L’Etat introduit de la concurrence dans les barrages

La France détient 399 barrages sous concession, ce qui représentent plus de 95% du total de la puissance hydroélectrique installée.

Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie et de l’énergie a signé le décret sur "la mise en concurrence" des concessions des barrages hydroélectriques français, exploités essentiellement par EDF.

Le partage des différentes concessions se fait actuellement entre EDF (à 80 %), puis par le groupe Suez (à 12 %) au travers de la Shem (Société hydro électrique du midi) puis enfin par de petits exploitants indépendants.

En France, l’hydroélectricité est exploitée depuis la fin du 19e siècle, ce qui en fait la plus ancienne des énergies produite grâce à une ressource nationale. Elle s’appuie sur un réseau de plus de 450 barrages dont 220 sont exploités par EDF.

L’hydraulique représente 12% de la production totale d’électricité française.

A l’occasion de leur renouvellement, les concessions hydroélectriques feront l’objet d’une mise en concurrence : les installations hydroélectriques de plus de 4,5 MW ont été créées initialement dans le cadre de concessions d’État. Celui-ci confiait l’exploitation de la chute d’eau à un concessionnaire en contrepartie de la réalisation des installations hydrauliques.

L’Etat choisira pour chaque renouvellement de concession la meilleure offre au triple plan énergétique, environnemental et économique. Il s’agit de tirer le meilleur parti de cette ressource naturelle, de ce bien commun que constitue la force motrice de l’eau :

1. Sur le plan énergétique et simultanément de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre : la mise en concurrence incitera les candidats à proposer des investissements importants de modernisation des installations existantes, et de nouveaux équipements pour augmenter la performance de cette énergie renouvelable.

2. Sur le plan environnemental : les candidats devront proposer une meilleure protection des éco-systèmes tout en respectant les usages de l’eau autres qu’énergétiques (protection des milieux aquatiques, soutien d’étiage, irrigation,…).

3. Sur le plan économique : une redevance proportionnelle au chiffre d’affaires de la concession sera instaurée pour que le bénéfice revienne à la collectivité (Etat, collectivités locales).

La liste des concessions hydroélectriques, assorties de leur date d’échéance est publiée sur le site Internet du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire. Les premiers appels à candidatures auront lieu en 2009.

Dans certaines vallées, l’Etat étudie l’opportunité de regrouper les concessions hydroélectriques pour optimiser leur exploitation.

L’énergie hydraulique permet de fabriquer de l’électricité, appelée hydroélectricité, dans les centrales hydroélectriques, grâce à la force des chutes d’eau d’origine naturelle ou crées artificiellement à partir des retenues de barrage.

Une centrale hydraulique est composée de 3 parties :

  • le barrage qui retient l’eau ;
  • la centrale qui produit l’électricité ;
  • les lignes électriques qui évacuent et transportent l’énergie électrique.

Dernière MAJ,  jeudi 24  juillet à 08:17

 

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Sergeb.

Qu’est-ce que “la mise en concurrence” des concessions des barrages?

Wapit

les barrages appartiennent a l’etat, ils sont sous forme de concession loué a EDF essentiellement, et Suez pour une petite partie. Or ces concessions ont des durée limitée, lors du prochain renouvellement des contrats (ca tombre quasiement tout en meme temps), l’etat veut ouvrir a la concurrence. Du coup, coup dur pour EDF qui va devoir soit payer cher pour avoir ses centrales, soit se contenter de moins d’energie hydro. Reste a voir comment c’est ouvert a la concurrence (tous les barrages d’une meme vallée dans un seul contrat)

g.lecoq

Bonjour,Là aussi, dans ce cas, il faut donc mettre en application la fameuse “Loi” de la concurrenc dite libre et non faussée, si chère à nos Eurocrates !!!L’énergie hydraulique sera donc aussi soumis aux lois de la privatisation??Tout comme EDF, GDF récemment, l’Etat brade impunément ses moyens de production énergétique avec comme on le sait bien, des répercussions sur les coûts de ventes dont pâtiront en premier et principalement les consommateurs.Y avait-il un urgence follle pour que cette sinstre farce renforce un peu plus le “Privé” si cher à ce gouvernement??A force de vouloir ainsi, sous le fallacieux prétexte de “coordination européenne”, et de soi-disant lutte contre un déficit public, tout vouloir remettre entre les mains de quelques vautours, accessoirement leurs ami(e)s et connaissances, notre  “indépendance” énergétique, que va-t-il rester dans l’escarcelle de cet Etat qui privatise tout???Bien évidemment, le modèle anglo-saxon, si précieux aux yeux de notre “Président” doit-il justifier tout et n’importe quoi??Mais bon, la tentation du beurre et de l’argent du beurre sont, pour ces gens là, des raisons à leurs yeux valables pour que la misère, la pauvreté de ses propres concitoyens ne touchent même plus.G.Lecoq.

C. dubreuil

Spécialisé dans l’industrie. Site: www.cyrilledubreuil.com

Pasbon

Ce n’est pas une question de politique, mais c’est les institutions européennes qui obligent les états à  privatiser certaines entreprises, ici c’est une privatisation de l’exploitation, EDF est une entreprises  “privée” avec des actionnaires… le rôle de l’état n’est plus de créateur, mais il doit être aujourd’hui régulateur comme l’europe le souhaite. Donc l’état va mettre en concurrence des entreprises pour l’exploitation de son bien, à lui de mettre le garde-fou pour éviter par exemple la rupture d’un barrage par manque de maintenance… devrions nous avoir qu’un seul opérateur de téléphonie mobile… si on regarde depuis le début l’état et pas seulement les gouvernements ont donné de nouvelles contraintes aux opérateurs… l’europe ne trouve que seule route pour le bien être des européens de libéraliser les activités en relégant les pays au statut d’exécutant de sa propre volontée mais là c’est un autre débat…Perso l’ancien système “EDF” avait du mauvais et du bon , aujourd’hui les “syndicats d’électrification” ne sont pas compétents et servent uniquement à donner des sous à des élus qui cumulent un “mandat”L’exemple Anglais est le contre exemple de ce qu’il faut faire l’état britanique a donné carte blanche sans contrôle… bétise…

Dan1

EDF est une entreprise publique, de service public, dont le statut a changé (société anonyme) et le capital a été ouvert au privé. Pour l’instant l’Etat reste largement majoritaire, il a donc encore le contrôle, même si il est contraint par la commission européenne, qui au départ à ouvert les marché au nom de l’économie et non de l’énergie. Les français ne sont donc pas entièrement spoliés du travail et de l’investissement de leurs ainés.Voir Wikipédia c’est assez synthétique : les statuts sont téléchargeables sur le site d’EDF :à, à l’article 6, il est précisé que l’Etat doit détenir plus de 70 % du capital.

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