Vers un Institut d’Excellence du solaire thermique ?

Lors d’un déplacement à Perpignan, le ministre de la Relance Patrick Devedjian a rencontré les responsables du pôle de compétitivité DERBI spécialisé dans les Energies Renouvelables dans le bâtiment.

Accueilli dans les locaux du centre CARTECH, émanation du CNRS et de l’Université de Perpignan, le ministre a pu découvrir des procédés d’avenir et notamment des projets prometteurs de climatisation solaire. Car ce dernier s’intéresse de près à la croissance verte et spécialement à son potentiel d’emplois induit.

Toutefois le ministre a estimé que « le solaire n’était pas encore compétitif par rapport à l’éolien. Il faut le reconnaître ». « Mais, nous voyons ici que des perspectives d’améliorations techniques et de gains de productivité peuvent intervenir dans des délais raisonnables. Quand il deviendra compétitif, le solaire sera essentiel pour le pays, au cœur d’une révolution industrielle créatrice d’emplois et de produits innovants. C’est là que nous gagnerons les parts de croissance dont nous aurons besoin » a-t-il ajouté.

Le ministre a également mis en avant le formidable potentiel du pays d’inventeurs qu’est la France en déplorant un manque d’efficacité lors du passage aux phases d’industrialisation. Pour les énergies renouvelables, il a justifié le recours aux aides et aux subventions lors du soutien à la recherche et au développement. « C’est là leur seule légitimité. Dans les autres cas, elles ne font que fausser la concurrence » a-t-il asséné.

Questionné sur un soutien de l’Etat au futur projet d’Institut d’Excellence sur le solaire thermique à hautes et basses températures qui devrait voir le jour à Perpignan pour un budget de 100 millions d’euros sur dix ans pour la création d’une centaine de postes, le ministre de la relance a déclaré qu’il s’agissait d’une perspective intéressante dans le cadre du grand emprunt vantant par la même les bons résultats enregistrés par le dispositif du « crédit d’impôt recherche ».

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Lo besierenc

quand le ministre de la relance estime que « le solaire n’était pas encore compétitif par rapport à l’éolien”, il se réfère certainement à l’utilisation du solaire thermique pour produire de l’électricité, or, quand il s’agit de chauffage (à commencer par l’eau chaude sanitaire) et maintenant de climatisation (même si des progrès restent à faire en la matière), le solaire thermique a un rendement énergétique plus de 3 fois supérieur au photovoltaïque, sans prendre en compte des énormes pertes en ligne du vaste réseau électrique auquel on incite la connection (aux frais du contribuable et du consommateur). Les compléments les plus pertinents au solaire thermique pour chauffage et cimatisation sont à rechercher côté biométhane (là où sa production est en place) ou à biomasse (pour les équipes collectifs), ou géothermie (mais les chaudières à condensation au gaz naturel couplées à des capteurs thermiques solaires permettent déjà un très beau gain de consommation énergétique pour le chauffage). Il  reste à multiplier les liens opérationnels entre le pôle de compétitivité DERBI spécialisé dans les Energies Renouvelables dans le bâtiment et des opérations tels que l’accord pour le développement de l’emploi et des compétences sur l’arrondissement de Béziers où le comité de pilotage a priorisé le secteur du bâtiment en mettant particulièrement en avant la nécessité d’anticiper sur les nouvelles normes de réglementation thermique impliquant l’optimisation des isolations et le recours aux énergies renouvelables (sans détour par l’électricité).

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Il n’y a pas grand chose à attendre de cette visite dont on a l’impression qu’elle ne sert qu’à se montrer. Par contre si dans le principe il est évident que le rendement d’un capteur thermique pour produire de l’eau chaude est bien supérieur à celui d’un capteur PV. Il faut reconnaitre qu’aujourd’hui le cout d’une installation solaire ( chauffe eau ) est très élevé et ne reflète absolument pas les gains techniques théoriques attendus. La seule explication qui me vienne à l’esprit est que les efforts de R& D n’ont certainement pas été à la hauteur des enjeux. En effet un chauffe eau électrique va couter quelques centaines d’euro alors qu’une installation solaire avec échangeur de chaleur  va se situer à plusieurs miliers d’euros. Ce qui pour le consomateur lambda ne va étre très attractif. La technologie est peut être moins stimulante? quoique les problèmes de corrosion et d’optimisation sont intéressantes mais on a peut être encore trop affaire au plombier local qui ne dispose ni de la formation ni même des outils ad’hoc.

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