Même pour une flambée du dimanche soir, le foyer ouvert n’est plus autorisé dans les 95 communes de la Métropole européenne de Lille. Depuis le 1er novembre 2026, elles ont rejoint les territoires où son utilisation est interdite, portant le total rapporté à 657 communes.
La mesure concerne aussi les feux d’appoint ou d’agrément. Mais les règles varient selon les territoires et, pour certains appareils fermés, selon leur ancienneté.
📌 L’essentiel en 3 points
- Le total rapporté atteint 657 communes, dont les 95 de la Métropole européenne de Lille depuis le 1er novembre 2026.
- Les interdictions concernent les foyers ouverts, mais certaines règles locales visent aussi des appareils fermés anciens.
- L’amende peut atteindre 1 500 euros ; ce plafond ne s’applique pas automatiquement à chaque infraction.
Foyers ouverts : la flambée d’agrément aussi concernée
L’interdiction repose en premier lieu sur la distinction technique du foyer ouvert, dont le bois brûle à l’air libre, sans enceinte fermée pour confiner la combustion. C’est la cheminée maçonnée traditionnelle, celle qui réchauffe surtout la façade.
Les inserts, poêles et foyers fermés ne sont pas concernés par cette interdiction précise. Ils ne sont pas pour autant tous autorisés car certaines réglementations locales visent également des équipements anciens. Dans une partie de l’Isère, les appareils indépendants à bûches datant d’avant 2002 sont ainsi interdits depuis le 1er janvier 2026. Autour de Lyon, l’interdiction des appareils à bois d’avant 2002 doit entrer en vigueur le 1er avril 2028.
Pour les foyers ouverts concernés, la fréquence d’utilisation ne change rien. Une cheminée qui assure le chauffage principal est soumise à la même interdiction qu’une installation allumée trois fois dans l’hiver pour l’ambiance.
Les 95 communes de la métropole lilloise rejoignent la liste
L’extension à la Métropole européenne de Lille est entrée en vigueur au début du mois. Les 95 communes s’ajoutent aux territoires déjà soumis à des restrictions similaires. Le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, l’a indiqué sur X : la métropole lilloise a « rejoint les territoires où les feux de cheminée en foyer ouvert sont restreints ».
Le décompte rapporté atteint désormais 657 communes, réparties dans six départements :
- le Nord,
- le Rhône,
- l’Isère,
- la Loire,
- l’Ain,
- la Haute-Savoie.
Certaines collectivités avaient adopté des restrictions dès 2022. L’échéance de novembre 2026 prolonge donc un mouvement déjà engagé.
L’agglomération parisienne ne figure pas dans ce total car elle relève d’un autre régime. En effet, les foyers ouverts peuvent encore y servir de chauffage d’appoint ou être utilisés pour l’agrément, sous réserve des restrictions applicables lors des épisodes de pollution.
Jusqu’à 1 500 euros d’amende, mais pas de sanction automatique à ce montant
Un contrevenant s’expose à une amende pouvant atteindre 1 500 euros. L’objectif de la restriction est surtout sanitaire. La combustion du bois en foyer ouvert émet des particules fines, et le chauffage domestique contribue grandement à la pollution hivernale. Les interdictions visent par conséquent à réduire ces émissions dans les territoires concernés.
« L’objectif est simple : protéger la santé des habitants tout en préservant le chauffage traditionnel à foyer fermé et poêles performants. » a ainsi confirmé Mathieu Lefèvre.
Pour savoir si une installation peut encore être utilisée, il faut donc regarder à la fois le type d’appareil et les règles locales. La présence d’une porte ou d’une vitre ne suffit pas à garantir qu’un équipement reste autorisé car les appareils fermés anciens sont eux aussi être visés.
Installer un insert : un coût et des règles à examiner
Pour les propriétaires qui souhaitent continuer à se chauffer au bois, l’interdiction est en mesure d’imposer de remplacer leur foyer ouvert. Un insert coûte plusieurs milliers d’euros. Son rendement est supérieur à celui d’un foyer ouvert et ses émissions sont moindres. Des aides existent, sans garantir que le remplacement soit financièrement accessible à chaque ménage.
L’ancienneté de l’équipement compte également. Les restrictions en vigueur dans une partie de l’Isère et celles prévues autour de Lyon le montrent : la réglementation ne se résume pas à opposer foyers ouverts et appareils fermés.
















