DJI a mené avec succès trois missions distinctes sur le mont Everest au printemps 2026, entre le versant sud népalais et le versant nord chinois. Livraison de matériel d’alpinisme, cartographie glaciaire et recherche atmosphérique : les drones FlyCart 100, Matrice 4E et EV50 ont démontré leurs capacités en conditions extrêmes, jusqu’à 8 861 mètres d’altitude.
Depuis 2009, DJI teste ses aéronefs sans pilote sur les pentes du plus haut sommet du monde. Dix-sept ans plus tard, l’entreprise chinoise vient d’y accomplir trois missions simultanées, couvrant la logistique, la cartographie et la recherche climatique. Du versant sud népalais au versant nord chinois, les FlyCart 100, Matrice 4E et EV50 ont opéré entre 5 300 et 8 861 mètres d’altitude, confirmant la fiabilité des drones dans des conditions extrêmes.
Logistique : dix tonnes transportées entre le camp de base et le camp 1
Le DJI FlyCart 100, drone de livraison pouvant emporter jusqu’à 100 kg au niveau de la mer, a été testé avec l’entreprise népalaise Airlift. Les vols, menés par des températures allant de -15 à 5°C, ont évalué la charge utile, la portée de transmission, la précision du positionnement RTK et l’endurance des batteries en altitude.
Résultat : jusqu’à 47 kg transportés par rotation et une altitude de 6 300 mètres atteinte. Au total, 10 073 kg de matériel et de déchets ont transité entre le camp de base et le camp 1 : 7 215 kg de fournitures (bouteilles d’oxygène, cordes, échelles) et 2 858 kg de détritus évacués. Un vol aller simple durait huit minutes, contre six à huit heures de marche pour les Sherpas à travers la cascade de glace du Khumbu.
DJI compte pérenniser l’opération avec un double objectif : acheminer environ 5 000 bouteilles d’oxygène par saison et retirer près de 10 000 kg de déchets des camps supérieurs. La démarche rejoint l’Initiative Zéro Déchet 2027 de l’Association népalaise de la montagne, alors que chaque alpiniste abandonne en moyenne 8 kg de détritus sur les pentes.
Cartographie glaciaire pour sécuriser les ascensions
Le DJI Matrice 4E, drone compact à capteurs multi-intelligents, a cartographié plus de 3 km² de la cascade de glace du Khumbu. L’opération, menée à 6 450 mètres par -20°C, a été bouclée en 3,5 heures avec une précision centimétrique. Le télémètre laser embarqué a mesuré distances et reliefs en temps réel, permettant de localiser les zones dangereuses. Pour les recherches, l’appareil détecte les mouvements sur terrain enneigé et repère les personnes.
« Bien que la cartographie glaciaire et la surveillance par satellite aient été utilisées ailleurs, ce que nous faisons au Népal est unique par le niveau de détail et l’accent mis sur la sécurité en temps réel », a déclaré Raj Bikram Maharjan, PDG d’Airlift Technology.

Recherche atmosphérique à près de 9 000 mètres
Sur le versant nord, le drone eVTOL EV50 a soutenu les travaux du Collège des sciences et de l’ingénierie environnementales de l’Université de Pékin. Durant douze jours, des équipements de mesure de l’ozone ont été transportés à douze reprises depuis le camp de base de la Réserve naturelle nationale de Qomolangma. Les vols ont combiné ascensions en spirale et schémas de va-et-vient pour naviguer dans des vents complexes. Le vol le plus abouti a atteint 8 861 mètres, avec une montée continue de 3 730 mètres, réalisant les premières observations de la troposphère en haute altitude par drone pour l’université chinoise.
« Notre équipe reste déterminée à rendre la plus haute montagne du monde plus sûre et plus propre pour les Sherpas et les alpinistes », a déclaré Christina Zhang, porte-parole de DJI.
Vingt ans après avoir popularisé le drone caméra, DJI déploie désormais ses technologies dans l’agriculture, les infrastructures et la sécurité publique. Les trois missions himalayennes de 2026 en sont le prolongement le plus vertical.
















