Air liquide : unité de biocarburants de 2ème génération

Dans le cadre de sa politique visant à réduire les émissions des gaz à effet de serre, l’Union européenne prévoit une augmentation de la proportion de biocarburants pour atteindre 5,75% d’ici 2010.

En Allemagne, le gouvernement fédéral a, quant à lui, l’ambition d’atteindre d’ici 2020 une part significativement plus élevée de carburants issus de ressources renouvelables. Les biocarburants de seconde génération, par l’utilisation qu’ils font de la partie non comestible de la plante, contribueront plus particulièrement à cet objectif ambitieux.

Dans ce contexte, Lurgi, filiale à 100 % du groupe Air Liquide, va construire une unité de biocarburants de seconde génération sur le site du Forschungszentrum Karlsruhe, en Allemagne. Ce projet est réalisé en collaboration avec le Karlsruhe Institute for Technology (KIT). Cette unité pilote démontrera la faisabilité des trois étapes du procédé bioliq®. La première partie de cette unité pilote ayant été achevée avec succès en 2007, le projet entame à présent sa deuxième phase.

Au cours de cette deuxième phase, le bioliqSynCrude® produit à partir de paille lors de la première étape est transformé en gaz de synthèse. Le projet comprend l’ingénierie, la construction, l’approvisionnement, l’installation et la mise en service pour l’automne 2011 par Lurgi de l’unité de gazéification. Cette unité est financée en partie par le Ministère fédéral allemand de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs dans le cadre du programme en faveur des ressources biologiques renouvelables.

François Darchis, membre du Comité Exécutif du groupe Air Liquide, supervisant la Recherche et le Développement, les Technologies Avancées, l’Ingénierie et Construction, a déclaré : « Nous sommes très fiers de la poursuite du projet bioliq® par Lurgi en Allemagne. Dans un monde où les problématiques énergétiques et environnementales prennent une importance chaque jour plus grande, Air Liquide entend contribuer activement au développement de solutions énergiques alternatives durables. L’Énergie et l’Environnement sont deux des relais de croissance du Groupe ».

 

Bioliq®: un procédé en trois étapes :

Au cours de la première étape, la paille est transformée en brut synthétique (bioliqSynCrude®). La deuxième étape consiste à gazéifier ce produit brut pour produire un gaz de synthèse, mélange d’hydrogène et de monoxyde de carbone. Enfin, dans la troisième étape, le carburant est produit à partir du gaz de synthèse.

Les biocarburants de seconde génération

Les biocarburants de seconde génération sont des carburants produits à partir de la partie non comestible des plantes (paille, déchets végétaux, bois…). Ainsi, le « fruit » ou le sucre de la plante peuvent être conservés pour l’alimentation.

Les différentes étapes du procédé bioliq® permettent de transformer la paille et d’autres résidus agricoles et forestiers en carburants synthétiques pour véhicules. Cette technologie a aussi l’avantage d’augmenter le rendement de production et d’avoir un meilleur bilan carbone que les biocarburants de première génération (jusqu’à 90 % de réduction des émissions de CO2).

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Cramelas

Je ne pense pas qu’on puisse parler de “déchet” pour un produit naturel comme la paille. Mélangée aux excréments animaux, la paille permet de fertiliser la terre. Donc, si on utilise de larges quantités de paille pour fabriquer des bio-carburants, comment va-t-on faire pour fertiliser les sols, à moins de rajouter davantage d’engrais chimiques ? Je crois davantage à l’avenir des bio-carburants à base d’algue ou au de jatropha, qui ne prélèvent rien sur les cycles agricoles existants. Ou alors, réserver ces bio-carburants à base de résidus agricoles pour les usages des paysans (tracteurs, moisonneuses-batteuses), qui les fabriqueraient eux-mêmes avec de petites unités de production installées dans des fermes (ce qui permet déjà de réduire les coûts du transport).

dlr

Pour rassurer CRAMELAS, l’intérêt du procédé BIOLIQ est de multiplié par 2,77  l’hydrogène contenu dans la biomasse de départ grâce à la succession des trois étapes : PYROLYSE sans oxygène à 500 ° c, gasification à la vapeur sous pression, puis un gas shift finale qui permet de récupérer les molécules d’hydrogène à la fois de la biomasse et de la vapeur d’eau injectée, de plus, le résidu charbonneux, co-produit de l’opération constitue un fabuleux fertiilisant assimilable par la terre comme de la TERRA PRETA et permet, de plus, d’avoir un bilan carbone négatif ( ce qui est bon pour la lutte contre l’effet de serre).D’autre part, la paille broyée n’est pas assimilée, tout de suite, à la terre et oblige les agriculteurs à polluer la terre en projetant des produits chimiques d’origine fossile pour accélérer l’assimilation au sol.d’autre plus, l’utilisation de bio-hygrogène comme carburant de deuxième génération multiplie par 2 l’efficacité globale des véhicules. Car il faut de fois moins d’énergie pour faire un kilomètre dans un véhicule électrique ou à PAC que dans un véhicule diesel.  Mais il n’y a pas que l’AIR LIQUIDE dans ce domaine, puisqu’on peut dire que des sociétés nord américaines comme ENSYN, UOP, DYNAMOTIVE et d’autres ont une large avance sur KARLSRUHE et LURGI la nouvelle filiale de l’AIR LIQUIDE .De plus, à titre info en FRANCE, on est au même stade que l’ALLEMAGNE avec le même type de pilote, mais plutôt caché à la campagne.

Biocarbs

En  tout  cas   , c’ est  une  belle   avancée  .

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