Alors que les visiteurs du Mondial et les professionnels s’interrogent sur la fabrication des batteries de voitures électriques en France, la filière nationale compte plus de 11 000 emplois directs et plus de trente sites industriels et de recherche.
La France dispose déjà d’une véritable industrie de la batterie et travaille à l’émergence d’une chaîne de valeur complète. La cartographie nationale présentée par France Batterie recense les entreprises actives sur l’ensemble de la chaîne de valeur telle que l’extraction et la transformation des matières premières, la production de matériaux et de composants, la fabrication de cellules, l’assemblage, l’électronique, la réparation, la seconde vie et le recyclage.
Les exemples d’ACC et de Verkor témoignent de cette réalité industrielle et du changement d’échelle qui s’opère. La France s’appuie par ailleurs sur son expertise historique dans les technologies lithium-ion, et sa recherche académique prépare également les prochaines générations de batteries, notamment sodium-ion et tout-solide, afin de préserver sa maîtrise des technologies stratégiques de demain.
Un composant clé pour l’automobile et la souveraineté
Représentant 30 % à 40 % de la valeur ajoutée d’un véhicule électrique, la batterie est présentée comme un composant clé. Renforcer l’industrie de la batterie doit consolider le secteur automobile et tout l’écosystème d’ETI et de PME dépendant de ce marché de volume, directement ou indirectement.
Au-delà de l’électrification des transports, les batteries sont également un élément clé dans certains systèmes critiques pour la souveraineté européenne, à savoir l’énergie, l’aéronautique et la défense. Maîtriser la production de batteries doit permettre de sécuriser ces systèmes, notamment d’un point de vue cyber.
Un changement d’échelle à sécuriser
L’enjeu est désormais de donner à la filière les conditions économiques, industrielles et réglementaires nécessaires au changement d’échelle, à la compétitivité et à la souveraineté. Cela suppose notamment de faire émerger une demande pour les batteries et les matériaux européens en valorisant leur contenu européen et leur contribution à la résilience industrielle.
« Produire des batteries en Europe n’est plus une ambition, c’est une réalité industrielle. L’enjeu est maintenant de faire réussir cette filière, car la compétitivité des fabricants européens de batteries conditionne l’avenir de toute la chaîne de valeur automobile. », Matthieu Hubert, Secrétaire général, ACC

















