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PhD student, Tom Wareing, floating in zero gravity during a parabolic flight.

Tom Wareing, doctorant, flottant en apesanteur lors d'un vol parabolique. (Crédit : Image gracieusement fournie par Adam Wollman)

FlightScope : un microscope open-source pour étudier les cellules en gravité zéro

par La rédaction
1 mars 2026
en Mobilité, Spatial

Alors que les agences spatiales se préparent pour des missions humaines vers la Lune et Mars, les scientifiques doivent comprendre comment l’absence de gravité affecte les cellules vivantes. Désormais, une équipe de chercheurs a construit un microscope robuste et abordable capable d’imager des cellules en temps réel pendant les conditions chaotiques d’un vol en gravité zéro – et ils mettent la conception à disposition de la communauté scientifique élargie.

La recherche, préalablement publiée dans npj Microgravity, sera présentée lors de la 70e réunion annuelle de la Société de Biophysique à San Francisco du 21 au 25 février 2026.

« Nous savons que les processus de signalisation cellulaire des astronautes – comme la signalisation de l’insuline – sont affectés par l’apesanteur », explique Adam Wollman, professeur assistant à l’Université de Newcastle au Royaume-Uni. « Mais personne n’avait tenté d’observer cela dans un système simple et dépouillé. Nous voulions observer une cellule détectant et répondant à un signal en gravité zéro pour voir exactement ce qui se passe. »

Les microscopes existants conçus pour la recherche spatiale, comme ceux à bord de la Station spatiale internationale, ont tendance à être des systèmes coûteux et spécialisés avec un accès limité pour les chercheurs. L’équipe de Wollman s’est attelée à créer quelque chose de plus accessible.

« Nous voulions créer quelque chose de plus démocratique, où d’autres chercheurs pourraient réaliser des expériences en microgravité nécessitant la microscopie », affirme Wollman. « Nous avons basé notre conception sur un microscope open-source de Stanford et l’avons rendu moins coûteux et plus accessible. »

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L’instrument résultant, appelé FlightScope, a été sélectionné pour voler lors d’un vol parabolique de l’Agence spatiale européenne – parfois appelé « comète du vomi ». Ces avions spécialement convertis créent de brefs périodes d’apesanteur en volant selon des arcs spectaculaires, piquant du nez pendant environ 20 secondes à chaque fois. C’est un moyen accessible de mener des recherches en microgravité, mais les conditions sont punitives pour l’équipement scientifique délicat.

L’équipe a renforcé son microscope avec des montages rigides et des amortisseurs de vibrations, et a ajouté un système de manipulation de fluides sur mesure capable de passer rapidement d’une expérience à l’autre pendant les cycles de piqué répétés. En utilisant la levure comme organisme modèle, ils ont capturé avec succès des images de cellules absorbant des molécules de glucose marquées par fluorescence en microgravité – observant que l’absorption semblait plus lente que dans des conditions de gravité normale.

Mais le potentiel de FlightScope va au-delà des vols paraboliques. Wollman a déjà emmené le microscope dans une ancienne mine de sel britannique appelée Boulby, qui sert d’environnement analogue aux conditions sur la Lune ou Mars. Là, il a travaillé avec des collègues étudiant des micro-organismes tolérants au sel appelés archées – une recherche qui pourrait éclairer la recherche de vie sur d’autres planètes.

« Nous développons actuellement une autre version pour une fusée-sonde », révèle Wollman. « Ce sont de petites fusées qui montent à environ 80 kilomètres, puis redescendent sur Terre, nous offrant environ deux minutes de microgravité. Le plus grand objectif est d’utiliser cette technologie en gravité zéro pendant de longues périodes. »

Comprendre comment les cellules se comportent dans l’espace est crucial non seulement pour la santé des astronautes, mais aussi pour les micro-organismes qui pourraient un jour alimenter les systèmes de support de vie lors de missions de longue durée, produisant de la nourriture, des médicaments et d’autres composés essentiels. En rendant la recherche en microgravité plus accessible, FlightScope pourrait aider à accélérer les découvertes qui préparent l’humanité à la vie au-delà de la Terre.

Source : Biophysics.org

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Tags: cellulesespacegravitemicroscope
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BETHESDA, MD – As space agencies prepare for human missions to the Moon and Mars, scientists need to understand how the absence of gravity affects living cells. Now, a team of researchers has built a rugged, affordable microscope that can image cells in real time during the chaotic conditions of zero-gravity flight—and they’re making the design available to the broader scientific community.

The research, previously published in npj Microgravity, will be presented at the 70th Biophysical Society Annual Meeting in San Francisco from February 21–25, 2026.

“We know that astronauts’ cellular signaling processes—like insulin signaling—are affected by being in zero gravity,” said Adam Wollman, an Assistant Professor at Newcastle University in the United Kingdom. “But no one had tried to look at this in a simple, stripped-down system. We wanted to watch a cell sensing and responding to a signal in zero gravity to see exactly what happens.”

Existing microscopes designed for space research, like those aboard the International Space Station, tend to be expensive, specialized systems with limited access for researchers. Wollman’s team set out to create something more accessible.

“We wanted to make something more democratic, where other researchers could do microgravity experiments that require microscopy,” Wollman said. “We based our design on an open-source microscope from Stanford and made it lower cost and more accessible.”

The resulting instrument, called FlightScope, was selected to fly on a European Space Agency parabolic flight—sometimes called the “vomit comet.” These specially converted aircraft create brief periods of weightlessness by flying in dramatic arcs, nose-diving for about 20 seconds at a time. It’s an accessible way to conduct microgravity research, but the conditions are punishing for delicate scientific equipment.

The team reinforced their microscope with rigid mountings and vibration dampeners and added a custom fluid-handling system that could rapidly switch between experiments during the repeated dive cycles. Using yeast as a model organism, they successfully captured images of cells taking up fluorescently labeled glucose molecules in microgravity—observing that the uptake appeared slower than under normal gravity conditions.

But FlightScope’s potential extends beyond parabolic flights. Wollman has already taken the microscope into an old British salt mine called Boulby, which serves as an analog environment for conditions on the Moon or Mars. There, he worked with colleagues studying salt-tolerant microorganisms called archaea—research that could inform the search for life on other planets.

“We're now developing another version to go on a sounding rocket,” Wollman said. “These are small rockets that fly up about 80 kilometers, then fall back to Earth, giving us about two minutes of microgravity. The bigger goal is to use this technology in zero gravity for extended periods.”

Understanding how cells behave in space is crucial not only for astronaut health but also for the microorganisms that could one day power life support systems on long-duration missions, producing food, medicine, and other essential compounds. By making microgravity research more accessible, FlightScope could help accelerate discoveries that prepare humanity for life beyond Earth.

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The Biophysical Society, founded in 1958, is a professional, scientific society established to lead an innovative global community working at the interface of the physical and life sciences, across all levels of complexity, and to foster the dissemination of that knowledge. The Society promotes growth in this expanding field through its Annual Meeting, publications, and outreach activities. Its 6,500 members are located throughout the world, where they teach and conduct research in colleges, universities, laboratories, government agencies, and industry.

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