Peu importe votre statut, que vous soyez un professionnel ou un particulier, vous admettrez volontiers que le béton se trouve partout. Dans vos murs, dans vos dalles, dans vos façades. Seulement, derrière cette vérité, il est important de rappeler que sa fabrication a un coût invisible : le fait est que des millions de tonnes de CO₂ sont rejetées chaque année dans l’atmosphère. Pour pallier ce genre de problématique, des matériaux sont en train de tout changer.
En effet, le biochar et les argiles activées entrent de plus en plus dans la composition du ciment et les résultats se font déjà ressentir.
Piéger le carbone directement dans le béton avec le biochar
Si vous n’êtes pas technicien, vous vous demandez probablement ce qu’est le biochar. Il s’agit d’un charbon végétal produit par pyrolyse, autrement dit des déchets forestiers brûlés sans oxygène à haute température. Ce procédé fait en sorte de transformer la biomasse en une matière stable.
Cette dernière est alors capable de séquestrer du carbone pendant des centaines d’années, et en l’incorporant dans la formule du ciment, elle fait en sorte de diminuer la proportion de clinker nécessaire. Et c’est précisément lui qui est responsable de la plupart des émissions de CO₂ dans la fabrication du ciment.
C’est sur cette technique et ce type d’avancée que s’appuient les innovations décarbonation de Vicat, notamment en ce qui concerne leur liant CARAT. Ils réussissent ainsi à réduire de presque 90 % leur empreinte carbone par m³ de béton produit, soit seulement 20 kg de CO₂ au m³.

Les argiles activées comme ressources locales enfin valorisées
Il n’est pas rare de trouver un peu partout sous nos pieds de l’argile. Cette matière présente en abondance est d’un grand intérêt pour le secteur de la construction. En effet, lorsqu’elle est chauffée à une température bien inférieure à celle du clinker, elle est capable de développer des propriétés liantes permettant de remplacer une partie du ciment traditionnel.
Voici ce que cela représente :
- moins d’énergie ;
- moins d’émissions polluantes ;
- une matière première n’ayant pas besoin de voyager de l’autre côté de la planète.
Pour mieux comprendre, évoquons le projet ARGILOR. Au Brésil, les équipes de l’entreprise Vicat proposent déjà un ciment affichant en moyenne 58,7 % de clinker seulement, ce qui leur permet de se trouver bien en dessous de l’objectif du groupe fixé pour 2030.
Les innovations ne s’arrêtent pas en si bon chemin avec les argiles activées se trouvant dorénavant dans la formulation du ciment. En plus de réduire la proportion de clinker nécessaire, les argiles activées font en sorte que les performances mécaniques soient toujours de qualité. Par ailleurs, il est aussi question d’utiliser une ressource naturelle produite et transformée sur place, tout en diminuant de manière significative les émissions liées à la cuisson des matières premières.
Cerise sur le gâteau, cette technique permet de conserver une compatibilité avec les bétons recyclés et les chantiers standards.
Des résultats que l’on voit déjà sur le terrain
Le béton PROGRESSO est une matière fabriquée et produite en Suisse. La vraie force de ce matériau réside dans le fait qu’il affiche moins de 100 kg de CO₂ par m³. En majorité, vous retrouvez dans sa composition des matières locales recyclées, ou encore des produits issus d’autres industries, tout cela, sans aucun impact sur le niveau de performance.
Ces avancées s’inscrivent dans une stratégie novatrice portée par le groupe Vicat qui travaille dur dans le but d’atteindre 69 % de taux de clinker dans ces sentiments d’ici l’année 2030, tout en ambitionnant en parallèle le zéro émission nette sur l’ensemble de sa chaîne de valeur d’ici 2050.

















