Information, pouvoir d’achat et développement durable

A l’occasion de la Semaine du développement durable, une nouvelle étude Ethicity menée en partenariat avec l’Ademe fait le point sur les intentions d’achats des Français en faveur des produits plus responsables écologiquement.

Si la prise de conscience des enjeux du développement durable est acquise, on constate que le total des personnes déclarant agir au travers de leurs actes d’achat plafonne à 20 %.

Mauvaise connaissance des produits (la moitié des Français ne savent pas où acheter des produits responsables et les identifier) et de leur prix sont tenus pour responsables de cette stagnation qui conduit les ¾ des Français à penser que consommer responsable, c’est réduire sa consommation.

Le développement durable est une notion largement diffusée : 90 % des Français interrogés disent connaître cette expression, soit une augmentation de 13 points par rapport à 2006. Pour 75 % des Français, le développement durable est une nécessité ; seuls 10 % disent que c’est une mode. Le réchauffement climatique devient la première source d’inquiétude des Français, devant la pénurie d’eau.

Parallèlement à cette prise de conscience, les Français restent en attente d’action et d’information, notamment de la part de la classe politique. Ainsi 74 % d’entre eux pensent que les politiques et les collectivités ne prennent pas assez en compte l’environnement. De même, leur peu de confiance en les grandes entreprises se confirme, voir se renforce (chute de près de 20 points depuis 2004).

La demande d’information est très forte : ¾ des Français considèrent que les entreprises ne leur donnent pas assez d’informations sur les conditions de fabrication des produits (soit 3 points de plus par rapport à 2006) et 61,7 % souhaitent disposer d’informations sur l’impact environnemental sur les étiquettes des produits.

88,2 % des Français pensent que les enseignes d’hyper et supermarchés ont un rôle d’information sur les produits vendus. En matière de responsabilité sociale des entreprises, on note également un fort accroissement des attentes concernant la santé et la sécurité des salariés (+13,2 points par rapport à 2006)

Si 2/3 des Français déclarent avoir changé leurs comportements en 2007, les disparités sont fortes d’une catégorie socio-professionnelle (CSP) à l’autre : ce sont surtout les consommateurs les plus aisés ou les plus âgés qui s’investissent (76 % des cadres supérieurs, 77 % des retraités CSP+ et 58,4 % chez les ouvriers). De la même manière, l’écart se creuse entre les générations, les jeunes traduisant moins leurs convictions dans les actes d’achat.

Parmi ceux qui estiment n’avoir pas changé leur comportement (1/3 de la population) 50 % invoquent la faiblesse du pouvoir d’achat et 1/3 le manque d’information. Ainsi 51,4 % des Français ne savent pas où acheter des produits ou services responsables.

Si 83 % des Français disent être « plutôt d’accord » ou « tout à fait d’accord » pour considérer qu’à travers leurs actes d’achat ils agissent au service de leurs convictions, seulement 19 % disent faire des achats responsables régulièrement.

Il est important de trouver les clés qui vont permettre de transformer la prise de conscience en action.

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Dan

Finalement les français ne sont pas si stupides puisqu’ils ont compris que consommer responsable, c’est réduire sa consommation. Ben oui c’est super, la chasse au gaspi a enfin gagnée après plus de trente ans de lutte ! Problème, c’est complètement contraire aux intérêts de l’écologie business. Et c’est pas fini : “leur peu de confiance en les grandes entreprises se confirme, voir se renforce”. Là rien ne va plus, elles vont faire comment les entreprises pour créer des emplois ? un peu de civisme ! “ce sont surtout les consommateurs les plus aisés ou les plus âgés qui s’investissent (76 % des cadres supérieurs, 77 % des retraités CSP+ et 58,4 % chez les ouvriers)” et “50 % invoquent la faiblesse du pouvoir d’achat”. Ces français sont incorrigiblement logiques. Il font quoi les jeunes, tous des irresponsables ? “Il est important de trouver les clés qui vont permettre de transformer la prise de conscience en action.” certains suggèrent la décroissance ? piste à suivre ! Je conclurai par cette citation de Pierre Desproges “Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches.” Bon courage, l’avenir n’est pas écrit.

Aflc7

Toujours la même litanie, ne pas gaspiller et investir dans du matériel “éco-responsable” (encore un terme moralisateur utilisé par les gourous de la décroissance qui ne savent que culpabiliser les autres pour les rallier à leurs intérêts) incite au contraire à consommer sans besoin immédiat. En effet, changer des ampoules qui fonctionnent parfaitement pour des ampoules “éco-efficaces” (ça passe mieux comme terme non ?) n’est ce pas, du point de vue sémantique, du gaspi contraire à ce qui est prôné par les gourous ? Ne pas gaspiller c’est en effet faire durer, donc ne pas changer quelque chose qui marche encore… On n’est pas loin de l’immobilisme…Ce point de sémantique passé que constatons nous ? Que les gens sont prêts à changer mais que réduire leur consommation (c’est à dire le volume de ce qu’ils achètent) ils ne le veulent pas. Pourquoi ? Parce que cela impacte encore plus le sentiment de déclassement qui sévit aujourd’hui. Quand un couple pouvait devenir propriétaire de sa maison il y a dix ans et qu’aujourd’hui il n’en a plus les moyens le déclassement est palpable. Demander à ces mêmes gens qui gagnent 4000€ par mois (pourtant aisés au sens de certains politiques) de se serrer encore la ceinture, ça ne peut pas passer. Pas besoin d’être un prix Nobel de communication pour le comprendre. C’est sur ce point que la communication écologique doit porter. Force est de constater que ce n’est pas le discours qui nous est servi, est ce lié à “l’histoire” des mouvements écolos ? Peut être, au manque d’idées neuves, sûrement ! En clair, on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre or c’est exactement ce que l’on cherche à faire !Un point positif toutefois. La grande distribution semble commencer à s’intéresser au problème. Si les magasins spécialisés brillent par leur incurie (il suffit de visiter un rayon luminaire dans un magasin de bricolage), des supermarchés de province surprennent. L’un, perdu au fin fond de la Bretagne vend des ampoules LED dernier cri à un prix proche de celui d’internet. Un autre supermarché expose des produits de construction “à la mode” comme des chauffe eau à pompe à chaleur ou des exemples d’utilisation du chanvre dans l’isolation. On informe, on voit le produit, on sait où et comment l’acheter donc on vend le produit.Nous sommes face à un nouveau relais de croissance, une formidable opportunité de développement qui peut créer de la richesse pour beaucoup (petites structures oblige). Ne la gâchons pas à cause d’une idéologie figée dans une autre époque !

Aflc7

Toujours la même litanie, ne pas gaspiller et investir dans du matériel “éco-responsable” (encore un terme moralisateur utilisé par les gourous de la décroissance qui ne savent que culpabiliser les autres pour les rallier à leurs intérêts) incite au contraire à consommer sans besoin immédiat. En effet, changer des ampoules qui fonctionnent parfaitement pour des ampoules “éco-efficaces” (ça passe mieux comme terme non ?) n’est ce pas, du point de vue sémantique, du gaspi contraire à ce qui est prôné par les gourous ? Ne pas gaspiller c’est en effet faire durer, donc ne pas changer quelque chose qui marche encore… On n’est pas loin de l’immobilisme…Ce point de sémantique passé que constatons nous ? Que les gens sont prêts à changer mais que réduire leur consommation (c’est à dire le volume de ce qu’ils achètent) ils ne le veulent pas. Pourquoi ? Parce que cela impacte encore plus le sentiment de déclassement qui sévit aujourd’hui. Quand un couple pouvait devenir propriétaire de sa maison il y a dix ans et qu’aujourd’hui il n’en a plus les moyens le déclassement est palpable. Demander à ces mêmes gens qui gagnent 4000€ par mois (pourtant aisés au sens de certains politiques) de se serrer encore la ceinture, ça ne peut pas passer. Pas besoin d’être un prix Nobel de communication pour le comprendre. C’est sur ce point que la communication écologique doit porter. Force est de constater que ce n’est pas le discours qui nous est servi, est ce lié à “l’histoire” des mouvements écolos ? Peut être, au manque d’idées neuves, sûrement ! En clair, on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre or c’est exactement ce que l’on cherche à faire !Un point positif toutefois. La grande distribution semble commencer à s’intéresser au problème. Si les magasins spécialisés brillent par leur incurie (il suffit de visiter un rayon luminaire dans un magasin de bricolage), des supermarchés de province surprennent. L’un, perdu au fin fond de la Bretagne vend des ampoules LED dernier cri à un prix proche de celui d’internet. Un autre supermarché expose des produits de construction “à la mode” comme des chauffe eau à pompe à chaleur ou des exemples d’utilisation du chanvre dans l’isolation. On informe, on voit le produit, on sait où et comment l’acheter donc on vend le produit.Nous sommes face à un nouveau relais de croissance, une formidable opportunité de développement qui peut créer de la richesse pour beaucoup (petites structures oblige). Ne la gâchons pas à cause d’une idéologie figée dans une autre époque !

Aflc7

Toujours la même litanie, ne pas gaspiller et investir dans du matériel “éco-responsable” (encore un terme moralisateur utilisé par les gourous de la décroissance qui ne savent que culpabiliser les autres pour les rallier à leurs intérêts) incite au contraire à consommer sans besoin immédiat. En effet, changer des ampoules qui fonctionnent parfaitement pour des ampoules “éco-efficaces” (ça passe mieux comme terme non ?) n’est ce pas, du point de vue sémantique, du gaspi contraire à ce qui est prôné par les gourous ? Ne pas gaspiller c’est en effet faire durer, donc ne pas changer quelque chose qui marche encore… On n’est pas loin de l’immobilisme…Ce point de sémantique passé que constatons nous ? Que les gens sont prêts à changer mais que réduire leur consommation (c’est à dire le volume de ce qu’ils achètent) ils ne le veulent pas. Pourquoi ? Parce que cela impacte encore plus le sentiment de déclassement qui sévit aujourd’hui. Quand un couple pouvait devenir propriétaire de sa maison il y a dix ans et qu’aujourd’hui il n’en a plus les moyens le déclassement est palpable. Demander à ces mêmes gens qui gagnent 4000€ par mois (pourtant aisés au sens de certains politiques) de se serrer encore la ceinture, ça ne peut pas passer. Pas besoin d’être un prix Nobel de communication pour le comprendre. C’est sur ce point que la communication écologique doit porter. Force est de constater que ce n’est pas le discours qui nous est servi, est ce lié à “l’histoire” des mouvements écolos ? Peut être, au manque d’idées neuves, sûrement ! En clair, on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre or c’est exactement ce que l’on cherche à faire !Un point positif toutefois. La grande distribution semble commencer à s’intéresser au problème. Si les magasins spécialisés brillent par leur incurie (il suffit de visiter un rayon luminaire dans un magasin de bricolage), des supermarchés de province surprennent. L’un, perdu au fin fond de la Bretagne vend des ampoules LED dernier cri à un prix proche de celui d’internet. Un autre supermarché expose des produits de construction “à la mode” comme des chauffe eau à pompe à chaleur ou des exemples d’utilisation du chanvre dans l’isolation. On informe, on voit le produit, on sait où et comment l’acheter donc on vend le produit.Nous sommes face à un nouveau relais de croissance, une formidable opportunité de développement qui peut créer de la richesse pour beaucoup (petites structures oblige). Ne la gâchons pas à cause d’une idéologie figée dans une autre époque !

Dan

Les français risquent bien d’avoir des problèmes de compréhension. Le type va dire, je suis vert puisque je fais des économies (restriction, optimisation, recyclage…) et un gourou va lui répondre : vous n’y êtes pas du tout, il faut au contraire consommer plus de produits écologiquement responsables, achetez donc dans nos boutiques. Oui, sauf qu’il y a beaucoup de gadgets verts dont le bilan global n’est pas forcément vertueux. Et si on achète sans besoin véritable, on passe du vert au gris. Un produit, n’est pas intrinséquement écologique, il faut voir le contexte d’emploi. Une Lampe Basse Consommation dans les toilettes est moins écologique que dans le salon ! Une pompe à chaleur mal dimensionnée peut être une catastrophe et obliger l’utilisateur à remettre en service sa vieille chaudière (il paraît que certains ont des problèmes avec les colporteurs de l’aérothermie). Dans certaines lampes à LED, l’alimentation consommait plus que les LED. le liège expansé écologique à une énergie grise supérieure à la laine de verre en rouleau (j’ai les deux !). Avec un minimum de bon sens, un peu de culture technique et du pragmatisme, on arrive à avoir un comportement écologiquement responsable sans avoir recours à un gourou de l’écologie. A quoi ça sert de lutter contre le nucléaire si on arrose son jardin au RoundUp ! (je ne fais ni l’un ni l’autre) Le réchauffement planétaire est peut être une chance à saisir pour effectivement revoir nos comportements et y mettre un peu plus de logique. Dans ce cadre, il y a une place pour des entreprises grandes et petites qui proposent des produits différents de ceux que l’on a connu. Mais les entreprises innovent déjà et celles qui le font le plus sont peut être celles qui communiquent le moins (distorsion médiatique et l’impression que la France est en retard). Voir la déclaration d’intention de la communauté européenne le 22 novembre 2007 (Plan Stratégique Européen pour les Technologies Energétiques ou plan PLAN SET). Oui nous pouvons créer de la richesse en respectant les principes d’un développement soutenable, à condition d’abandonner le dogmatisme et de concentrer nos efforts sur ce qui rend réellement service à la société. Pour la durabilité nous verrons bien, mais cela dépasse largement la technique et la démographie est plus déterminante.

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