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Un an après fukushima, quels enseignements pour le CEA ?
  
A l'occasion d'un voyage au Japon en février 2012, l'Administrateur général du CEA, Bernard Bigot, a visité le site accidenté de la centrale nucléaire de Fukushima ; Il nous livre ses enseignements et les leçons qu'il estime pouvoir tirer de la catastrophe.

Quels enseignements avez-vous tirés personnellement de la catastrophe nucléaire japonaise ?

"D'abord que cette catastrophe aurait pu être évitée. Les installations ont parfaitement résisté à la première agression due au séisme ; après l’impact du tsunami qui s’ensuivit, plus de 12 heures étaient disponibles pour acheminer des moyens d’urgence. Même si la fusion des cœurs était engagée, il y avait encore moyen d’empêcher, au moins sur les réacteurs 1 et 3, le cycle infernal de la montée en pression dans l’enceinte de confinement du réacteur, suivie des explosions d’hydrogène libéré en éventant les enceintes dans des bâtiments fermés. Sans ces explosions, le relâchement de radioactivité aurait été largement limité."

"Le second enseignement concerne bien sûr le rappel de l'absolue priorité que représente la sûreté des installations nucléaires. Il faut envisager les événements les plus extrêmes et les enchaînements de catastrophes afin de s'assurer que même dans une situation hautement improbable, le confinement des matières radioactives serait préservé. C'est tout le sens des évaluations complémentaires de sûreté (ECS) qui ont été initiées par le gouvernement et réalisées cette année écoulée par l'Autorité de sûreté."

Le nucléaire peut-il encore être considéré comme une énergie sûre ?


"Comme le disait Bertrand Goldschmidt, pionnier du nucléaire en France, « le nucléaire n’est pas dangereux aussi longtemps qu’on a la certitude qu’il peut l’être ». Il y a donc une illusion dangereuse qui consisterait à croire qu’une technologie peut être intrinsèquement sûre : le risque zéro n’existe pas. Une vigilance permanente est donc nécessaire."

"Le risque d'un accident nucléaire majeur reste selon moi maîtrisable, même dans une situation extrême. Deux conditions sont impératives pour garantir cette maîtrise. Tout d'abord, une conception robuste de l’installation, la mettant en capacité de préserver les fonctions de sûreté en toutes circonstances et, même en cas de fusion du cœur, de confiner la radioactivité. Seconde condition : il faut une chaîne opérationnelle et décisionnelle efficace, où chaque maillon a anticipé et répété les gestes à faire ou les dispositions à prendre en cas d’accident extrême."


La part du nucléaire dans notre mix énergétique fait désormais l'objet d'un débat politique en france. quelle est votre position à ce sujet ?

"Il est tout à fait légitime que les hommes et les femmes politiques débattent de ce sujet stratégique. Le mode de la production d'énergie est un des éléments clés de l'économie d'un pays. Ce débat nous concerne donc tous en tant que citoyen, mais il doit être sincère et solidement argumenté par des faits vérifiables et objectifs."

"Je note avec satisfaction que plusieurs rapports sont venus enrichir et étayer ce débat. Ainsi les évaluations complémentaires de sûreté conduites par l'ASN ont démontré que la sûreté des centrales françaises est globalement satisfaisante. Des travaux de renforcement seront nécessaires et les opérateurs (EDF, AREVA, CEA) se sont engagés à les effectuer."

"Parallèlement, le rapport publié par la Cour des Comptes sur les coûts du nucléaire a démontré la compétitivité de cette forme d'énergie, malgré les dépenses à venir. Quelques incertitudes subsistent, comme le coût exact du démantèlement et le stockage des déchets ultimes, mais la Cour a estimé que les incertitudes sur ces coûts le sont "par nature" et ne remettront pas en cause l'économie globale du nucléaire, en particulier l’absence de « coûts cachés »."


Les énergies renouvelables sont désormais vecteurs de formidables espoirs partout dans le monde. Pourront-elles un jour prendre le relais du nucléaire ?

"Il faut les développer assurément, mais nous devons avant tout nous affranchir de notre dépendance aux énergies fossiles qui représentent encore plus de 50% de l'énergie que nous consommons en France. Or ces énergies fossiles nous coûteront de plus en plus cher ; nous avons dû débourser 63 milliards d'euros pour les importer l'année dernière, soit l'équivalent de la totalité de notre déficit commercial. Elles font enfin courir un autre risque à notre planète : celui d'un dérèglement climatique majeur."

"Les énergies renouvelables nous aideront à décarboner notre économie. Elles sont promises à un très fort développement, dès lors que l'on parviendra à pallier leur intermittence. Il faut mettre au point de nouvelles technologies qui n'ont pour l'instant jamais été testées à grande échelle : le stockage massif d'électricité, les réseaux intelligents interconnectés, les lignes électriques supraconductrices, etc."

"Le CEA y travaille et nous sommes prêts à accélérer fortement nos efforts de recherche dans ce sens. Mais affirmer aujourd'hui que les énergies renouvelables peuvent se substituer rapidement au nucléaire et aux fossiles relève d'un pari scientifique et économique selon moi hors de portée des technologies envisageables à court / moyen terme. Aujourd'hui, seule l'Allemagne a fait ce pari. Mais pour produire l'essentiel de son électricité, ce pays a actuellement recours aux centrales thermiques au gaz et au charbon. Il émet donc cinq fois plus de gaz à effet de serre qu'en France. Et les particuliers, qui payent déjà leur électricité 40% plus cher que dans notre pays, risquent de voir leur facture inéluctablement s'envoler."

[ Illustration article ]

 Lu 2485 fois 
 Publié le 07/03/2012 à 07:32 
© Enerzine.com
 
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René de vos


Invité



le 07-03-2012 08:41:42

Un an après fukushima, quels enseignements pour le
Comment peut on être tranquillement assis devant ses enfants et ses petits enfants quand on a un esprit pareil ?

Energiestro


Invité



le 07-03-2012 09:21:42

Pas de coût caché !!
Il est consternant de voir que les pro-nucléaires exploitent le récent rapport de la cour des comptes pour affirmer qu'il n'y a pas de coût caché, alors qu'il y en a un énorme.

Le risque d'accident majeur n'est en effet pas couvert. La cour a estimé le montant des primes correspondant à ce risque si un assureur acceptait de le couvrir : il augmenterait le coût du nucléaire de 50% environ !

Comme aucun assureur ou groupement d'assureurs n'accepte un risque aussi élevé, ce sera à la collectivité d'assumer les conséquences du prochain accident majeur (en moyenne un tous les dix ans).

Le nucléaire est une sorte de roulette russe : si on a la chance de ne pas avoir d'accident, c'est bon marché ; si on a la malchance d'en avoir un, c'est très cher, surtout pour les populations concernées. Mais les décideurs comme Mr Bigot n'habitent pas à côté d'une centrale et laissent le risque à d'autres.

Reivilo


Invité



le 07-03-2012 09:44:07

Clarté
On ne peut pas dire que ce monsieur ait le don de la clarté ni de l'objectivité dans son exposé.

Quand il parle de la facture d'importation des ressources fossiles il passe volontairement de l'électricité à l'énergie pour créer la confusion habituelle.

Pas de risque chez nous, les centrales françaises sont sûres, c'est pour ça que des travaux de sécurisation sont indispensables !!!!?

Les allemands ont recours au charbon à 40% pour la production d'électricité par ce qu'ils ont choisi les renvouvelables alors que la part du charbon dans leur production a justement fortement diminué et continue sur cette pente depuis les années 90.

Ne pas parler du coût des accidents, des problèmes de stockage sur des millénaires mais de "risque maitrisé" etc.

Que peut-on attendre d'autre du vice-président du conseil de surveillance d'Areva et membre du club d'influence "Le Siècle"  qu'une ode au nucléaire avec les petites et grandes tromperies coutumières de ce lobby ?

Steph


Invité



le 07-03-2012 09:54:39

Autre cout cache
@Energistro : un autre cout cache, et qu'on ne pourra plus cacher tres longtemps est le cout de demantellement : 400 Millions d'€ par reacteur pour nous, 4 Milliard d'€ par reacteur selon les etudes suisses et britanniques, cherchez l'erreur ?!

Mais non j'oubliais : nous avons les meileurs ingenieurs que le monde entier nous envie.

einstein30


Membre
depuis le 08-11-2007
le 07-03-2012 10:56:22

L'apres fukushima
lorsque l'on parle " d'accident majeur " dans une centrale nucleaire , tout le monde est aux abois ; d'une par le retombee sur la sante pubique et d'autre part ce que les "survivants" vont pouvoir recolter de cet accident ; toutefois ,les assurreurs ont demontres que ce n'etait pas inclu dans les clauses du contrat car peu probable ; donc ceux-ci encaissent l'argent et donne la monnaie aux sinistres ; quant a la probabilite d'un "accident majeur" dans une centrale francaise , la probabilite est peu probable ,je n'ai pas dit "nulle" ; l'accident de fukushima a ete un enchainement d'accident independant de la centrale : tsunami et tremblement de terre ; sans ces evenements pre-cites ,la centrale serait toujours en fonctionnement; quant  au cout de deconstruction d'une centrale nucleaire il est calcule dès la construction et une part de production est reservee a chaque kw produit;

Anonymous


Invité



le 07-03-2012 11:07:14

Mais ou est il
Tiens Renewable n'a pas encore participé de sa plume si critique je suis fort étonné

laurent75


Membre
depuis le 17-11-2011
le 07-03-2012 11:11:47

Irradier la france et l'europe
par 1 seul de nos réacteurs en perdition. Ce n'est pas de la fiction, les assureurs le savent, c'est pour ça qu'ils n'assureront jamais les dommages liés aux accidents nucléaires.

En France la moitié des réacteurs sont vieux et ne réagiraient pas comme à TMI, âgé d'1 an au moment de la fonte du coeur, mais plutôt comme ceux de Fukushima, âgés de 37 ans en moyenne au moment de la fonte du coeur.

Sommes nous assez entêtés pour continuer avec ces 2% de la consommation mondiale d'énergie? L'avenir nous le dira.

Aphi


Invité



le 07-03-2012 11:12:13

Couts cachés
Energiestro est recevable dans la mesure ou le cout des primes n'est que partiellement pris en compte, celle de Steph est hors propos.

Steph, je vous invite a regarder une fois encore le rapport, ou mieux encore le discours de synthèse de D.Miguaud (7 pages) qui précise noir sur blanc que ces couts sont pris en compte. Les seuls bémols sont 1/ que l'estimation est plutôt dans le bas de la fourchette (sans que cela soit irréaliste pour autant), que 2/ leur part dans le cout global du kWh est au final limitée (autrement dit même si ces cout sont supérieurs aux estimations, ils n'entraineront qu'une hausse limitée du cout du kWh).

Pour revenir sur les primes d'assurances, il est évident qu'il existe un risque lié a cette technologie, bien sur il faut essayer de l'assurer du mieux possible mais il est également clair qu'en raison des conséquences potentielles personne n'est en mesure de le couvrir complétement. Donc oui si un accident majeur se produit il reste une part a la charge de la société.

Pour ceux que cela choque, il me semble nécessaire de rappeler que le risque lié aux conséquences du réchauffement climatique, dans un modèle énergétique qui tendrait vers l’extrême oppose du zéro nucléaire, est tout autant impossible a assurer totalement. Et a ma connaissance il n'existe pas même de principe de couverture partielle de ce risque.

Je pense que le débat général sur l’énergie mérite un peu plus de franchise : a horizon 20-30 ans nous devons choisir entre la peste et le choléra ; la décision finale relevant d'un arbitrage entre risque avéré/conséquences inconnues (modèle impliquant de forts rejets de CO2) et risques faibles (mais pas inexistants)/conséquences élevées (modèles plus nucléaire).

Pour éviter a certain membres d'avoir a rappeler la solution du "tout renouvelable", je souhaite répondre préventivement que ces énergies, quand bien même elles se développeraient rapidement dans les prochaines années, n’empêcheront pas a court ou moyen terme de faire face au dilemme décrit ci-dessus. Il n'en reste pas moins qu'elles nous sont nécessaires et doivent être soutenues et développées.

Bachoubouzouc


Invité



le 07-03-2012 11:36:55

Le gang des menteurs
@ Energiestro :

"La cour a estimé le montant des primes correspondant à ce risque si un assureur acceptait de le couvrir : il augmenterait le coût du nucléaire de 50% environ !"

Energiestro, vous êtes un menteur. En effet le rapport souligne que les conditions actuelles d'assurance sont insuffisantes, mais il ne mentionne jamais ce chiffre de 50% ! Au contraire, la Cours des comptes fait à la p258 l'exercice de calculer combien coûterait une assurance pour un dommage à hauteur de 70G€, et arrive pour cela à un coût de 1,41€/MWh, soit 3,52% du prix du MWh ARENH !

Petite explication très bien faite par le rapport de la CdC à partir de la p240 :

L'assurance du nucléaire est actuellement organisée par la Convention de Paris.

Parce que le risque nucléaire est spécifique, son principe d'assurance diffère de l'assurance classique. Dans le nucléaire, la responsabilité financière de l'exploitant est limitée, mais elle est systématique, contrairement aux assurances classiques, où la recherche du responsable du dommage doit être établie.

Ainsi, le risque nucléaire actuel est actuellement couvert à hauteur de 345M€ au total, dont 91M€ à la charge de l'exploitant, le reste à la charge de l'Etat.

Ce montant est évidemment ridicule à côté du montant d'un dommage nucléaire estimé par l'IRSN à 70 milliards d'euros (voir p242 du rapport), avec 10% de coûts directs et 90% decoûts indirects (baisse des exportations, baisse du tourisme, etc).

Pour cela le protocole de 2004 a été rédigé pour remonter la couverture de cette assurance. Elle s'élèverait alors à 1,5G€ (700M€ pour l'exploitant, 500M€ pour l'Etat français, 300M€ pour les Etats membres). Ce protocole a été introduit dans le droit français dans l’article 55 de la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006, mais est encore non appliqué car le protocole n'est pas encore entré en vigueur.

En conclusion : oui, les dispositions d'assurance actuelle sont largement insuffisantes, non, assurer correctement le nucléaire ne reviendrait pas cher (1,41€/MWh), et oui, Energiestro vous êtes un menteur.

Tech


Invité



le 07-03-2012 11:36:55

@einstein30
einstein nous sort une lapalissade,

5 minutes avant l'accident, fukushima était une centrale sure. tellement "brainwashed" qu"elle ne se pose même pas de questions.

j'espère seulement qu"elle a regardé ARTE hier (je conseille à ceux qui auraient manqué les émissions sur l'anniversaire de fukushima, d'utiliser la télé de rattrapage.

c'était édifiant. voir comment la chaîne de repsonsabilités a fonctionné en bon accord avec la loi de Murphy, consternant.

le passage aussi sur les travailleurs locaux tellement pauvres, qu'ils préféraient faire un travail de "liquidateur" (avec une bonne dose d'irradiations à la clef) mieux payé qu'un autre petit job. le controleur avouant même qu'il passait le compteur d'une certaine façon pour diminuer la dose apparente reçue !!! et ainsi faire continuer le travail à quelqu'un qui aurait du s'arréter!

Tech


Invité



le 07-03-2012 12:03:39

à bachoubouzouc
parlez nous donc du coût de démantèlement de la centrale nucléaire lithuanienne. (cf les émissiosn d'ARTE sur anniversaire fukushima d'hier)

imposé pour son entrèe dans l'euro et qui devrait durer des dizaines d'année!

par qui est-il pris en charge? et pour combien notre vertueuse cours des compte l'a-t-elle évalué?

oui les français ont le droit de savoir q'ils payent aussi pour du cout nucléaire hors la France.

même si c'est caché dans le budget européen ;o(

Tech


Invité



le 07-03-2012 12:12:43

à bachoubouzouc
des chiffres au cas ou il ne trouverait pas l'info:

pas loin de 3,5 milliard d'euros (budgetactuel!) en ajoutant la bulgarie et la slovaquie!!!



"BRUXELLES - La Commission européenne a demandé jeudi que l'UE apporte un soutien supplémentaire de 500 millions d'euros en faveur des opérations de démantèlement de réacteurs nucléaires de type soviétique en Bulgarie, en Lituanie et en Slovaquie.

Ces fonds doivent servir à poursuivre le démantèlement des centrales nucléaires de Kozloduy, d'Ignalina et de Bohunice, a précisé la Commission européenne.

Il est de l'intérêt des populations de l'UE que ces réacteurs soient démantelés de façon sûre et définitivement arrêtés, a affirmé le commissaire chargé de l'Energie, Günther Oettinger.

La proposition de la Commission prévoit un soutien additionnel de 185 millions d'euros jusqu'en 2020 pour la Bulgarie, de 210 millions d'euros jusqu'en 2017 pour la Lituanie et de 105 millions d'euros jusqu'en 2017 pour la Slovaquie.

Parmi les conditions d'adhésion à l'UE, la Bulgarie, la Lituanie et la Slovaquie devaient s'engager à fermer puis à démanteler, respectivement, les réacteurs 1 à 4 de la centrale nucléaire de Kozloduy, les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire d'Ignalina et les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Bohunice. Tous les réacteurs ont été fermés dans les temps.

L'UE s'est engagée à apporter une aide financière au démantèlement de ces réacteurs, sans toutefois s'engager à couvrir la totalité des coûts. Les 500 millions d'euros proposés s'ajoutent aux montants déjà engagés. L'aide financière de l'UE en faveur des trois Etats membres jusqu'à la fin de 2013 s'élevait déjà à 2,8478 milliards d'euros (1,367 milliard pour la Lituanie, 613 millions pour la Slovaquie et 867,8 millions pour la Bulgarie).

(©AFP / 24 novembre 2011 14h51)"

Aphi


Invité



le 07-03-2012 12:12:43

@ tech
Je vois ca plutot comme une mesure positive, l'autorite de surete nucleaire europeenne a suffisament de poids pour obliger les operateurs a un certain niveau de surete. Ou est le probleme ?

Au passage ce niveau de sureté n'est pas fixe et augmente avec le temps. Tout comme par exemple dans l'aviation ou des directives d'amélioration sont publiées tout au long de l'exploitation des appareils. Ces "retrofits" effectués apres 1 mois, 1 an ou 10 ans participent a augmenter le securité du trafic aérien. Processus industriel normal lorsque les consequences d'un rissque sont élevées et c'est tant mieux.

Bachoubouzouc


Invité



le 07-03-2012 12:22:52

Gang des menteurs, suite
@ Reivilo :

"On ne peut pas dire que ce monsieur ait le don de la clarté ni de l'objectivité dans son exposé. Quand il parle de la facture d'importation des ressources fossiles il passe volontairement de l'électricité à l'énergie pour créer la confusion habituelle."

Au contraire, ce monsieur était particulièrement clair. Et parler de facture d'importation de ressources fossiles était parfaitement en lien avec son discours un peu plus haut, qui est "Il faut les développer assurément, mais nous devons avant tout nous affranchir de notre dépendance aux énergies fossiles".

Tout comme Dan1 nous le dit régulièrement, Bernard BIGOT affirme que les ENR élec sont très bien, mais que la priorité est plutôt de décarbonner le reste de notre industrie, qui pollue et qui coûte très cher en importations.

Il n'a donc pas cherché à entretenir une quelconque confusion. Donc soit vous n'êtes pas capable de lire et de comprendre un texte, soit vous êtes un menteur.

Bachoubouzouc


Invité



le 07-03-2012 12:35:20

@ reivilo et steph
@ Reivilo :

"Les allemands ont recours au charbon à 40% pour la production d'électricité par ce qu'ils ont choisi les renvouvelables alors que la part du charbon dans leur production a justement fortement diminué et continue sur cette pente depuis les années 90."

Ah bon ? Et vous avez un document pour étayer cela ?? Non parce que moi je vois ici que la production d'électricité de 1990 à 2000 à partir de fossile est restée bien constante :

[img]<a href=[/img]

Tandis que la consommation électrique allemande sur cette période avait plutôt tendance à diminuer :

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan … EC.KH.html

Après 2000 cela a peut être évolué, mais en tout cas on voyait dernièrement sur Enerzine que de 2010 à 2011 la part du fossile dans le mix électrique allemand avait encore augmentée (merci la sortie du nucléaire) :

http://www.enerzine.com/forum2s/37-deba … 1#go_60073

Wilfried


Invité



le 07-03-2012 12:52:11

Nucléaire, renouvelables, dix ans plus tard
" En Allemagne, l'électricité nucléaire a diminué en dix ans de 169,6 à 140,6 TWh (-29 TWh et -17%) alors que la production totale d'électricité augmentait de 576 à 618 TWh (+42 TWh et +7%). L'électricité provenant des combustibles fossiles n'a pas augmenté, l'électricité d'origine renouvelable passant de 39,7 à 108,1 TWh (+68,4 TWh et +172%). "

" Les énergies renouvelables permettent ainsi de réduire et supprimer le nucléaire sans augmenter le recours aux combustibles fossiles, ni les émissions de gaz à effet de serre, malgré une augmentation de la production totale d'électricité. "

" Au Danemark, l'augmentation de l'électricité renouvelable de 5,6 à 12,2 TWh (+218%) a permis de réduire l'électricité fossile de 29,9 à 25,6 TWh (-14%). "

" Pour l'Europe (EU 27 : 27 pays), la proportion d'électricité renouvelable a augmenté (de 14,7% à 20,8%) alors que celle d'électricité nucléaire a diminué (de 31,2% à 27,4%) et celle des combustibles fossiles a aussi diminué (de 53,7% à 51,1%)."

Bachoubouzouc


Invité



le 07-03-2012 12:59:20

@ reivilo et steph
@ Reivilo :

L'image qui n'est pas passée :

http://archives-fig-st-die.cndp.fr/actes/actes_2003/deshaies/CONFAJOUR_html_4997b0fd.gif


@ Stef :

"@Energistro : un autre cout cache, et qu'on ne pourra plus cacher tres longtemps est le cout de demantellement : 400 Millions d'€ par reacteur pour nous, 4 Milliard d'€ par reacteur selon les etudes suisses et britanniques, cherchez l'erreur ?!"

Une des conclusions du rapport de la cours de comptes était justement que si des incertitudes persistent sur le coût du démantèlement, sa faible part dans le prix du kWh fait que le coût du démantèlement peut fortement augmenter sans que cela change grand chose au coût du kWh.

Mais bon, j'imagine qu'après avoir longtemps feint d'ignorer les rapports Charpin et autres, les anti-nucléaires vont se mettre à faire semblant d'ignorer ce que dit la cours des comptes. Pitoyable !

Bachoubouzouc


Invité



le 07-03-2012 13:05:11

@ tech
"5 minutes avant l'accident, fukushima était une centrale sure. tellement "brainwashed" qu"elle ne se pose même pas de questions."

Qui a dit avant Fukushima que la centrale était sûre ??? En tout cas personne en France : TEPCO était déjà bien connu comme un exploitant verreux.

Je recite un lien de Pamina :

http://www.enerzine.com/forum2s/37-deba … 4#go_59876

"Depuis plusieurs années, chaque fois qu'avec des journalistes on jouait à poser - en off -la "question qui tue" au président de l'ASN, André-Claude Lacoste : "Alors, le prochain accident nucléaire, c'est où ?" il répondait, mais on ne peut pas le citer : "Au Japon." Pourquoi ? Sa réponse était, en substance puisque par définition, le off interdit toute citation : "parce que leur système de contrôle et de surveillance de la sûreté nucléaire n'est pas correct, que leur autorité de sûreté n'est pas suffisamment indépendante et est au contraire beaucoup trop soumise à des impératifs politiques, industriels et financiers, je n'ai pas confiance dans le système de sûreté nucléaire japonais. D'ailleurs, les Japonais ne m'aiment pas beaucoup car je leur dis à chaque fois que je vais sur place."

Bachoubouzouc


Invité



le 07-03-2012 13:10:33

@ tech
Qu'est ce que vient faire le coût du démantèlement d'une centrale lithuanienne dans la discussion ? A faire oublier que Energiestro a menti sur l'assurance ?

Si l'Europe demandait à la chine de fermer un vieux barrage dangereux, est-ce que vous pensez qu'on demanderait à ce que ce coût soit intégré dans celui des ENR françaises ?? C'est ridicule ! Quel rapport avec le programme électronucléaire français ???

dédé29


Membre
depuis le 17-07-2008
le 07-03-2012 13:44:32

Il n'y a pas lieu
d'arreter une centrale nucléaire en France tant qu'il y aura encore une centrale à lignite en Allemagne .

Le documentaire sur la 5 concernant Fukushima était bien plus intéressant que ceux de la 7 .

Energiestro


Invité



le 07-03-2012 14:42:06

Bachoubouzouc perd son sang-froid !
@ Bachoubouzouc (réponse à votre message du 07/03/2012 à 11:36:55) Quand on n’est pas d’accord avec quelqu’un, on lui demande des explications, on ne le traite pas de « menteur ». Voici les explications que vous ne m’avez pas demandées sur le coût caché du risque d’accident majeur :

Le rapport de la Cour de Comptes indique en bas de la page 242 :
"Les estimations de l’IRSN donnent un coût moyen compris entre 70 Md€ pour un accident modéré sur un réacteur comme celui qui s’est produit à Three Mile Island en 1979, et 600 Md€ à 1 000 Md€ pour un accident très grave comme ceux de Tchernobyl ou de Fukushima."

Aucun assureur ne voulant assumer un tel risque, c'est la collectivité qui l'assure SANS RIEN FAIRE PAYER A EDF. C'est donc bien un coût caché.

La Cour fait ensuite le calcul de ce coût caché page 259 : 0,20 €/MWh par tranche de 10 Md€ de sinistre. Pour 1.000 Md€ de couverture, EDF devrait donc payer 20 €/MWh de prime, soit une augmentation de 50% du coût !

Le problème est que la plupart de ceux qui ont lu le rapport de la Cour ont conclu qu’il n’y avait pas de coût caché !

C’est facile d’insulter les gens quand on se cache derrière un pseudo. Cela ne me gêne pas de donner mon identité car j’assume mes opinions. Je suis André Gennesseaux, je suis ingénieur et je suis passé chez EDF et Total avant de créer ma société Energiestro. Aurez-vous le courage d’en faire autant Bachoubouzouc ?

Tech


Invité



le 07-03-2012 14:51:30

@bachoubouzouc
I. qui à dit?  mais si vous lisez bine ce que j'écris, c'est votre dévouée nunk-non-éclairée

einstein30: " tsunami et tremblement de terre ; sans ces evenements pre-cites ,la centrale serait toujours en fonctionnement"

II. coût démantèlement dans la discussion.

pour 2 raisons, d'abord parceque les pronuk semble arborer les réponses de la cour des compte comme un étendard de probité, alors que ce rapport est visiblement incomplet , les français payent en europe pour le démantèlement de centrales.

ensuite parceque les assurances devraient donc inclure non seulement les risques français, mais internationaux (mutualisation et réassurance, font que ces risques sont épongés par nous tous!

mes 2 interventions ne sont donc pas hors sujet.

bizarre, cette fois je cite des chiffres mais comme ils ne vous conviennent pas, vous intervenez sur la forme!

vous qui reprochez souvent aux autres de noyer le poisson, vous essayez une liaison entre un vieux barrage chinois et le cout des ENR en france

dgewai


Membre
depuis le 09-02-2009
le 07-03-2012 16:09:39

Pour energiestro
J'ai eu la curiosité d'aller lire la page 259 du rapport de la cour des comptes car ce que vous avanciez pour la couverture du risque nucléaire en France me semblait extravagant. Prendre comme référence le coût d'un accident du type Tchernobyl ou Fukushima pour estimer la répercussion sur le coût d'assurance du MWh pour les réacteurs français me paraît vraiment extrêmement exagéré. D'ailleurs la cour des comptes le dit dans la page 259 : "....la probabilité d'accident est très faible et les accidents survenus notamment à Tchernobyl et Fukushima ne peuvent se comparer au contexte français". La cour des comptes dit aussi que si on voulait prendre en compte ce type d'accident il faudrait quand même avancer quelques évaluations de probabilité. Avec des règles de trois on peut démontrer n'importe quoi... Comme par exemple que le nombre de cancers induits par exposition aux radiations suite à Tchernobyl est quelque chose comme de l'ordre du million.

renewable


Membre
depuis le 07-08-2008
le 07-03-2012 16:28:05

@bachibouzouk
Vous êtes la mauvaise foi incarnée. Si on vous avait dit il y a 1an que le nucléaire au Japon n'est pas sûr tout le monde sait ici quelle réponse vous auriez faite.

maintenant vous citez une hypothétique conversation qui tombe à pic pour le président de l'ASN : "bah oui je savais qu'ils étaient tout pourris les japonnais".

Alors pourquoi ne l'a-t-il pas claironné avant?? Complice? il peut dormir la nuit ce Lacoste?

Et en France à Fessenheim il n'y aura JAMAIS de séisme en période d'inondation? Jamais d'acte terroriste? Jamais de chute d'avion accidentelle sur une piscine?

Et comment se fait-il que l'Europe paye pour le démantèlement des réacteurs pourris d'europe de l'Est? Une fois encore il ne s'agissait pas de couts cachés de l'exploitant? Ils n'avaient pas de provisions suffisantes?

Energiestro


Invité



le 07-03-2012 16:31:01

Réponse à dgewai 16:09:39
Vous mettez bien le doigt sur le problème : si la probabilité d'un accident majeur est très faible, ses conséquences seront pourtant gigantesques. Or zéro fois l'infini, c'est une forme indéterminée : personne n'est donc en mesure d'en 'évaluer l'espérance. C'est bien pour cette raison que les assureurs ne veulent pas s'engager, et que j'appelle cela "jouer à la roulette russe".

Dire qu'un accident comme Tchernobyl ou Fukushima ne peut pas arriver en France me semble bien peu fondé. Il y a eu de nombreux presqu'accidents. La centrale de Saint-Laurent à côté de laquelle j'habite a déjà connu deux incidents avec fusion du coeur ; la centrale de Blaye est passée à quelques heures de connaître le sort de Fukushima en décembre 1999, etc.

Dire que les conséquences ne pourraient pas être aussi graves qu'à Tchernobyl ou Fukushima me semble tout aussi peu fondé. A Fukushima l'essentiel de la radioactivité est retombée en mer grâce aux vents d'ouest. En France, les mêmes vents irradieront le coeur industriel de l'Europe ! Les 1.000 milliards d'euros seront alors largement atteints.

 
  
 
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