Récupérer 400 km d’autonomie le temps d’un café, rouler plus de 1 600 km sans ravitailler ou débourser moins de 26 000 euros. La gamme BYD Seal 08 aligne ces arguments, mais ils ne décrivent pas une seule et même configuration.
La recharge éclair devient la norme
C’est le vrai coup de force. La Seal 08 demeure la première BYD à proposer le Flash Charging de série sur une gamme comprenant à la fois des électriques et des hybrides rechargeables. La marque chinoise généralise cette technologie sur une berline de 5,15 mètres. La promesse de récupérer 400 km en cinq minutes reste toutefois liée aux conditions de recharge et à l’accès à une borne adaptée.
En Chine, le réseau de bornes de recharge n’est plus marginal. BYD comptait 11 586 stations Flash Charging dans 341 villes en septembre 2026, dont 2 000 sur autoroute. En Europe, le déploiement commence seulement.
Six versions, deux philosophies
Sous la carrosserie, la Seal 08 décline six configurations. Trois versions 100% électriques, dont une transmission intégrale à deux moteurs, et trois hybrides rechargeables : deux DM-i à traction et une DM-p à transmission intégrale.
L’autonomie électrique grimpe jusqu’à 905 km selon le cycle chinois CLTC. Les DM-i revendiquent jusqu’à 400 km en électrique et 1 660 km cumulés. La DM-p annonce 350 km en électrique et 1 620 km au total.
Le gabarit impressionne, avec 5 150 mm de long, 1 999 mm de large et un empattement de 3 030 mm. Le train arrière directeur est de série et ramène le rayon de braquage à 4,95 mètres. La suspension pneumatique DiSus-A, capable d’ajuster hauteur et fermeté, est en revanche réservée aux finitions Flagship.
Les Premium quant à eux disposent de l’amortissement adaptatif DiSus-C.

Le prix, l’argument qui fait mal
Il faut compter 196 900 yuans pour l’entrée de gamme, soit environ 29 000 dollars ou 25 800 euros. Attention, ce montant correspond au marché chinois, et non à un futur tarif européen. La Seal 08 se positionne ainsi face aux grandes berlines comme la Xiaomi SU7 et la Zeekr 001, tout en proposant le choix entre l’électrique et l’hybride rechargeable.
Des estimations reprises par la presse évoquent environ 65 000 commandes verrouillées. Mais près de 40 000 correspondraient à des réservations ouvertes dès le 12 juin, avant la publication des prix. Un peu plus de 25 000 seraient arrivées après leur annonce, le 2 juillet.
L’Europe devra patienter, puis payer
Les 905 km d’autonomie relèvent du cycle chinois CLTC, pas d’une homologation WLTP, ni d’un essai sur autoroute. Aucun chiffre WLTP n’est publié dans les informations disponibles.
Il faut savoir que les versions électriques importées de Chine sont soumises à un droit de douane de 10%, auquel s’ajoute pour BYD une surtaxe antisubventions de 17%.
Les hybrides rechargeables restent, à ce stade, au droit de base, même si Bruxelles prépare une taxation spécifique. Le transport, l’homologation et la TVA entreraient également dans l’équation.
















