GE lance 2 nouveaux modèles d’éolienne 2.5 MW

General Electric (GE) a annoncé mardi à Husum (Allemagne) l’introduction de nouveaux modèles plus puissants à sa gamme d’éoliennes de 2,5 mégawatts.

En effet, les nouveaux modèles sont conçus pour accroître la production annuelle d’énergie par rapport aux éoliennes existantes de 2,5 mégawatts. Ces nouveaux équipements comprennent :

Le modèle GE 2,75-100 est plus puissant que l’éolienne actuelle 2,5-100, sans modifications de la partie mécanique. Elle a subi quelques modifications mineures du système électrique. L’éolienne GE 2,75-100 aura une production annuelle d’énergie supérieure pour les sites de classe de vent 2 CEI *.

Le modèle GE 2,75-103 est une combinaison du modèle 2,75 et du rotor de 103 mètres qui utilise les propriétés de conception des pales de type GE 50.2 offrant les dernières améliorations en matière aérodynamique, des émissions acoustiques réduites et une solide performance. La nouvelle éolienne 2,75-103 est optimisée pour les sites de classe de vent III CEI.

« Ces modifications ont été entreprises afin d’accroître la valeur pour le client, tout en maintenant les performances ayant fait leurs preuves et la fiabilité de notre éolienne actuelle de 2,5 mégawatts. Ces dernières adjonctions à notre gamme d’éoliennes accroissent de manière significative notre aptitude à couvrir une plus large gamme de conditions de vent, rendre la production annuelle d’énergie la plus élevée de leur classe et augmenter le succès du modèle GE 1,5 mégawatt, l’éolienne la plus utilisée au monde avec 14 000 unités installées à ce jour. » a commenté Ricardo Cordoba, Président de GE Energy pour l’Europe de l’Ouest et l’Afrique du Nord.

GE lance 2 nouveaux modèles d'éolienne 2.5 MW

GE signale que la gamme des éoliennes GE 2,5 mégawatts est disponible mondialement.

Cette gamme est utilisée sur deux des plus importants projets au monde : celui du parc éolien Fantanele de CEZ Romania qui complète le plus grand projet terrestre européen et celui du parc éolien de Sheperds Flat de la société Caithness Energy en construction dans l’Orégon, la plus importante ferme éolienne jamais construite aux États-Unis.

* La CEI (Commission électrotechnique internationale) définit trois classes d’éoliennes pour différents régimes de vent. Les éoliennes de classe I sont prévues pour les sites jouissant de vitesses de vent moyennes supérieures à 8,5 mètres par seconde, tandis que les éoliennes de classe III le sont pour des vitesses de vent inférieures à 7,5 mètres par seconde et celles de classe II se situent entre ces deux mesures.

      

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Samivel51

Au fait, Enerzine n’a pas parlé des deux éoliennes qui ont brulé recemment dans le Sud de la France, après s’être emballées suite à une défaillance du frein. Qui était le fabricant?

Moi

Rappels des faits Dimanche 19 septembre 2010, deux éoliennes se sont emballées et ont pris feu dans le sud de la Drôme, sur la commune de Rochefort en Valdaine. Les deux éoliennes se seraient emballées en raison de forts vents et suite à un dysfonctionnement du système de freinage, ce qui aurait entrainé une surchauffe à l’intérieur de la nacelle puis un départ de feu. Cet incident n’a engendré aucun dommage matériel (en dehors des éoliennes) ni humain. Le parc éolien est aujourd’hui arrêté et un périmètre de sécurité a été mis à place autour des éoliennes endommagées. Une expertise devra être menée afin d’identifier les matériels défectueux. Un incident similaire s’était déjà produit sur ce parc en décembre 2004. Les pales d’une éolienne s’étaient brisées par vent fort, suite à un dysfonctionnement du système de freinage. Précisions techniques À partir de 90 km/h (25 m/s), les éoliennes sont arrêtées progressivement pour des raisons de sécurité, et les pales sont mises en drapeau. Une éolienne dispose de trois freins principaux (chacune des trois pales), mais est également équipée d’un frein mécanique afin d’assurer l’arrêt rapide de la machine et son immobilisation en cas de vents trop forts. Les incidents similaires à celui du 19 septembre sont extrêmement rare – statistiquement moins d’une machine par an sur 20 000 – et n’ont jamais touché la population riveraine. La majorité des incidents relevés, dans le monde, sur des parcs éoliens est relative à la présence de professionnels sur des installations électriques et relève donc de la sécurité du travail. En France, depuis le début des années 2000, on ne recense qu’une quinzaine d’incidents sur l‘ensemble des parcs éoliens (il existe à ce jour 3 000 éoliennes). Les parcs éoliens sont des installations fiables et sûres qui font l’objet de contrôles réguliers et d’une maintenance préventive et curative tout au long de l’exploitation. Le parc de Montjoyer-Rochefort Les deux éoliennes endommagées, hautes de 45 mètres et distantes l’une de l’autre d’environ 3 km, sont situées dans une zone non habitée. Elles font partie du parc de Montjoyer-Rochefort équipé de 23 éoliennes de type J48/750 (Jeumont, 750 kW). Ce parc a été mis en service fin 2004. Les éoliennes J48 ont été construites par Jeumont-Framatome. Il s’agit de machines d’ancienne génération de type Stall (freinage par décrochage aérodynamique). Avec ce type de machine, si le freinage aérodynamique n’est plus actif, le frein mécanique ne peut arrêter seul l’éolienne dans des conditions de vent fort. Les éoliennes de nouvelle génération qui sont actuellement installées en France sont toutes équipées d’un freinage aérodynamique de type Pitch et chaque pale est gérée par un système indépendant. Aussi, si un des systèmes Pitch venait à tomber en panne, il resterait celui des deux autres pales pour arrêter l’éolienne. La production des J48/750 est aujourd’hui arrêtée. Une cinquantaine d’éoliennes de ce type est installée en France, dans la Drôme (Montjoyer-Rochefort), dans le Pas-de-Calais (Escales et Widehem) et dans les Côtes d’Armor (Plougras).

Samivel51

Merci pour ces infos. Très intéressant de voir qu’un industriel francais s’est lancé sur le marché des éoliennes, puis s’est arreté en route. On voit bien que la France aurait pu avoir des fabricants d’éoliennes de taille mondiale si elle s’était réveillée un peu plus tôt. Le problème est d’ailleurs exactement le même pour le photovoltaique: On se réveille avec deux métros de retard, on subventionne pour “lancer une filière”, mais ce sont les industriels allemands (pour faire simple) qui en profitent, grâce à leurs deux métros d’avance. Quelques années après, le gouvernement s’apercoit que ces subventions sont dépensées en pure perte pour l’emploi francais, et les réduit. Et on est partis pour faire exactement la même chose pour les énergies marines. Je n’ai rien contre l’Allemagne, mais c’est quand même pas une utilisation optimale de nos impôts!

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