Création d’une filière du photovoltaïque à concentration en France

Suite à l’appel d’offres publié par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) pour l’exploitation de centrales solaires d’une puissance totale de 100 MW utilisant la technologie photovoltaïque à concentration, Alstom et Soitec ont annoncé hier la signature d’un accord de coopération allant dans ce sens.

Afin de répondre aux besoins du marché des centrales solaires photovoltaïques à concentration, les 2 entités proposerons une offre "complète" et "compétitive". Les modules Soitec à très haut rendement restent par exemple bien adaptés à la production d’électricité solaire dans le sud de la France.

Alstom et Soitec souhaitent également créer une filière d’excellence créatrice d’emplois et apte à répondre pleinement aux enjeux de la transition énergétique en France. Ces futures centrales serviront de vitrine à l’export pour promouvoir l’offre française de centrales photovoltaïques à concentration clé-en-main.

"Cet accord de coopération avec Soitec témoigne de la volonté d’Alstom d’élargir son offre et de développer ses technologies dans les énergies renouvelables. Avec le solaire thermique concentré, nous sommes déjà capables de fournir des produits pour des centrales de grande capacité. Grâce à notre collaboration avec Soitec dans le photovoltaïque à concentration, nous proposerons une offre parfaitement complémentaire pour des centrales solaires à haut rendement de taille très flexible et au déploiement rapide" a déclaré Jérôme Pécresse, Président d’Alstom Renewable Power.

"Cet accord de coopération avec Alstom confirme que notre technologie photovoltaïque à concentration répond parfaitement aux enjeux de la transition énergétique en France et à une demande croissante dans le monde pour une énergie propre, fiable et compétitive", a ajouté André-Jacques Auberton-Hervé, Président-directeur général de Soitec.

Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), l’énergie solaire regroupant énergie solaire à concentration et énergie photovoltaïque pourrait représenter 25% de la production d’électricité totale d’ici 2050 et couvrir un tiers de la demande mondiale à partir de 2060.

         

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Luis

¤ A l’évidence, l’avenir du solaire est radieux, ce qui n’est pas le cas du nucléaire. L’AIE estime que le solaire pourrait représenter 25% de la production mondiale d’électricité en 2050 et 33% en 2060. De son côté, l’AIEA (atomique) estime que le nucléaire représenterait entre 5% et 12% de l’électricité mondiale en 2050, avec une fourchette de 10,4% à 13,6% en 2030. La production d’électricité du solaire pourrait donc bien dépasser celle du nucléaire vers 2030.

Homer

Donc selon vous si une source d’énergie aura une part plus importante qu’une autre dans la production d’énergie à l’échelle mondiale ce la en fait une énergie meilleure ? Quel est alors votre opinion sur le charbon ?

Luis

¤ Tout simplement, la production mondiale de charbon devrait plafonner dans une vingtaine d’années et dix ans plus tôt en Chine. Cela fera moins d’électricité provenant du charbon par la suite. On verra en 2050 (pour ceux qui suivront ce sujet). De même pour le gaz. Les temps vont être difficiles pour les énergies du 20e siècle.

Homer

Plafonner ? Je ne vous suis plus. Soit vous considérer que le solaire est meilleur parce que sa part de production sera supérieur au nucléaire et dans ce cas le charbon est encore meilleur. Soit vous considérer que le charbon n’est pas bien car sa courbe de production va plafonner. Mais dans ce cas vous regarder la pente de la courbe. Et donc le nucléaire en passant selon vos chiffres de 5 à 10% va doubler alors que le charbon (de 25 à 33%) aura une progression plus faible proportionnellement. On voit ici le problème de jugé de la qualité d’une énergie selon sa part d’utilisation. De plus dire qu’une énergie est mauvaise car elle ne progresse plus en part de production est très limité car une foi arriver à 100% on est bloqué.

Guydegif(91)

Cette JV Alstom + Soitec pour BOOSTER la progression de cette filière est une bonne chose ! ”…offre parfaitement complémentaire pour des centrales solaires à haut rendement de taille très flexible et au déploiement rapiude” OK, Très Bien ! Sud de la France: OUI ! Ne pas oublier aussi les DOM-TOM, où soleil encore plus intense, sans oublier pour autant les artifices de protection anti-cyclônes, afin de coucher les unités (CPV sur trackers) avec protection ad hoc…Comme c’est fait pour les éoliennes dans ces territoires-là. Longue vie à ces Synergies Soitec – Alstom ! A+ Salutations Guydegif(91)

jpdebangui

Tant que nous resterons sur Terre, et nous ne sommes pas près de la quitter, le nucléaire actuel (EPR…) ou futur (H contrôlée) restera la seule source réellement disponible pour les grandes puissances concentrées (à l’exception de l’hydroélectrique bien sûr) nécessaires aux industriels.

Velka

A part une nouvelle polémique des pro-nucléaires, enfants gâtés de la France de ces dernières décennies, on s’habitue aux subventions illimitées,.. Mais maintenant qu’on leur présente la facture du démantèlement des centrales et du stockage de déchets, les voila forts dépourvus et à court d’arguments scientifiques, ou économiques. Il leur reste quelques polémiques à mener à contre courant, et certainement des moyens importants en termes de lobbying. Mais ce qui devient inquiétant c’est qu’à force de s’éloigner de la rationalité, même par les discours, on se rapproche de l’obscurantiste. Cet argent serait certainement mieux employé à travailler à la sécurité des centrales. Le solaire est assurément l’énergie du futur et il ne reste plus beaucoup de temps à la France pour réinvestir massivement dans ce secteur.

Velka

A part une nouvelle polémique des pro-nucléaires, enfants gâtés de la France de ces dernières décennies, on s’habitue aux subventions illimitées,.. Mais maintenant qu’on leur présente la facture du démantèlement des centrales et du stockage de déchets, les voila forts dépourvus et à court d’arguments scientifiques, ou économiques. Il leur reste quelques polémiques à mener à contre courant, et certainement des moyens importants en termes de lobbying, mais ce qui devient inquiétant, c’est qu’à force de s’éloigner de la rationalité, be serais que par le discours, on se rapproche de l’obscurantiste. Cet argent serait certainement mieux employé à travailler à la sécurité des centrales. Le solaire est assurément l’énergie du futur et il ne reste plus beaucoup de temps à la France pour réinvestir massivement dans ce secteur.

Dan1

“Mais maintenant qu’on leur présente la facture du démantèlement des centrales et du stockage de déchets, les voila forts dépourvus et à court d’arguments scientifiques, ou économiques.” Ah mais non vous vous trompez lourdement, j’ai justement un argument de poids sur la facture du démantèlement : Enfin, vous n’êtes même pas au courant des déclarations de Sophia : Un engagement pour l’avenir Pour Greenpeace, plus vite la centrale nucléaire arrêtera sa production, mieux ce sera. L’association a dressé une liste des cinq centrales nucléaires qui doivent être fermées “en priorité” à cause de leur vulnérabilité et les conséquences économiques potentielles d’un accident. Parmi elles, la centrale de Fessenheim dans le Haut-Rhin. “Fessenheim pourrait fermer dès aujourd’hui si le gouvernement le décidait”, déclare Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace, contactée par L’Expansion.com. La sécurité n’est pas la seule raison. Greenpeace pose aussi la question de la marge de manoeuvre laissée au prochain gouvernement. “Si une centrale nucléaire est fermée pendant deux ans, elle ne peut définitivement plus être réouverte”, explique Sophia Majnoni. Les élections présidentielle de 2017 peuvent redistribuer les cartes et remettre en cause cette fermeture. Des milliards d’euros de compensations demandés par EDF Qui dit fermeture d’une centrale nucléaire, dit démantèlement. “Le démantèlement a certes un coût mais il est lié à la construction et non à la fermeture de la centrale. Ce budget a déjà était chiffré par EDF et pris en compte lors de la construction et il ne représente pas un coût supplémentaire”, estime Sophia Majnoni.” C’est quand même limpide, pour Greenpeace, le coût du démantèlement est parfaitement prévu et maîtrisé par EDF. Prenez le temps d’écouter Sophia Majnoni d’Intignano.

Sicetaitsimple

si Greenreace reconnait qu’il n’y a pas de “coûts cachés”, où allons nous?

Dan1

Je dois dire que je n’ai plus confiance en Greenpeace quand je lis des déclarations comme celle-là. Pendant des années, vous vous dites, au moins ceux là sont des vrais antinucléaires qui ne vont pas servir la soupe au système en place. Et puis patatras, ils vous ressortent les arguments de la Cour des Comptes avec les précautions de language en moins. On ne peut plus se fier à personne. Remarquez que certains “purs” se méfiaient déjà de Greenpeace : Les écologistes contre la sortie du nucléaire : La réunion “pré – Grenelle” des ONG écologistes du mois de mai 2007 avec Juppé et Sarkozy a été révélatrice de ce qui parasite le mouvement antinucléaire depuis le début, dès les années 70 : pour les écologistes l’arrêt du nucléaire n’est pas une priorité, ce qui sous-tend que dans leur analyse la catastrophe nucléaire n’est pas un mobile prioritaire d’action. Il est clair que si cela avait été le cas les représentants des associations les plus prestigieuses comme Greenpeace, les Amis de la Terre, WWF et autres, auraient dû exiger la présence d’un représentant du “Réseau Sortir du nucléaire”, pour qu’au moins le cas de l’abandon de l’EPR, cheval de bataille des dernières manifestations, soit un peu plus que simplement évoqué. Non seulement rien n’a été exigé par les présents, trop heureux d’avoir été choisis pour faire partie de ceux qu’on invite à “la cour des grands” dans une ambiance «franche et cordiale» (selon Greenpeace, Libération du 22 mai 2007), mais de plus, lorsqu’à une question sur l’EPR Sarkozy a répondu «Le gouvernement précédent a signé un décret lançant sa construction, je ne reviendrai pas dessus» il ne semble pas y avoir eu de protestation solennelle, personne n’a quitté la salle…”

Sicetaitsimple

en dehors du rappel sur 2007 et l’ouverture du Grenelle, pour ce lien du tout début 2010 et ce rappel de notre discussion avec Marcob12. Il n’y a pas grand chose à jeter dans nos échanges, ci ce n’est bien sûr l’effet de la décision brutale de début 2011 sur la fermeture du nucléaire, mais entre temps ( Octobre 2010), l’Allemagne avait bien décidé de repousser le scénario prévu à l’époque où nous parlions. La seule différence sensible, c’est le PV qui a décollé à partir de cette année là et qu’honnêtement je ne voyais pas aussi fort ( je pense que les allemands non plus d’ailleurs, ça leur coûte suffisament cher!). Concernant Greenpeace, on ne sait vraiment plus quoi penser… Vous imaginez que Sophia Majnoni d’Intignano puisse bientôt être nommée au board d’Areva ou d’EDF?

Dan1

Et pourquoi pas, elle a déjà servi l’Etat : Voilà une partie de son CV : Consultante becitizen Société de personnes (associés); 11-50 employés; secteur Services pour l’environnement septembre 2007 – décembre 2009 (2 ans 4 mois) Etudes de marché, missions de conseil stratégique en environnement auprès de moyennes et grandes entreprises (sociétés cotées du e-commerce, industriels du textile, industriels du traitement des déchets…). Mission de 2 ans sur l’analyse des enjeux environnementaux et sociaux et l’intégration dans les territoires pour une multinationale de l’industrie nucléaire. En charge du développement de l’expertise « déchets », analyse environnementale des sociétés cotées du secteurs des déchets pour des fonds environnement Conseiller technique chargé des études et de la prospective Cabinet du Ministre délégué aux Relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre avril 2005 – juin 2007 (2 ans 3 mois) Ministre en exercice : Henri Cuq – Rédaction de notes de prospective politique – Réalisation des bilans d’activité parlementaire – Elaboration d’argumentaires politiques et de documents de campagne (Constitution européenne, CPE, élections présidentielles)

Sicetaitsimple

Peut-être encore un peu jeune….même si la valeur n’attend pas le nombre des années. Allez, 3 à 5 ans de plus, faut quand même faire ses classes!

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