Le 19 août 2026, Hyundai a officiellement levé le voile sur la cinquième génération de son Tucson, l’un des SUV compacts les plus vendus au monde. Avec un design profondément remanié, des dimensions en hausse et une commercialisation européenne annoncée pour 2027, le constructeur coréen joue une carte audacieuse pour conserver son avance sur un segment ultra-concurrentiel.
Une rupture stylistique assumée
Dès les premières images officielles, le ton est donné. Le nouveau Tucson change de visage. La face avant, plus verticale, abandonne les courbes de la génération précédente au profit de lignes plus anguleuses. Les projecteurs adoptent la signature lumineuse horizontale H-edge, déjà aperçue sur d’autres modèles récents de la marque, tandis que la calandre se fait plus massive. L’ensemble dégage une présence nettement plus affirmée, presque baroudeuse.
Les dimensions accompagnent cette montée en caractère. Avec une longueur portée à 4 700 mm, une largeur de 1 905 mm et une hauteur de 1 685 mm, le Tucson gagne environ 60 mm en longueur, 40 mm en largeur et 30 mm d’empattement (2 755 mm) par rapport à la version lancée en 2020. Une croissance qui devrait se traduire par une habitabilité en progrès, un argument de poids face aux concurrents comme le Peugeot 3008 ou le Volkswagen Tiguan. La presse coréenne, à l’image du Korea Times, n’a pas manqué de rappeler qu’il s’agit de la « première refonte complète en six ans », preuve de l’importance stratégique de ce renouvellement.

Un habitacle modernisé et connecté
À l’intérieur, Hyundai a également misé sur la rupture. L’habitacle, entièrement redessiné, s’inspire clairement de la famille Ioniq, avec un grand écran central qui regroupe l’essentiel des commandes. La nouvelle interface Pleos Connect, dévoilée à cette occasion, promet une expérience utilisateur plus fluide et des mises à jour à distance simplifiées. Les matériaux semblent avoir fait l’objet d’une attention particulière, même si Hyundai reste prudent sur les finitions exactes disponibles selon les marchés.
Il faut bien admettre que cette montée en gamme technologique était devenue indispensable. Le Tucson actuel, malgré ses qualités, commençait à accuser le poids des années face à des rivaux dotés de planches de bord plus modernes. La nouvelle génération devrait donc combler ce retard, tout en conservant les aspects pratiques qui ont fait le succès du modèle : modularité, volumes de coffre généreux et ergonomie générale.

Une gamme motorisée encore floue, mais résolument électrique
Sur le plan technique, Hyundai n’a pas encore tout dévoilé. Les informations officielles restent parcellaires, ce qui alimente les spéculations. Ce que l’on sait, c’est que la gamme devrait reposer en grande partie sur les motorisations hybrides et hybrides rechargeables, dans la continuité de la génération sortante. Le constructeur coréen, pionnier de l’électrique grand public avec ses hybrides 230 ch et ses versions rechargeables, ne devrait pas révolutionner sa recette, mais plutôt l’affiner.
Reste à savoir si une version 100 % électrique verra le jour. Pour l’heure, rien ne l’indique clairement, et certains observateurs estiment que le positionnement du Tucson, entre le Kona électrique et le futur Ioniq 5, rend une telle déclinaison peu probable à court terme. En revanche, la finition XRT, orientée vers un usage plus aventureux avec des éléments de style spécifiques, a d’ores et déjà été confirmée sur certains marchés.
Un calendrier en deux temps
Comme souvent chez Hyundai, le lancement du nouveau Tucson se fera en deux étapes. La commercialisation débutera d’abord en Corée du Sud, marché domestique où le modèle est particulièrement populaire, avant une arrivée en Europe programmée pour 2027.
À titre de comparaison, la génération actuelle est affichée aux États-Unis à partir d’environ 29 700 dollars, un positionnement qui devrait rester compétitif malgré les hausses de coûts liées aux nouvelles technologies embarquées.
Pourquoi un tel engouement ?
Le Tucson est un best-seller mondial. Chaque renouvellement de ce modèle est scruté par des centaines de milliers d’acheteurs potentiels, mais aussi par les passionnés d’automobile. Ensuite, l’ampleur du changement esthétique a surpris. En effet, Hyundai n’a pas choisi la facilité d’une évolution timide, mais une refonte quasi complète qui bouscule les habitudes visuelles de la marque.
Cette stratégie, audacieuse, pourrait se révéler payante à condition que les qualités routières et le rapport prix-équipements suivent. Le segment des SUV compacts est plus disputé que jamais, et la nouvelle génération du Tucson devra faire ses preuves face à une concurrence renouvelée, notamment du côté des constructeurs chinois qui montent en gamme à grande vitesse.















