L’offre de rachat, amorcée il y a plusieurs mois, valoriserait le cours à environ 20 euros par action. Le rachat de la totalité des parts du groupe coûterait 14 milliards d’euros, et donnerait naissance à un "champion d’Europe centrale et orientale" selon l’expression du PDG du groupe autrichien.
OMV détient à l’heure actuelle 20% du groupe hongrois, producteur et distributeur de pétrole et de gaz.
Mais sa tentative de prise de contrôle se heurte à l’opposition du gouvernement hongrois et des dirigeants de MOL qui y voient une OPA hostile.
Pour Budapest, l’opération constitue en effet une tentative d’ingérence de la part de l’Autriche, qui détient 31% du capital d’OMV. Lundi, le gouvernement a fait voter une loi protégeant les entreprises "stratégiques" de toute tentative de prise de contrôle. Elle devrait entrer en vigueur au 1er janvier prochain.
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Le PDG d’OMV a confié sa détermination aux Echos et s’est dit prêt à "attendre deux ans" pour mener à bien son OPA s’il le fallait. OMV compte notamment sur le soutien de la Commission européenne, qui a d’ores et déjà demandé à la Hongrie de "se plier à la législation européenne".
Le groupe MOL a représenté un bénéfice de 1,3 milliards d’euros en 2006.
















