Rénovation thermique : 95.000 primes de l’Etat versées d’ici à 2015

Dans le cadre du programme « Rénovation thermique des logements » lancé en 2010, un fonds de soutien à la rénovation énergétique de l’habitat (FSREH), doté de 135 millions d’euros vient d’être créé, selon le Journal officiel publié jeudi.

Le secteur du bâtiment reste en effet le secteur le plus consommateur d’énergie, avec la moitié de l’énergie finale consommée, et représente la deuxième source pour les émissions de CO2, avec près de 25 % des émissions. Aussi, la loi du 3 août 2009 prévoit de réduire les consommations d’énergie du parc des bâtiments existants d’au moins 38 % d’ici à 2020.

Les travaux doivent être réalisés obligatoirement par des professionnels et concernent les logements de plus de deux ans, qui constituent la résidence principale de leurs occupants.

Le texte publié précise que 23 millions d’euros seront engagés dès 2013, puis 69 millions en 2014 et 43 millions en 2015. Sur l’enveloppe totale, 128,5 millions d’euros sont destinés directement au versement de la prime, 6 millions aux coûts de gestion du FSREH et 500.000 euros pour l’évaluation du dispositif.

L’objectif du versement de la prime est de contribuer à la rénovation de plus de 95.000 logements privés d’ici à 2015. Les dépenses éligibles sont "les travaux relevant d’au moins deux catégories parmi l’isolation des murs, des toitures ou des parois vitrées ou l’installation d’équipements de production d’énergie, de chauffage ou d’eau chaude sanitaire performants".

Le FSREH aura également pour objet d’aider les ménages propriétaires occupants sous plafonds de ressources à mener à bien des travaux améliorant la performance énergétique de leur logement. Ainsi, les ménages les plus précaires bénéficierons d’une prime de 3.000 euros contre 1.350 euros dans le schéma commun.

Rappelons que l’objectif du gouvernement actuel est d’atteindre 500.000 rénovations par an (dont 380.000 logements privés) d’ici à 2017.

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dede29

Dites moi vite ou il faut s’inscrire ! J’ai quelques fenetres à changer .

Dan1

“Rappelons que l’objectif du gouvernement actuel est d’atteindre 500.000 rénovations par an (dont 380.000 logements privés) d’ici à 2017.” Bon d’accord pour l’objectif de 500 000 logements par an. Prenons l’objectif minimum de 380 000 logements privés à rénover en 4 ans de 2014 à 2017. Prenons une estimation minimaliste de 20 000 euros tout compris par logement. Cela demande de trouver nous 7,6 milliards d’euros en 4 ans ou encore presque 2 milliards d’euros par an. Qui finance cela sachant que là on alloue seulement 128,8 millions d’euros aux primes ? Question récurrente : Et Gérard Mestrallet parlait de 40 000 Euros par logement. Super Cécile… du partie de l’écologie en action, a peut être une solution miracle pour multiplier les milliards ? Je suggère d’examiner avec attention une source intéressante : En 2013, les consommateurs d’électricité, c’est à dire tout le monde vont subventionner à hauteur de 2 milliards le photovoltaïque via la CSPE (que le Conseil d’Etat assimile à une imposition). Et cela promet de durer plus longtemps que les subventions à la rénovation thermique : 20 ans à deux milliards par an (mais normalement nettement plus), ça fait 40 milliards d’euros de subventions disponibles jusqu’en 2033 ! Pourquoi ne pas rerouter ces subventions assimilables et assimilées à un impôt vers la rénovation thermique des logements. Cela lutterait beaucoup plus efficacement contre l’addiction aux fossiles, le déficit commercial lié à la facture énergétique et la précarité énergétique. Qui aura le courage de trancher dans le vif ?

Sicetaitsimple

Ne touchez pas à ces 2,1Md€ “jaunes”. Vous semblez oublier que d’ici 2025 il faut réduire la part du nucléaire à 50%, soit pour évter de pinailler car on ne sait pas exactement 50% de quoi trouver environ 150TWh d’ENR (je n’imagine pas qu’on fasse ça avec du fossile). Aller , pour faire simple, ça fait environ 10TWh/an de progression, et donc le camenbert de la CRE risque de jaunir, de verdir, de bleuir à vue d’oeil. Et franchement, un camenbert qui prend ces couleurs là, c’est normalement pas un camenbert terrible!

jolastico

@Dan1 : Vous oubliez que la rénovation thermique c’est un investissement, avec un retour sur investissement. En plus, il a l’avantage d’être particulièrement fiable : personne n’imagine que les prix de l’énergie vont baisser dans les 30-40 ans à venir. J’en parle parce qu’accompagner les projets de rénovation thermique c’est mon métier ^^ Je confirme que compter 20000 € par chantier, c’est illusoire, en général c’est plutôt 40000-50000 €, voire plus selon la configuration. Par contre, on a souvent des retour sur investissement compris entre 10 et 15 ans, selon l’évolution des prix de l’énergie. Financer des projets rentables avec peu de risques, c’est le travail des banques. Mettre en place des incitations et des garanties pour que ces financements soient faciles d’accès et à des taux intéressants, ça c’est le travail de l’état, et ce serai beaucoup plus productif qu’une petite prime de 1300 € (surtout que je compte même plus le mille feuille d’aides différentes, les particuliers ne s’y retrouvent plus) Enfin bon, moi personnellement, je suis favorable à une solution beaucoup plus draconienne proposée par Siedler : l’obligation de rénovation niveau BBC à l’achat d’un bien (à charge de l’acheteur) Ca semble extrème comme ça, mais en fait c’est assez cohérent : – déjà ça rétablit une équivalence avec le neuf (l’acheteur est également obligé d’acheter BBC). Bon, c’est vrai que le surcout est moindre dans le neuf. – ça créerait un marché de masse de la rénovation énergétique, donc organisation de filière, baisse des coûts, montée en compétence des intervenants, meilleur transmission du savoir faire … – imposer un niveau de performance global et contrôlé est la seule manière d’avoir un résultat correct. Actuellement, les contraintes réglementaires sur la rénovation sont tellement faibles que les résultats peuvent être loin de ceux attendus (soit par mauvaise réalisation, soit par économie de bout de chandelle) Par contre, ça va faire râler les notaires et les agences immobilières parce que le volume des transactions va forcément baisser. Mais est ce une mauvaise chose ? Et puis, si ça peut contribuer à dégonfler la bulle immobilière, tant mieux. Actuellement, on paye cher un logement surcôté (prix +100% en 10 ans …) et pourri thermiquement. Après, on payera cher un logement normalement côté et performant.

Sicetaitsimple

Car si vous enlevez: – les logements occupés par des locataires pour lequel le propriétaire va très rarement faire ce type d’opération – beaucoup de copropriétés où du fait de divergences d’intérêt ce type de travaux a beaucoup de mal à se décider – les OPHLM ou équivalents très souvent impécunieux et qui vont avoir du mal à assurer ce fameux “retour sur investissement”, sauf à laisser les charges de chauffage inchangées. – les logements occupés par des gens qui même étant propriétaire n’ont pas les moyens (les revenus) leur permettant d’aller emprunter 4000€ même à des conditions excellentes ( je pense à beaucoup d’exemples à la “campagne”). etc… vous vous retrouvez avec un potentiel composé majoritairement de propriétaires individuels plutôt installés dans la vie, plutôt aisés (en tous les cas rarement malheureux), capales de raisonner à 15 ans, bref a priori les gens qui ont le moins besoin d’aide! Pour faire le lien avec mon commentaire précédent, souvent le même profil que celui qui va installer du PV sur son toit! Bref, pas simple, surtout compte-tenu des montants en jeu pour avoir un impact significatif en termes de réduction de la consommation d’énergie au plan national. Je ne sais pas ce que Cécile Duflot va nous sortir, mais je reconnais que la tâche est complexe. Ca m’étonerait quand même qu’elle propose votre solution, où alors c’est qu’elle a envie de prendre des vacances prolongées juste après…

jolastico

En fait, ce que Siedler propose c’est une obligation de rénovation au moment de l’achat du bien. Donc, ça ne concerne pas les locations tant que le proprio ne vend pas (ou ne transmet pas) Effectivement, les copropriétés sont un cas particulier (1/4 des logements tout de même) et nécessite une approche spécifique. Je ne parle pas de forcer des gens installés à rénover, ça c’est infaisable car beaucoup sont incapables d’emprunter. Il s’agit d’obliger un acheteur à mettre aux normes le bâtiment qu’il achète. A charge pour lui de négocier avec le vendeur pour inclure le coût de la rénovation dans son budget. Et l’acheteur va du coup comparer les biens en comptant le cout des travaux, ce qui veut dire qu’un bien déjà rénové se vendra mécaniquement plus cher qu’un bien non rénové, ou mal rénové (c’est déjà le cas, mais pas à la hauteur de ce que ça devrait je pense) Oui, effectivement, ça m’étonnerait que Duflot propose ça, à moins qu’elle veuille rejoindre Nicole Bricq et Delphine Batho ^^ Il me semble qu’ils avaient dans l’idée de mettre en place un système de bonus-malus comme pour les voitures, mais ça va être très compliqué également. Mesurer les consommations d’une voiture, c’est facile, celle d’une maison nettement moins. Il faudrait également renforcer la RT Existant qui impose des résistances thermiques trop faibles actuellement (c’était prévu pour 2015 mais je sens que ça va être repoussé)

Dan1

“Je confirme que compter 20000 € par chantier, c’est illusoire, en général c’est plutôt 40000-50000 €, voire plus selon la configuration. Par contre, on a souvent des retour sur investissement compris entre 10 et 15 ans, selon l’évolution des prix de l’énergie.” Bon, ben partons pour 40 000 euros en moyenne par logement comme le suggèrait Gérard Mestrallet. Et là je suis très dubitatif sur un retour sur investissement en 10 à 15 ans. Parce qu’une rénovation, fût-elle ITE conforme à la RT 2012 annule rarement la facture de chauffage et la seule réduction de ladite facture ne permet généralement pas un retour sur investisement inférieur à 20 ans. De toute façon, le problème reste toujours le même pour les gens qui ont des moyens d’investissement très limités : il faut payer tout de suite pour gagner… plus tard. Mais j’attends avec impatience ce que va faire notre Ministre De Combat (Duflot Cécile). Rappelons que 40 000 euros par logement, c’est 40 milliards qu’il faut trouver chaque année selon la promesse de François Hollande que je rappelle : Engagement 43 : “Je lancerai un vaste plan qui permettra à 1 million de logements par an de bénéficier d’une isolation thermique de qualité. Seront ainsi créés des dizaines de milliers d’emplois. Les économies de chauffage qui en découleront redonneront du pouvoir d’achat aux ménages.” L’addition s’il vous plait : ça vous fera 200 milliards sur le quinquennat !

Sicetaitsimple

J’avais bien compris, je parlais des logements loués pour lesquels le propriétaire engage très rarement des travaux d’isolation. Avec environ 700.000 transactions par an je crois,avec certes une enveloppe de travaux qui peut varier sans être forcément à 40000/50000€, ça me parait irréaliste. Je pense qu’il faut parfois être moins ambitieux et ne pas imposer le top de l’isolation , en visant un rapport performances/prix “optimal”.

Sicetaitsimple

je l’avais oubliée celle-là: 1 million/an???? Effectivement, Cécile Duflot ne doit pas être bien pour respecter la volonté présidentielle, d’autant qu’il me semblait que les annonces dans le domaine ne devaient pas tarder. J’ai bien une solution transitoire: si on compte 3h/logement en moyenne: 3 millions de couvertures vendue pas trop chères. Bon, on va attendre les annonces, et puis on regardera ce qui se passe ensuite…

Dan1

Bof, pas de problème pour trouver des dizaines de milliards pendant le quinquennat. Et dire qu’il y a des milliers de personnes et de nombreux ministres qui se torturent le cerveau pour trouver quelques milliards par an (7 en 2020) pour équilibrer le régime général de retraite. Ils vont vraiment faire la tête quand Super Cécile dévoilera son plan à 200 milliards à l’horizon 2017 ! Je lancerai un vaste plan qui permettra à 1 million de logements par an de bénéficier d’une isolation thermique de qualité. Et d’ajouter : “Cécile le mettra en musique” “Seront ainsi créés des dizaines de milliers d’emplois.” Heu, c’est le moins qu’on puisse faire avec 200 milliards d’investissement en 5 ans ! Et je continue avec ma baguette magique : “Les économies de chauffage qui en découleront redonneront du pouvoir d’achat aux ménages.” Il faut dire que le pouvoir d’achat avait été légèrement amputé par les hausses d’impôts. Et avec tout ça j’enterre la progression du chômage. On va même peut être être obligé de freiner un peu la création d’emploi… il faudrait pas que l’économie surchauffe. Et le peuple, il se plaint de quoi au juste ? Il est pas au courant des projets géniaux à 200 milliards de François ?

Sicetaitsimple

FH est vraiment mal entouré: pendant qu’il traite d’autres sujets, certains acceptent de la jouer petits bras avec un objectif réduit à 500.000/an, cf synthèse du DNTE, enjeu 5 page 15: Si c’est pareil avec les 50% de nucléaire en 2025…. Comme aurait dit le 1er ministre à la Rochelle ce WE si on en croit l’article de ce jour sur la contribution energie-climat,”L’écologie, ce n’est pas un discours pour les campagnes électorales…”

Dan1

Merci pour le lien. Je vais en reproduire une partie : ENJEU N°5 : Un cap incontournable : porter l’ensemble du parc bâti d’ici 2050 à un haut niveau de performance thermique PRINCIPE : La réduction des consommations d’énergie du bâtiment, premier poste de consommation, est un objectif prioritaire de la transition énergétique. Parallèlement à une évolution raisonnée des nouvelles surfaces construites et à l’exigence de performance énergétique des nouvelles constructions, cet objectif repose essentiellement sur la réussite d’un grand programme national de rénovation thermique portant sur le bâti résidentiel et tertiaire. ACTIONS : • Donner à tous les acteurs la visibilité nécessaire en élaborant une feuille de route nationale qui précise, par segment du parc, le rythme et les objectifs pour rénover l’ensemble du parc bâti d’ici à 2050 (soit, pour l’habitat, 500 000 logements rénovés par an en rythme de croisière, avec un niveau de performance permettant d’atteindre le BBC rénovation en une fois ou en plusieurs étapes). Certes, c’est une trahison, enfin une moitié de trahison, mais c’est un programme à 20 milliards d’Euros par an quand même. Je reprends l’aspect le plus critique de cette affaire qui est par aillleurs de bon sens dans le principe (plutôt que de lutter bêtement contre l’électricité !) : “Créer un dispositif financier permettant un démarrage d’ampleur de la rénovation thermique, simple, incitatif, accessible et adapté à chaque typologie de ménages (copropriétés, propriétaires occupants, locataires, propriétaires bailleurs, logements sociaux, entreprises), et notamment : Améliorer, simplifier et mettre en cohérence les nombreux dispositifs incitatifs existants (crédit d’impôt développement durable, éco-prêt à taux zéro, aides de l’ANAH, aides locales, certificats d’économie d’énergie, etc.), et adapter ceux qui participent à la lutte contre la précarité énergétique ; Disposer rapidement d’un financement dédié à la rénovation énergétique, un « KfW à la française », permettant de disposer de ressources amont à bas coût, notamment de la part de la Banque européenne d’investissement (BEI), garanties sur les fonds publics ou par des mécanismes de sûreté financés sur ressources privées, et dont la mise en œuvre est pilotée par un acteur public. Etudier la possibilité d’autoriser les énergéticiens obligés, au titre du dispositif des Certificats d’économie d’énergie (CEE), à se libérer d’une partie de leurs obligations par de telles dotations en fonds propres ; Installer des mécanismes de financement permettant, pour les propriétaires, de couvrir le « reste à charge», dont le poids est, aujourd’hui, l’obstacle majeur à la réalisation des travaux de rénovation énergétique, en particulier : Considérer les prêts pour travaux d’amélioration énergétique comme des prêts immobiliers, de manière à bénéficier de conditions plus favorables ; Favoriser, en complément, la voie d’organismes « tiers investisseurs », rémunérés sur les gains issus des économies d’énergie. Certains acteurs recommandent d’appliquer le taux réduit de TVA de 5 % aux matériaux et aux travaux de rénovation incluant les services d’efficacité énergétique, au même titre que les produits et services de première nécessité.” Là est le hic : qui finance cela ? Car je le répète, “rien que” 500 000 logements par an, c’est au bas mot 20 milliards d’Euros qu’il faut trouver dans la poche de quelqu’un… à moins que les artisans ne travaillent gratuitement ou acceptent d’être payer sur 20 ans via les économies de combustible réalisées. Mais je reste confiant, car l’enjeu numéro 5 est admirablement formulé : D’ici 2050… Il pourrait donc y avoir quelques glissements !

Sicetaitsimple

Comme vous le savez, le débat est terminé (depuis le 18/07 date de l’émission de cette synthèse), maintenant place aux décisions. Au delà d’une certaine “ironie” de ma part (et aussi de la vôtre me semble-t-il…)sur les déclarations de campagne et ce qui va en sortir au bout du compte, le problème est loin d’être simple et la phrase bateau (tho?) tellement facile et prisée sur ” l’energie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas” est par l’exemple largement battue en brêche. Sauf à avoir des moyens financiers infinis et une volonté de ne pas compter, ce qui est de plus en plus rare….

Dan1

” l’energie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas” est par l’exemple largement battue en brêche.” Très juste, car ce qui paraît tomber sous le sens et être d’une grande simplicité est en réalité très compliqué et en tous cas très long à mettre en oeuvre. Ceux qui prétendent le contraire sont des grands YAKA. Sicétaitsimple, ça se saurait… mais ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre !

Nicias

Un petit site pour calculer le coût d’un crédit. Pour 50000€ sur 20 ans avec un taux à 5% (chacun pourra tester d’autres hypothèses), les mensualités sont de 320€. Il faut donc que l’isolation fasse économiser près de 4000€ par mois pour amortir le truc sur 20 ans. Par vraiment à la portée des plus “précaires” (enfin des propriétaires quand même, cela reste de l’écologie de gauche !). Le lis par exemple ici que le budget moyen d’un français se chauffant à l’électrique est de 160€/mois (c’est biaisé, ce sont les logements qui consomment le moins^^). Avec un crédit à 50 ans on est toujours largement au dessus des 200€. Bref, l’isolation risque de n’être jamais rentable.

Nicias

Lire 4000€ par an et non par mois ci dessus

Dan1

“Bref, l’isolation risque de n’être jamais rentable.” A moyen terme, 15 à 20 ans, c’est le constat que de nombreux Français font en analysant les devis d’isolation et en simulant une solution de financement. Ou alors il faut partir du principe philanthropique que l’on va investir pour la génération suivante ! Sinon, il reste une solution qui a été employée pour le photovoltaïque : on ponctionne d’autorité plusieurs milliards d’Euros par an sur le compte des consommateurs d’électricité. On pourrait d’ailleurs élargir cette mesure au consommateur de gaz avec une CSPG qui financerait l’isolation ? On pourrait surtout diminuer les subventions au PV pour les réorienter vers le financement de l’isolation qui ferait diminuer la facture énergétique de la France via les combustibles fossiles importés. Et ne perdons pas de vue qu’il y a et y aura des milliards disponibles comme le dit très bien la Cour Des Comptes : “L’objectif de 17 Mtep en 2020 sera donc très coûteux à atteindre. De 1,4 Md€ en 2011, la part de la CSPE qui vise à soutenir les énergies renouvelables devrait passer à 2,2 Md€ en 2012 et à 3 Md€ en 2013. Toutes choses égales par ailleurs, elle pourrait atteindre 8 Md€ environ en 2020, soit un coût global estimé à 40,5 Md€ pour la période 2012-2020.” Maintenant, il faut décider si on préfère rénover un million de logements ou installer des GW de photovoltaïque.

Sicetaitsimple

La rénovation thermique pose effectivement un vrai problème de financement. Attaquer la consommation d’énergie dans le logement par le biais de la reglementation sur les logements neufs est bien entendu indispensable, mais les effets seront longs à constater compte tenu du taux de renouvellement du parc. Cependant, ne soyons pas pessimistes, il faut savoir voir loin, à l’horizon de 30, 50 voire 100 ans on en verra les résultats (au moins “per capita”). C’est de mon point de vue sur le transport qu’il faut booster l’effort réglementaire (même si pour un gouvernement ca peut être un peu impopulaire, vous allez priver les gens de libertés, pas celle de se déplacer, celle d’avoir un véhicule puissant, valorisant,… ) avec des malus très importants pour les véhicules les plus consommateurs. Là, on est sur un renouvellement du parc beaucoup plus rapide, les effets peuvent être sensibles à beaucoup plus court terme. Moins 15 à 20% de consommation de produits pétroliers ( en France) pour le transport en 10 à 15 ans , c’est à mon avis accessible avec un peu de volonté politique et sans trop de subventions diverses et variées.

Nicias

@Dan1 Ou alors il faut partir du principe philanthropique que l’on va investir pour la génération suivante ! Jolastico pourrait nous en dire plus sur la nature des travaux menés. Concrètement, quelle est la durée de vie d’une fenêtre ? Elle n’est surement pas éternelle et vos enfants n’en profiteront peut-être pas. On a peut-être mieux a faire pour nos enfants que de gaspiller (même dans le neuf pour sicétaitsimple) de l’argent dans l’isolation alors que le coût de l’énergie ne le justifie pas. On peut spéculer sur des dysfonctionnements d’un marché court-termiste ou de locataires qui payent pour se chauffer parce que le proprio n’est pas incité à isoler., C’est de la théorie, et je je peux en sortir d’autres sur l’efficience du marché. Je n’en suis absolument pas convaincu par les chiffres présentés ici, que le marché dysfonctionne (ce qui ne m’étonnerai pourtant pas a priori). Je suis quand même content qu’on quantifie pour une fois ! Après je suis pragmatique, si on peut gaspiller dans l’isolation plutôt que dans le pv, je prend. @Sicetaitsimple Je rappelle que je suis climato-sceptique et tout autant sceptique des politiques d’autarcie énergétique. Je veux bien discuter de réduction de la pollution locale, c-a-d principalement de limite sur les émissions de particules.

Sicetaitsimple

Retour sur un débat. Vous devriez être comblé, car le fameux engagement 43 du candidat: “Je lancerai un vaste plan qui permettra à 1 million de logements par an de bénéficier d’une isolation thermique de qualité. Seront ainsi créés des dizaines de milliers d’emplois. Les économies de chauffage qui en découleront redonneront du pouvoir d’achat aux ménages.” a été traduit dans la loi de transition énergétique publiée au JO (article 3) La France se fixe comme objectif de rénover énergétiquement 500 000 logements par an à compter de 2017. C’est le “à compter de 2017” que j’adore….quoique le “se fixe pour objectif” à également de la saveur.

Dan1

Effectivement, les promesses de 2012 sont désormais gravées dans le marbre… pour 2017 : “Titre II : MIEUX RÉNOVER LES BÂTIMENTS POUR ÉCONOMISER L’ÉNERGIE, FAIRE BAISSER LES FACTURES ET CRÉER DES EMPLOIS Article 3 La France se fixe comme objectif de rénover énergétiquement 500 000 logements par an à compter de 2017, dont au moins la moitié est occupée par des ménages aux revenus modestes, visant ainsi une baisse de 15 % de la précarité énergétique d’ici 2020.” En politique, il faut savoir dénoncer les erreurs des prédécesseurs et engager les successeurs !

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