Le Mondial de l’Auto 2026 met en lumière une nouvelle offre de petites voitures électriques destinées aux déplacements urbains. Entre la Smart #2 présentée en première mondiale, le concept Citroën 2CV et la nouvelle Dacia Spring, déjà disponible à la commande, les constructeurs parient sur des gabarits compacts et des prix d’entrée sous les 20 000 euros. Ces modèles n’en sont toutefois pas au même stade. Certains arrivent sur le marché, d’autres restent des promesses de production.
📌 L’essentiel en 3 points
- La Smart #2 redonne vie à la micro-citadine avec 2,75 m de long et jusqu’à 290 km d’autonomie WLTP annoncée, encore en cours d’homologation.
- Citroën vise une 2CV électrique autour de 15 000 euros hors aides en 2028, tandis que la nouvelle Dacia Spring est déjà proposée à la commande sous 18 000 euros hors aides en finition expression.
- Le Mondial met en lumière plusieurs formats de petites voitures électriques, mais leurs dimensions, leurs prix et leurs calendriers de disponibilité restent distincts.
La Smart #2, héritière logique de la Fortwo
La nouvelle Smart #2 marque le retour de la petite deux places au salon de la porte de Versailles. Longue de 2,75 m, cette stricte deux places reprend l’esprit de la Fortwo avec un moteur électrique de 60 kW, une batterie LFP de 35,8 kWh et une autonomie annoncée jusqu’à 290 km WLTP, encore en cours d’homologation. Son diamètre de braquage de 6,95 m complète l’approche centrée sur la compacité et les manœuvres en ville.
Près de vingt-huit ans après le lancement de la Fortwo, la marque assume ce retour aux sources. La #2 conserve la formule qui distinguait sa devancière : deux places et un gabarit inférieur à trois mètres. Proposée à partir de 19 990 euros en France, elle doit arriver sur le marché en 2027. Le salon permet donc de découvrir la voiture, mais son entrée dans les concessions reste à venir.

Citroën et Dacia misent sur le ticket d’entrée
Citroën réveille la légende avec un concept de 2CV électrique qui annonce un modèle de série attendu en 2028, avec un prix de départ visé autour de 15 000 euros hors aides. Ce modèle, qui n’est pas encore commercialisé, trace une direction pour une mobilité électrique populaire. Le montant annoncé reste toutefois un objectif tarifaire, et non le prix définitif d’une voiture déjà disponible à la vente.
Avec ses 3,76 m de long, le concept Citroën ne joue pas exactement dans la même catégorie de gabarit que la Smart #2. Les deux modèles partagent une orientation vers la petite voiture électrique, mais la future 2CV relève davantage de la citadine que de la micro-voiture à deux places.
Dacia pousse la logique avec la nouvelle génération de Spring, fabriquée en Europe et déjà disponible à la commande. La finition d’entrée de gamme expression se positionne sous la barre des 18 000 euros hors aides, tandis que l’ensemble de la gamme reste sous les 20 000 euros. Contrairement au concept Citroën, il ne s’agit donc plus seulement d’un projet assorti d’un prix cible.

Les différentes annonces donnent une place visible à l’électrification abordable. Elles demandent néanmoins de distinguer les tarifs proposés à la commande des objectifs annoncés pour les prochaines années. Entre la Spring, la Smart #2 et la future 2CV, le ticket d’entrée s’accompagne de calendriers de disponibilité différents.
Une offre qui s’élargit, de la micro-voiture à la citadine
Les petites voitures électriques présentées au Mondial ne répondent pas toutes à la même définition de la compacité. La Smart #2 concentre sa proposition sur deux places dans 2,75 m, tandis que le concept Citroën 2CV adopte un format de citadine de 3,76 m.
Pour les modèles les plus courts, la promesse est d’abord celle d’un encombrement réduit. Un gabarit sous les trois mètres facilite l’accès aux emplacements trop courts pour les berlines classiques, sans déroger aux règles de stationnement. La petite taille ne crée pas un droit à se garer ailleurs, elle permet surtout de mieux exploiter l’espace disponible.

La Smart #2 affiche une certaine recherche de maniabilité avec son diamètre de braquage annoncé de 6,95 m. Citroën et Dacia mettent davantage en avant l’accès à une citadine électrique à prix contenu. Derrière une intention commune de mobilité abordable, les constructeurs proposent ainsi des formats distincts plutôt qu’une réponse unique aux déplacements urbains.
Les promesses face aux réalités de la recharge et de l’autonomie
L’habitacle de la Smart #2 se limite à deux places et son autonomie maximale de 290 km reste une valeur WLTP annoncée, encore en cours d’homologation.
La nouvelle Dacia Spring dispose d’une gamme ouverte à la commande, alors que la Smart #2 est attendue en 2027 et que la Citroën 2CV de série doit suivre en 2028. Pour cette dernière, le prix autour de 15 000 euros hors aides constitue encore une cible. Le passage du concept à la voiture commercialisée reste une étape à franchir.
Reste la question de la recharge. Une prise domestique adaptée peut permettre de récupérer une part importante de l’autonomie pendant la nuit, mais elle ne garantit pas une recharge complète de toutes ces voitures dans ce délai. Le temps nécessaire dépend notamment de la capacité de la batterie, de son niveau de charge initial et de la puissance disponible.
La solution peut convenir tout à fait aux trajets quotidiens. Les escapades du week-end demandent davantage d’anticipation selon la distance à parcourir et l’accès à la recharge rapide. La faible taille d’une voiture ne suffit donc pas à déterminer ses possibilités de voyage car la batterie et les caractéristiques de recharge comptent également.
Un salon qui met la petite voiture électrique en lumière
Du 13 au 18 octobre, les visiteurs pourront juger sur pièce, après la journée presse du 12 octobre. Le centre d’essais du Mondial 2026 annonce 90 voitures de 19 marques et plus de 5 000 créneaux d’essai, un record pour ce dispositif. Les chiffres concernent les véhicules mis à disposition pour les essais, et non l’ensemble des voitures exposées dans le salon.
La Smart #2, le concept Citroën 2CV et la nouvelle Dacia Spring donneront à voir plusieurs chemins vers une électrique plus compacte et moins chère. Le retour de la deux places, la réinterprétation d’un modèle populaire et le renouvellement d’une citadine accessible dessinent une offre plus diverse, dont la portée dépendra aussi de la concrétisation des modèles encore attendus.
















