposions d’aucun outil pour analyser les données plus en profondeur », indique Berend Smit.

Il poursuit : « Lorsque Susana Garcia m’en a parlé, cela ressemblait en effet à un problème impossible à résoudre. Mais elle a également mentionné que tout était mesuré toutes les cinq minutes, d’où la collecte de nombreuses données. Et, s’il y a quelqu’un dans mon équipe qui peut résoudre des problèmes impossibles avec des données, c’est Kevin. » Kevin Maik Jablonka, doctorant, a mis au point une solution de machine learning qui a transformé l’énigme des émissions d’amines en un problème de reconnaissance de motifs.

« Nous voulions savoir quelles seraient les émissions si nous n’avions pas le test de résistance mais seulement les interventions des opérateurs et opératrices », explique Berend Smit. C’est un problème similaire à celui que nous pouvons rencontrer dans le domaine de la finance. Si vous voulez évaluer l’effet des changements dans le code des impôts, vous voudriez dissocier l’effet du code des impôts des interventions causées par la crise en Ukraine, par exemple. »

Pour l’étape suivante, Kevin Maik Jablonka a eu recours à un puissant système de machine learning pour prédire les futures émissions d’amines à partir des données de la centrale. Il déclare : « Grâce à ce modèle, nous avons pu prédire les émissions causées par les interventions des opérateurs et opératrices, puis les dissocier de celles induites par le test de résistance. De plus, nous avons pu utiliser le modèle pour exécuter toutes sortes de scénarios sur la réduction de ces émissions. »

Cette conclusion a été qualifiée de « surprenante ». Il s’est avéré que la centrale pilote avait été conçue pour une amine pure, mais les expériences de mesure ont été effectuées sur un mélange de deux amines : le 2-amino-2-méthyl-1-propanol et la pipérazine (CESAR1). Les scientifiques ont découvert que ces deux amines réagissent de manière opposée : la réduction des émissions de l’une augmente les émissions de l’autre.

« Je suis très enthousiaste quant à l’impact potentiel de ces travaux. Il s’agit d’une approche totalement nouvelle d’envisager un processus chimique complexe », affirme Berend Smit. « Ce type de prévision n’est pas réalisable avec les approches traditionnelles. Il pourrait donc changer notre façon d’exploiter les usines chimiques. »

Auteur: Nik Papageorgiou

Une centrale électrique conçue avec l’IA. Crédit: Kevin Maik Jablonka.

Financement
Accelerating CCS Technologies (projets ACT ALIGN-CCUS et ACT PrISMa)
RVO (Pays-Bas)
FZJ/PtJ (Allemagne)
BEIS, NERC, EPSRC (R.-U.)
Programme Horizon 2020
SFOE (Suisse)
Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS)

Références
Kevin Maik Jablonka, Charithea Charalambous, Eva Sanchez Fernandez, Georg Wiechers, Peter Moser, Juliana Monteiro, Berend Smit, Susana Garcia. Machine learning for industrial processes: Forecasting amine emissions from a carbon capture plant. Science Advances 04 January 2023. DOI: 10.1126/sciadv.adc9576

Huawei dévoile les 10 principales tendances des installations électriques

Huawei dévoile les 10 principales tendances des installations électriques

Huawei a publié un livre blanc sur les 10 principales tendances des installations électriques. Selon Yao Quan, président de Huawei Site Power Facility Domain, 2022 a été une année difficile pour les fournisseurs en raison de la crise énergétique mondiale et de l’augmentation des prix du pétrole et de l’électricité. Dans ce contexte, Huawei a partagé les dix principales tendances en matière d’installations électriques aidant les opérateurs à réduire leur consommation d’énergie et à atteindre la neutralité carbone.

Tendance 1 : Numérisation de l’énergie

Avec le consensus mondial sur la neutralité carbone, le secteur des TIC s’est efforcé de passer au vert (Green ICT) et d’aider d’autres secteurs à faire de même (ICT for Green). Huawei intègre des technologies numériques et de l’électronique de puissance et laisse les bits gérer les watts, favorisant la transformation à faible émission de carbone des TIC et d’autres secteurs.

Tendance 2 : Réseau bas carbone

Pour atteindre la neutralité carbone, les fournisseurs cherchent à construire un réseau vert et à faible émission de carbone tout au long du cycle de vie, de la construction du réseau et de l’alimentation électrique à leur exploitation.

La structure de l’installation est simplifiée, des locaux techniques aux armoires en passant par les poteaux électriques. Des systèmes photovoltaïques sont intégrés dans les installations pour réduire la consommation électrique du réseau. La numérisation des installations permet d’effectuer une exploitation et maintenance intelligente, réduisant ainsi la fréquence des visites sur place. Les installations présentant une consommation d’énergie et des émissions de carbone anormales peuvent être identifiées en temps réel, ce qui réduit plus encore les coûts d’exploitation et de maintenance de l’installation et les émissions de carbone.

Tendance 3 : Utilisation d’énergie verte

À mesure que de nouvelles technologies énergétiques sont développées et que de nouveaux modèles commerciaux émergent, l’alimentation électrique des installations se diversifie et des sources d’énergie propres telles que l’énergie solaire et éolienne et l’hydrogène sont davantage utilisées. Avec la baisse des coûts de l’énergie propre, les fournisseurs augmentent la proportion de centrales électriques vertes auto-construites en plus du PPA.

Tendance 4 : Simplification des installations

Des installations conventionnelles sont souvent déployées dans les salles d’équipement ou les armoires, dans lesquelles les climatiseurs consomment une grande quantité d’énergie, entraînant ainsi une faible efficacité et des frais d’électricité élevés. Pour résoudre ce problème, la tendance consiste à simplifier la structure de l’installation, des locaux aux armoires en passant par les poteaux électriques, réduisant ainsi la consommation d’énergie et les émissions de carbone.

Tendance 5 : Haute efficacité

L’optimisation de l’efficacité ne se limite plus aux simples composants. L’accent est mis sur les redresseurs, le raccordement à la source de puissance, la conversion, le stockage, la distribution et la consommation. En déployant des installations dans des armoires ou sur des poteaux électriques, le SEE (Site Energy Efficiency) peut atteindre 97 %, tandis que l’empreinte de l’installation est également réduite. Les dispositifs énergétiques et les dispositifs sans fil sont en outre coordonnés pour mettre en œuvre une gestion précise de l’efficacité énergétique et une optimisation de la consommation d’énergie.

Tendance 6 : Installations intelligentes

Les sites conventionnels adoptent généralement des composants bêtes qui ne prennent pas en charge une gestion raffinée. La consommation d’énergie et les émissions de carbone des installations ne peuvent pas être visualisées et des économies d’énergie et une réduction de carbone ne peuvent pas être réalisées. De plus, la maintenance du site repose fortement sur des visites sur place, ce qui entraîne des coûts d’exploitation et de maintenance élevés. La gestion intelligente de l’installation et l’exploitation et maintenance automatique peuvent résoudre ces problèmes en fournissant des données en temps réel sur l’efficacité énergétique et les émissions de carbone et en améliorant l’efficacité de l’exploitation du site.

Tendance 7 : Les installations télécoms deviennent des installations partagées

Les installations de télécommunication ont le potentiel de devenir des installations partagées, fournissant de l’énergie au public et transformant les opérateurs de télécommunication en fournisseurs de services intégrés. Les modes d’entretien des installations se diversifient, offrant de nouveaux services tels que des centrales électriques virtuelles (VPP), l’accès à l’électricité par le réseau et la compensation des loyers avec l’électricité pour augmenter les revenus des installations et exploiter la valeur des installations télécoms.

Tendance 8 : Architecture multimode

À mesure que de plus en plus de types de sources d’alimentation sont utilisés, l’alimentation de l’installation doit pouvoir prendre en charge différents modes d’entrée. Les installations partagées doivent également répondre aux exigences d’alimentation de différentes charges, nécessitant une sortie multimode. L’architecture multimode devient ainsi le courant dominant.

Tendance 9 : Alimentation de secours + stockage d’énergie

Dans les installations de télécommunication traditionnelles, le stockage d’énergie fournit uniquement une alimentation de secours pour les équipements de communication. Aujourd’hui, les fournisseurs commencent à développer de nouveaux modèles commerciaux tels que l’échelonnement des heures de pointe et le VPP. Le stockage d’énergie participe à la programmation du réseau électrique. Les batteries des installations passent d’une alimentation de secours à un système de stockage d’énergie intégré.

Tendance 10 : Sécurité et fiabilité

Pour les installations, la sécurité et la fiabilité résident dans la sécurité du réseau et la sécurité du matériel. Tandis que la numérisation de l’énergie prend de l’ampleur, les gouvernements et les industries s’efforcent de prévenir les attaques et les risques de sécurité. Une série de spécifications de sécurité et de sûreté ont été publiées.

Tirer parti du corps humain pour récupérer de l’énergie

Tirer parti du corps humain pour récupérer de l'énergie

Alors que vous commencez à peine à profiter des avantages de la technologie sans fil 5G, les chercheurs du monde entier travaillent déjà d’arrache-pied sur l’avenir : la 6G. L’une des percées les plus prometteuses des télécommunications 6G est la possibilité de la communication par lumière visible (VLC), qui est comme une version sans fil de la fibre optique, utilisant des flashs de lumière pour transmettre des informations.

Une équipe de chercheurs de l’université du Massachusetts Amherst a annoncé qu’elle avait inventé un moyen innovant et peu coûteux de récupérer l’énergie résiduelle de la VLC en utilisant le corps humain comme antenne. Cette énergie résiduelle peut être recyclée pour alimenter toute une série d’appareils portables ou même, peut-être, des appareils électroniques plus grands.

Le VLC est assez simple et intéressant“, explique Jie Xiong, professeur de sciences de l’information et d’informatique à UMass Amherst et auteur principal de l’article. “Au lieu d’utiliser des signaux radio pour envoyer des informations sans fil, il utilise la lumière des LED qui peuvent s’allumer et s’éteindre, jusqu’à un million de fois par seconde.” Une partie de l’attrait du VLC est que l’infrastructure est déjà partout – nos maisons, nos véhicules, nos lampadaires et nos bureaux sont tous éclairés par des ampoules LED, qui pourraient également transmettre des données. “Tout ce qui possède une caméra, comme nos smartphones, nos tablettes ou nos ordinateurs portables, pourrait être le récepteur“, explique Xiong.

Auparavant, M. Xiong et le premier auteur, Minhao Cui, étudiant diplômé en sciences de l’information et de l’informatique à l’UMass Amherst, ont montré qu’il existe une “fuite” importante d’énergie dans les systèmes VLC, car les LED émettent également des “signaux RF à canal latéral“, ou ondes radio. Si cette énergie RF fuyante pouvait être récupérée, elle pourrait être utilisée.

La première tâche de l’équipe a été de concevoir une antenne à partir d’un fil de cuivre enroulé pour collecter les RF fuyantes, ce qu’elle a fait. Mais comment maximiser la collecte d’énergie ?

L’équipe a expérimenté toutes sortes de détails de conception, de l’épaisseur du fil au nombre d’enroulements, mais elle a également remarqué que l’efficacité de l’antenne variait en fonction de ce qu’elle touchait. Ils ont essayé de faire reposer la bobine sur du plastique, du carton, du bois et de l’acier, ainsi que de la faire toucher des murs de différentes épaisseurs, des téléphones allumés et éteints et des ordinateurs portables.

Puis Cui a eu l’idée de voir ce qui se passait lorsque la bobine était en contact avec un corps humain.

Il est immédiatement apparu qu’un corps humain était le meilleur moyen d’amplifier la capacité de la bobine à capter l’énergie RF perdue, jusqu’à dix fois plus que la bobine nue seule.

Après de nombreuses expérimentations, l’équipe a mis au point le “Bracelet+“, une simple bobine de fil de cuivre portée en bracelet sur le haut de l’avant-bras. Bien que la conception puisse être adaptée pour être portée comme une bague, une ceinture, un bracelet de cheville ou un collier, le bracelet semble offrir le bon équilibre entre la collecte d’énergie et la facilité de port.

Les différentes conceptions de bobines influencent la quantité d’énergie récoltée. Crédit image : Cui et al., 10.1145/3560905.3568526

La conception est bon marché – moins de cinquante cents“, notent les auteurs, dont l’article a remporté le prestigieux prix du meilleur article de la conférence sur les systèmes de capteurs en réseau embarqués de l’Association for Computing Machinery. “Mais Bracelet+ peut atteindre quelques micro-watts, ce qui est suffisant pour prendre en charge de nombreux capteurs tels que les capteurs de surveillance de la santé du corps qui ont besoin de peu d’énergie pour fonctionner en raison de leur faible fréquence d’échantillonnage et de leur longue durée en mode veille.

En fin de compte, poursuit Xiong, nous voulons être en mesure de récupérer l’énergie résiduelle de toutes sortes de sources afin d’alimenter les technologies futures.”

Légende : L’équipe a fait des expériences en utilisant différents objets du quotidien pour amplifier l’énergie récoltée, et a découvert que le corps humain est l’un des meilleurs matériaux.

Illustration article / OpenAi – Dall-e

DOI : 10.1145/3560905.3568526

Hellio décrypte la première interdiction de location des logements énergivores

Hellio décrypte la première interdiction de location des logements énergivores

La nouvelle année amène son lot de changements réglementaires pour les logements. L’un des plus importants est le 1er volet d’interdiction de location des passoires énergétiques dans le cadre de la loi Climat et Résilience.

Hellio décrypte les cas de figures relatifs à cette première échéance d’interdiction de location.

Quels logements sont concernés ?

À compter du 1er janvier 2023, les passoires thermiques dont la consommation d’énergie finale atteint ou dépasse les 450 kWh/m2 par an en énergie finale sont considérés comme des logements indécents. Ils seront dès lors impropres à la location, mais uniquement dans le cadre de la signature d’un nouveau bail d’habitation. En d’autres mots, cette mesure ne s’applique pas aux contrats de location signés avant le 1er janvier 2023.

Le locataire peut-il obliger son propriétaire à rénover le logement ?

Non, cependant il peut quitter le logement et le propriétaire sera sous le coup de l’interdiction. Par ailleurs, même s’il reste dans le logement, l’interdiction sera étendue à tous les logements classés G au 1er janvier 2025 et s’appliquera également pour les baux en cours. Par conséquent, le propriétaire a tout intérêt à anticiper cette interdiction qui concernera le logement à cette date.

Quel est le profil des propriétaires bailleurs ?

Les profils des propriétaires bailleurs sont très variés. Des propriétaires d’un ou deux logements, qui ont fait des investissements locatifs, aux bailleurs sociaux qui ont des parcs de plusieurs dizaines de milliers de logements, en passant par des patrimoines plus restreints, il n’y a pas de profil type. Tous sont soumis à ces mêmes règles, et sont face à deux options si leurs biens sont des passoires thermiques : vendre ou rénover.

Où sont situés géographiquement majoritairement les logements concernés ?

Plus de 70 000 logements dans le parc privé seraient concernés selon certaines sources, mais les informations sont pour l’instant imprécises, d’autant plus que la plupart des propriétaires attendent une vacance locative afin d’intervenir sur les logements et conservent aussi souvent leur DPE vierge[1] afin de gagner un délai supplémentaire.

Quels travaux entreprendre pour sortir de la passoire thermique (ou en tout cas gagner une ou deux classes pour repousser l’interdiction) ?

Les passoires thermiques concernées par l’interdiction sont généralement des appartements. Par conséquent il y a un enjeu au niveau collectif, et le fait de pousser des réalisations d’améliorations énergétiques collectives est indispensable.
À titre individuel cependant, des résultats rapides peuvent généralement être obtenus afin de garder son bien sur le marché de la location, en améliorant le système de chauffage (robinets thermostatiques, ou amélioration de la chaudière si on est en individuel), l’isolation (combles, menuiseries, isolation thermique par l’intérieur) ou la ventilation.

De manière générale, il faut éviter de faire individuellement les travaux qui pourraient être faits collectivement.

Un audit énergétique permet d’obtenir certaines aides, et de savoir quels travaux faire pour garantir un résultat, ainsi qu’une première analyse des travaux collectifs possibles.

Il y a-t-il des contrôles pour empêcher la location de ces logements désormais interdits ?

Il n’est aujourd’hui pas prévu de contrôles, cependant on peut s’attendre à ce que les locataires soient vigilants sur le sujet.

Quelles sont les perspectives pour 2023 pour aider les copropriétaires à rénover leurs biens ?

Pour les copropriétaires, la rénovation globale collective, dans laquelle on peut intégrer certains gestes travaux est la solution idéale, d’autant que l’aide de l’Anah MaPrimeRénov’ Copropriétés a revu à la hausse ses plafonds ainsi que les aides concernant les foyers très modestes et modestes, pour une mise en place dès le 1er février 2023.

L’aide socle de 25 % du montant des travaux qui était plafonnée à 15 000 € de travaux, est désormais plafonnée à 25 000 € de travaux, une aide potentielle qui passe donc de 3 750 € à 6 250 €.
Les aides individuelles de 1 500 € et 750 € pour les foyers très modestes et modestes (foyers bleus et jaunes) passent respectivement à 3 000 € et 1 500 €.

“C’est plus que jamais le moment de s’engager sereinement dans la rénovation globale de sa copropriété, et cela commence par le choix d’une assistance à maîtrise d’ouvrage, qui pourra également mobiliser l’aide à la rénovation globale des Certificats d’Économies d’Énergie”, souligne Tanguy Dupont, directeur des solutions Hellio pour l’habitat collectif.

Retrouvez les explications de Tanguy Dupont pour savoir si un logement est concerné, en détaillant notamment la lecture du DPE et la différence entre l’énergie primaire et l’énergie finale.

[1] Un DPE vierge est un DPE qui ne donne pas d’étiquette énergétique, faute d’informations. Ce n’est aujourd’hui plus autorisé, mais les DPE vierges faits peu avant juillet 2021 restent valables jusque fin 2024

Photo de Robin Ooode sur Unsplash

De l’hydrogène bon marché et durable grâce à l’énergie solaire

De l'hydrogène bon marché et durable grâce à l'énergie solaire

Un nouveau type de panneau solaire, mis au point à l’université du Michigan, a atteint une efficacité de 9% dans la conversion de l’eau en hydrogène et en oxygène, imitant ainsi une étape cruciale de la photosynthèse naturelle. À l’extérieur, cela représente une avancée majeure dans la technologie, près de 10 fois plus efficace que les expériences de fractionnement de l’eau solaire de ce type.

Mais le plus grand avantage est de faire baisser le coût de l’hydrogène durable. Cela est possible en réduisant le semi-conducteur, qui est généralement la partie la plus coûteuse du dispositif. Le semi-conducteur auto-réparateur de l’équipe résiste à une lumière concentrée équivalente à 160 soleils.

Actuellement, les humains produisent de l’hydrogène à partir du méthane, un combustible fossile, en utilisant une grande quantité d’énergie fossile dans le processus. En revanche, les plantes récoltent les atomes d’hydrogène de l’eau en utilisant la lumière du soleil. À l’heure où l’humanité tente de réduire ses émissions de carbone, l’hydrogène est intéressant à la fois comme carburant autonome et comme composant de carburants durables fabriqués à partir de dioxyde de carbone recyclé. De même, il est nécessaire pour de nombreux processus chimiques, comme la production d’engrais.

Au final, nous pensons que les dispositifs de photosynthèse artificielle seront beaucoup plus efficaces que la photosynthèse naturelle, ce qui ouvrira la voie à la neutralité carbone“, a déclaré Zetian Mi, professeur d’ingénierie électrique et informatique à l’U-M, qui a dirigé l’étude rapportée dans Nature.

Ce résultat exceptionnel est le fruit de deux avancées. La première est la capacité de concentrer la lumière du soleil sans détruire le semi-conducteur qui capte la lumière.

Nous avons réduit la taille du semi-conducteur de plus de 100 fois par rapport à certains semi-conducteurs ne fonctionnant qu’à faible intensité lumineuse“, a déclaré Peng Zhou, chercheur en génie électrique et informatique à l’U-M et premier auteur de l’étude. “L’hydrogène produit par notre technologie pourrait être très bon marché“.

La seconde consiste à utiliser à la fois la partie la plus énergétique du spectre solaire pour diviser l’eau et la partie la plus faible du spectre pour fournir la chaleur qui encourage la réaction. Cette magie est rendue possible par un catalyseur semi-conducteur qui s’améliore avec l’usage, résistant à la dégradation que subissent habituellement les catalyseurs qui exploitent la lumière du soleil pour provoquer des réactions chimiques.

En plus de supporter des intensités lumineuses élevées, il peut prospérer à des températures élevées, qui sont pénibles pour les semi-conducteurs des ordinateurs. Les températures élevées accélèrent le processus de séparation de l’eau, et la chaleur supplémentaire encourage également l’hydrogène et l’oxygène à rester séparés plutôt que de renouveler leurs liens et de former de l’eau une nouvelle fois. Ces deux facteurs ont permis à l’équipe de récolter davantage d’hydrogène.

Détail de l’énergie solaire éclairant le semi-conducteur dans l’expérience de Peng Zhou et des membres du groupe de recherche de Zetian Mi. Les bulles sont de l’eau transformée en gaz. Photo : Brenda Ahearn/Université du Michigan, Collège d’ingénierie

Pour l’expérience en plein air, Zhou a installé une lentille de la taille d’une fenêtre de maison pour concentrer la lumière du soleil sur un panneau expérimental de quelques centimètres de diamètre. À l’intérieur de ce panneau, le catalyseur semi-conducteur était recouvert d’une couche d’eau, qui bouillonnait avec les gaz d’hydrogène et d’oxygène qu’il séparait.

Le catalyseur est constitué de nanostructures de nitrure d’indium et de gallium, développées sur une surface de silicium. Cette tranche de semi-conducteur capte la lumière et la convertit en électrons libres et en trous – des espaces chargés positivement laissés par les électrons libérés par la lumière. Les nanostructures sont parsemées de boules de métal à l’échelle nanométrique, d’un 1/2000e de millimètre de diamètre, qui utilisent ces électrons et ces trous pour aider à diriger la réaction.

Une simple couche isolante sur le panneau maintient la température à 75 degrés Celsius (167 degrés Fahrenheit), suffisamment chaude pour favoriser la réaction tout en étant suffisamment froide pour que le catalyseur semi-conducteur fonctionne bien. La version extérieure de l’expérience, avec un ensoleillement et une température moins fiables, a atteint une efficacité de 6,1 % pour transformer l’énergie du soleil en hydrogène. En revanche, à l’intérieur, le système a atteint une efficacité de 9 %.

Les prochains défis que l’équipe entend relever sont l’amélioration de l’efficacité et l’obtention d’un hydrogène de très grande pureté pouvant être directement utilisé dans les piles à combustible.

Étude : Efficacité solaire-hydrogène de >9% dans la séparation photocatalytique de l’eau (DOI : 10.1038/s41586-022-05399-1)

Une partie de la propriété intellectuelle liée à ces travaux a été cédée sous licence à NS Nanotech Inc. et NX Fuels Inc. qui ont été cofondées par Mi. L’Université du Michigan et Mi ont un intérêt financier dans ces deux sociétés.

Ces travaux ont été soutenus par la National Science Foundation, le ministère de la Défense, le Michigan Translational Research and Commercialization Innovation Hub, le Blue Sky Program du College of Engineering de l’Université du Michigan et le Army Research Office.

Ceinture de sécurité chauffante : plus de confort et d’autonomie pour les voitures électriques en hiver

Ceinture de sécurité chauffante : plus de confort et d'autonomie pour les voitures électriques en hiver

ZF développe une ceinture de sécurité chauffante pour les véhicules électriques. Les conducteurs pourraient ainsi réduire le chauffage, très énergivore, de l’ensemble de l’habitacle, et notamment en combinaison avec d’autres chauffages par contact, tels que le siège chauffant.

En outre, la “chaleur de contact rapide” permet un concept de climatisation avec un chauffage global plus lent et plus économe sur le plan énergétique. Pendant la saison froide, il est ainsi possible de gagner jusqu’à 15 % d’autonomie. Le système est basé sur une sangle spéciale munie de petits fils conducteurs chauffants tissés qui n’augmentent pratiquement pas l’épaisseur de la sangle. Cela facilite l’intégration par les constructeurs automobiles et offre aux passagers le même confort que la sangle standard. La ceinture chauffante procure aux occupants une sensation de chaleur uniforme et près du corps.

Grâce à sa fonction de chauffage intégrée, la nouvelle ceinture de sécurité chauffante de ZF procure une chaleur agréable, typiquement entre 36 et 40 degrés Celsius, dès le début du trajet. En combinaison avec des sièges chauffants, les occupants bénéficient ainsi d’un chauffage “intégral”. Pendant la saison froide, la combinaison avec le chauffage des sièges, des ceintures et du volant permet de réduire le chauffage de l’habitacle, très énergivore. Sur les véhicules électriques, celui-ci utilise, de par sa conception, l’énergie de la batterie, car il n’y a pas de chaleur résiduelle utilisable comme sur un moteur à combustion. Il devient ainsi possible de gagner jusqu’à 15 % d’autonomie.

D’autres avantages de la ceinture de sécurité chauffante de ZF sont déterminants pour sa large acceptation par les automobilistes : elle se comporte comme une ceinture de sécurité classique et son fonctionnement reste également identique.

Aussi mince et sécuritaire que d’habitude

Pour cette innovation, ZF a utilisé un procédé de traitement textile spécial. Les petits fils conducteurs sont tissés dans la structure de la ceinture. Les éléments de contact des circuits électriques de chauffage sont placés de telle manière qu’ils n’affectent pas le fonctionnement de la ceinture ni son enroulement.

Il n’est pas nécessaire d’utiliser des rétracteurs de ceinture spéciaux à d’autres endroits de l’installation, ni de posséder des qualifications particulières pour le montage dans le véhicule. Enfin, et bien entendu, la ceinture chauffante n’est en aucun cas inférieure à ses homologues conventionnelles en termes de protection des occupants.

Un atout indirect important en matière de sécurité

Pour un effet de réchauffement optimal pendant la saison froide, les occupants devraient éviter de porter des vêtements volumineux tels que des doudounes avec la ceinture chauffante. Le potentiel de sécurité augmente généralement aussi dans ce cas. La ceinture est alors beaucoup plus proche du corps et peut ainsi mieux retenir et protéger l’occupant en cas de collision.

A propos de ZF

ZF est un équipementier leader et présent dans le monde entier, qui fournit des systèmes de mobilité pour le secteur automobile, les véhicules industriels et des applications industrielles. ZF permet aux véhicules de voir, penser et agir. Dans les quatre domaines technologiques que sont la commande de mouvement d’un véhicule, la sécurité intégrée, la conduite automatisée et la mobilité électrique, ZF propose des solutions complètes de produits et de logiciels pour les fabricants de véhicules établis et les prestataires de services de mobilité et de transport émergents. ZF électrifie une large gamme de types de véhicules. Avec ses produits, la société contribue à réduire les émissions, à protéger le climat et à améliorer une mobilité sûre.

Totalisant environ 157 500 employés à travers le monde, ZF a réalisé un chiffre d’affaires de 38,3 milliards d’euros au cours de l’exercice fiscal 2021. La société exploite 188 sites de production dans 31 pays.

Berkeley Lab met au point une nouvelle méthode de réfrigération “très cool”

Berkeley Lab met au point une nouvelle méthode de réfrigération "très cool"

L’ajout de sel sur une route avant une tempête hivernale modifie le moment où la glace se formera. Des chercheurs du Lawrence Berkeley National Laboratory (Berkeley Lab) du ministère de l’énergie ont appliqué ce concept de base pour mettre au point une nouvelle méthode de chauffage et de refroidissement. Cette technique, qu’ils ont baptisée “refroidissement ionocalorique”, est décrite dans un article publié le 23 décembre dans la revue Science.

Le refroidissement ionocalorique tire parti de la manière dont l’énergie, ou la chaleur, est stockée ou libérée lorsqu’un matériau change de phase, par exemple lorsqu’il passe de la glace solide à l’eau liquide. La fonte d’un matériau absorbe la chaleur de l’environnement, tandis que sa solidification libère de la chaleur. Le cycle ionocalorique provoque ce changement de phase et de température grâce au flux d’ions (atomes ou molécules chargés électriquement) qui proviennent d’un sel.

Les chercheurs espèrent que cette méthode pourrait un jour permettre un chauffage et un refroidissement efficaces, qui représentent plus de la moitié de l’énergie utilisée dans les foyers, et contribuer à éliminer progressivement les systèmes actuels de “compression de vapeur“, qui utilisent des gaz à fort potentiel de réchauffement planétaire comme réfrigérants. La réfrigération ionocalorique éliminerait le risque de voir ces gaz s’échapper dans l’atmosphère en les remplaçant par des composants solides et liquides.

Le paysage des réfrigérants est un problème non résolu : personne n’a réussi à mettre au point une solution alternative qui rende les choses froides, fonctionne efficacement, est sûre et ne nuit pas à l’environnement“, a déclaré Drew Lilley, assistant de recherche diplômé au Berkeley Lab et candidat au doctorat à l’UC Berkeley qui a dirigé l’étude. “Nous pensons que le cycle ionocalorique a le potentiel d’atteindre tous ces objectifs s’il est réalisé de manière appropriée.

Trouver une solution qui remplace les réfrigérants actuels est essentiel pour que les pays atteignent les objectifs en matière de changement climatique, tels que ceux de l’amendement de Kigali (accepté par 145 parties, dont les États-Unis en octobre 2022). Cet accord engage les signataires à réduire la production et la consommation d’hydrofluorocarbures (HFC) d’au moins 80 % au cours des 25 prochaines années. Les HFC sont de puissants gaz à effet de serre que l’on trouve couramment dans les réfrigérateurs et les systèmes de climatisation, et qui peuvent piéger la chaleur des milliers de fois aussi efficacement que le dioxyde de carbone.

Le nouveau cycle ionocalorique s’ajoute à plusieurs autres types de refroidissement “calorique” en cours de développement. Ces techniques utilisent différentes méthodes – notamment le magnétisme, la pression, l’étirement et les champs électriques – pour manipuler des matériaux solides afin qu’ils absorbent ou libèrent de la chaleur. Le refroidissement ionocalorique diffère en utilisant des ions pour provoquer des changements de phase solide-liquide. L’utilisation d’un liquide présente l’avantage supplémentaire de rendre le matériau pompable, ce qui facilite l’entrée et la sortie de la chaleur du système, ce qui n’est pas toujours le cas pour le refroidissement à l’état solide.

Lilley et l’auteur correspondant, Ravi Prasher, chercheur affilié au département des technologies énergétiques du Berkeley Lab et professeur auxiliaire en génie mécanique à l’université de Berkeley, ont exposé la théorie qui sous-tend le cycle ionocalorique. Ils ont calculé qu’il a le potentiel de concurrencer, voire de dépasser, l’efficacité des réfrigérants gazeux présents dans la majorité des systèmes actuels.

Ils ont également démontré la technique de manière expérimentale. Lilley a utilisé un sel composé d’iode et de sodium, ainsi que du carbonate d’éthylène, un solvant organique commun utilisé dans les batteries lithium-ion.

Il est possible d’avoir des réfrigérants dont le PRG (potentiel de réchauffement planétaire) est non seulement nul, mais aussi négatif“, a déclaré M. Lilley. “L’utilisation d’un matériau comme le carbonate d’éthylène pourrait en fait être neutre en carbone, car il est produit en utilisant du dioxyde de carbone comme intrant. Cela pourrait nous permettre d’utiliser le CO2 issu de la capture du carbone.

Le passage du courant dans le système déplace les ions, ce qui modifie le point de fusion du matériau. Lorsqu’il fond, le matériau absorbe la chaleur de l’environnement, et lorsque les ions sont retirés et que le matériau se solidifie, il restitue la chaleur. La première expérience a montré un changement de température de 25 degrés Celsius en utilisant moins d’un volt, une élévation de température plus importante que celle démontrée par d’autres technologies caloriques.

Il y a trois choses que nous essayons d’équilibrer : le PRG du réfrigérant, l’efficacité énergétique et le coût de l’équipement lui-même“, a déclaré Prasher. “Dès le premier essai, nos données semblent très prometteuses sur ces trois aspects.”

Si les méthodes caloriques sont souvent évoquées sous l’angle de leur pouvoir de refroidissement, les cycles peuvent également être exploités pour des applications telles que le chauffage de l’eau ou le chauffage industriel. L’équipe ionocalorique poursuit ses travaux sur des prototypes afin de déterminer comment la technique pourrait être mise à l’échelle pour supporter de grandes quantités de refroidissement, améliorer la quantité de changement de température que le système peut supporter, et améliorer l’efficacité.

Nous avons ce tout nouveau cycle et cadre thermodynamique qui rassemble des éléments de différents domaines, et nous avons montré qu’il peut fonctionner“, a déclaré Prasher. “Maintenant, il est temps de procéder à des expériences pour tester différentes combinaisons de matériaux et de techniques afin de relever les défis techniques.”

Lilley et Prasher ont reçu un brevet provisoire pour le cycle de réfrigération ionocalorique, et la technologie est maintenant disponible pour l’octroi de licences en contactant [email protected]

Ce travail a été soutenu par le programme de technologies de construction de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables du DOE.

Légende : La photo représente des éléments liés au refroidissement ionocalorique, un cycle de réfrigération récemment développé qui, selon les chercheurs, pourrait aider à éliminer progressivement les réfrigérants qui contribuent au réchauffement de la planète.

Crédit : Jenny Nuss/Berkeley Lab

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Fondé en 1931 sur la conviction que les plus grands défis scientifiques sont mieux relevés par des équipes, le Lawrence Berkeley National Laboratory et ses scientifiques ont été récompensés par 16 prix Nobel. Aujourd’hui, les chercheurs du Berkeley Lab développent des solutions énergétiques et environnementales durables, créent de nouveaux matériaux utiles, repoussent les frontières de l’informatique et sondent les mystères de la vie, de la matière et de l’univers. Des scientifiques du monde entier s’appuient sur les installations du Berkeley Lab pour leurs propres découvertes scientifiques. Le Berkeley Lab est un laboratoire national multiprogramme, géré par l’Université de Californie pour le compte de l’Office of Science du ministère américain de l’énergie.

L’Office of Science du DOE est le plus important soutien à la recherche fondamentale en sciences physiques aux États-Unis et s’efforce de relever certains des défis les plus pressants de notre époque. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site energy.gov/science.

Le point sur le fioul domestique

Le point sur le fioul domestique

Issu de la distillation du pétrole, le fioul est un combustible utilisé dans les chaudières. Produit préféré des ménages français, sa consommation a toutefois baissé au cours des dernières années. Son prix est par contre en évolution régulière en fonction des nombreux facteurs qui le composent. Le fioul est un combustible qui comprend de nombreux avantages. Facile à utiliser, il est également économique et stockable et peut être combiné aux énergies renouvelables.

Les statistiques du fioul dans les régions françaises

Le fioul est l’un des moyens de chauffage les plus répandus en France. Il est privilégié par 24 % des ménages français qui le préfèrent au gaz et à l’électricité. La consommation moyenne de fioul est de 2375 euros par an. Bien que son utilisation soit en régression depuis quelques années, il demeure le chauffage le plus utilisé.

En 1965, sa consommation était de 13 millions de tonnes en France. Ce chiffre a connu une progression quasi linéaire d’environ 2 % au cours des années qui ont suivi jusqu’en 1973 où elle a atteint un sommet de 37,2 millions de tonnes. Depuis lors, sa consommation connaît un déclin croissant qui s’est stabilisé 6 millions de tonnes en 2017. Un déclin qui s’explique par de nombreux facteurs comme le développement des énergies renouvelables, l’essor du chauffage électrique, etc.

Toutefois, malgré ce déclin, force est de constater que des millions de foyers continuent d’utiliser le fioul. En 2016, 12,4 % de la population française utilise encore ce combustible. Approximativement 2,8 millions de chaudières ont été recensées en 2016 rien que pour les maisons individuelles. Cependant, ce parc se réduit progressivement par an. Nous vous recommandons de consulter les sites officiels pour voir l’évolution du fioul en France par région ou département.

En 2010, la consommation de fioul était de 15 millions de tonnes avec 477 litres consommés par seconde. La dépense annuelle moyenne était de 2375 euros pour un prix d’achat de 876 euros par mètre cube.

Le prix du fioul a également oscillé au fil des ans. Rien qu’au cours de l’année 2020, la tendance a beaucoup varié entre la baisse et la hausse. Parti à 1 703 euros par litre en début d’année, il est passé à 1,5 euro au cours de l’année avant de se stabiliser à 1,7 euro à la fin de la même année.

Au cours de l’année 2021, nous pouvons constater une forte régression avec les prix qui se situaient entre 0,7 et 1,01 euro le litre. En 2022, la tendance est à la hausse avec un prix moyen de 1,18 euro le litre.

Le point sur le fioul domestique

Comment expliquer les variations du cours du fioul ?

Plusieurs facteurs (locaux et mondiaux) et souvent saisonniers expliquent la variation du cours du fioul pendant une période. Notons aussi les charges de raffinage et la marge du fournisseur qui sont également incluses dans le calcul du prix.

Le marché mondial

Le prix du fioul varie au cours de l’année en fonction de l’offre et de la demande du marché du pétrole. En effet, le prix du pétrole, auquel est indexé celui du fioul, fluctue régulièrement et cette variation se répercute inéluctablement sur le tarif du fioul. Le marché mondial du pétrole dépend aussi des facteurs géopolitiques qui impactent directement sur le prix du baril de pétrole.

La météo

La météo est un facteur naturel qui occupe une grande place dans la fluctuation des prix des combustibles. Il s’agit principalement de la température saisonnière qui a un impact sur l’offre et la demande du fioul. Par temps clément, les foyers consomment peu de fioul, ce qui contribue à faire chuter le prix final du combustible.

Par contre, lorsque la température tombe, les familles ont plus besoin de chauffer leur habitation. Par conséquent, la consommation du fioul augmente, entraînant la hausse de son prix.

Le transport et le stockage

Le fioul est livré en France par bateau ou camion via des ports situés dans trois zones d’approvisionnement : la mer du Nord, l’Atlantique et la Méditerranée. Plus votre habitation est éloignée de ces zones, plus le coût d’acheminement du fioul vers votre logement sera élevé. Par ailleurs, des frais de logistiques supplémentaires peuvent s’ajouter au prix du transport.

Les distributeurs importent d’importantes quantités de fioul qu’ils stockent dans leurs entrepôts. Ce qui n’est pas sans incidence sur le prix de vente final.

La fiscalité sur le fioul

La fiscalité est un facteur non négligeable qui représente plus de 33 % du prix de vente du fioul. Deux taxes sont applicables sur le fioul : la Taxe intérieure de Consommation sur les Produits énergétiques (TICPE) et la TVA.

Le montant de la TICPE est fixe sur le litre du fioul et occupe une grande part dans le prix du fioul. À l’instar de nombreux produits commercialisés en France, ce combustible est assujetti à la TVA au taux de 20 %.

Le Cambodge, 1er pays au monde à proposer une usine automobile sans émission carbone

Le Cambodge, 1er pays au monde à proposer une usine automobile sans émission carbone

Si l’Europe votait, le 27 octobre dernier, l’interdiction des véhicules thermiques à partir de 2030, Yann Vaudin, un français installé depuis 2013 au Cambodge et fondateur de Voltra Motors, n’a pas attendu pour proposer les premiers scooters électriques du royaume et devenir le leader des deux roues 100 % électriques dès 2019, dans son nouveau pays.

Aujourd’hui, il va encore plus loin en annonçant construire la seule usine automobile au monde qui n’émettra pas le moindre gramme de carbone. Et l’année 2023 commence sous de bons augures avec la sortie du dernier modèle.

Le 2 roues : enjeu écologique central au Cambodge

Moyen de circulation favori des Cambodgiens, le scooter à essence est omniprésent au Cambodge, où il est responsable d’émissions massives de gaz à effet de serre ( Phnom Penh 1,7 million de motos, qui rejettent plus de trois millions de tonnes de CO2 chaque année). Le Français Yann Vaudin, a tout de suite vu le potentiel de se lancer avec une raison d’être pour le Pays en élaborant le premier vélo-scooter électrique fabriqué dans le royaume. Depuis, l’aventure continue et ne cesse de proposer toujours mieux avec différents modèles.

Trois ans ont d’ailleurs été nécessaires pour élaborer le premier modèle de scooter électrique. Voltra Motors a dû s’adapter au climat tropical cambodgien, notamment en utilisant des vis et des peintures adaptées pour résister à l’humidité et aux pluies de mousson. Mais le plus important défi a été de réussir à proposer un véhicule électrique accessible tout en restant exigeant sur la qualité. Avec un prix de 1590$, une autonomie de 115 km, un coût pour 100km de 0,3 $, deux années d’assurance offertes grâce à un partenariat et un taux d’intérêts pour emprunter le plus bas du marché cambodgien, Voltra assomme la concurrence. Les Honda et Yamaha 110cc sont à 1800$ pour un coût d’environ 2$ les 100 km. Sans compter avantages bancaires et l’assurance.

Le dernier modèle vient tout juste de sortir. Plus performant, il n’a pas de concurrents sur les marchés thaïlandais et vietnamien. Marchés qu’il vise une fois la production de l’usine bien lancée.

Déjà leader du marché avec cambodgien avec des clients prestigieux comme le ministère des transports, les Nations Unies Pour le Développement, Smart Axiata ou encore l’Agence Française pour le Développement, l’année 2023 s’annonce essentielle avec le lancement de cette fameuse usine.

Le graal environnemental pour le Cambodge grâce à l’usine Voltra

Respecter les émissions de carbone de 0% à travers la construction, la production, le recyclage et le fonctionnement est un gros défi. Défi que Yann Vaudin relève en étant accompagné d’un architecte français spécialisé, Yvon Chalm, installé au Cambodge depuis plus de 20 ans.

Cette usine sera la seule au monde qui émettra 0% de carbone.

Quelques informations sur l’usine :

  • L’usine de plus de 8.000m2 sur un terrain de 9,24 hectares sera inaugurée en fin 2023.
  • L’usine emploiera environ 150 personnes (une dizaine actuellement).
  • Plus de 100 000 véhicules seront produits par an de la marque déposée Voltra à partir de pièces fabriquées sur place.
  • Seront quotidiennement recyclées 4 tonnes de plastiques.

Yann Vaudin, spécialiste en énergies renouvelables, décide de quitter les Landes et entreprend un tour du monde en 2012 avec un projet d’expatriation. Après avoir visité dix pays, il s’installe en mars 2013 à Siem Reap, où il fonde Green e-bike, la première entreprise de location de vélos électriques pour visiter le parc archéologique d’Angkor. Rapidement, il a pour projet de produire le premier deux-roues électrique cambodgien. Un projet qui s’est concrétisé par la création de Voltra, et qui va finalement aboutir en novembre 2019. Voltra Motors bénéficie du reste du soutien du gouvernement Cambodgien et d’institutions internationales. Il développe aussi un système de formation en électromécanique, en partenariat avec une université et l’ONG PSE pour travailler sur du long terme avec des ouvriers compétents.)

Photo / Crédit – Voltra