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France : vers un supercalculateur – exaflopique à l’horizon 2020

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Atos, entreprise spécialiste de services numériques, et le CEA ont signé en juillet un contrat pour l’acquisition de Tera1000, un supercalculateur Bull préfigurant le calculateur de classe exaflopique à l’horizon 2020, afin de relèver des défis technologiques majeurs.

Les besoins des programmes du CEA nécessitent la mise en œuvre d’un supercalculateur de classe exaflopique à l’horizon 2020. Des ruptures technologiques sont nécessaires pour y parvenir, notamment pour maîtriser la consommation électrique d’une telle machine. Dans cet objectif, le CEA a décidé d’appliquer une méthodologie anticipée de co-design des futurs calculateurs en collaboration avec un industriel du domaine.

Dans une première étape, le contrat prévoit, dans le courant de l’année 2015, la livraison d’une première machine qui fournira une capacité de calcul similaire à Tera100, sur les applications de la Direction des Applications Militaires, et pour une consommation électrique 5 fois plus faible. Une composante initiale de ce système a déjà été livrée le 14 avril 2015.

La seconde étape préfigurera, dans son architecture, la future génération de supercalculateurs de classe exaflopique des années 2020. Ce prototype, qui sera mis en service en 2017, devrait atteindre une puissance de calcul de 25 pétaflops, avec une consommation électrique, rapportée à la puissance de calcul, 20 fois plus faible que Tera100. Depuis 2010, grâce à sa collaboration avec Bull, le CEA dispose de Tera100, première machine de Bull conçue et réalisée en Europe à avoir dépassé le pétaflop.

Pour François Geleznikoff, Directeur des applications militaires du CEA « Depuis le début des années 2000, le CEA/DAM insuffle une dynamique motrice de recherche et développement du calcul haute performance en France et en Europe. La DAM contribue en particulier à développer un écosystème lui permettant de disposer d’une offre industrielle compétitive, pérenne et souveraine de supercalculateurs en phase avec ses besoins propres, en s’appuyant sur les technologies, uniques en Europe, d’Atos en matière de calcul intensif. C’est pour répondre à cet objectif que nous venons de signer ce contrat avec Atos pour Tera1000, qui succèdera à deux générations de supercalculateurs de technologie Bull qui nous ont donné entière satisfaction

France : vers un supercalculateur - exaflopique à l'horizon 2020

Pour Philippe Vannier, Vice-Président Exécutif Big Data & Sécurité et Chief Technology Officer du Groupe Atos, « le renouvellement de la confiance du CEA aux technologies Bull est une véritable fierté pour le Groupe Atos. Cela s’intègre à notre programme exascale qui vise à développer à l’horizon 2020 une nouvelle génération de supercalculateurs capables d’atteindre une performance de l’ordre de l’exaflop, soit plus d’un milliard de milliards d’opérations par seconde le tout, en réduisant significativement la consommation électrique. »


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    4 Commentaires sur "France : vers un supercalculateur – exaflopique à l’horizon 2020"

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    lb35
    Invité

    Ce super calculateur en lien avec la direction des applications militaires du CEA ne serait-il pas une conséquence directe de la loi relative au renseignement et aux écoutes systématiques qui en découlent ? Ceux qui sont « pour » peuvent se réjouir, les autres seront confortés dans l’idée d’une réduction drastique de la vie privée, au nom d’un ennemi invisible (cf 1984 George Orwell).

    Tech
    Invité

    pour y avoir travaillé je peux vous dire que: ces machines ne seront pas utilisées pour le renseignement, mais pour des simulations !!! faut pas psychoter tout le temps sur 84 google twitter et amazon en savent plus sur vous que le renseignement français !!!

    lb35
    Invité
    Ce n’est qu’une suputation. Cependant, le terme générique « simulation » ne me rassure guère, bien au contraire : J’aurais préféré « calcul météo », plus parlant, bien que peu crédible concernant un PC du CEA. « Simulation nucléaire » commence à faire redite, sachant que le besoin en calcul est assuré depuis la fin des essais nucléaire réels en 1996 (presque 20 ans déjà). Le terme génral « simulation » convient finalement très bien si on ne veut pas trop publier sur l’usage, cela fait plus « pro » que de dire « que c’est pour faire des calculs ». En plus cela permet visiblement d’en rassurer certains tout en ne… Lire plus »
    Lionel-fr
    Invité
    Les écoutes massives ne requièrent pas de supercalculateur. Les supercomputers ont un coût trop élevé par unité de calcul/stockage. Les datacenters « normaux » ont des coûts bien plus faibles et sont beaucoup plus faciles à faire évoluer. Pour écouter massivement des millions de communications , il faut un très grand nombre de serveurs ordinaires avec des capacités de stockage énormes. Un supercalculateur ne sert à rien dans ce contexte et coute plusieurs dizaines de fois plus cher en plus d’être incapable d’évoluer… Les simulations nukes relèvent du même domaine que les simulations astrophysiques. La difficulté consiste à mettre le plus de… Lire plus »
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