Des milliers de portables vont sonner dans plusieurs départements français ce mardi. Aucun danger réel signalé par ces notifications d’exercice, mais une piqûre de rappel du dispositif FR-Alert qui pourrait vous surprendre dans la matinée ou l’après-midi.
📌 L’essentiel en 3 points
- Les tests FR-Alert du 13 octobre concernent notamment sept départements : la Seine-et-Marne, l’Oise, la Dordogne, le Lot, le Maine-et-Loire, la Saône-et-Loire et la Sarthe.
- Les notifications annoncent un exercice et ne demandent aucune action particulière à la population.
- Deux autres exercices sont prévus le 15 octobre autour de Loos, dans le Nord, et de Chocques, dans le Pas-de-Calais.
Le scénario se répète à intervalles réguliers et peut surprendre. Les préfectures de Seine-et-Marne, de l’Oise, de la Dordogne, du Lot, du Maine-et-Loire, de la Saône-et-Loire et de la Sarthe organisent ce mardi des exercices de sécurité civile. Elles veulent tester les procédures d’alerte et familiariser la population avec FR-Alert. Les notifications annonceront qu’il s’agit d’un exercice et qu’aucune action particulière n’est demandée.
En Seine-et-Marne, l’exercice se déroulera entre 9 heures et 10 heures dans 56 communes. Le périmètre englobe des secteurs couverts par des plans particuliers d’intervention, notamment autour de sites industriels classés Seveso. Il reprend aussi le plan de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, implantée dans l’Aube, qui concerne 32 communes de Seine-et-Marne. Dans l’Oise, 17 communes du secteur de Ressons-sur-Matz seront concernées au cours de l’après-midi. La Dordogne activera également FR-Alert à partir de 9 heures près de Brantôme.
La Saône-et-Loire jouera la carte du réalisme industriel. À Gueugnon, l’exercice simule un accident grave dans un établissement classé Seveso. Les habitants recevront une alerte sonore puissante sur leur smartphone, comme si un accident venait réellement de se produire. Le message rappellera qu’il s’agit d’un entraînement, mais la sonnerie pourra surprendre. Aucune démarche n’est attendue et il est inutile d’appeler les services d’urgence. Un coup d’œil au message permettra de reconnaître le test.
FR-Alert s’appuie sur la diffusion cellulaire, ou cell broadcast, pour transmettre une notification aux téléphones compatibles présents dans une zone donnée. Le message apparaît sur l’écran avec un signal sonore spécifique, même si le téléphone est en mode silencieux. Sa caractéristique explique pourquoi l’exercice peut surprendre au beau milieu d’une réunion ou d’un trajet en voiture. Au volant, la consigne est de garder les yeux sur la route et de ne pas ralentir brusquement. En Seine-et-Marne, le texte commencera par « Exercice – Exercice – Exercice ».
Le Lot, le Maine-et-Loire et la Sarthe élargissent encore la carte de cette journée de tests. Dans le Lot, l’exercice se tiendra entre 9 heures et midi autour du site Seveso SNCF de Biars-sur-Cère. Les sirènes retentiront à Biars-sur-Cère, Bretenoux et Girac, tandis que la notification pourra aussi atteindre des communes voisines de Corrèze. En Maine-et-Loire, sirènes et FR-Alert seront testés de 14 heures à 17 heures autour du site Zach System, entre Avrillé et Montreuil-Juigné. Dans la Sarthe, les téléphones sonneront dans l’après-midi près du site Alsetex de Précigné.
En Dordogne, l’exercice du secteur de Brantôme teste spécifiquement le Plan intercommunal de sauvegarde de la communauté de communes Dronne et Belle. L’objectif dépasse donc la simple réception d’une alerte sur un téléphone : il s’agit aussi de mettre à l’épreuve l’organisation prévue à l’échelle intercommunale en cas de crise.
D’autres secteurs prendront le relais jeudi 15 octobre. Deux exercices distincts sont annoncés dans le Nord et le Pas-de-Calais, sans concerner l’ensemble de ces départements. Autour de l’usine Kuhlmann, à Loos, FR-Alert sera déclenché le matin dans un rayon d’environ 2 kilomètres. Autour du site Croda, à Chocques, le message visera un rayon d’environ 1 600 mètres. Les notifications préciseront qu’il s’agit d’un exercice et qu’aucune action n’est demandée.
Le dispositif ne nécessite aucune application installée. Les téléphones compatibles présents dans les zones visées peuvent recevoir l’alerte et sonner, y compris en mode silencieux. Certains appareils anciens ou dont le système n’est plus à jour peuvent toutefois ne pas la recevoir.

















