Centrale nucléaire Tihange 3 : incendie dans le transformateur

Electrabel a procédé dimanche à une analyse détaillée de la situation suite à l’incendie survenu le 30 novembre dernier à 10h25 dans la partie non nucléaire du site de la centrale nucléaire de Tihange 3.

Selon l’électricien belge, c’est un transformateur d’intensité qui a été touché. "Le réacteur n’est pas touché, mais l’arrêt du transformateur de sortie rend son utilisation impossible" a rapporté la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF).

"Outre les dégats constatés immédiatement après l’incident sur le transformateur d’intensité, il apparaît que d’autres éléments ont été touchés lors de cet incident. Des éléments projetés ont effectivement touché d’autres parties de l’installation, telles que des isolants, des disjoncteurs et d’autres parties de nos équipements" a spécifié par ailleurs Electrabel.

"Les premiers éléments font état d’une cause technique", a expliqué dimanche la porte-parole d’Electrabel, Geetha Keyaert.

L’exploitant du site prévoit un redémarrage du réacteur aujourd’hui.

Electrabel précise qu’il informera "régulièrement" et en "toute transparence" sur l’évolution des réparations sur le site.

Avec les réacteurs de Doel 3, Doel 4, Tihange 2, la Belgique compte quatre réacteurs hors service pour des raisons "techniques". Pour rappel, le réacteur de Doel 4, mis à l’arrêt depuis le mois d’août doit redémarrer avant la fin de l’année.

La Belgique qui possède deux centrales nucléaires a désormais un déficit de 3.000 mégawatts (MW) sur une capacité totale de 5.700 mégawatts.

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Reivilo

Cet incident peut faire réfléchir sur la résilience des systèmes énergétiques basés sur quelques grosses centrales (quelle que soit la technologie) et sur l’intérêt de diversifier et décentraliser la production. La Belgique a concentré ces dernières décennies la production et distribution notamment vers l’opérateur privé GDF-Suez et vers le nucléaire (50% de sa production). Trois réacteurs étant déjà à l’arrêt pour cause de microfissures sur les cuves, on peut voir comment une conjonction de quelques “petits soucis” peut mener à une situation rapidement très délicate avec un fort risque de pénurie cet hiver, estimée quand même par Elia le gestionnaire du réseau de transport à “quelques heures par jour sur une dizaine de jours pour une partie de la population Belge”. Heureusement la Belgique a pris le tournant d’une transition vers les renouvelables qui progressent fortement ; biomasse, hydraulique, solaire et éolien (presque autant de puissance éoliennes installée en Belgique en 2013 qu’en France !) avec stockage en STEP. Deux réacteurs sur sept doivent être arrêtés dès l’an prochain : Doel 1 et 2.

Dan1
Dan1

Même si les réacteurs belges ont des problèmes, cela ne remet pas en cause le succès du programme nucléaire belge. Voici le palmarès selon l’IAEA : Centrale de Doel : Réacteur 1 : – mise en service en 1974 – facteur de charge cumulé jusqu’en 2013 = 86,1 % – production totale = 117,3 TWh Réacteur 2 : – mise en service en 1975 – facteur de charge cumulé jusqu’en 2013 = 83,1 % – production totale = 112,7 TWh Réacteur 3 : – mise en service en 1982 – facteur de charge cumulé jusqu’en 2013 = 83,7 % – production totale = 222 TWh Réacteur 4 : – mise en service en 1985 – facteur de charge cumulé jusqu’en 2013 = 84 % – production totale = 211,6 TWh Centrale de Tihange : Réacteur 1 : – mise en service en 1975 – facteur de charge cumulé jusqu’en 2013 = 83,5 % – production totale = 257,6 TWh Réacteur 2 : – mise en service en 1982 – facteur de charge cumulé jusqu’en 2013 = 85,6 % – production totale = 220,7 TWh Réacteur 3 : – mise en service en 1986 – facteur de charge cumulé jusqu’en 2013 = 87,6 % – production totale = 223,2 TWh Au total, nous avons 7 réacteurs totalisant 5 927 MW qui ont tourné en moyenne chacun pendant 34 ans (de 28 à 40 ans) et produit 1 365 TWh. C’est pas mal pour un parc nucléaire mal en point. Il faut remarquer certaines années où, comme en Corée, on a des facteurs de charge de 100 %. Ces performances de métronome explique le désarroi quand cette production très régéulière et massive disparaît. Evidemment, l’énorme avantage des EnR intermittentes et alétatoires, c’est que l’on est habitué à l’aléas et aux fluctuations massives et rapides… dès le début.

Tech

à tous les spécialistes des courbes, (dont mention spéciale à papy papijo) calme plat sur tihange3 du 30 nov 10h25 à aujourd’hui 2 décembre 3h.. pas de soleil pas de vent ;o)) electrocadiogramme plat également pour DOEL 4 pas de soleil pas de vent depuis Aout jusqu’à …. la fin de l’année ;o)) “un certain temps” comme dirait un vieux comique, heureusement que c’est du prédictible ;o))

Temb

Sacrée intermittence quand même ce nucléaire ! Les Belges manquent de back-up thermique ou stockage pour pallier à l’intermittence de leur nucléaire. On ne devrait pas développer autant le nucléaire sans avoir progressé sur le stockage, pour ne pas risquer de black-out.

Reivilo

En prévision de ces pénuries hivernales, la Belgique a mis en place un site un peu équivalent à nos écoWatts en Bretagne et PACA annonçant les “délestages” probables ou certains. Avantage inattendu de l’électronucléaire vieillissant, la généralisation d’outils d’éducation du citoyen pour adapter ses consommations aux aléas et pannes des systèmes pré-transitionnels constitue un progrès incontestable qu’il faut saluer !

Dan1

Reste que, au-delà des diatribes habituelles, le nucléaire belge, c’est 6 000 MW pendant plus de trente ans avec des facteurs de charge supérieur à 80 %. Le métronome nucléaire, sans stockage de masse présente encore des avantages certains.

Bachoubouzouc

Donc cette tranche a été réparée et remise sur le réseau en un peu plus de 2 jours. Mis à part rappeler que les tranches nucléaires ne sont pas magiques et ont des problèmes de temps en temps, où est le problème dans cet évènement ?

Tech

ben le problème bachou, c’est que justement grâce à du backup que l’on reproche aux ENR, la panne qui a supprimé des centaimes de Megawatt d’un coup est passée comme une lettre à la poste! ‘pourrait au moins dire: “merci les autres”! pour ce “désarroi”! causé) d’où l’intérêt de prévoir en parrallèle de toutes nouvelles installation une part de stockage adapté (qui n’a pas besoin d’être à la mêm “puissance”) pour au moins pallier la transition de l’arrêt de grosse puisssance jusqu’à “l’aiguillage” d’autres sources (cela vaut bien sur pour l’EPR!)

Dan1

Ben oui, depuis des décennies on a prévu une mutualisation du secours grâce au réseau. Et comme ça, il est prévu en France de perdre une, deux ou trois tranches nucléaires (selon puissance et localisation) sans problème. En Belgique, le principe est le même, il peuvent perdre 1 GW sans mettre le système par terre. Sauf que pour les EnR, les ordres de grandeur sont très au-delà du GW dans un mix où les EnR comptent. Rien qu’en Allemagne, pour produire un peu plus de 10% de l’électricité, le parc intermitent atteint 72 GW. Rien avec à voir avec le métronome nucléaire belge ou français.

Dan1

Aujourd’hui le back-up pour pallier les ENR en Allemagne, c’est ça :

Tech

c’est bien ce que je dis, tout a été fait autour du nucléaire pour lui permettre de fonctionner. mais la fourmi n’est pas préteuse, et le stock d’nergie disponible en cas de coup dur ne le serait que pour elle? Les ENR sont dans une phase de baisse de coût qui vont utiliser de l’énergie quasi infinie et disponible pour longtemps. oui il faut installer des capacités de production supérieures à la demande. vos pourcentages de 80% que seraient il devenus si il avait été construit uniquement la puissance nécessaire? c’est ce “mou” dans la corde à noeuds, qui a permis la maintenance et une meilleure utilisation. votre lien sur transparency est aussi intéressant en ce sens que les (selon vous!) imprédictibles ENR sont bien prévues!! je ne sais juger ni de la justesse ni de la précision de ces prévisions! je vous renvoye aussi au mots désarroi de votre commentaire, très justement lié au mot Massif! n’ayez pas peur les ENR (toutes!) prendront leur place petit à petit avec une production moins concentrée, certes moins simple à gérer mais faisable si le stockage est organisé dès maintenant.

Bachoubouzouc

“Par contre cet incident montre bien que l’intermittence de la production nucléaire est plus problématique à gérer que la variabilité de la production des EnR…” C’est là le problème des bobards que vous racontez : On a jusqu’à présent vécu sans problème pendant des années avec un parc nucléaire occupant jusqu’à 85% du mix. Et pourtant les arrêts automatiques étaient bien plus fréquents autrefois qu’aujourd’hui. Et pourtant, les ENR intermittentes commencent déjà à poser une menace pour le réseau européen alors que leur part dans le mix est infiniment plus faible. Bref, vous ne pouvez pas faire oublier le passé à tout le monde d’un coup de baguette magique, de même que vous ne pouvez pas masquer un avenir évident à tout le monde… En effet, c’est un avenir évident pour tout le monde car c’est un phénomène qui se comprend assez bien : Le réseau européen peut supporter la perte d’un GW ici et là, de temps en temps. En revanche il peut moins bien supporter la perte de dizaines de GW tous les jours, par exemple au couché du soleil. Le pire, c’est que dans le genre mythomane vous n’êtes même pas bon !

Temb

@Bachoubouzouk, vous avez suivi la décision d’EON cette semaine? Ils se débarrassent des énergies du passé et se tournent vers l’avenir : @Dan1 : Sur transparency n’apparaissent que l’éolien et le PV, pas les 8GW de base qui tournent 100% de l’année en hydro, biomasse et géothermie. Ni les 2 à 4GW de ces mêmes ENR hors PV/éolien qui sortent en période de pointe. Ainsi même avec 0MW solaire+éolien, l’Allemagne a toujours 8GW en fonctionnement et peut monter à 12GW. Le tout dans un mix ou les ENR représentent, en 2014, 28% de leur mix électrique. Mieux que nous.

Dan1

Pour l’instant, les pertes de l’éolien se comptent en GW sur le réseau européen et c’est pas moi qui le dit, c’est Pierre Bornard de RTE.

Dan1

A Temb “Le tout dans un mix ou les ENR représentent, en 2014, 28% de leur mix électrique. Mieux que nous.” Et combien de charbon-lignite gaz ?7 De plus dans le mix énergétique, il n’y a pas que l’électricité qui alimente les débats électrocentrés. Au bilan le match Allemagne-France c’st kif-kif : Deux grand pays qui carburent à plus de 85% au FOSSILE + FISSILE… comme beaucoup d’autres. Différence notable : L’Allemagne émet 10 fois plus de CO2 (et autres polluants) que la France pour produire son électricité. Est-on obligé d’imiter l’Allemagne ?

Bachoubouzouc

“@Bachoubouzouk, vous avez suivi la décision d’EON cette semaine? Ils se débarrassent des énergies du passé et se tournent vers l’avenir” “L’un est plus ou moins mort, l’autre va très mal.” C’est sur ces mots que Proglio a décrit les deux principaux groupes énergétiques allemands, E.ON et RWE. Les faits lui donnent raison : Puisque ce n’est pas avec un hamster, une cage, et une dynamo que EOn va alimenter ses clients les jours sans vent et sans soleil, EOn vient simplement d’officialiser là son retrait du business électrique. Il va devoir abandonner l’essentiel de ses clients, son outil industriel et son périmètre d’équilibre pour devenir une sorte de prestataire de service. EOn est mort, et pour ses concurrents européens ça va être progressivement la curée. Alors certes, l’entreprise enrobe la nouvelle sous un blabla bien pensant sur les énergies d’avenir. Pas de raison de faire culpabiliser les allemands en leur disant que, par leur hystérie écolo, ils ont réussi le tour de force de saborder en moins d’une décennie toute leur industrie électrique… Mais honnêtement, si vraiment un jour les technologies de stockage permettait de passer sur un mix 100% ENR, qui serait à même de le faire : Un acteur solide et rentable comme EDF, doté d’une certaine masse critique ? Ou bien les décombres d’un groupe énergétique ruiné comme EOn ? Non, c’est juste à l’agonie d’Eon qu’on est train d’assister là. Et au début de la concentration du secteur électrique et gazier européen.

Sicetaitsimple

“Ainsi même avec 0MW solaire+éolien, l’Allemagne a toujours 8GW en fonctionnement et peut monter à 12GW.” C’est très bien, mais elle en consomme la plupart du temps environ 60 à 70. Ca rejoint un peu ma question d’hier à lr83, sur laquelle visiblement personne ne s’est jeté pour répondre: “à lr83: epr solaire Vous êtes vraiment petit bras en ce moment…. Alors, un EPR “solaire” ça fait 8GW. Discutable mais ne pinaillons pas. Et vous nous parlez d’en intégrer un dans le système francais. C’est là que vous êtes petit bras! Il faut en intégrer 5, soit 40GW, les gestionnaires de réseau ne vont pas rigoler les jours de grand beau en été mais après tout ils sont payés pour ça. Ca va produire beaucoup d’électricité au moment où nous n’en manquons pas vraiment, beaucoup moins au moment où ça serait vraiment utile, mais bon, le résultat sera là, sur l’année on va tourner autour de 40TWh de production ( car il va bien falloir les répartir sur le territore, ces 40GW, on ne pourra pas les mettre uniquement en PACA). Soit un peu moins de 10% de la consommation française. Euh, on fait comment pour les 90% qui restent?”

Dan1

Aujourd’hui 2 décembre 2014 19h00 : Plus de vent, plus de soleil : Mais 63 GW de conventionnel. Nous verrons demain la composition exacte de ces 63 GW, mais il doit y avoir quelques GW de FOSSILE +FISSILE si je me réfère à la journée d’hier : Le 1er décembre à 19h00, l’Allemagne avait : Uranium = 12 091 MW Stockage saisonnier = 340 MW Hydraulique fil de l’eau = 390 MW STEP = 3 269 MW Fioul = 696 MW Lignite = 17 418 MW Gaz = 4 607 MW Charbon = 19 254 MW Biomasse = 40 MW + Eolien (autre graphique) = 10 990 MW Ce qui nous fait un total de 69 095 MW. FOSSILE + FISSILE = 54 066 MW soit 78,2 % du mix.

Sicetaitsimple

Nous parlons là principalement du maïs de culture intensive (voire génetiquement modifié?) enfourné dans des digesteurs, cher à Chelya. EEX n’en fait pas état dans les publications . Cependant ce n’est pas négligeable, même si ça ne va pas éclairer l’Allemagne tout seul. Notre référent le Dr Burger l’explique sur energy-charts, voir l’onglet FAQ: “Biomass consists of the production of: solid biogenic substances liquid biogenic materials biogas, sewage gas, dump gas and the biogenic share of waste Since the data of EEX on biomass covers only approx. 1% of the production, this data cannot be used. Therefore the monthly energies of DESTATIS are divided by the hours per month to get an average power value. This average value is displayed” En ruban, c’est environ 5GW. Ce qui est dommage c’est qu’effectivement ça semble être dans la réalité un ruban, les producteurs à partir de biogaz n’en ayant strictement rien à faire de produire aux moment où ça serait le plus utile.

Sicetaitsimple

Je vais ressasser, mais ce n’est pas grave. Comme il est utile de prendre en compte les enseignements de l’expérience allemande, il y en a dans ce cas au moins deux pour le cas français: – ne subventionner par des tarifs d’achat que les installations de méthanisation dont les fondamentaux sont la méthanisation de déchets, d’effluents,…même si des apports complémentaires en cultures énergétiques sont nécessaires pour assurer une régularité de fonctionnement. – favoriser le traitement du gaz et l’injection sur le réseau, qui est un stockage sans aucun coût, plutôt que de produire de l’électricité absolument inutile à certains moments.

Tech

ah, 6CT parle de stockage , oui le réseau de Gaz a son stockage, il est installé, autant s’en servir! et je ne suis pas contre produire du gaz via les ENR au lieu de l’électricité! voila un début de smart grid qui n’est pas uniquement électrique, on pourrait faire la même chose avec la chaleur et le froid qui se stockent également.

sunny

C’est exactement ce que font les allemands dans le cadre de la nouvelle loi EEG. Comme quoi, ils utilisent leur expérience pour avancer. Bon le resultat de leur politique industrielle en faveur du biogaz (pas très écologique, c’est vrai), c’est que le marché du biogaz européen qui s’ouvre à en France et au Royaume-Uni va se faire (en grande partie) avec de la technologie allemande.

sunny

incident dans la centrale ukrainienne de Zaporizhia. Pour parodier le film de Kassovitz: Jusqu’ici tout va bien!

Temb

Ah oui vraiment ? Lisez donc cet article très instructif des Echos : EDF va au devant des mêmes enjeux qu’EON, même si c’est dans 10-15ans. Votre avantage chez EDF? Vous voyez déjà quel sera le monde de demain et avez encore du temps pour vous adapter. Sinon vous le ferez sous la contrainte, comme EON et RWE, et avec de bien plus grandes difficultés. mais il a fort à parier, au vu de votre réaction et de celle de votre ancien PDG, que vous soyez assez stupides pour ne rien faire.

lr83

Circuler, tout va bien ! lol

Bachoubouzouc

Ce correspondant des Echos n’a visiblement pas compris ce qui était en train de se passer : Un électricien se doit de mettre sur le réseau à chaque instant autant d’électricité que ses clients ne consomment. En vendant ses moyens de production classiques, il se prive de cette capacité. Autrement dit, il abandonne son business d’électricien grand public. Il abandonne la grande majorité de son chiffre d’affaire. Et d’après leurs déclarations, ils se recentrent sur les ENR et l’efficacité énergétique, donc sur plus ou moins de la prestation de service. Sur des activités que EDF pratique aussi par ailleurs ! Ce n’est donc pas une évolution pour eux, c’est un constat d’échec. Et vous êtes simplement de trop mauvaise foi pour reconnaitre que cet échec est le résultat du “modèle” que vous promouvez.

Bachoubouzouc

“Le nucléaire, c’est le pied” Ben oui, il y a des fortuits dans le nucléaire, comme partout. Si ce problème avait eu lieu dans une centrale classique, personne ne s’en serait ému. Là c’est dans une centrale nucléaire. Alors même si ça n’a pas d’impact sur la sûreté, ça trouve quand même son chemin jusqu’à la presse internationale. Le problème, ici, c’est pas le nucléaire, c’est la presse qui se jette sur une nouvelle sans grande importante en essayant de faire monter les enchères.

Sicetaitsimple

“C’est exactement ce que font les allemands dans le cadre de la nouvelle loi EEG. Comme quoi, ils utilisent leur expérience pour avancer.” C’est exact, depuis Aout 2014, sous la contrainte de la facture EEG. Mais ils ont encliquété 5GW en base pour 20 ans, la facture totale sera très salée. Donc essayons de faire mieux. Il y a certainement des usages plus intelligents et moins couteux de la ressource biomasse.

Dan1

Dans le cas de l’Ukraine, je suppose même que les Ukrainiens voient un intérêt évident à jouer la transparence vis à vis de l’Europe dont ils veulent se rapprocher. Donc ils vont faire comme nous, ils vont rendre compte des incidents même mineurs. Au fait lr83, comment vont les 11 réacteurs RBMK russes encore en service ? Comment ça va à Kursk, Leningrad et Smolensk ? Vous avez des nouvelles ? C’est inquiétant, parce qu’en plus ils sont un peu vieux ? Il y en a d’avant Fessenheim quand même !

sunny

Vous avez l’air d’être bien rassuré par les propos rassurants du Premier ministre ukrainien. En France, on connait par coeur la chanson. Si la communication est verrouillée en France, imaginez en Ukraine, et en Russie. Remarquez l’ambassade de France à Kiev est quand même équipés de capteurs, …. pour être sûr

Tech

à bachou, pour vous il n’y a pas de problème, alors je vous aide un peu un arrêt d’un réacteur, c’est 950 MW d’un coup c’est plus clair? le fortuit sur 9 MW ou moins pas de problème , mais des fortuits de 950MW, vaut mieux pas en avoir trop en même temps !

sunny

Je n’ai rien contre les cultures énergétiques (jusqu’à un certain point), mais je pense que leur part est beaucoup trop importante dans la production de biogaz allemand. Les allemands ont prévu d’accélerer la production de biométhane avec la collecte séparée des déchets fermetiscibles. C’est ce que raconte le Fachverband Biogas.

Dan1

“Si la communication est verrouillée en France” Vous voulez dire quoi exactement ? Dès qu’un Becquerel (nucléaire s’entend) bouge on a un article !

Dan1

Tech Et quand 6 000 MW d’éolien chutent fortuitement, vous ne dites rien ? Bizarre, objectivité à géométrie variable.

Sicetaitsimple

Vous avez raison, mais la question c’est la probabilité d’occurence ( combien de black-out en Europe ces dernières années liés à des problèmes de production, vous savez?) mais aussi la résilience du PV ou de l’éolien à des incidents réseaux importants. Autrement dit, l’évenement initiateur d’un incident majeur sera le plus souvent le réseau, comment ça réagit après du coté production, il y a assez peu de retour d’expérience, sauf celui de 2006 où l’éolien avait plutôt compliqué le problème ( comme c’était la nuit, le PV est complètement exonéré de toute responsabilité!). Mais 1000 ou 2000MW qui tombent instantanement ou quasi instantanément, c’est juste le quasi quotidien des gestionnaires de réseau en Europe, c’est juste pas un problème.

Dan1

Hier, je vous parlais de la production allemande d’électricité en donnant rendez-vous à demain : Nous y sommes et EEX donne le détail de la production conventionnelle du 02 décembre au pic horaire: Uranium = 12 084 MW Stockage saisonnier = 297 MW Hydraulique fil de l’eau = 480 MW STEP = 4 191 MW Fioul = 696 MW Lignite = 18 135 MW Gaz = 8 582 MW Charbon = 18 230 MW Biomasse = 40 MW + Eolien (autre graphique) = 1 206 MW + Solaire = 0 MW Ce qui nous fait un total de 63 941 MW (au détail près de la biomasse indiqué par le Pr Burger et rappelé par Sicetaitsimple). Globalement, moins de MW que le 1er décembre, mais surtout moins d’EnR. FOSSILE + FISSILE = 57 727 MW (plus de 3 000 MW de plus que le 1er) soit 90,3 % du mix électrique. Je rappelle que l’Allemagne possède un parc de 72 GW d’éolien + photovoltaïque.

Bachoubouzouc

“le fortuit sur 9 MW ou moins pas de problème , mais des fortuits de 950MW, vaut mieux pas en avoir trop en même temps !” Encore une fois, le nucléaire n’est pas une nouveauté. Les déclenchements de tranches nucléaires nont jamais posé de grave problème en 30 ans, pourtant ils étaient beaucoup plus fréquents autrefois et la part du nucléaire dans le mix était plus grande. En revanche, il est techniquement impossible de tenir un réseau avec une trop forte part d’ENR intermittentes, on en a déjà l’illustration dans les systèmes insulaires. Et économiquement, ces ENR rendent intenable la situation, même en faible part. Cf E.On, en large partie tuée par les prix bas engendrés par les surcapacités ENR.

Sicetaitsimple

“ah, 6CT parle de stockage , oui le réseau de Gaz a son stockage, il est installé, autant s’en servir! et je ne suis pas contre produire du gaz via les ENR au lieu de l’électricité! ” C’est vrai que produire du gaz (par méthanisation) pour le substituer (même si les quantités ne sont pas énormes) à du gaz importé, c’est quand même moins idiot ique de le transformer au fil de l’eau en electricité fatale. D’autant que le surcoût de stockage est nul, ça se substitue (au moins aujourd’hui et ce n’est pas près de changer) à du gaz de toutes façons importé en continu 365/365. Il a fallut que je vous le dise pour que vous le réalisiez?

sunny

J’adresse un mea culpa au membre du forum qui s’inquiétait à juste titre du survol des centrales nucléaires par des drones. Le danger est beaucoup plus important que je ne l’imaginais, pas pour les réacteurs mais pour les transformateurs. L’hypothèse de Bruno Combi (Association des écologistes pour le nucléaire) fait froid dans le dos. L’avis des pro nuke de ce forum m’intéresse beaucoup sur ce sujet

Temb

C’est aassez énorme avec vous, à chaque fois qu’une analyse ne va pas dans votre sens c’est que les gens n’ont rien compris. Le faisceau d’indices commence pourtant à devenir colossal! Ici vous avez tout un directoire + les syndicats + des cohortes d’experts (150 personnes au total) d’une des plus grandes entreprises énergétique du monde qui ont réflechi pendant 1an, rencontré un paquet de gens, y compris des écologistes, et arrivent à une conclusion que tout le monde connait : Le monde change, les Utilities sous leur forme actuelle (EDF par exemple) n’ont plus d’avenir, il faut s’adapter. Mais les dinosaures de l’espèce type EDF sont incapables d’humilité, de remise en question, d’innovation, d’anticipation, de stratégie. Vous aurez la même chose dans 10-15ans, et vous aussi vous prendrez tardivement les décisions qui devraient être prises aujourd’hui. Quand au correspondant des Echos, c’est un ponte de l’énergie depuis plus de 15ans, un grand spécialiste de l’Allemagne, il a toujours été pro-nucléaire et très critique de la transition allemande. Seulement depuis 1an environ il a changé son discours, beaucoup évolué et se rend compte qu’en fait les Allemand sont doués de raison, de capacité de reflexion et que leur bazar fonctionne malgré tout. En France on se moque, on se gargarise, mais nous avons juste la chance de disposer de vieilles capacités de base pour 10-15ans de plus que les allemands. On pourrait anticiper, se préparer, tirer les leçons des erreurs et des succès des autres. Non. On préfère balayer tout ceci, se moquer et se préparer à regarder passer les trains. Médiocrité, condescendance, arrogance, voici le tryptique de base de notre cher lobby EDF et de ses nombreux adeptes.

Bachoubouzouc

“En France on se moque, on se gargarise, mais nous avons juste la chance de disposer de vieilles capacités de base pour 10-15ans de plus que les allemands. On pourrait anticiper, se préparer, tirer les leçons des erreurs et des succès des autres.” M’enfin ne soyez pas ridicule ! E.On tient le même discours que absolument toutes les entreprises lorsqu’elles rencontrent d’énormes difficultés dans un secteur : Elles finissent par l’abandonner en se recentrant sur leurs activités rentables, tout en justifiant ce choix “visionnaire” auprès de la presse. Les Matra ou Vivendi tenaient exactement le même discours à leur époque ! Simplement aujourd’hui il y a en plus l’hystérie autour des ENR. Mais la vérité, c’est que E.On cesse d’être un fournisseur grand public d’électricité, abandonne quelque chose comme 60% de son chiffre d’affaire, et se recroqueville sur des activités où EDF continue de toute manière à lui faire concurrence ! “Faisceau d’indices”, laissez moi rire ! Temb, arrêtez de lire dans le marc de café et réflechissez cinq secondes : Est-ce que ce que je dis est faux, oui ou non ? Quant à votre journaliste des Echos, cela reste un journaliste et non un professionnel du secteur ! Et bizarrement, vous choisissez son avis à lui, et ce que déclare une entreprise en échec, face à l’opinion de tonnes d’autres journalistes et d’une des entreprises les plus solides du secteur !

Tech

à 6CT cf la vidéo de M Combi qui reprend ce que je disais sur les drones, le danger n’est pas l’attaque de l’enceinte des réacteurs, mais par exemple les transfos c’est ce que je disais il y a quelques semaines et là une dizaine d’arrêt simultanés de gigaWatts et tout s’ecroule, non seulement la France mais avec un peu de malchance tous les pays limitrophes! c’est pourquoi aussi je pense qu’il faut rapidement améliorer la production répartie (et là je vous rejoint certainement le réseau!) et le stockage. à DAN1 les MW éolien chutent rarement fortuitement comme vous le dites, les météos ne sont pas infaillibles, mais donnent des chiffres qui permettent en général de réagir et si on oblige à un peu de stockage , cela permet d’allonger le temps de réaction. j’attends vos chiffres pour les jours de grands vent et voir à ce moment tout le thermique économisé. à bachou encore une fois vous raisonnez sans stockages (intelligents!) de tous types qu’est-ce que j’entends par intelligent . on peut tout à fait envisager par exemple de forcer le froid d’un congélateur (bien isolé!) vers midi pour éviter de lui fournir de l’énergie pendant le pic de demande les soirées d’hiver! à 6CT non je ne découvre pas je souligne seulement le fait que vous mentionnez du stockage! à Sunny, ce qui est dit corrobore ce que je disais dans un message précédent ! ce n’est pas la taille des drones qui importe, mais ce qu’ils peuvent atteindre! les transfos , les lignes, le refroidissement,… et j’espère ne pas être l’oiseau de mauvais augure qui donne de mauvaise idées, mais l”aiguillon qui poussera à mieux protéger ce qui doit l’être! à Temb, oui la caste de Edfiens a un esprit de corps fort qui a du mal à se remettre en question mais la tendance est irreversible sauf qu’ils ne le voient pas encore ;o)

Bachoubouzouc

Petit rappel : Si demain on se rend compte que le stockage à grande échelle d’électricité n’est économiquement pas possible, cela signera la mort de l’utopie des 100% ENR, et des ENR intermittentes elles-mêmes. Et E.On aura tout perdu. Et pour info, c’est l’hypothèse la plus probable, vu que le stockage de l’électricité est quelque chose sur lequel l’humanité cherche depuis un siècle et demi sans grand succès. Si jamais je me trompe, si jamais une solution pas chère et efficace nous tombe du ciel demain comme par magie, alors une entreprise comme EDF aura toute liberté pour se transformer puisqu’elle est déjà autant sur le marché des ENR (si ce n’est plus) que E.On. Elle aura juste plus de poids et de cash que E.On pour y investir. Dans un cas comme dans l’autre, EDF gagne et E.On perd. C’est dommage pour E.On, cette entreprise paye simplement l’idéologie allemande et son manque de rationnalité. Tandis que l’industrie en France aura investit dans toutes les technologies sans se fermer de portes.

Bachoubouzouc

“à bachou encore une fois vous raisonnez sans stockages (intelligents!) de tous types” Encore une fois, vous agitez la carte “stockage” à la fin d’un débat que vous avez perdu, alors que ces stockages n’existent actuellement que de manière trop marginale pour avoir quelque influence que ce soit.

Tech

dites moi donc comment fonctionne le nuke sans le stockage et le backup hydro let thermique. le nuke ne peut pas fonctionner suel non plus! quel débat ais-je perdu? remplacer ex abrupto toute la production nucléaire par du stockage? évidemment que c’est impossible! je dis et répète que chaque nouvelle production d’énergie devrait également comporter une partie stockage et pas forcément sur le lieux de production! mais je comprend que our les nucléocrates habitués à compter (gratuitement!) sur le stockage existant c’estdifficile de partager! ce que vous ne voulez pas voir en vous mettant la tête dans le sable c’est que le stockage existe et que son installation n’ira qu’en augmentant. les seuls véhicules électriques sont déjà denouvelles sources de stockage qu’il va falloir intégrer dans le smartgrid avec habitudes d’usage et disponibilité. c’est un exemple!) oui tout à son début est petit est de quantité négligeable, prévoir c’est gérer la croissance

Dan1

A Tech Si, précisément le nucléaire est capable d’alimenter seul un pays, techniquement parlant… sauf que ce n’est pas l’optimum économique. Et la France à commis une faute inexcusable avec son parc 2G, elle a prouvé qu’un parc assez copieux et correctement réparti (58 réacteurs dans 19 centrales) était capable d’alimenter presque seul un grand pays industrialisé pendant des décennies. Ceci n’est pas une opinion, c’est un fait démontré. Evidemment, les 75 à 85% de taux de couverture habituel ne sont pas suffisant, mais en théorie (bien que ce ne soit pas souhaitable), on pourrait couvrir tous les besoins avec un parc nucléaire de 120 GW plutôt que 63. Sauf que dans ce cas, les réacteurs seraient sous employés et économiquement peu rentables. C’est évidemment bien plus intéressant de disposer de moyens de stockage de nuit pour faire des cycles journaliers et hebomadaire et d’autres moyens pour la semi-base et les pointes. Mais l’avantage du nucléaire est que c’est pilotable et programmable. D’ailleurs, on voit très bien sur RTE Eco2mix que le nucléaire monte en puissance pendant l’automne pour débiter plein pot en janvier : Sélectionner uniquement le nucléaire en cliquant dessus, puis sélectionner la période du 15 octobre au 5 décembre. Vous verrez une belle courbe de production sans trou et avec une modulation journalière et hebdomadaire adaptée au besoin des consommateurs. Le problème du nucléaire français n’est pas son échec, mais au contraire son succès trop voyant. S’il avait échoué à alimenter l’économie d’un grand pays comme la France, vous ne seriez pas là aujourd’hui à le dénigrer. Mais le déni de réalité ne change jamais la réalité.

Bachoubouzouc

Pour compléter le commentaire de Dan1, je vous rappelle que les STEP (la seule capacité de stockage non négligeable en France) ne peuvent contenir que l’équivalent de 10 min de la consommation moyenne française. Pourtant, notre pays est plutôt pas mal doté de ce point de vue. Donc non, le stockage permet d’optimiser à la marge, mais ça n’est certainement pas lui qui permet à notre mix de fonctionner. Vous niez la capacité du nucléaire à faire du suivi de charge parce que vous savez que l’éolien et le PV, eux, en sont incapables.

Sicetaitsimple

Excusez moi, mais je n’ai compris ni le calcul, ni le raisonnement…. Mais je suis d’accord sur le fait que le pays est plutôt bien doté, et que si mes souvenirs sont bons les STEP produisent (restituent) autour d’un % (un peu plus) de l’electricité consommée.

Nicias

Des transformateurs qui brulent, il y en a des tas. A mon avis des milliers par an dans le monde.

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