Points clés de l’éclipse lunaire du 28 août 2026
- Type : partielle profonde (quasi totale)
- Maximum en France : 6 h 12
- Couverture : 93 % du diamètre / 96 % de la surface
- Couleur : cuivrée / rougeâtre
- Observation : à l’œil nu, horizon ouest dégagé indispensable
- Prochaine totale visible en Europe : 31 décembre 2028
Qui n’a pas encore en mémoire la magnifique éclipse solaire du 12 août dernier ? Cette fois, dans la nuit du 27 au 28 août 2026, le ciel offrira un spectacle différent, aussi rare que saisissant. Il s’agit d’une éclipse lunaire partielle d’une grande profondeur, au cours de laquelle plus de 90 % du diamètre de la Lune sera plongé dans l’ombre de la Terre. Visible depuis l’Europe, l’Afrique et une large partie des Amériques, le phénomène atteindra son maximum en France métropolitaine aux alentours de 6 h 12 (heure de Paris). Son caractère spectaculaire sera associé à une teinte cuivrée qui fait penser aux éclipses totales.
Un phénomène partiel, mais presque total
Contrairement à une éclipse totale où la Lune disparaît entièrement dans l’ombre terrestre, l’éclipse du 28 août 2026 est dite partielle. Pourtant, sa profondeur la rend particulièrement remarquable. Selon les données astronomiques environ 93 % du diamètre lunaire sera immergé dans l’ombre au moment du maximum. D’autres calculs évoquent même jusqu’à 96 à 97 % de la surface visible occultée. Autrement dit, seule une fine portion du disque lunaire restera éclairée par le Soleil, donnant l’impression d’une éclipse quasi totale.
La configuration explique pourquoi l’événement est souvent décrit comme une « lune de cuivre » ou une quasi « lune de sang » . La lumière solaire filtrée par l’atmosphère terrestre se réfracte vers la Lune et lui confère des teintes rougeâtres, orangées ou cuivrées, particulièrement visibles au plus fort de l’éclipse.
Horaires et visibilité : ce qu’il faut savoir
Les amateurs d’astronomie devront régler leur réveil. En France métropolitaine, l’éclipse se déroulera en plusieurs phases distinctes, toutes exprimées en heure locale (CEST, UTC+2) :
– Début de la phase pénombrale : vers 3 h 23 (01 h 23 UTC), la Lune entre dans la pénombre, mais l’assombrissement reste à peine perceptible à l’œil nu.
– Début de la phase partielle : vers 4 h 33 (02 h 33 UTC), une encoche sombre apparaît sur le bord de la Lune, marquant l’entrée dans l’ombre.
– Maximum de l’éclipse : à 6 h 12 – 6 h 13 (04 h 12 – 04 h 13 UTC), plus de 90 % de la Lune est dans l’ombre. C’est le moment où la teinte cuivrée est la plus intense.
Après le maximum, la Lune ressortira progressivement de l’ombre, mais elle sera déjà très basse sur l’horizon ouest. Pour une grande partie de l’Europe, le phénomène sera tronqué par la lumière du jour naissant.
La visibilité dépendra largement de la position géographique. En Europe de l’Ouest, notamment en France et au Royaume-Uni, l’éclipse sera observable à l’aube, avec la Lune relativement basse au-dessus de l’horizon ouest. Les régions les plus à l’ouest, comme la Bretagne, bénéficieront d’une fenêtre d’observation un peu plus longue avant le lever du Soleil, tandis qu’à l’est, le spectacle pourrait être écourté par la luminosité croissante.
Comment observer l’éclipse en toute simplicité
Contrairement aux éclipses solaires, aucune protection oculaire n’est nécessaire pour observer une éclipse lunaire. Le phénomène est parfaitement visible à l’œil nu et ne présente aucun danger. Des jumelles ou un petit télescope peuvent toutefois enrichir l’expérience en révélant les détails de la surface lunaire et les nuances de couleurs au moment du maximum.
Les conditions météorologiques joueront un rôle déterminant. Un ciel dégagé est évidemment indispensable ; il est donc conseillé de consulter les prévisions locales la veille au soir et de prévoir un lieu d’observation alternatif en cas de couverture nuageuse. La Lune sera assez basse sur l’horizon, ce qui peut accentuer les effets de la turbulence atmosphérique et donner un aspect légèrement aplati au disque lunaire.
Un engouement porté par la proximité et la rareté
L’intérêt croissant pour cette éclipse lunaire s’explique par sa profondeur inhabituelle qui la distingue des phénomènes plus communs. Une éclipse partielle classique n’occulte souvent qu’une fraction modeste de la Lune ; ici, la quasi-totalité du disque sera plongée dans l’ombre, offrant un spectacle visuel proche d’une éclipse totale.
L’éclipse lunaire du 28 août 2026 s’annonce comme l’un des temps forts de l’année astronomique, d’autant qu’aucune éclipse lunaire totale n’est prévue avant plusieurs années pour certaines régions. C’est aussi une occasion de renouer avec l’observation du ciel, de comprendre les mécanismes des ombres et des lumières qui unissent la Terre, la Lune et le Soleil. Que l’on soit astronome amateur ou simple curieux, le rendez-vous est donné à l’aube, les yeux tournés vers l’ouest.
Après le 28 août, les passionnés le savent, le ciel réserve toujours une prochaine éclipse, une prochaine conjonction, un prochain passage de comète. En attendant, il ne reste plus qu’à espérer une météo clémente et à savourer ce moment où, pendant un peu plus d’une heure, la Lune se pare de cuivre.
















